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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 17:05

Sicule-Transylvanie_1.jpg

 

" En 2002, lors de l'assemblée générale des unitariens canadiens à Québec Ville, le révérend John Gibbons a lu la «Aldas Szekely" (la bénédiction sicule *) ou Hazi Aldas, (la bénédiction à la maison), en anglais et en hongrois, lors d'une présentation en séance plénière du Transylvania Partnership Council. L’été de la même année, la chorale de la Première Paroisse de Concord s’est préparée à son premier pèlerinage musicale en Transylvanie. J’ai alors écrit la musique pour cette bénédiction, qui est un chant célébrant le partenariat entre nos congrégations respectives. Chaque mélodie (et congrégation) possède sa propre identité, beauté et force ; mais ensemble, ils deviennent bien plus encore" (Mme Beth Norton, à l’assemblée générale de l’Unitarian Universalist Association of Congregations UUA, à Phoenix, Etat de l’Arizona, le 23 juin 2012).


sicules_drapeau.jpg* Les Sicules (Szekely en anglais) sont une population d’origine asiatique qui s’est mise au service du royaume de Hongrie. Ils ont été placés en Transylvanie afin d’en protéger la frontière orientale. Une partie d’entre eux ont adhéré à l’Eglise unitarienne lorsqu’elle celle-ci fut fondée en 1568.


drapeau sicule brandi lors d'une fête régionale


Certains ont été des chrétiens judaïsant (voir la présentation de deux livres sur ces derniers dans nos Actualités unitariennes des 27 et 28 février 2011 à la rubrique « Unitarisme en Transylvanie et Hongrie » ( lien).


szekelyfold_tk.jpgC’est ce magnifique et émouvant chant que la musicienne Beth Norton a chanté en duo lors du culte de l’AG 2012 de l’UUA, le 23 juin 2012, avec Kellie Walker pour la version hongroise. Pour l’écouter : tout au début de ce culte ( lien).


Hol hit ott szeretet; hol szeretet ott beke.
Hol beke ott aldas; hol aldas ott Isten.
Hol Isten ott szukseg nincsen.


Where there is faith there is love ;

Where there is love there is peace.
sicules_transylvanie_2.jpgWhere there is peace there is blessing ;

Where there is blessing there is God.
Where there is God, there, there is no need.


Là où il y a la foi, il y a l’amour qui va avec ;
Là où est l’amour, il y a la paix ;
Là où est la paix, il y a la bénédiction ;
Là où est la bénédiction ; il y a Dieu ;
Et là où est Dieu ; plus nul besoin.

 

 

 


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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 10:32

YouTube_logo.jpgDans sa rubrique « La chorale », l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) espérait susciter une chorale avec des choristes et un chef d’orchestre ! Cela restera dans doute longtemps un vœux pieux, mais Youtube avec ses archives débordantes est venu à notre rescousse. Notre site en accepte en effet très bien les vidéos et nous avons ainsi pu animer nos cultes avec. Mieux, le chant et la musique, comme tout autre moyen artistique (comme les images et les photos), nous permettent de mieux dire notre foi, nos intuitions, nos convictions, nos émotions.


A défaut d'une chorale propre à notre Eglise, nous avons finalement un répertoire facile d’accès à notre disposition dont nous avons extrait les vidéos suivantes, ici classées par nom d’auteur. Comme quoi, l’Internet fait bien les choses !

Ndlr – certaines vidéos que nous avions utilisées lors de nos cultes ont été supprimées depuis du répertoire de Youtube pour cause de droits d’auteurs. En conséquence, elles ne se trouvent pas dans ce répertoire.

 

Allegri (Gregorio) - "Miserere mei, Deus" (= "Seigneur, prends pitié") par la chorale du Nouveau collège d'Oxford ; chanté lors de notre culte du dimanche 3 novembre 2013 (lien).


Aman (Constance) - « Je lève les yeux vers les montagnes » (lien) Louons Dieu avec Constance Aman, l’une des meilleure chanteuse chrétienne d’Afrique francophone. Voir notre culte du dimanche 4 mars 2012 (lien)

 

Arbogast (Luc) - « Nausicaa (La Moldau) » (Album Odysseus sortie le 5 août 2013), chanté lors de notre culte du dimanche 1er septembre 2013 (lien).


Arkana (Keny) - "Tout tourne autour du soleil", chanté lors de notre culte du 7 décembre 2014 (lien). 

 

 

Bacigalupi (Elena) - "Hymne à la paix" composé en vidéo. Chanté lors de notre culte du dimanche 6 octobre 2013 (lien).

 

Beethoven (Ludwig van) – « L'Hymne à la Joie », quatrième et dernier mouvement de la neuvième symphonie d'après un poème de Friedrich von Schiller écrit en 1785 (Ode an die Freude), a été choisi comme hymne officiel européen. Pour notre culte, nous avons choisi une version récente où le chant est mis en avant avec la voix d’Ariel Dombales et celle des "Prêtres" (le père Jean-Michel Bardet, le père Charles Troesch et leur compagnon séminariste Joseph Dinh Nguyen) dans le second album de ces prêtres chanteurs intitulé "Gloria" (lien). Lors de notre culte du dimanche 3 juin 2012 (lien)


Boungou (Marcel) – chanteur congolais, l’une des plus belles voix actuels du Gospel. Voir le site officiel de ce chanteur (lien), ainsi que, sur GoDieu.com, plusieurs de ses chants en accès libre (lien). Lors  notre culte du dimanche 7 mars 2010 (lien).

 

Boyle (Susan) - « Away in a manger » (Loin de nous dans une crèche), chanté avec une chorale d’enfants pour un "Christmas" au Rockefeller Center en 2010 ( lien), lors de notre culte du dimanche 2 décembre 2012 (lien).


Cohen (Leonard) – l’« Hallelujah », chanté par Alexandra Burke dans le style Gospel (lien), traduit en français par Saman et présenté sur le site de notre Eglise (lien), lors de notre culte du dimanche 6 mai 2012 (lien).


Delibes (Léo) - le « Flower Duet », le duo des fleurs dans l’opéra « Lakmé » (1883), présenté par "alanizkm" avec une magnifique collection de fleurs (lien), lors de notre culte du dimanche 1er avril 2012 (lien)

 

Fiori (Patrick) - « A La Vie ! » (lien), présenté à notre culte du dimanche 5 août (lien).

 

Gerrard (Lisa) - "Host of seraphim". Présenté le 24 avril 2012 dans la rubrique consacrée à notre chorale (lien) et utilisé lors de notre culte du dimanche 1er juillet 2012 (lien)

 

Ibn Arabi - "L'amour est mon credo". Dans la tradition soufi, présenté lors de notre culte du dimanche 2 février 2014 (lien).

 

Idir (accompagnée par la chanteuse israélienne Noah) - « Ce cœur venu d’ailleurs », présenté lors de notre culte du dimanche 4 mai 2014 (lien).

 

Indila - "Dernière Danse", accompagné par le Live Orchestre à Cordes, chanté lors de notre culte du dimanche 6 avril 2014 (lien). Voir une version avec les paroles écrites (lien).

 

James (JaiMa) –« Toward the One : Kirtan inter-faith Shalom Tare Ram » (lien), chanté notre culte du dimanche 7 mars 2010 (lien).


Jenkins (Karl) – « Adiemus », dansé par la ballerine russe Anastasia Volochkova (lien) lors de notre culte du dimanche 3 octobre 2010 (lien).

 

Kassis (Tania) - " Islamo-christian Ave ", lors de notre culte du dimanche 2 mars 2014 (lien).

 

Kyrkjebø (Sissel) – « Amazing » chanté par une soprano norvégienne (née en 1969 à Bergen), plus simplement connue par son prénom, Sissel, mis en scène ici sur Youtube pour un Happy New Year (lien). Lors de notre culte du dimanche 5 février 2012 (lien).

 

Laforêt (Marie) - "La tendresse" (avec un montage animalier d'Angélique France) (lien), chanté lors de notre culte du dimanche 4 août 2013 (lien).

 

Lenorman (Gérard) - "L'enfant des cathédrales", chanté lors de notre culte du dimanche 5 janvier 2014 (lien).

 

Mathieu (Mireille) - "Mon credo" (lien), chanté lors de notre culte du dimanche 7 juillet 2013 (lien).

 

McDade (Carolyn) - "Spirit of Life", composé en 1935 et chanté à notre culte du 1er décembre 2013 (lien)

 

Moustaki (Georges) - "Ma liberté", chanté par Chimène Badi, vidéo Youtube (lien), voir notre culte du dimanche 2 juin 2013 ( lien).

 

Moving Breath (groupe) - "May The Love We're Sharing" dans l'album ", vidéo Youtube utilisée lors de notre culte du 6 juillet 2014 (lien).

 

Rumi - "Rumi Poem, Iranian Music and Divine Dance", vidéo de Aida Everest mise sur Youtube le 18 août 2006, utilisée lors de notre culte du 2 novembre 2014 (lien).

 

Soweto Gospel Choir (groupe) – « Amazing » en version Gospel (lien), chanté lors de notre culte du dimanche 4 septembre 2012 (lien).


Valentin (Stéphanie) - « Relève-toi », paroles et musique, avec Jean-François Oricelli pour l’arrangement et la réalisation vidéo (lien), chanté lors de notre culte du dimanche 2 octobre 2011 (lien).


Verdier (Joan-Pau) - « Chantepleure » (1979, réédition en CD en septembre 2010 aux éditions l’Yeuse productions). Accompagnement musical de Jacques Verrecchia, en audio (lien). Lors de notre culte du dimanche 7 août 2011 (lien).

 

West (Kate) - « Circle within a circle », mis en ligne en mai 2009 sur Youtube par Rowand Whitewolf. Lors de notre culte du dimanche 7 septembre 2014 (lien).

 

Westerna (Hayley) – « Down to the River to Pray », jeune artiste new-zélandaise avec un groupe de chanteurs sur un rythme western (lien). Lors de notre culte du dimanche 7 mars 2010 (lien).


Woman Celtic (groupe) – « Amazing » en version celtique (lien). Lors de notre culte du dimanche 4 septembre 2012 (lien).


collectif – « Flower Service » (cérémonie des fleurs selon la tradition établie par le Tchèque Norbert Capek) lors du culte du 6 juin 2010 à la First Parish in Milton Unitarian Universalist (en banlieue de Boston, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis), lien. Reproduit lors de notre culte du dimanche 4 juillet 2010 (lien).

collectif – « La liberté au coeur des religions - Oasis de paix » par la Foi baha’i (lien). Chanté lors de notre culte du dimanche 6 juin 2010 (lien).

collectif – « Yeroushalaim Chel Zahav » (Jerusalem of Gold) (lien), traduit en français par Didier Long . Reproduit lors de notre culte du dimanche 4 décembre 2012 (lien).


collectif – « Coming home » (en venant chez nous) farandole de joie de la First Church of Rochester, dans l’Etat de New-York, d’obédience unitarienne-universaliste (lien). Reproduit lors de notre culte du dimanche 6 novembre 2011 (lien).


collectif – chorégraphie de jeunes catholiques français (de 7 à 25 ans) réunis à Quimper en 2010 dans le cadre du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ - France), lien. Lors de notre culte du dimanche 7 novembre 2010 (lien).

 

autre - "Illustris Simulation: Most detailed simulation of our Univers", mis sur Youtube par Mark Vogelsberger le 6 mai 2014, utilisé lors de notre culte du dimanche 5 octobre 2014 (lien).

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 03:26

D'origine irlandaise Lisa Gerrard a grandi en Australie, parmi les communautés grecques, italiennes, turques et arabes. En 1981, elle rejoint le groupe « Dead Can Dance » tout juste fondé où elle chante en duo avec Brendan Perry. Ce nom de groupe est inspiré de celui d'un masque rituel aborigène.

 

Texte de présentation officiel du site de l’actrice ( lien) lu sur le blog « Le carnet d’un elfe », article du 15 décembre 2011 « Eh oui, la mort peut danser » ( lien) :

 

Depuis la séparation de Dead Can Dance, Lisa Gerrard poursuit une carrière en solo. Un Golden Globe lui a été décerné pour la musique du film Gladiator qu'elle a écrite en collaboration avec le compositeur Hans Zimmer. En juin 2008, Klaus Schulze illustre précurseur de la musique électronique allemande sort un album intitulé Farscape avec sa voix. A la manière de Magma, Lisa Gerrard a développé, depuis l'âge de douze ans, sa propre langue idiosyncrasique - voir Now We Are Free, Come Tenderness, Serenity, The Valley of the Moon, Tempest, Pilgrimage of Lost Children, Coming Home et Sanvean. Sa voix a inspiré l'auteur français Jean-Marc Ligny pour l'écriture de son roman "La Mort Peut Danser " ( nom du groupe  sus mentionné). L'héroïne de ce roman, Alyz Gerrard, porte un nom qui est une anagramme de celui de Lisa Gerrard

LisaGerrardSpiritusCantus.jpg

portrait de Lisa Gerrard "Spiritus Cantus"

par un internaute sous le pseudonyme de « tino ro »,

vu sur le site de la chanteuse ( lien) 

 

Pour son culte du dimanche 1er juillet, notre Eglise vous proposera d'elle « Host Of Seraphim » (la multitude / l’Armée des séraphins), édité en 1988 dans l’album du groupe « Dead Can Dance », avec une vidéo de Jessica Bustamante (ajoutée par JEKA331 le 8 mai 2011) comportant d'admirables images d'osmose avec la Nature sur un rythme d'une grande souplesse et fluidité qui convient parfaitement à ce genre de communion très sensuelle (lien).
 

Il existe aussi une version chrétienne celte, très envoûtante et mystique (lien).

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:05

leonard_cohen.jpgLeonard Cohen est un poète, compositeur et chanteur canadien ; il est l’auteur en 1985 de cette chanson chargée d’allusions bibliques mais dont le sens est loin d’être immédiat ! On a parlé à propos de cette sublime chanson à la fois de sensualité, d’érotisme, de sexe, mais aussi de mysticisme, voire même de kabbale !

Copyright © 1985 Leonard Cohen and Sony/ATV Music Publishing Canada Company

 

Nous proposons ici une traduction aussi proche du texte qu’il soit possible, tout en étant lisible par rapport à ce qui semble être un dialogue entre Dieu et le roi David à qui l’auteur s’identifie sur le thème de notre difficulté à vivre nos relations amoureuses.

 

En dénouement, une autre façon de louer Dieu en dépit de ses échecs … et tant pis si Dieu entend des notes fausses puisque l’important est de le louer ! En quelque sorte un alléluia « malgré tout », avec ce que nous sommes, loin des anges qui évoluent dans la sphère parfaite ; chanter presque en transgression de Dieu, du moins sans son autorisation expresse, en artiste rebelle !
 
Now I've heard there was a secret chord / That David played, and it pleased the Lord / But you don't really care for music, do you ? / It goes like this / The fourth, the fifth / The minor fall, the major lift / The baffled king composing Hallelujah / Hallelujah (4 fois)


Voilà, j'ai entendu dire qu'il y avait un accord de musique secret
Que David (1) le jouait et cela plaisait au Seigneur
Mais vous n’aimez pas vraiment la musique, n’est-ce pas ?
Je vais cependant vous le jouer
La quarte, la quinte
La chute en mineure, et la majeure en hausse
Et le roi tout retourné (1) composait l’Alléluia
Alléluia (4 fois)
(1) le roi David jouant de la harpe et supposé compositeur d’une partie des psaumes de la Bible. Il n’en revient pas lui même (sans doute conscient de son imperfection) d’arriver à chanter l’Alléluia.

Your faith was strong but you needed proof / You saw her bathing on the roof / Her beauty and the moonlight overthrew you / She tied you / To a kitchen chair / She broke your throne, and she cut your hair / And from your lips she drew the Hallelujah
 

Ta foi était forte mais tu avais besoin de l’éprouver !
Tu l’as vue se baigner sur le toit
Sa beauté et le clair de lune t’ont bouleversé (2).
Elle t'a attaché (3)
A une vulgaire chaise de cuisine
Elle brisa ton trône, et elle te coupa les cheveux
Et de tes lèvres, elle extirpa l'Alléluia.
(2) le roi David vit Bethsabée, la femme d’Urie le Hittite, l’un des officiers supérieurs de son armée, se baigner nue sur sa terrasse. Il en tomba amoureux et consomma l’adultère, puis s’arrangea à faire tuer Urie lors d’un combat contre les Philistins afin d’en épouser la veuve (2 Samuel, chap. 11 et 12). C’est comme s’il avait accepté la tentation (en regardant la terrasse voisine) pour prouver, en y résistant, que sa foi était bien forte ; mais il succomba !
(3) On saute à une autre histoire (qui elle aussi se termina mal) : il s’agit de Dalilah qui connaissait le secret de la force de Samson (ses cheveux longs !) et qui le livra aux Philistins (Juges, chap. 16).


Baby I have been here before / I know this room, I've walked this floor / I used to live alone before I knew you. / I've seen your flag on the marble arch / Love is not a victory march / It's a cold and it's a broken Hallelujah / Hallelujah (4 fois)


Baby(4) je suis déjà venu ici
Je connais cette pièce, j’en ai foulé le plancher.
Avant de te connaître, je vivais seul.
J'ai vu ton drapeau sur l’arche de marbre (5)
Mais l'amour n'est pas une marche triomphale ;
Car il a pris froid et s’est brisé cet Alléluia (6)
Alléluia (4 fois)
(4) « Baby » est-il l’interpellation familière d’une compagne : « Bébé », « Enfant », « Poupée », « Chérie », « Amour » ? Nous avons préféré laisser le mot en anglais. Mais on ne sait pas qui parle ici ! Est-ce l’auteur qui pense à un souvenir d’enfance en s’adressant à sa compagne ? Ou bien est-ce Dieu qui parle à David en affirmant d’abord sa préexistence au Monde, les commencements de la Création, sa jeunesse, et sa connaissance préalable de tout ce qui existe ? Ce qui serait plus cohérent avec la suite immédiate du texte.
(5) allusion à l’arche de l’Alliance que David fit monter à Jérusalem après qu’il eut conquis la capitale des Jébuséens (II Samuel, chap. 6). Cette fois-ci, c’est bien Dieu qui s’adresse à David. Cette allusion à l'arche sous entend sûrement aussi la mésaventure (amoureuse ?) de David qui danse nu devant l'arche, ce qui déplaît fortement à la belle Mikal, la fille de Saül.
(6) le péché d’adultère commis par le roi David avec Bethsabée ou encore la trahison de Dalila qui ont brisé la belle relation avec Dieu.

 

There was a time you let me know / What's really going on below / But now you never show it to me, do you ? / And remember when I moved in you / The holy dove was moving too / And every breath we drew was Hallelujah / Hallelujah (4 fois)


Il fut un temps (7) où tu me tenais au courant
De ce qui se passe vraiment ici, en bas
Mais désormais tu ne me montres plus rien, hein ?
Et souviens-toi, lorsque je bougeais en toi,
La sainte colombe n’accompagnait-elle pas ces mouvements ? (7)
Et chacun de nos souffles était un Alléluia
Alléluia (4 fois)
(7) Dieu évoque le temps heureux, avant que le péché ne vienne rompre la confiance entre Lui et l’Homme. Celle-ci allait jusqu’à une présence physique et intime en l’Homme (comme une incarnation, une relation sexuelle, la gestation d’un fœtus dans le ventre sa mère ?).


You say I took the name in vain / I don't even know the name / But if I did, well really, what's it to you ? / There's a blaze of light / In every word / It doesn't matter which you heard / The holy or the broken Hallelujah

 

Tu dis que j’ai prononcé le Nom (8) en vain
Je ne connais même pas le Nom
Mais si je l’avais fait effectivement, qu’est-ce que cela peut te faire ? (8)
Il y a une flambée de lumière
Dans chaque mot, dans chacune de mes paroles (9)
Peu importe que tu aies entendu
L’Alléluia saint ou l’Alléluia rompu (10)
Alléluia (2 fois)
(8) Il s’agit du Nom même de Dieu révélé aux initiés (des congrégations soufi, de la kabbale). David - et l’auteur s’assimile à lui - répond à Dieu d’une façon quelque peu impertinente, dans le style de Job !
(9) Ndlt - allongement volontaire du vers qui s’avère trop court dans la traduction en français.
(10) l’important est de chanter vers Dieu, même si celui-ci n’entend que de fausses notes !

 

I did my best, it wasn't much / I couldn't feel, so I tried to touch / I've told the truth, I didn't come to fool you / And even though / It all went wrong / I'll stand before the Lord of Song / With nothing on my tongue but Hallelujah / Hallelujah, (8 fois).

 

J'ai fait de mon mieux ; ce n'était pas grand chose
Je ne ressentais rien ; alors j'ai quand même essayé de toucher
J’ai dit la vérité, je ne suis pas venu pour te tromper (10)
Et même si, même si (9)
Tout a mal tourné
Je me tiendrai debout face au Seigneur du Chant
sans autre mot à la bouche que cet Alléluia
Alléluia (2 fois) / Alléluia (8 fois)
(10) la fierté de Davis (et de l’auteur) qui, en dépit de sa malheureuse aventure amoureuse (et de son imperfection de musicien), se tient toujours debout face à Dieu, en toute franchise.

 

Voir d’autres traductions en français de ce chant

Une traduction par Jean Guiloineau, et une autre très poétique (mais qui n’a jamais été utilisée) de Graeme Allwright ( lien). On trouvera sur Youtube une version en français par Melodwiz, chantée par Brigitte alias Romantica78, dans une version très romantique et bien versifiée mais où le côté religieux dramatique nous a semblé quelque peu gommé ( lien).


Nous avons repéré, parmi d’autres toute aussi excellentes, les interprétations suivantes disponibles sur Youtube
Susan Boyle (avec sa belle voix forte et sonore)  lien
Alexandra Burke (dans le style Gospel), lien
Kate Voegele (en voix lyrique),  lien
Pour l’original, chanté par Leonardo Cohen lui-même en 1985 ( lien)

Une version italienne de Renzo Cozzani est accompagnée d'illustrations bibliques appropriées (lien)


Pour mieux connaître la pensée spirituelle et philosophique de l’auteur
- une explication des allusions bibliques contenues dans la chanson sur le site Interbible du diocèse de Montréal ( lien).
- le site francophone de Leonard Cohen ( lien) et le forum qui y est inclus (voir les discussions qui ont eu lieu sur cette chanson en activant la fonction recherche avec le nom de celle-ci).
- la présentation par Alexandra Pleshoyano, conférencière, docteur en théologie spirituelle et professeur associée à la Faculté de Théologie de l'Université de Sherbrooke, de son univers intime « Leonard Cohen et la spiritualité » ( lien).

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:32

par Richard Brodesky, membre de l'Unitarian Universalist Church of Tucson (UUCT) en Arizona et membre du conseil de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr).

 

Voici les paroles d’un chant américain très apprécié qui fait partie maintenant de notre musique folklorique. Il est chanté notamment à Thanksgiving, notre fête nationale. Il fut composée en 1848 dans l’Etat du Maine, à l’extrême nord-est du pays (remarquez l’influence de la présence française dans le nom de cet Etat). Vous pouvez retrouver cette mélodie aujourd’hui dans le morceau très aimé de Copland qui s’appelle « Appalachian Spring » (Le printemps appalachien).

 

Cette chanson provient des shakers (ceux qui s’agitent), secte religieuse issue de la guerre des camisards dans les Cévennes, en France, sous le règne de Louis XIV. Ce roi veut convertir tous les protestants de son royaume à la foi catholique, envoie un régiment (les Dragons) dans les Cévennes où une résistance se fait jour, et révoque l’Edit de Nantes en 1685, par lequel Henri IV avait accordé la liberté de culte à la minorité protestante. Des prophètes protestants des Cévennes (dont le plus célèbre est Elie Marion) trouvent alors refuge en Angleterre où ils se rapprochent des quakers. Mais, plus extrêmes dans leur austérité que les Puritains eux-mêmes, et exprimant leurs prophéties d’une façon bruyantes (ils sont surnommés « shakers », c’est-à-dire « agités »), ils sont suspects aux yeux des pouvoirs publics et de nouveau persécutés.

 

En 1774, ils prennent, accompagnés d’un certain nombre d’Anglais, la route de la Nouvelle Angleterre qu’ils vont considérer, à l’égal d’autres exilés chrétiens, comme une Terre Promise. Sous la houlette de la «mère» Anne Lee, une première communauté fut fondée dans l’Etat de New-York (elle est actuellement occupée par des soufis de la mouvance du fils de Pir Vilayet, mon ancien  maître spirituel). Bien que le célibat soit obligatoire, la communauté réussit à s’accroître car elle faisait des adeptes ; au milieu du XIXe siècle elle comptait environ 25 villages et 4 000 membres !


Les shakers prient et travaillent ensemble, mais les sexes vivent séparément. Dans leurs bâtiments on voit même deux portes et deux escaliers. Ils ont été réputés pour leurs travaux : des graines végétales, le lait condensé qu’ils furent les premiers à produire, leurs peintures, etc. Même leurs meubles rustiques et sans décoration furent repérés par les designers pour leur minimalisme et se vendent aujourd’hui très chers. Ils pratiquaient la vie commune et interdisait à leurs membres toute propriété privée. Les derniers adeptes sont morts dans les années 1970. Selon l’encyclopédie Wikipedia (lien), il n’en reste plus que 3 aujourd’hui, dans leur village de Sabbathday Lake dans l’Etat du Maine où ils accueillent des visiteurs et sympathisants lors de leurs « meetings », chaque dimanche matin.
 
Pour en savoir plus, voir le livre du sociologue français Henri Desroche, Les Shakers américains. D'un néo-christianisme à un pré-socialisme, Éd. de Minuit, 1955, 332 p.


La vidéo jointe va vous montrer la plus célèbre de leurs chansons et je vous en propose une traduction français.  Il s’agit, comme les mots le disent, d’une danse en rond.  Ils dansaient ainsi pour témoigner leur foi et leur joie. Comme tous les New-Yorkais de ma génération, j’ai appris cette chanson a l’école primaire et je la chante toujours (surtout en participant à des séances de gym !).

 

Shakers_Dancing.jpg

"Simple gifts" par la chanteur américaine Jewel

1 - ‘Tis the gift to be simple, Its a gift to be free,
C'est le don d'être simple, c’est un don d'être libre,
'Tis the gift to come down where you ought to be,
C’est le don d'aller jusque là où vous devez être,
And when we find ourselves in the place just right,
Et quand nous nous trouvons nous mêmes à l’endroit parfait,
Will be in the valley of love and delight.
C’est comme dans une vallée d'amour et de délices.


2 - When true simplicity is gained,
Lorsque une vraie simplicité est acquise,
To bow and to bend, we will not be ashamed,
Pour saluer en révérence et s’incliner, nous ne serons point en honte
To turn, turn, will be our delight,
Car tourner, tourner sera notre délice
Till by turning, turning we come round right
Jusqu'à ce qu’en tournant, tournant, nous fassions ronde parfaite.

De nouveau 1, et 2

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 12:08

Refrain :

Où vas-tu donc d’un pas si léger, si joyeux ?

Je vais de ce pas vite au culte de mon Eglise

C’est dimanche dans la ville, dimanche dans mes yeux

Oui, mes amis m’attendent dans un champs de lys.

Qu’a donc ton Eglise plus qu'une autre ?

On y allume le calice des unitariens

Qui donne la lumière tirée du boisseau

Pour faire, avec, le tour du monde de demain

Qu’a donc ton Eglise plus qu'une autre ?

On s’y exprime avec son cœur et ses élans,

Et, sans fard, avec ses pas de danse et ses chants

Pour partager peines et joies de la semaine

Qu’a donc ton Eglise plus qu'une autre ?

Elle accepte tous ceux qui veulent dire leur foi

avec celle des autres en belle harmonie

Pour faire du pluriel une symphonie

Qu’a donc ton Eglise plus qu'une autre ?

Elle nous fait tous grandir dans la fraternité,

Porte nos sagesses vers plus d’universel

Et, aux autres, elle nous dit d’apporter le sel.

Jean-Claude Barbier mai 2008 (chrétien unitarien, AFCU)

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 11:41

Une chorale s'est constituée au sein de notre Eglise à partir d'un noyau de trois personnes (Noëlle Colle, Alain Lauzet et Jean-Charles Sinkner), pratiquant des chorales et dont l'une joue de la musique. Notre dossier de partitions comprend déjà plus d'une vingtaine de chants. Nous invitons tous ceux qui ont du talent à se joindre à eux. Contact

Vous trouverez déjà, sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), à la rubrique " nos chants et prières ", des traductions libres en français (par Jean-Claude Barbier) de plusieurs chants qui expriment notre foi lors des cultes unitariens.

We sing the roses waiting / Nous chantons les roses qui nous attendent
, par Ralph Waldo Emerson (1802-1882), mis en musique par Alexander Ewing (1830-1895),
Spirit of life / L'esprit de Vie
, par Carolyn McDade (1935),
Come, come, whoever you are / Venez, venez qui que vous soyez, par Rumi, paroles adaptées et musique de Lynn Adair Ungar (1963),
Come, sing a song with me / Venez et chantez une chanson avec moi
, par Carolyn McDade (paroles et musique,1935),
Mother spirit, Father spirit / Esprit si maternel, Esprit si paternel
, par Norbert F. Capek (1870-1942),
Circle of song / La ronde des chants, paroles et musique de Tony Turner (2002), chant et partition sur le site canadien du CUC

I have a dream today / J'ai fait un rêve aujourd'hui, adapté par Richard Boeke, sur une musique de Diademata

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 12:03
Compte tenu des talents déclarés, à savoir 3 chanteurs de chorale * dont l'un a été, en plus, musicien dans un orchestre, auxquels pourront se joindre d'autres personnes, le Conseil de l'EUfr a décidé du lancement d'une chorale. Ce faisant, il répond aussi aux voeux émis par les francophones lors de la Renontre nationale organisée à Ottawa en mai 2008 par le Conseil unitarien du Canada (CUC).
* Alain Lauzet, Jean-Charles Sikner et Noëlle Colle

Jusqu'à présent, les unitariens chantent surtout en anglais ou en hongrois. Plusieurs de ces chants ont été traduits en français (en traduction libre) par Jean-Claude Barbier et mis en ligne sur le
site de l'AFCU à la rubrique "nos chants et prières". Nous avons aussi à notre disposition des partitions recueillies lors de rencontres internationales : l'IARF à Kolozsvar (Transylvanie) en juillet 2005, l'ICUU à Montserrat (Espagne) en novembre 2005, puis à Oberwesel (Allemagne) en novembre 2007 ; et surtout le livret intitulé "Uni-Worship, a song and service book" édité en 2000 par le révérend anglais Richard Boeke pour le compte de l'ICUU et comprenant 36 p. en format A5.

La chorale a à sa disposition un dossier de plus d'une vingtaine de partitions. Les textes déjà traduits seront harmonisés. Rendez-vous dans un an pour que nous puissions publier sur ce site, à une rubrique réservée aux travaux de cette chorale, des partitions et des enregistrements sonores ... dans la langue de Molière bien sûr !

C'est là un pas important pour le développement concret de notre Eglise.
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  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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