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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 03:20

Royan_notre-dame_P1012084.jpgVérité et liberté : LA PARABOLE DU VITRAIL

Un vitrail dans la nuit est un mur opaque,
aussi sombre que la pierre dans laquelle il est enchâssé.

Il faut la lumière
pour faire chanter la symphonie des couleurs
dont les rapports constituent sa musique.

C'est en vain que l'on décrirait ses couleurs,
c'est en vain que l'on décrirait le soleil qui les fait vivre.

On ne connaît l'enchantement du vitrail
qu'en l'exposant à la lumière
qui le révèle en transparaissant à travers sa mosaïque de verre.

Notre nature est le vitrail enseveli dans la nuit.
Notre personnalité est le jour qui l'éclaire
et qui allume en elle un foyer de lumière.

Mais ce jour n'a pas sa source en nous.
Il émane du soleil,
du Soleil vivant qui est la Vérité en personne.

C'est ce Soleil vivant que les hommes cherchent
dans leurs ténèbres.

Ne leur parlons pas du Soleil, cela ne leur servira de rien.
Communiquons-leur sa présence
en effaçant en nous tout ce qui n'est pas de Lui.

Si son jour se lève en eux,
ils connaîtront qui Il est et qui ils sont
dans le chant de leur vitrail.

La vie naît de la VIE.

Si elle jaillit en nous de sa source divine clairement manifestée,
qui refusera de s'abreuver à cette source
en l'ayant reconnue comme la Vie de sa vie ?

par Maurice Zundel, article publié dans Le Lien, revue grecque melkite catholique du Caire, vol. XXX - n°1 - mars 1965 ; communiqué à Jean-Claude Barbier par Jacques Schroedt-Girard

 

Vitrail de Notre-Dame de Royan, photo Jean-Claude Barbier, 2012

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:26

bougie_dans_la_paume_de_la_main_bis.JPG

 

Etre présent. Être présent n'est pas un mot vain. Être présent.
Ah Dieu, c'est tout ! Tout ce qui compte !
La totalité de l'essentiel ! Peu importe à quoi, peu importent les explications,

être présent est tout ce qui compte !
Être présent n'a besoin d'aucun mot, d'aucune description, de rien d'autre.
Présent à toute chose, ça suffit en soi-même.
Être présent n'est même pas être conscient parce que c'est tout autant

être présent dans conscience que dans inconscience.
Être présent. A tout, pour tout, en tout.
C'est simplement vivre, en toute pleine présence.
Et c'est amour.
 

Marie-Luce Job, le 17 septembre 2012, vu sur sa page personnelle de Facebook.

La photo a été choisie dans l'album qui accompagne cette page.

Nous avons déjà publié du même auteur « Y a-t-il un regard ? » (lien)

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 23:34

Y a-t-il un regard pour regarder les étoiles de mica scintillantes que la neige fine dépose avec légèreté ? Y a-il un regard pour regarder la trace de l'oiseau dans la neige nouvelle encore non foulée ? Y a-t-il un cœur pour se réchauffer à la flamme d'un reflet coloré inscrit dans la toile d'une araignée sous la lumière horizontale d'une soirée d'été ? Une oreille tendue vers l'appel nocturne de la chouette en chasse ? Une émotion pour s'émerveiller de la si petite lumière d’une luciole éclairant l'herbe proche ?

Pour écouter le silence de la neige douce se répandant ? Pour être bouleversé jusqu'aux tréfonds de l'âme par le regard incandescent d'un vieil homme noir en costume traditionnel regardant jusqu'aux tréfonds la jeune femme ? Pour s'attendrir sur la famille de souris escaladant une corniche ? Une présence pour observer au fond de ses yeux la nappe des couleurs se déployant, venues d'où pour où aller, galaxies traversant à vive allure le ciel bleu profond de ses espaces intérieurs ? Et les antiques lettres dorées tracées là, comment ? Y a-t-il là quelqu'un pour recueillir les parfums moites et capiteux d'une terre chaude après l'orage ? Une simple présence.

marie-luce job y a t-il un regardEtes vous là, pour ne rien perdre du précieux ? Sommes-nous là pour recueillir les rêves qui nous appellent du fond de nos sommeils ? Y a-t-il là quelqu'un pour marcher avec la vie ? Pour écouter son murmure profond ? Pour danser avec ses danses et pleurer avec ses affres ? Pour se lamenter avec elle ? Pour rire avec elle ? Pour sourire de tendresse avec elle ? Pour contempler son mystère et ses beautés ? Pour parler lorsqu'elle parle et se taire lorsqu'elle se tait ? Pour s'en étonner. Pour s’éblouir. Pour s'en désespérer. Pour en pleurer de détresse. De douleur et de malheur. D'injustice et de fureur. De noire colère. Lorsqu'elle se fait douleur, malheur, injustice, fureur, colère ... Et tendresse, soleils couchants diaprés, couleurs, noir profond et rutilant, et extases, lorsqu'elle se fait merveilleuse merveille. Etre secoué lorsqu'elle se fait impétueuse tempête, jusqu'aux tréfonds des larmes et de l’impuissance. Lorsqu'elle se fait fleuve d'airain jusqu'en vos moindres interstices. Lorsqu'elle se fait pure merveille sans fin. Puissance sans égale. Absolue Beauté sans partage. Là, pour tout cela, lui êtes-vous présent ? Quelqu'un pour écouter, apprendre d'elle l'enseignement enseigné, celui au secret du cœur, enseigné en silence . Quelqu'un pour saisir dans le défilement de l'âge celui des âges, quelqu'un pour saisir Beauté en filigrane des choses, et vivre avec elle sa propre vie et de sa propre vie. Bref, pour être présent. A la fleur du bord des chemins.

Marie-Luce Job, le 20 février 2010
Cet hymne à la Vie a été mis en ligne sur Facebook, sur la page personnelle de l’auteur le 18 septembre 2012. Marie-Luce est pharmacienne en Belgique et a de nombreux "amis" sur cette page.

Toujours sur sa page, cette définition de la poésie par Roberto Juarroz :


« La poésie est beaucoup plus qu’un genre littéraire ou qu’une formule ludique : c’est la parole de l’homme convertie en création et menée à son extrémité, là où le mot de Nietzsche acquiert une force à donner le frisson : DIS TA PAROLE ET BRISE-TOI. Oui, je crois que la poésie, finalement, consiste en cela : créer et se briser. Est-il une autre manière de résoudre l’énigme d’être et de ne pas être ?
La poésie sera toujours proche de l’amour. C’est un thème illimité et qui renaît à jamais comme s’il était inaugural. Sans doute ressemble-t-il en cela à l’amour même : tout amour est le premier.
Art de l’impossible, la poésie est une recherche constante de l’autre côté des choses, du caché, de l’envers, du non-apparent, de ce qui semblait ne pas être. Ainsi en va-t-il de l’espace de la poésie et de l’espace de la réalité que je vais tenter de mettre en relation : ils ne tiennent pas l’un dans l’autre. Pas plus qu’ils ne tiennent dans l’espace tellement relatif de ces mots. Pourtant la poésie est une tentative risquée et visionnaire d’accéder à un espace qui a toujours préoccupé et angoissé l’homme : l’espace de l’impossible, qui parfois semble aussi l’espace de l’indicible »

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:15

Cantique de l’Envoyée

marie_madeleine_et_jesus_ressuscite.jpgMarie-Madeleine,
Jésus t’a séduite

et tu t’es laissée séduire.
Il t’a menée par des chemins nouveaux.
Tu as choisi la meilleure part,
Elle ne te sera point ôtée.

Ton Sauveur avait du baume
Pour toutes tes plaies
Et toi tu as répandu sur Lui
Le nard le plus précieux
En vue de Sa sépulture.

Que l’audace de ton cœur aimant
Nous attire auprès de Jésus
Pour écouter Ses paroles
Recueillir Sa tendresse
Et puiser la force de nos engagements.

Et quand tout semble perdu
Apprends-nous à Le chercher encore.
Lui, Le Plus-Que-Vivant, nous enverra à nouveau
Vers les êtres désorientés
Proclamer la Bonne Nouvelle,
Guérir toute blessure,
Enseigner toute chose,
En mémoire de Toi, la Préférée du Verbe de Dieu.

Marie-Madeleine, l’Envoyée des Envoyés
Accueille notre Oui
Pour qu’advienne en nos cœurs
Le Règne de l’Amour Transfiguré.
 

 

Marianne Putallaz*, catholique, canton suisse du Valais, le 22 juillet 2012

 

« En juillet dernier, une amie et compatriote est décédée après une lutte de 12 ans contre le cancer. C'est en pensant à elle et à tout ce que nous avions échangé durant toutes ces années et particulièrement durant les six derniers mois où elle était en soins palliatifs à la maison ou à l'hôpital que j'ai écrit la prière suivante concernant Marie-Madeleine » (message du 10 septembre à Jean-Claude Barbier)

* Marianne Putallaz a écrit en 2004 le "Credo laïque" que l'on peut lire entre autres sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (lien).

 

Illustration : Apparition de Jésus à Marie-Madeleine, icône peinte à la main à l'atelier de La Beraka du monastère Notre-Dame de Bon Secours ( lien)


Ndlr - Marie-Madeleine, dans la tradition catholique, réunit trois Marie mentionnées dans les évangiles. Il y a d’abord, Marie de Magdala / la Magdaléenne / sans doute, comme son nom l’indique, originaire du village Magdala, petit village de pêcheurs sur la rive ouest de la Mer de Galilée, au nord de Tiberiade.

Rien ne permet de la confondre avec Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare. Il est dit que cette Marie avait la meilleure part car elle écoutait les paroles du rabbi Jésus (Luc, 10 : 38-42) alors que Marthe était aux fourneaux, comme il se doit pour les femmes de cette époque, pour préparer le repas des invités ! Marthe est sans doute l’aînée car elle est la maîtresse de la maison : elle reçoit Jésus dans sa maison.
Luc ne donne pas le nom du village, mais c’est l’évangile de Jean qui le fait (Jn 11,1). Cette source, reproduit la différence entre les deux sœurs : une Marthe active qui se rend immédiatement auprès de Jésus lorsqu’il arrive au village après avoir appris le décès de Lazare, et une Marie contemplative qui attend à la maison ; et là aussi c’est elle qui attire le regard de Jésus lequel est troublé en la voyant pleurer (Jn 11:33).

Et puis, il y a cette mystérieuse femme anonyme qui verse du parfum sur la tête de Jésus (selon Matthieu et Marc) ou sur ses pieds (selon Jean) pendant que celui-ci est à table : elle habite à Béthanie et Jésus y est aussi chez Simon le Lépreux (Mt 26:6-7 et Mc 14:3). C’est Jean seul (Jn 12, 3) qui nous dit qu’il s’agit bien de Marie, la sœur de Marthe et de Lazare ! On retrouve une scène tout à fait semblable chez Luc (7, 36-50) mais cette fois-ci non localisée à Béthanie mais à Naïn ou faisant suite au séjour de Jésus à Naïn (Lc 7, 11). Jésus et ses disciples sont entrain de manger chez un pharisien appelé Simon. On y retrouve l’hôte appelé Simon, le vase de parfum, l’onction sur les pieds et l’étonnement des présents. Luc précise qu’il s’agit d’une pécheresse de la ville notoirement connue (7, 37). La thématique est pratiquement la même et fait suite à une résurrection, celle de Lazare dans le premier cas, celle du fils de la veuve du village Naïm dans le second cas ; et Luc en conséquence est absent de l’événement de Béthanie.

Attention ! Rien ne dit non plus que Marie-Madeleine fut pécheresse. Certes, Jésus délivra la Magdaléenne de 7 démons sans qu’il nous soit dit de quoi elle souffrait, sinon que 7 désigne un grand nom dans la numérologie biblique. Mais il s’agit de démons et non de péchés. Les démons – en ce temps là – tourmentaient les humains dans leur santé, ce qui est tout autre chose que des fautes morales ou rituelles, même si les pieuses personnes pouvaient penser que Dieu peut punir en envoyant des démons !

Quoiqu'il en soit, guérie par Jésus, Marie-Madeleine le suit jusqu’au pied de la Croix  (Mt 27,56 ; Mc 15, 40, Jn 19, 25 ; Lc 23, 49 évoque cette présence de femmes « qui l’avaient suivi depuis la Galilée », mais sans donner de nom précis). Elle assiste à la mise au tombeau (Mt 27, 61, Mc 15, 47 ; et Lc 23, 55 selon la formule générale déjà citée). Elle se rend au tombeau le dimanche matin pour embaumer le corps de Jésus, seule selon Jean (Jn 20, 1), avec « l’autre » Marie (Mt 28, 1), sans doute la mère de Joset (Mc 15, 47), ou bien avec Marie la mère de Jacques et Salomé  selon Mc 16, 1, ou bien encore avec Jeanne et Marie la mère de Jacques (Lc 24,10). Dans l’évangile de Jean, elle reconnaît le Ressuscité, lui dit sa joie et sa tendresse de disciple « Rabbouni ! » et veut le toucher (Jn 20, 11-18). La tradition gnostique en fera une compagne de Jésus, parfois avec un langage sexuel car le baiser sur la bouche est un mode symbolique de transmission de la connaissance, sur fond d’opposition à Pierre lequel incarne alors le pouvoir temporel de l’Eglise : la femme / l’homme, le pouvoir / la connaissance, le visible / l’intime … Une héroïne gnostique, pleine de ferveur spirituelle, confidente du Maître, après lui avoir été fidèle jusqu'au bout ...

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 13:09

Si j’étais …


clown.JPGJe voudrais être clown dans ce monde sauvage,
Je voudrais être clown au milieu des enfants ,
Les regarder jouer, acceptant le tapage
Fait de rires et de cris … et je serai content.


Face à tous les humains se prenant au sérieux,
Luttant pour le pouvoir, jouant la compétence,
Vantant leur promotion sur un ton belliqueux,
Le clown qui « se marre » devant ces éminences …


Plutôt qu’un noble héros, un amuseur public,
Plutôt qu’un prix Nobel, un raconteur d’histoires,
Un faiseur de grimaces à l’air un peu loustic,
Pourquoi pas un bouffon, un rien blasphématoire …


Je voudrais être un clown, me contentant de peu :
D’un regard, d’un baiser ou d’un simple sourire,
Faire le pied de nez à tous les orgueilleux
Qui sont fiers de leur titre ou de leur tirelire.


N’étant pas dans la course, la course aux armements,
Dans la course au dollar ou la course au pétrole ;
Dans la course au meilleur, au plus fort, au plus grand :
Je me sens plus heureux dans une farandole.


En jouant de la flûte, un ramassis de gueux,
Troubadours, sans logis, sans compter les poètes,
Ont osé bousculer ces nantis plantureux :
Banquiers, politicards ou footballeurs vedettes.


Quand les joueurs de flûte auront le dernier mot,
Des nobles, des vilains entraînés par leurs gosses,
Des grands-mères qui crient de tout leur cœur : bravo,
Bravo ! Le monde entier aura l’air d’une noce.


Debout les troubadours ! En avant les poètes !
Pas besoin d’être Kant, Picasso ou Mozart,
Même les plus petits nous charrient à la fête,
Dépêchez-vous, amis, sans qu’il ne soit trop tard !


Emile Mihière, dans « A bâtons rompus »,

chapitre « hors d’œuvre » pp. 8-9, éditions Pp, 2012, 83 p.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 03:46

" Le serment de Sibaud "

en voici la version originelle en français.

 

L’histoire vaudoise est marquée par de nombreux massacres comme ceux de 1545 dans le Lubéron ou de 1561 dans le Piémont et des accords qui garantissent une fragile tolérance de cette minorité religieuse comme le traité de Cavour en 1561. Le plus sanglant des massacres en 1655 est connu sous le nom de Pâques piémontaises et en janvier 1686, les mesures de la Révocation française s’appliquent dans le Piémont : des dragonnades frappent les vallées vaudoises jusqu’en 1690.


Une partie des Vaudois exilés en Suisse reviennent dans les vallées : c’est la « glorieuse rentrée », scellée par le Serment de Sibaud (le 11 septembre 1689), et perçue comme une victoire contre l'occupation française. La rupture de l’alliance entre la France et la Savoie assure aux communautés vaudoises une paix, bien que strictement réglementée, pendant un siècle et demi. Il faudra attendre jusqu'en 1848, les Lettres patentes du roi Charles-Albert (duc de Savoie et roi d'Italie), pour que les Vaudois soient reconnus dans leurs droits civils et politiques. Cette date donne lieu à une importante commémoration chaque année à Torre Pellice (lien).

 

Sibaud est une localité de la commune de Bobbio Pellice (haute vallée du torrent Pellice, à l'ouest de Pinerolo. De simples blocs de pierre assemblés, inaugurés  en 1889 lors des célébrations du deuxième centenaire de la “Glorieuse Rentrée", dans un minuscule pré de montagne, rappelle le serment qui eut lieu à l'instigation d'Henri Arnaud, aumônier de l’expédition, qui voyant que les Vaudois retournaient tranquillement chez eux alors qu'une contre offensive franco-piémontaise était possible, sut rassembler la troupe et contraindre soldats et officiers à maintenir l’unité par un serment de fidélité réciproque. Le chant, quant à lui, fut composé à la fin du XIXème siècle.


vaudois_trajet-glorieuse-rentree.gifLevez vos mains au Ciel !
C'est ici que vos pères
ont juré devant Dieu
de ne point le trahir,
de rendre leur autel
à ces grands sanctuaires,
où pour la cause sainte
ils sont venus mourir !


O Dieu du Sinaï, Dieu des premiers chrétiens,
Dieu des martyrs, Dieu de nos pères !
Comme autrefois Jacob,
tu ramènes les tiens
au sein des champs héréditaires.
Ne nous laisse jamais abandonner ta loi,
et combats avec nous,
qui combattons pour Toi !

 

itinéraire de la "Glorieuse rentrée" des Vaudois (1689)

 

Vaudois, par ce serment
le Ciel bénit nos pères,
et dans ces jours encore
est prêt à nous bénir.
Ecrions nous aussi,
joignant nos mains de frères :
aux autels de mon Dieu
je veux vivre et mourir !

" Le prisonnier de Saluces "
Voici un autre hymne, la complainte d'un prisonnier. Il existe plusieurs versions de ce chant ; voir par exemple sur le site de la vallée de la Valdesi (au nord-ouest de Saluces),  lien. Saluces en français, Saluzzo en italien, au sud-ouest de Turin.


vaudois_AnnaCharboniereTortured.jpgA travers le grillage,
je vois de ma prison
reverdir le feuillage,
fleurir le vert gazon

Je vois de ma fenêtre
l’hirondelle accourir.
Le printemps va renaître
Et moi je vais mourir
Et moi je [me] vois mourir

Philomène plaintive
est-ce toi que j'entends ?
Violette craintive
Est-ce toi que je sens ?
La rose aussi peut-être
Déjà songe à s’ouvrir
Le printemps va renaître
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Malgré la double porte,
pour moi close à jamais,
l’écho lointain m’apporte
ce refrain que j’aimais.
La flûte champêtre
déjà songe à s’ouvrir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir

Sur ce lit de souffrances,
où je suis retombé,
couronné d’espérance,
enfin j’ai succombé.
Un froid mortel pénètre
jusqu'à mes souvenirs.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.
 

Le martyre d'Anna, fille de Giovanni Charboniere de La Tour.

Illustration datant de 1658, publiée par Samuel Moreland's dans son livre "History of the Evangelical Churches of the Valleys of Piedmont" (p. 345) où il dénonce les atrocités commises contre les vaudois dans le Piémont en 1655. Vue sur Wikipedia (article "Eglise vaudoise").

La nature s’éveille
à la voix de son Dieu ;
présente ses merveilles
à l’aspect de son Dieu.
La vie de tout être
semble se rajeunir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Sur le bord de la tombe,
je dirige mes pas.
Il faut que je succombe.
A la mort au trépas,
l’agneau content va paraître ;
l’autre se réjouit.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Amis que je regrette
vivez encore longtemps.
Ce que je vous souhaite,
c’est un cœur bien content.
Soyez ce qu’il faut être,
espoir et souvenirs
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Prisonnier dans les chaînes
aue mon sort est affreux.
Je sens ma mort prochaine,
adieu, adieu, adieu.
Je m’en vais disparaître
pour ne plus revenir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

 

ndlr. Nous remercions Giacomo Tessaro, chrétien unitarien italien, de nous avoir transmis ces chants vaudois.

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Published by transmis par Giacomo Tessaro - dans un espace de prière et de méditation
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:21

« NOTRE DIEU ET LE VÔTRE NE FONT QU’UN DIEU UNIQUE » (CORAN, 29,46)
 

Abdou-Diouf.jpg

 

Abdou Diouf, un beau témoignage de croyant


Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, musulman, se perçoit comme le fils spirituel de Léopold Sédar Senghor, le catholique, premier président du Sénégal. Diouf est aujourd’hui le secrétaire général de l’Organisation de la Francophonie.  Quelques extraits d’une conversation avec Christophe Chaland, dans la revue Panorama en juin 2011 proposés ici par Philippe De Briey (lettre circulaire " A l'écoute de notre Source", n°4) :


« Quand on a des racines, on a des ailes. Il faut essayer d’aller plus haut ! ». « Il faut, au-delà de nos différences confessionnelles, que nous ayons des valeurs communes et universelles pour vivre ensemble. »


«  La religion est du domaine social. Mais elle ne doit pas influencer sur les institutions publiques citoyennes. Les différentes religions peuvent faire des pas ensemble. Même sur le plan spirituel. Rappelez-vous le Père Teillard de Chardin, qui disait ‘Tout ce qui monte converge’.  A condition de ne pas toucher au dogme, au culte, aux rites. Enfin, dans la laïcité telle que nous la concevons, nous admettons qu’il y ait de gens qui ne croient pas. »


La question de la liberté religieuse est un point qui fait difficulté avec l’islam ? 


« Je le sais. Cela me fait de la peine quand je vois que dans certains pays on ne favorise pas la pratique d’autres religions. »
« Depuis les débuts de mon mariage (sa femme est catholique pratiquante), tous les jours, mon épouse me lit la Bible. Je connais tout de la Bible. Je connais aussi le Coran, bien sûr. Ma racine, c’est le Coran. Je pratique ma religion. Je fais mes cinq prières quotidiennes, je fais même des prières facultatives. Mais quand on a des racines, on a des ailes ! Il faut essayer d’aller plus haut ».  « Chaque acte que je pose, je le pose après avoir prié. Et après l’avoir posé, je suis en action de grâce. Je le dis en toute humilité : mes succès, je les attribue à Dieu. Tous. Pour les échecs, je considère que je n’ai pas été à la hauteur de la mission que Dieu m’a confiée. »
« Les valeurs universelles fondent notre humanité commune. Et nous devons les pratiquer tous ensemble. »  « Une société théocratique ne peut fonctionner dans le monde moderne. »
« Je vis d’espérance ! Je suis un pessimiste de la raison mais un optimiste de la volonté et de la foi.  J’aime le triptyque que l’on trouve dans les textes chrétiens : la foi, l’espérance et la charité. Cela va ensemble. Au bout du compte la lumière l’emportera sur les forces des ténèbres. »  « Dans mon panthéon, avec Abraham, le Christ, Mahomet et d’autres, il y a la Vierge Marie et sainte Thérèse de Lisieux. »
 

 

Citations choisies par Philippe De Briey :

 

Le Coran enseigne à se montrer équitables dans les relations avec les non-musulmans. 29:46- « Ne discutez avec les gens des Ecritures de la manière la plus courtoise, sauf avec ceux d'entre eux qui sont injustes. Dites-leur : Nous croyons à ce qu'on nous a révélé et à ce qu'on vous a révélé. Notre Dieu et le vôtre ne font qu’un Dieu unique, et nous lui sommes soumis ».    
Dans la 1ère Epitre de Pierre, il est écrit (3 : 15-16) : « Soyez toujours prêts à justifier votre espérance à ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect, en ayant une bonne conscience ».
Et dans l’évangile selon Matthieu (7,12) : «Tout ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux. C’est la Loi et les prophètes ».

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:19

LA NOUVELLE EGLISE


jesus_paysage.jpgElle n’a pas de structure, seulement de la compréhension.

Elle n’a pas de membres, sauf ceux qui savent qu’ils en font partie.

Elle n’a pas de rivaux, car elle ne nourrit pas d’esprit de compétition.

Elle n’a pas d’ambition, elle ne cherche qu’à servir.

Elle ne connaît pas de frontières, car les nationalismes sont dépourvus d’Amour

Elle n’est rien en elle-même, car elle cherche à enrichir tous les groupes et toutes les religions.

Elle n’a pas de secret, pas d’arcane, pas d’initiation si ce n’est la vraie compréhension du pouvoir de l’AMOUR et que, si on le veut, le monde changera, mais seulement si on se change soi-même d’abord.

Elle reconnaît tous les grands enseignants de tous les âges qui ont manifesté la vérité de l’AMOUR.

Ses participants pratiqueront la vérité de l’AMOUR de tout leur être.

Elle ne cherche pas à enseigner mais à être, et par cet état d’être, à enrichir.

Elle reconnaît la planète entière comme étant un Etre dont nous sommes tous une partie.

Elle reconnaît que le temps est venu pour la suprême transmutation, l’acte alchimique ultime du changement conscient de l’ego du monde dans un retour volontaire dans le Tout.

Elle ne se proclame pas à haute voix mais dans les sphères subtiles de l’AMOUR.

Elle salue tous ceux qui dans le passé ont montré la voie et en ont payé le prix.

Ses membres se reconnaîtront par leurs oeuvres et leur être, et par leurs yeux, et par aucun autre signe extérieur qu’une accolade fraternelle.

Ses membres consacreront leurs vies à l’AMOUR silencieux de leur prochain, leur environnement et la planète, tout en accomplissant leur tâche, si exaltée ou humble soit-elle.

Elle reconnaît la suprématie de la Grande Idée qui ne peut être accomplie que si la race humaine pratique l’AMOUR.

Elle n’a pas de récompense à offrir ni ici ni dans l’au-delà, si ce n’est la JOIE ineffable d’être et d’aimer.

Ses membres chercheront à faire avancer la cause de la compréhension, faisant le bien en restant dans l’ombre, et enseignant seulement par l’exemple.

Ses membres guériront leur prochain, leur communauté et notre planète.

Ses membres ne connaîtront aucune peur et point de honte, et leur connaissance l’emportera envers et contre tout.

Tous ceux qui en font partie appartiennent à l’Eglise de l’AMOUR.

 

Auteur inconnu. Texte transmis par Yves Lecornec (protestant libéral et unitarien, Caen) au forum des unitariens francophones ( lien), le 19 juillet 201

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:39

Alors que les clergés et les croyants appellent souvent à la conversion, à savoir le changement de confession ou de religion avec reniement de l'appartenance antérieure, ou bien encore stigmatisent parfois ceux qui quittent le bâteau, les unitariens, au nom de la liberté de pensée, admettent tout à fait les cheminements religieux et spirituels des personnes. Notre Eglise est là pour accompagner les gens et non point pour les diriger. Il s'ensuit que des départs ne sont nullement dramatisés, que des retours peuvent se faire tout naturellement, et en tout cas les relations les plus cordiales sont maintenues.


Un témoignage, donné le 12 juillet au sein de notre forum "Unitariens francophones" ( lien), parle ici de cette liberté qui est une des caractéristiques de notre mouvance et qui s'avère très importante pour tous ceux qui sont en recherche d'eux-mêmes, d'une Vérité qui les oriente, ou tout simplement d'une harmonie avec la Vie..

Ensemble 2

le témoignage de Bruno Cadez


"Bruno Cadez portrait Je vis une rencontre personnelle avec le Christ, ou plutôt avec le message diffusé par Jésus, tout entier axé sur le refus de s'approprier et de dominer le prochain, mais de l'aimer. Une démarche exigeante, qui ne se paye pas de mots, mais suppose un vrai travail sur soi, d'amour de soi, de désencombrement de toutes les illusions de l'ego, pour aller vers l'unification et se laisser porter par sa propre réalité spirituelle, "l'image de Dieu" dont nous sommes tous dépositaires.

 

Il est normal que nos cheminements ne soit pas stables, ou du moins absolument balisés, car à un moment donné, l'esprit étouffe ! Je ne sais pas si je suis catholique, même si je fréquente encore cette Eglise. Je me définis plutôt comme un pèlerin, qui s'arrête aussi ça et là, en ayant en tête que l'important est de demeurer ouvert à l'Esprit, au Souffle, à la Force de Vie, là où cela se présente à moi.

 

Car ma grande tentation, c'est cette obsession à vouloir trouver LA vérité, LE chemin, LA solution. Posséder LE système définitif qui explique tout. L'idéologie, la théologie et toutes sortes de raisonnements sont très forts pour ça et nous donnent réponse à tout, la sécurité à tous prix. Et puis il faut dire que Jésus, ou du moins, ce qu'on lui a fait dire, en s'autoproclamant "Le Chemin" ne m'a pas non plus aidé ! Cette tentation est très dangereuse. Sous les attraits de la sécurité, elle alimente les peurs, les blocages spirituels et peut finir par devenir une vraie drogue dont on ne peut plus se passer !


De plus en plus, je m'inscris dans une démarche de dépouillement, d'abandon de ces réponses toutes faites. La réflexion qui dit que le "Tao que l'on nomme le Tao n'est pas le Tao". Bref, j'essaye de lâcher prise, comme on dit dans le monde du développement personnel que je fréquente aussi (je pratique la sophrologie) et de rester l'esprit ouvert. La mouvance unitarienne m'aide beaucoup pour cela. La lecture de la "Source intérieure" de Michel Théron a été chez moi essentielle pour contribuer à abandonner certains chemins menant à des impasses et poursuivre mon pèlerinage, en laissant quelques dogmes sur la côté de la route et en percevant mieux que le sens de ma vie est à rechercher dans l'intériorité et l'harmonie. Bien amicalement."

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:00

Les "Trois choses", une méditation poétique proposée par Jan Taddeo, laquelle exerce son ministère en Floride*, traduite et adaptée en français par Richard Brodesky, membre de l'Unitarian universalist Church of Tucson UUCT ( lien), en Arizona, et membre du conseil de l'Eglise unitarienne francophone EUfr. Ce texte a été présenté par Yann Elvin au sein de notre forum "Unitariens francophones" ( lien) et vu par lui sur le site de l'Unitarian Universaliste Association (UUA) of Congregations ( lien).

* en cours d'affectation à la Congrégation UU du comté de Gwinnett en Géorgie.


"Three Things"


The storm outside echoes the storm raging within my soul.
So many people in need... so much pain, so much grief.
Too many causes and campaigns fill my mailboxes, sap my energy, beg for my money.
Three things I must do...only three things?
You’ve got to be kidding...which three do I choose?
Books and letters, magnets and movies implore me to dance as if no one is watching learn seven habits and make four agreements give generously, vote often, express myself!
Yet hundreds, thousands, millions live with hunger and thirst, in poverty, enduring violence, and disease.
Did Mother Teresa, Martin and Ghandi cry out with despair from the darkness of overwhelm ?
What three things did they choose ?
Three things. Three things we must do.
Is it to act in kindness, serve justice, love God and your neighbor even as you love yourself.
But where do I start ?
So much thoughtlessness, hatred and fear.
Too little justice, too much selfishness.
Where is God? Who is my neighbor ?
Three things...seven principles, ten commandments, twelve steps… all number of things speak to us; and yet, we must choose.
We must choose to do something, so three things may be the right number...not too few, not too many.
But which three things shall I do ? Will you do ?
Here’s an adage I’ve always liked:
Don’t just do something, stand there.
Stand in the surf, or sit on a rock, or lay your body across the earthy loam...and be quiet.
Very quiet.
Do you hear it ? That still small voice, the echo of your soul, reverberating with the call to your own true self to emerge.
Then the calm within becomes the calm without.
The storm blows over, the sun recovers its position of strength,
And that glorious symbol of hope and unity emerges across the sky.
At the end of this rainbow, a treasure… the three things you must do:
Go outside yourself and know the needs of the world.
Go within and discover your Life-given gifts.
Then arch yourself like a rainbow bridge between the two and create a more beautiful world.

 

ciel-d-orage.jpg


Trois choses


Dehors l’orage retentit
Et fait écho à la tempête qui fait rage en mon âme
Tant de personnes besogneuses,
Tant de douleur, tant de deuils.
Trop de causes, trop de campagnes humanitaires
Remplissent ma boîte aux lettres et épuisent mon énergie,
Me priant pour leur donner de l’argent.
Les trois choses ! Il faut que je ne fasse que trois choses.
Tu plaisantes ! Lesquelles dois-je choisir ?
Des livres et des lettres, des disques et des films
Me convient à danser comme si personne ne me regardait,
D’apprendre sept habitudes et faire quatre accords,
De donner généreusement, de voter fréquemment, de m’exprimer !
Mais des centaines, des milliers, des millions ont faim et soif.
Ils vivent dans la misère et sont obligés de supporter la violence et les maladies.
La mère Teresa, Martin [Luther King, Jr.] et Gandhi n’ont-ils pas crié
Leur désespoir dans les ténèbres qui les accablent ?
Quelles sont les trois choses qu’ils ont choisies ?
Voilà les trois choses qu’il faut faire.
Faut-il agir avec générosité, servir la Justice et aimer Dieu ?
Et ton voisin est-ce que tu t’aimes ?
Mais par où dois-je commencer ?
Tant de manque de considération,
Tant de haine, tant de peur.
Trop peu de justice, trop d’égoïsme.
Où est Dieu ?  Qui est mon voisin ?
Trois choses, sept principes, dix commandements, douze étapes …
Tant d’idées nous appellent et puis,
Il faut qu’on choisisse.
Il faut qu’on choisisse de faire quelque chose ;
Alors trois choses,
Voilà le bon numéro, pas trop peu, pas trop grand.
Mais lesquelles vais-je accomplir ? Lesquelles ferais-tu ?
Voici un dicton favori :
Ne fais rien ; reste là.
Tiens-toi debout dans l’écume de l’océan, assieds-toi sur un rocher
Ou bien étends ton corps sur le terreau et tais-toi.
Sois très silencieux.
Est-ce que tu l’entends ? Cette petite voix
Le retentissement de ton âme qui invite le vrai
En toi-même, qui émerge.
Enfin le calme intérieur devient le calme extérieur.
La tempête se termine et le soleil reprend sa force,
Et ce symbole glorieux de l’espérance et de l’unité
Se révèle dans le ciel.
A la fin de cet arc-en-ciel se trouve un trésor.
Les trois choses que tu dois accomplir :
Va en dehors de toi-même pour connaître les besoins du monde.
Va en ton intérieur pour découvrir tes talents donnés par la Vie elle-même.
Puis courbe-toi entre les deux comme un pont d’arc-en-ciel
Pour créer un monde plus beau.
 

Jan-Taddeo.jpg

Présentation de l'auteur :

 

Jan Taddeo a grandi dans la Congrégation unitarienne-universaliste de Fairfax à Oakton, en Virginie, une banlieue de Washington, où elle a été ordonnée ministre du culte en 2011. Sa famille est unitarienne depuis longtemps et, au sein de cette famille, elle fait partie de la 5ème génération de fidèles. Elle est diplômée de l'Ecole théologique de Meadville Lombard . Elle est actuellement ministre consultante pour la Fraternité (Fellowship) unitarienne universaliste du comté de Marion à Summerfield, en Floride ; et en cours d'affectation à la congrégation du comté de Gwinnett en Géorgie.

 

Pour en savoir plus, voir la biographie de l'auteur par elle-même (lien) et une vidéo intitulée "Introduction" (lien).

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  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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