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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 15:09

"L’unitarisme français est-il spécifique ?" par Jean-Claude Barbier *, article à la une du bulletin n° 99, janvier 2010, de la Correspondance unitarienne
* fondateur en 2002 du réseau francophone "Correspondance unitarienne", secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) de 2004 à 2009, puis membre administratif permanent de cette association, fondateur en 2008 de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), éditeur de plusieurs sites et des Cahiers Michel Servet, membre fondateur du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF).

Un mouvement chrétien qui s’est internationalisé

A partir des Eglises anti-trinitaires du protestantisme européen du XVIème siècle, qui ont pu de développer en Europe de l’Est, en Pologne (1565-1658) et en Transylvanie (depuis 1568), et grâce à la publication des œuvres du théologien italien Faust Socin par les Remonstrants de Hollande (la "Bibliothèque des Frères polonais" édités à Amsterdam à partir de 1665), le christianisme unitarien s’est développé en Grande-Bretagne aux XVII°et XVIII° sous des formes ariennes, sociniennes puis unitariennes, en s’appuyant alors sur les idées du Siècle des Lumières, puis au XIX° siècle aux Etats-Unis au sein du congrégationalisme (qui était de théologie calviniste) de la Nouvelle-Angleterre.

Depuis, l’unitarisme a poursuivi sa diffusion internationale, d’abord au sein de l’aire linguistique anglo-saxonne (au XIX° siècle au Canada, en Afrique du Sud, en Australie, en Inde, avec des appendices au Danemark et en Norvège, etc.), puis en Europe centrale avec la Tchécoslovaquie et l’Allemagne au XX° siècle, enfin, en ce début de siècle, au sein d’autres aires linguistiques : francophones en Europe occidentale (1) et en Afrique (2), hispanisants en Espagne, en Amérique latine et à Cuba ; pays portugais avec le Portugal et le Brésil ; Italie ; pays de l’Extrême orient comme le Japon et les Philippines, etc.

(1) France, Wallonie et la communauté francophone de Bruxelles, Suisse romande, et les principautés de Monaco et d’Andorre. (2) Burundi, Congo-Brazzaville, Congo RDC, Togo


La mise sur pied en 1995 d’un réseau mondial, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), consacre cette dimension mondiale.


... et ouvert à toutes les traditions religieuses et philosophiques

Entre temps, à partir du transcendantalisme américain des années 1830, les congrégations américaines de la fin du XIXème siècle ont mis en œuvre un christianisme d’ouverture (acceptation en leur sein des agnostiques et des non croyants qui pratiquent les vertus évangéliques), puis carrément, surtout à partir des années 1960 (1), un "interfaith" au sein même de leurs communautés en acceptant toutes les croyances, religieuses ou philosophiques.

L’unitarisme s’est donc diversifié bien au-delà de ses Eglises historiques demeurées chrétiennes en Transylvanie, en Hongrie, en Norvège et à Boston (la King’s Chapel). Ce que l’on peut appeler aujourd’hui l’"unitarisme contemporain" (2) est un large éventail comprenant les sensibilités chrétienne unitarienne, universaliste (au sens de la doctrine chrétienne de l’universalité du salut) (3), unitarienne croyante en référence aux religions monothéistes révélées (4) ou au théisme (5), unitarienne-universaliste, et universaliste sans plus de référence traditionnelle (6).

(1) en 1961, l’Association unitarienne américaine (AUA) fusionne avec l’Eglise universaliste américaine pour constituer l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations

(2) voir notre article du 28 août 2008, publié par l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) dans sa rubrique "les piliers de l’Eglise" : " une théologie à l’usage de l’unitarisme contemporain ", traduit en anglais : "A theology Adaptable to Present Day Unitarianism",
(3) qui était celle de l’Eglise universaliste, principalement développée aux Etats-Unis, mais aussi dans ses missions en Extrême-Orient (Philippines et Japon)

(4) cas de la communauté unitarienne de Nancy en France (lien),

(5) cas des communautés unitariennes du pays Kashi en Inde du Nord-Est (lien)
(6) cas des unitariens allemands de la Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR) (lien).

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 14:26

suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010)

Du fait que l’unitarisme contemporain accepte en son sein cette large diversité, et du fait aussi de l’héritage protestant qui veut que chaque assemblée cultuelle vaut Eglise locale, et plus particulièrement de la tradition congrégationaliste qui affirme la pleine souveraineté à chacune de ces Eglises locales, on peut se demander s’il y a une spécificité de l’unitarisme dans l’espace, selon les pays, les aires linguistiques, etc.
Nous répondrons ici en ce qui concerne la France.


Bien que la France ait été le pays de séjour, de 1531 à 1553, de l’anti-trinitaire d’origine aragonaise Michel Servet, l’unitarisme y est très récent. C’est en juillet 1986, à l’occasion d’une rencontre européenne de l’International Association for Religious Freedom (IARF) tenue à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, qu’une Association unitarienne française (AUF) est fondée par une dizaine de personnes.

Jusqu’à présent, une seule Eglise locale (à Nancy)

Nous n’avons pas, en France et pays francophones voisins, d’Eglise historique. Nos amis américains sont souvent surpris, croyant trouver en France des Eglises unitariennes. Certes, il y a eu des essais pour constituer des communautés locales qui, dans le vocabulaire américain auraient pu être autant de "fellowships" : à Paris, Marseille, Digne-les-bains, Bordeaux, Nantes. Seule une petite communauté d’une dizaine de personnes s’est constituée à Nancy, à partir de 1990, dans le cadre d’une association loi 1905, la Fraternité unitarienne. Mais cette association a eu beau s’intituler à partir de 1997, Eglise unitarienne de France / Fraternité unitarienne, elle est restée circonscrite à Nancy hormis quelques rares adhérents extérieurs.

A noter que les unitariens anglophones en séjour en France, ont fondé dans les années 1980 (reconnue juridiquement en 1986 comme association loi 1901) une communauté à Paris, l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) (
lien
), laquelle est membre de l’European Unitarian Universalists (EUU), fédération qui regroupe les anglophones qui sont de même en séjour dans les principales capitales d’Europe de l’Ouest (avec Paris, Genève, Francfort, Bruxelles et Amsterdam). Un culte mensuel est pratiqué dans un lieu de culte loué (présentement, le temple protestant de Pentemont-Luxembourg). Les ministres du culte viennent de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.


… mais une Eglise linguistique sur la Toile

C’est finalement une Eglise sur la Toile ("Church on line") et au niveau de l’aire linguistique de la Francophonie (donc pas seulement français), l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), qui a vu le jour en juin 2008 à mon initiative (lien
). Elle s’est dotée depuis des institutions dignes de toute Eglise : un conseil exécutif (de 7 membres pour l’instant) (lien), un ministre du culte titulaire de la chaire (la révérende Maria Pap, ministre de l’Eglise unitarienne de Transylvanie) (lien), un espace de prière et de méditation (lien), un culte mensuel (lien), un accompagnement spirituel de cas particuliers (lien), un projet de chorale (lien), une bibliothèque (lien), des activités humanitaires (lien), sans compter un cadre de formation au ministère pastoral (lien), etc.


Il s’agit d’une innovation puisque c’est la première Eglise unitarienne qui fonctionne ainsi, entièrement sur la Toile. Elle reprend l’expérience, avec les moyens que l’Internet met aujourd’hui à notre disposition, des Eglises par correspondance américaine (la Unitarian Church of All Souls en 1903 et, depuis 1944, la Church of Larger Fellowship (CLF) *
, chargées d’encadrer les isolés, hors congrégation locale, aux Etats-Unis puis dans le monde entier.
* voir notre article "Une Eglise par correspondance aux Etats-Unis" dans le bulletin n° 37 de novembre 2004 de la Correspondance unitarienne (lien).

à suivre ...

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:44

suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance française, n° 99, janvier 2010).

La première présidente [de l'Association unitarienne française] en fut Mme Lucienne Kirk qui, après avoir suivi l’enseignement du Manchester College à Oxford, venait de soutenir un mémoire à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, sous la direction du professeur André Gounelle, sur le théologien américain chrétien que fut James Luther Adams (1901-1994) (lien). Elle fut ordonnée ministre du culte en décembre 1986, à l’Eglise unitarienne de Kolozsvar (Cluj-Napoca), en Transylvanie. Elle desservit une paroisse de l’Eglise réformée de France (ERF) dans les Cévennes. A son retour aux Etats-Unis, en 1990, elle s’investit au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF), une association nationale lancée en 1938 pour défendre et maintenir la version chrétienne de l’unitarisme américain (lien
) qui était alors menacée par une vague humaniste (voir le Manifeste humaniste de 1933).

Le savant naturaliste Théodore Monod (1902-2000) apporta son parrainage à cette nouvelle association. Il était protestant libéral, membre de l’Eglise réformée (ERF) de l’Oratoire du Louvre, et il aimait se dire "chrétien pré-nicéen", c’est-à-dire d’avant le premier concile qui, en 325, entérina le dogme trinitaire.

La cheville ouvrière de l’unitarisme français fut Albert Blanchard-Gaillard, enseignant en histoire à Marseille, franc-maçon chrétien. Il fut secrétaire général de l’AUF à sa fondation, puis président en 1990 lors du départ de Lucienne Kirk. Alors que les premiers statuts de l’AUF prévoyaient une association seulement majoritairement chrétienne, il fit inscrire dans les statuts, en 1992, la référence à Dieu et à l’enseignement et à la personne de Jésus. Puis, lorsqu’une majorité circonstancielle, lors de l’assemblée générale de 1996, voulut abandonner cette référence explicitement chrétienne pour en rester à une référence plus large à Dieu seul, il fonda avec les autres cofondateurs de l’AUF et toujours avec le patronage de Théodore Monod, une nouvelle association, cette fois ci statutairement chrétienne, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Il est toujours président d’honneur de cette association. Voir sa bibliographie (lien
).

Contrairement à l’unitarisme-universalisme américain, puis européen (par exemple en Grande-Bretagne à partir des années 1950), l’unitarisme français, par sa composante chrétienne, affirme sa pleine et totale légitimité dans la sphère du christianisme libéral. Par l’AFCU, il est en compagnonnage avec les protestants libéraux (l’association et la revue Evangile et Liberté, les Unions protestantes libérales de Strasbourg et de Genève, l’association et revue Théolib) et avec la mouvance catholique libérale émergente depuis la fin du XX° siècle (les communautés chrétiennes de base CCB, les Amis de Marcel Légaut, la Fédération des réseaux des parvis, l’association et revue Libre pensée chrétienne basée à Bruxelles, etc.). Depuis 2002, les chrétiens unitariens français sont en contact avec cette mouvance catholique libérale et, en mai 2006, l’AFCU fut accepté comme membre par la Fédération des réseaux des parvis (lien).

Au niveau européen, les chrétiens unitariens français sont en contact avec l’European Liberal Protestant Network (ELPN), un réseau de l’IARF, où l’on retrouve, en plus des protestants libéraux (dont les Remonstrants aux Pays-Bas et les Non-Subscribing irlandais), nos Eglises historiques de Transylvanie et de Hongrie et la General Assembly of Unitarians and Free Christian Churches (lien).

C’est précisément ce rôle des Eglises ou associations chrétiennes unitariennes, qui existent dans plusieurs pays européens (Grande-Bretagne, France, Italie, Norvège) et africains, de maintenir cette présence unitarienne pour un christianisme non dogmatique et libéral, qui a été réaffirmée lors de la rencontre d’Avignon en août 2007 par un manifeste, lequel a été traduit en plusieurs langues (lien
).

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:08
suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010).

Est-il possible de mettre tous les unitariens dans une même association ou une même Eglise ?

Les unitariens français ont su tirer les leçons de l’échec de leur première association, l’Association unitarienne française (AUF), fondée en 1986, devenue "francophone" (Association unitarienne francophone) en 1992 et qui fut dissoute en janvier 2006. Les conflits d’orientation et de personnes y furent en effet très nombreux. En dépit d’un sursaut "unitaire" en novembre 2006 avec la fondation d’une Fraternelle unitarienne dont la tentative fut de réunir les non trinitaires de la mouvance protestante libérale de Théolib (soit une vingtaine de personnes), les unitariens de la communauté de Nancy et les chrétiens unitariens de l’AFCU, mais qui finalement échoua dès l’année suivante, c’est le pluralisme qui s’est peu à peu concrétisé avec la mise en place de réseaux (La Correspondance unitarienne depuis octobre 2002, la participation de Français au Regroupement francophone unitarien et universalistes RFUU), l’ouverture de forums (Unitariens francophones depuis avril 2005 à l’initiative des chrétiens unitariens, et La famille des U qui fonctionna en 2006-2007), le lancement de sites individuels, la fondation d’associations dont une dernière en novembre 2009, l'Association unitarienne universaliste francophone (AUUF).

Le "carnet d’adresses" de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) témoigne de cette richesse en initiatives du paysage unitarien français (lien
). Elle correspond, aux Etats-Unis, à la floraison d’associations unitariennes-universalistes au niveau national.

Hormis la communauté de Nancy qui n'est pas en lien avec les autres associations, la plupart des unitariens français sont en relation mutuelle et en bonne entente : ils contribuent au réseau de la Correspondance unitarienne et à la rédaction de son bulletin (nombreux auteurs, 250 destinataires), échangent au sein du groupe Yahoo Unitariens francophones (plus de 100 membres, plus de 800 messages par mois), s’inscrivent aux Newsletters des sites, participent au culte mensuel de l’Eglise unitarienne francophone, etc. Les unitariens français peuvent être évalués, à partir de leur participation à ces diverses activités, à près de 200 personnes.

Ils sont représentés par une instance nationale qui a été fondée en mars 2008, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) (lien). Elle a été mise en place à l’initiative des chrétiens unitariens de l’AFCU afin de prendre le relais de leur association qui avait été acceptée comme groupe émergent par l’ICUU en avril 2006. 
C’est désormais le CUUF qui représente tous les unitariens français auprès de l’ICUU et il entend valoriser les diverses initiatives en France par son site portail, mais ses membres (qui y envoient des "délégués") restent tout à fait libres et indépendants dans leurs activités. D’une façon générale, les activités des uns sont ouvertes à tous les autres : édition de textes, forums, rencontres occasionnelles, réunions, cultes, etc.
* pour l’instant, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), l’Association unitarienne-universaliste francophone (AUUF), le réseau de la Correspondance unitarienne, le forum Unitariens francophones, et prochainement les Amitiés islamo-francophones.

Cette même prise en considération des identités existe au niveau de notre Eglise linguistique. Les fidèles sont invités à s’y exprimer avec leur propre culture et tradition, sans aucune réserve ni tabou. Les chrétiens peuvent y parler de leur attachement à la personne de Jésus, pratiquer le partage du pain et du vin, donner le baptême et la confirmation aux fidèles qui le désirent ; les croyants s’adresser directement à Dieu, sans euphémisme ; les non-croyants parler de leurs convictions, etc. Il ne s’agit pas d’arrondir les angles afin de ne pas gêner les autres, encore moins de folkloriser les fois religieuses dans un "interfaith" affadi et fait de clichés généraux, sinon d’images d’Epinal, mais d’affirmer haut et fort nos propres convictions spirituelles et nos engagements précis et de les proposer en partage en en dégageant les valeurs universelles.

La communauté s’établit alors non point dans un quelconque dénominateur commun ou un consensus mou, mais dans l’expression, l’écoute des autres, le partage des spiritualités et des rituels, l’osmose et non la fusion, la pratique libérale de la religion étant bien entendu à la base d’un tel fonctionnement. Les religions particulières sont donc pleinement acceptées dès lors qu’elles savent partager. En cela notre Eglise n’est pas que "chrétienne" (car elle pratique l’interfaith), mais elle n’est pas non plus que "unitarienne-universaliste" car elle admet que chacun puisse vivre les valeurs universelles au sein du corpus religieux de son choix.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 11:49

suite et fin de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010) 

C’est précisément avec les mouvances libérales, et elles seules, que nous pouvons pratiquer les relations inter-religieuses et non pas avec tous les chrétiens ou le christianisme en général, et de même pour toutes les religions. Les unitariens français n’ont de relation qu’avec les autres libéraux et les non dogmatiques. Ce n’est pas une religion donnée qui est importante, mais la façon dont on la pratique. Cela s’accompagne d’un nécessaire esprit critique vis-à-vis des mouvements religieux quels qu’ils soient, à commencer par la sienne, et, de là, d’une sélection dans nos relations extérieures.

Par rapport à la tradition anglo-saxonne qui accepte d’une façon laxiste tous les mouvements religieux au nom de la liberté de conscience et tolère les communautarismes, nous pensons que les acteurs religieux sont soumis aux règles qui régissent nos sociétés modernes et laïques et doivent s’y conformer au même titre que tous les autres acteurs de la société civile.

De même que le christianisme unitarien n’a eu de cesse de réfléchir au corpus religieux dont il avait hérité, de même, nous invitons toutes les autres religions à faire de même afin de dégager ce qui a valeur universelle pour tout le monde. C’est cet effort, exigeant, que nous pouvons appeler "le travail unitarien" et qui doit être le moteur de notre "interfaith".

Gandhi
l’entendait ainsi qui demandait à chacun de vivre sa propre religion avec excellence ou encore Théodore Monod qui percevait chacun cheminant selon son propre itinéraire vers le même sommet de montagne. Il y a là appel, non pas à une simplification ou à une sécularisation du religieux, ni à un syncrétisme universaliste, mais à l’approfondissement de chaque voie afin de permettre un partage qui, lui, est porteur d’universalité. En d’autres termes, que chacun garde sa foi mais sache désormais la partager, inviter les autres à la communion de la parole et des rites, célébrer Dieu et/ou la Vie à plusieurs voix.

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Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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