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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:50

Charles W. Eddis, pasteur à l’Eglise unitarienne de Montréal (Québec) de 1977 à 1993 et depuis pasteur émérite (emeritus) a donné son dernier sermon le 4 mars 2012, sur le thème : « The Secular Society at Sinai » ("La communauté laïque du Sinaï", à savoir la communauté de foi qui était dirigée par Moïse). On le voit ci-joint, à la sortie de ce culte, en compagnie de Nancy Labonté, archiviste de l’Eglise.


« Je travaille très souvent avec lui, étant l'archiviste de l'église, et puisqu'il travaille constamment avec notre matériel historique. C'est pour cette raison que Patricia Philips tenait à prendre cette photo de nous. Il est aussi président d'honneur de notre Comité Héritage qui chapeaute la bibliothèque et les archives » (Nancy Labonté, sur la page Facebook du groupe « Unitariens francophones », le 28 avril 2012)  Pour en savoir plus sur cette bibliothèque ( lien)
 

Canada_Charles_Eddis.jpg

 

L’Eglise unitarienne de Montréal a un nouveau site comprenant une version française ( lien)

 

A Montréal, qui avait alors moins de 30 000 habitants, des unitariens se réunissent en 1832 pour une première célébration qui attira pas moins de 80 personnes, mais la guerre des Patriotes (1837-1838) les divise, et ce n’est que dix ans plus tard, en 1842, qu’une nouvelle communauté se formera. L’Eglise est dite « Church of the Messiah », l’Eglise du Messie.

 

Lors de la fusion aux Etats-Unis en 1966, entre les congrégations unitariennes américaines et l’Eglise universaliste américaine, les congrégations canadiennes deviennent membres de l’Unitarian Universaliste Association (UUA) qui vient d’être nommée. Toutefois le Canadian Unitarian Council / Conseil unitarien du Canada (CUC) ne retient pas la seconde dénomination confessionnelle car les congrégations universalistes au Canada sont trop peu nombreuses et ne le revendiquent pas. Mais c’est bel et bien l’approche du religieux de l’UUisme qui est adopté à Montréal et dans tout le Canada. L’Eglise unitarienne de Montréal affirme aujourd’hui son entier multiculturalisme.


Charles W. Eddis, avec la plupart des pasteurs canadiens de son époque, fut acteur de la séparation du CUC par rapport à l’UUA, le CUC devenant entièrement indépendant. Présentement âgé et un peu fatigué, il est toujours en excellente santé.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 22:12

" Réflexion " par Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), au culte francophone du dimanche 25 mai 2008 de l’Eglise unitarienne de Montréal (EUM) (1ère partie) ; allocution publiée dans le bulletin n° 80, juin 2008, de la Correspondance unitarienne. Mis en ligne le jeudi 5 juin 2008 sur le site de l'AFCU et transféré ici.

http://img.over-blog.com/287x216/0/50/96/12//Montr-al-Eglise-unitarienne-entr-e.P5250682.jpg http://img.over-blog.com/291x216/0/50/96/12//Montr-al-Eglise-unitarienne-vue--ext-rieure.-P5250680.jpg

l'église unitarienne de Montréal, façade et entrée ; photo. Jean-Claude Barbier, mai 2008

 

Très Chèr(e)s Ami(e)s,

 

Ce n’est pas par hasard, vous vous en doutez bien, si j’ai traversé l’Atlantique pour avoir le grand plaisir de vous rencontrer. Notre histoire commune – je dis bien "commune" car il s’agit d’une convergence entre l’unitarisme * de nos deux pays respectifs – notre histoire donc, je crois pouvoir le dire, est le résultat de volontés de la part de plusieurs personnes.

* " unitarianisme " au Québec (terme qui a été utilisé lors de la version orale de ce discours puisque je me trouvais à Montréal), " unitarisme " en Europe francophone.

 

Je me propose d’en rappeler les prémices, du moins vus du côté de la France

 

Michel Lalonde commença à fréquenter votre Eglise au début de 2000. En mars 2001, un ami unitarien de votre communauté lui communiqua les coordonnées du site de Pierre Bailleux qui s’intitulait alors Protestantisme libéral unitarien, et qui fut l’ancêtre du site Profils de libertés. M. Lalonde écrivit alors à cet éditeur en date du 21 avril 2001 " Depuis ce temps, dit-il, je vous visite régulièrement attendant avec enthousiasme et impatience toute nouveauté qui apparaît sur le site ". Il s’ensuivit un échange de correspondance tout à fait prometteur.

 

Presque trois ans plus tard, au début de 2004, P. Bailleux m’envoie ce message et je décide de le publier à la Une de notre bulletin, la Correspondance unitarienne *. Je contacte alors le webmestre du site du MUUQ au mois de février, afin d’avoir les coordonnées de l’intéressé. Ce webmestre, alors anonyme pour moi, était Simon Latarte. Il me donna les coordonnées de Mme Krystina Matula, laquelle s’entremit auprès de M. Lalonde. Je pus ainsi publier le texte de ce dernier.

* lancé en octobre 2002 par moi même et mis sur son site de par P. Bailleux.

 

Ce sera l’article à la Une de notre n° 29, de mars 2004, que j’intitule "Unitariens d’Amérique et unitariens d’Europe ". L’auteur s’y fait prophète dans son dernier paragraphe :

 

" Je caresse un idéal, un rêve qui me revient sans cesse et c'est celui de voir un jour des Eglises unitariennes francophones des deux côtés de l'Atlantique qui établiraient des contacts et qui travailleraient ensemble pour répandre ce vent de fraîcheur et de libéralisme religieux que tant de gens recherchent mais ne retrouvent pas faute d'alternatives radicales. "

 

M. Lalonde tint à ajouter un épilogue où il confirmait tout à fait les idées qu’il avait déjà exprimées. J’y ai mis un sous-titre de mon cru : " notre oncle d’Amérique persévère dans ses intentions … ".

 

" Je constate, dit l’intéressé, que mes convictions ont peu changé depuis cette époque. Selon moi l'unitarisme demeure une excellente alternative spirituelle (personnellement, la meilleure) qui sort du giron du conservatisme et de l'orthodoxie chrétienne.

J'avais terminé ce message en exposant mon désir de voir l'unitarisme prendre de l'expansion des deux côtés de l'Atlantique ; mieux même, fraterniser afin d'échanger et de se connaître. Pour reprendre une idée du site Profils de Libertés : aménager des passerelles entre unitariens de toute la francophonie, sans oublier nos frères et soeurs de toutes les nations.

Je partage également votre espoir d'établir une relation qui pourrait être fort agréable et profitable. Peut-être pourrions-nous correspondre régulièrement afin de connaître ce qui se fait en Europe et en Amérique, échanger des documents, des idées ... Amicalement. "

 

Sur ce, j’avais alors lancé un appel aux membres de notre réseau de la Correspondance unitarienne : "Allo Rézo : un membre de notre réseau serait-il intéressé pour développer les relations avec nos amis Québécois et Canadiens, si possible sachant se débrouiller en anglais pour le Canada anglophone. En prime, annonçais-je : un séjour en sport d’hiver ... ".

 

A cette date là, trois membres francophones de cette communauté recevaient déjà notre bulletin : Krystina Matula, Michel Lalonde et Nancy Labonté dont je venais tout juste de faire la connaissance, en février 2004, dans un forum de végétariens. Elle avait répondu à un interlocuteur de ce forum en évoquant les unitariens en France* ; par moteur de recherche, j’étais tombé tout à fait par hasard sur la conversation.

* la Fraternité unitarienne localisée à Nancy et la communauté des anglophones à Paris

 

" En France, disait Nancy à son interlocuteur, il y a l'Eglise unitarienne de Nancy... ils sont très traditionalistes, attachés aux premiers mouvements chrétiens unitariens (il y a 450 ans)*. Il semble qu'à Paris, il y aurait une petite communauté américaine universaliste unitarienne, c'est l'association de ces deux termes qu'il faut chercher ! C'est cette dénomination qui regroupe des gens très libéraux et soucieux d'agir pour le bien du monde (toujours selon leur niveau de conscience... et leur vocation...) Bonne recherche ! ".

* en fait, la communauté de Nancy en France est monothéiste et se réfère aux livres révélées des diverses religions.

 

Son interlocuteur, un nommé Richard, ironisait quelque peu sur le fait qu’il puisse y avoir des athées dans une Eglise. Et Nancy de répondre, déjà avec assurance : " Non, pas étonnant, l'Eglise est un lieu communautaire de partage et de progrès personnel. Il y a beaucoup d'athées à l'Eglise unitarienne universaliste (en fait, la majorité). Au début, ça me dérangeait un peu, je ne comprenais pas la motivation de ces gens... car j'ai personnellement la foi en une force bienfaisante. Mais, par la suite, j'ai réalisé que nous partagions une foi similaire... sauf que leur fierté était de proclamer leur athéisme... et que moi, j'étais toujours un peu romantique ! ".

 

Le 15 mars 2004, dans le même forum, elle continue à défendre avec vigueur la présence des athées au sein de l’Eglise unitarienne : " Ces athées ont la foi en l'union de forces positives, en une éthique de vie élevée, en un respect de la dignité des individus et aussi ils croient que le recueillement est bénéfique pour tous, même si cela n'est pas dirigé vers une hypothèse relevant autant de la symbolique que de la vérité... ils accueillent leur intuition et s'efforcent de vivre au mieux de leur capacité... dans l'amour et la tolérance. Je trouve cela plutôt cohérent... Pour le catholicisme au Québec... ce n'est pas la sauvegarde du français qui est la blessure, mais un obscurantisme misérable qui a mutilé des générations de pauvres diables, bien au-delà de la révolution française... cela sans parler des abus de pouvoir... de toutes sortes... psychologiques et physiques... ".

 

Quant à moi, j’intervins pour rassurer Nancy de notre bonne volonté et de notre ouverture d’esprit : " Chère Amie. A la lecture de votre intervention sur un forum, je peux vous assurer que le christianisme unitarien est lui aussi très ouvert à des agnostiques et à des athées (…) ".

 

Sa réponse fut pleine de fraîcheur comme l’était son pseudonyme d’internaute, car elle avait choisi le nom fort poétique de " Fée verte " : " Bonjour Jean-Claude ! Je suis très heureuse d'entrer en contact avec toi. Si tu désires discuter avec moi, je serai toujours ouverte à apprendre de ta sagesse et à te communiquer le fruit de mes expériences. Je suis très occupée... cela fait quelques semaines que je n'ai pu aller à l'église. Je ne connais pas Krystina et Michel ... Demande-leur s'il m'ont vu, j'ai une fille de 6 ans qui a les cheveux blonds aux épaules qui fréquente l'école du dimanche... sauf que depuis Noël, notre présence fait défaut ! Bon, je vais lire les fichiers joints ! à la prochaine ! Et merci pour le beau site web Profils de liberté! Ciao, Nancy ".

 

La suite est plus connue :

 

- participation de N. Labonté à notre groupe de discussion " Unitariens francophones " dès son ouverture en avril 2005 (elle sera suivie plusieurs mois après par celle de Maurice Cabana-Proulx et de Jo-Anne Elder-Gomes),

- mon inscription en septembre de la même année à CUC-en-français (elle aussi suivit de plusieurs inscriptions de Français – Christian Collas, Jean-Marc Van Hille, Virgil Pérez, etc. – et le Belge Pierre Bailleux) ;

- le lancement du RFUU en novembre 2005 et la participation de plusieurs unitariens français à ce réseau : Fabrice Descamps, Virgil Pérez, Bernard Biro, Alain Lauzet et Maël Strom ;

- le partenariat entre chrétiens unitariens et le RFUU établi en juillet 2006 (lien) ;

- enfin, tout récemment, le 18 mai 2008, l’Appel francophone d’Ottawa, signé entre les chrétiens unitariens de l’Europe francophone, ceux d’Afrique noire et le RFUU, que nous venons de proclamer dans le cadre du rassemblement annuel du CUC ;

- à votre invitation, j’ai ajouté ma présence aujourd’hui parmi vous.

 

J’avoue que, comme l’interlocuteur de la Fée verte que nous avons cité, je n’ai pas tout de suite compris l’ouverture d’une Eglise aux non-chrétiens et aux non-croyants. Par son vécu personnel, par sa sensibilité, par son attachement à votre communauté, Nancy m’a grandement aidé à comprendre de l’intérieur votre mouvement. Je tiens ici à l’en remercier très chaleureusement.

 

(…) à suivre. La seconde partie de cette allocution sera publiée dans notre prochain bulletin sous le titre " Oui, le pari de l’unitarisme-universalisme est en train d’être tenu ". [additif du 27 mars 2010 : Elle a été mise en ligne sur le site de notre Eglise dans la rubrique "croyants - non croyants" sous le titre "éloge de l'unitarisme-universalisme". ]


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:36

historique par Jean-Claude Barbier paru dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 80, juin 2008 "Spécial Canada", publié le jeudi 5 juin 08 sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et transféré ici.

 

a) du côté de Montréal

 

Bien que Montréal soit au Québec, l’Eglise unitarienne de cette ville, du fait de son passé, a surtout des fidèles anglophones. Au début des années 2000, afin de toucher les Québécois, le pasteur Ray Drennan (en fonction depuis 1995), avec quelques francophones de son Eglise (dont Valmyre Bourdon), lance le Mouvement universaliste au Québec. La première activité de ce mouvement est de mettre en place un site à l’attention des Francophones. Il bénéficie pour cela d’un financement de la part de la Convention universaliste de New-York.

 

Sans doute est-ce ce soutien extérieur qui justifie la première appellation du mouvement, mais le terme " unitarien " est réintroduit par la suite, toutefois en second, Mouvement universaliste unitarien au Québec (MUUQ), ce qui constitue une exception dans la tradition unitarienne-universaliste : c’est cette dénomination qui figure en référence Internet du site et dans son bandeau, mais elle ne se généralisera que plus tardivement dans les annonces, à partir de mars 2006. A cette date, le MUUQ s’implique plus nettement dans l’Eglise, met l’image de celle-ci sur sa page d’accueil, en anime le " comité francophone ", élit une présidente en titre : Hannelore Poncelet, et présente un logo (une colombe qui prend son envol sur un fond bleu). [Additif du 27 mars 2010 : depuis le début de l'année 2009, le MUUQ a "régularisé" da dénomination en devenant le Mouvement unitarien universaliste au Québec].

 

A noter aussi, en plus de ce site et en parallèle, la diffusion de tracts sous le nom du MUQ :

 

" Un bouddhiste universaliste unitarien raconte " (adaptation française du document The Faith of a Unitarian Universalist Buddhist de James Ishmael Ford, pasteur d’une communauté unitarienne-universaliste) ;

" Un accueil sans discrimination : l’amour c’est l’amour, qu’il s’agisse de deux hommes, de deux femmes ou d’un homme et d’une femme " (adaptation en français de Unitarian Universalist : A Welcoming Place for Gay, Lesbian and Bisexual People de Scott W. Alexander ;

" Les universalistes célèbrent une spiritualité pour notre société actuelle " (adaptation en français de " Universalism – For Such a Time as This " de Charles A. Howe)

" Les unitariens affirment qu’ils n’ont pas de croyances qui puissent être remises en doute " (adaptation en français de " What Unitarians Affirm " de Charles Eddis, pasteur canadien)

 

Enfin, Ray Drennan, avec la collaboration du MUQ, publie en 2001 un recueil bilingue de chants : Vers Un rêve à bâtir … si on tissait ensemble / side by side, fulfilling a dream. Le document est édité par le Conseil unitarien du Canada (CUC).

 

En octobre 2003, Ray Drennan relance le mouvement et invite chez lui, un samedi après-midi, les fidèles intéressés. C’est le succès avec une trentaine de participants, des francophiles s’étant joints bien volontiers aux francophones. Le 1er mai 2004 eut lieu la première célébration en français (la Correspondance unitarienne en fait part dans son bulletin n° 31, mai 2004, suite à un message reçu de Michel Lalonde le 21 avril) Les célébrations deviendront régulières (chaque 4ème dimanche du mois) à partir de janvier 2006.

 

Le dimanche 25 mai 2008, à l’occasion de ma visite, la nouvelle pasteur Diane Rollert (en fonction depuis le 30 avril 2006, suite au départ de Ray Drennan en juin 2005) y participa pour la première fois et fit une allocution en français. Celle-ci fut très appréciée ; elle reprenait un texte qu’elle avait fait auparavant Blessed are those who question (Bénis ceux qui questionnent ) pour la rubrique " From the pulpit " (Du haut de la chaire) de la revue du CUC, Canadian Unitarian, printemps 2008. Elle reprit la traduction en français qui venait d’être faite par Marie-Claire Lefeuvre (lien)


http://img.over-blog.com/360x480/0/50/96/12//Montr-al-Eglise-unitarienne-Diane-Rollert.P5250703.jpg Diane Rollert à la sortie du culte, avec à sa gauche, Léo Poncelet et Jean-Claude Barbier,

et à sa droite, Stève Prudhomme et Hannelore Poncelet ; photo Yves Manseau (mai 2008)

 

La Tribune libre unitarienne, lancée au début de 2005 par Léo Poncelet, affirme son indépendance éditoriale et se présente comme une revue électronique montréalaise. Elle est hébergée sur le site du MUUQ et contribue ainsi au renforcement de ce pôle francophone. Elle en est à son 7ème numéro, à raison de deux livraisons par an.

 

2 – du côté d’Ottawa

 

Parallèlement au développement de ce pôle francophone de Montréal, les francophones d’Ottawa se sont eux aussi manifestés. Un Rassemblement unitarien universaliste, animé par Gilles Marchildon, a commencé ses activités depuis 2004, au sein de la Communauté unitarienne-universaliste d’Ottawa (UU Fellowship of Ottawa, UUFO), et se réunit chaque mois. Une réunion au début d’année 2006 a regroupé 11 personnes, provenant de l’UUFO mais aussi de la First Unitarian Congregation. Lucie-Marie Castonguay-Bower et Maurice Cabana-Proulx en sont actuellement les principaux animateurs. Ce rassemblement dispose d’une page sur le site de l’UUFO.

 

La révérende Frances Leigh Deverell, pasteur de la First Unitarian Congregation of Ottawa, dessert également l’UUFO (une " fellowship " est une jeune communauté qui n’a pas encore les moyens d’engager à ses frais un pasteur).

 

3 – au niveau national, du côté du CUC

 

Rappelons que le Conseil unitarien du Canada (CUC) a contribué en 2001 au livre liturgique de Ray Drennan susmentionné. Une page en français a été ouvert sur le site du CUC dans la rubrique " about us " sous le titre " communautés religieuses vitales en croissance au Canada", avec un logo : une bougie allumée au creux d’une main. Elle a été ouverte du temps où le MUUQ s’appelait encore MUQ, avec un seul " U ". [Rectificatif du 27 mars 2010 : désormais une simple page en français (lien)]
 

Un groupe de discussion sur le serveur Yahoo à destination des locuteurs français, CUC-en-français, a été lancé le 16 février 2004. Finalement, vu le faible volume de discussion, il sert principalement d’affichage informatif.

 

Le CUC a accepté qu’il y ait un atelier en français lors de la rencontre régionale Est à Montréal en novembre 2005 (qui a vu la naissance du Regroupement francophone unitarien universaliste RFUU dans le cadre de l’atelier animé par Lucie-Marie Castonguay-Bower sur le sujet : " Favoriser la participation francophone dans votre communauté "), puis aux rencontres nationales des années suivantes (il y avait ainsi 4 ateliers en français et un bilingue à la rencontre nationale d’Ottawa, du 16 au 19 mai dernier).

 

Pour cette dernière manifestation, le CUC m’a invité en ma qualité de représentant d'un groupe émergent reconnu par l’ICUU pour la France, à savoir l’AFCU. La revue Canadian Unitarian dans son n° de printemps 2008 a largement fait état, en français, de cette participation. A noter que, depuis cette année, Jo-Anne Elder-Gomes, bilingue, membre de l’Unitarian Fellowship of Fredericton, participe comme traductrice à ces pages en français.

 

Enfin, c’est dans le cadre de cette rencontre nationale 2008, que l’Appel d’Ottawa a été proclamé solennellement (publiées en français et en anglais sur le site de l’AFCU à la rubrique " l’Appel d’Ottawa ").

 

4 – le réseau international du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU)

 

Les Francophones canadiens ont mis à profit la rencontre régionale de Montréal en novembre 2005 pour lancer ce réseau. Celui-ci s’est internationalisé rapidement avec l’inscription de plusieurs unitariens français. Il s’est organisé avec un groupe Yahoo de discussion, mais fonctionnant exclusivement en interne, entre ses membres seulement, puis un site Internet et, en complément, un wiki (un espace où les membres peuvent déposer eux-mêmes des textes). Pour les références Internet, voir le site de l' Eglise unitarienne francophone à la rubrique "adresses unitariennes"


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:26

http://img.over-blog.com/372x257/0/50/96/12//Lay-Chaplaincy-au-Canada.jpgChez les unitariens canadiens, les rites de passage sont principalement les mariages, les funérailles, les commémorations et les cérémonies d'accueil des enfants. Nous pouvons aussi ajouter à cette liste les passages à la retraite, les rites de bénédiction de maison ou ceux de " coming out ". Ce sont des occasions d'honorer publiquement un événement important en compagnie de ceux qui nous sont chers. Les Églises unitariennes canadiennes manifestent une spiritualité libérale qui est apte à apporter un sens personnel aux rites de passage tout en respectant la spiritualité spécifique des célébrés.

 

Au Canada, il est devenu clair, dès les années 1970, que les pasteurs unitariens ne suffisaient plus à la tâche car la demande pour des rites unitariens dépassait leurs disponibilités. Le programme Lay Chaplaincy a été développé par le Canadian Unitarian Council (CUC) pour répondre à ce besoin et aux demandes du grand public (voir : http://www.cuc.ca/lay_chaplaincy/ ). Dans le cadre de ce programme, des personnes sont formées pour devenir célébrants ou célébrantes laïques au sein de leur Eglise par les autres célébrants et au sein de séminaires organisés par le CUC. Dans les grandes villes, nous pouvons compter jusqu’à deux ou trois célébrants laïques par Eglise.

 

Les célébrants laïcs sont choisis dans leur congrégation et officiellement certifiés par le Gouvernement pour pouvoir accomplir légalement des mariages (pour tous : hétéro, gais, lesbiennes, inter-religieux, personnes divorcées etc.). Aujourd'hui, l’ensemble des célébrants unitariens célèbrent plus de 1 000 rites de passage par année partout au Canada. Les célébrants laïcs sont désignés par leur congrégation pour un mandat de deux ans, renouvelable trois fois, soit un total possible de six ans.

 

Les rites de passages unitariens peuvent être célébrés dans une église unitarienne, dans une chapelle du choix des célébrés ou dans un endroit informel. Il y a des frais pour les non-membres tandis que les membres des congrégations reçoivent gracieusement ces rites de par leur pasteur.

 

Document traduit en français par Nancy Labonté, cofondatrice du RFUU et webmestre du site de ce mouvement. Publié le lundi 10 mars 2008 par l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et transféré ici

 

Nancy Labonté étudie à temps complet la théologie pratique au Centre de théologie et d'éthique contextuelles québécoises (CETECQ) de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal (lien).


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:07

Information publiée le dimanche 2 mars 08 sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitraines et transférée ici.


Le Conseil unitarien canadien / Canadian Unitarian Council, (CUC) organise sa rencontre annuelle du 16 au 19 mai 2008. A cette occasion, le CUC a voulu affirmer le bilinguisme qui règne en son pays et plusieurs ateliers auront lieu en français :

 

- "Groupe de croissance spirituel", avec Lucie-Marie Castonguay-Bower, ministre "laïc" de l'Unitarian Universalist Fellowship of Ottawa (UUFO)

- "De la critique des religions à partir de l’expérience des unitariens du Canada et en France", avec Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)

- "Démonstration d’un programme d’éducation religieuse UU pour enfants francophones", avec Hannelore Poncelet (Mouvement universaliste et unitarien au Québec, Eglise unitarienne de Montréal) et Elisabeth McKinney Charbonneau

- "Le cercle des générations / Life Circles : Bringing Together Families, Generations and Groups", atelier bilingue avec Jo-Anne Elder-Gome

- "Ressources imprimées et audio-visuelles UUs en français", avec Maurice Cabana-Proulx (membre du Regroupement francophone unitarien universaliste, RFUU).

http://img.over-blog.com/499x411/0/50/96/12//CUC_2008ACM_4clr.jpgCe ne sont pas des strapontins qui sont là offerts aux unitariens francophones, mais bel et bien des ateliers à part entière et en nombre conséquent. Mieux, le CUC a invité expressément à cette rencontre Jean-Claude Barbier, sg de l’AFCU, en tant que représentant de l’unitarisme français, lequel unitarisme a été reconnu en émergence par l’International Council of Unitarians and Universalists (en avril 2006, avec confirmation en novembre 2007 à la rencontre internationale d’Oberwesel).

 

Il s’agit donc d’une politique voulue par les unitariens afin de tenir compte de l’internationalisation de l’unitarisme contemporain au delà de ses bastions historiques : les pays hungarophones (Transylvanie en Roumanie, Hongrie) et anglophones (Grande-Bretagne et Commonwealth, Etats-Unis). En cela, la rencontre canadienne d’Ottawa, se situe dans la logique des rencontres internationales de Montserrat en Espagne (nov. 2005) et d’Oberwesel en Allemagne (nov. 2007).

 

Du fait de son bilinguisme, anglais-français, mais aussi de ses belles et dynamiques congrégations, le Canada est appelé à jouer un rôle très important dans l’animation de l’unitarisme francophone.

 

Par leurs multiples activités, nos amis se sont d’ailleurs préparés à cette perspective : ouverture du site du Mouvement unitarien universaliste au Québec (MUUQ) en 2000, premières réunions entre locuteurs en français à l’initiative de révérend Raymond Vickers-Drennan, ministre du culte à Montréal, en date du 1er mai 2004 (voir le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 31, mai 2004), également à Ottawa, lancement de la revue électronique La Tribune libre unitarienne (en ligne sur le site du MUUQ), mise sur pied du réseau international du Regroupement unitarien universaliste francophone (RFUU), accord en août 2006 entre ce réseau et les associations chrétiennes unitariennes francophones (en France et en Afrique noire), cultes réguliers en français au sein de l’Eglise unitarienne de Montréal et re-dynamisation du MUUQ (qui devient réellement un mouvement et non plus seulement un site), etc.

 

La dynamique associative s’est appuyée sur la vie congrégationaliste afin de susciter cette ouverture francophone tout à fait remarquable. Bravo donc à nos amis anglophones et francophones de Montréal et d’Ottawa pour cette réussite.

 

En plus, par sa politique des visas, qui dispense de très nombreux pays de cette obligation (dont les pays de l’Europe communautaire et bien entendu les Etats-Unis voisins), le Canada est une plaque tournante idéale pour l’organisation de rencontres internationales.

 

Au-delà de la rencontre d’Ottawa, ce sont donc des perspectives importantes pour le développement international de notre mouvance unitarienne et conséquemment de son multilinguisme qui ne vont pas manquer de se dessiner.


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:18

http://img.over-blog.com/191x213/0/50/96/12//Diane-Rollert.jpgpar la révérende Diane Rollert (Eglise unitarienne de Montréal), Canadian Unitarian (L’Unitarien canadien), vol. 49, n° 1, printemps 2008, rubrique " Du haut de la chaire ", traduit en français par Marie-Claire Weber-Lefeuvre *

Ce texte a été publié le lundi 10 mars 2008 sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) puis transféré ici.


ndlr. Ce sermon, qui évoque la pâque juive et l’islam, met l’accent sur l’exigence avec laquelle nous devons, selon notre tradition unitarienne, interroger nos corpus religieux.

 

Je n’oublierai jamais l’impression que j’eue en célébrant la Pâque juive (Seder) un jour et en desservant la communion pascale le jour suivant. J’étais une étudiante pasteur d’une Eglise unitarienne qui observait les deux traditions. Un bref instant, j’ai imaginé les foudres du ciel tombant sur moi, la manchette des journaux locaux : " Une gentille jeune fille juive unitarienne-universaliste frappée par la foudre après avoir mélangé les boulettes matzo et le pain de communion ".


L’époque peut être un défi pour plusieurs d’entre nous. La pression théologique est trop grande. Mais je pense que je dois faire vivre pleinement la foi que j’ai choisie. Pour moi, cela donne du sens à mes racines chrétiennes.


Quand on me demande si les unitariens croient en Jésus, je réponds que nous honorons son enseignement qui commença par son " Sermon sur la montagne " avec " les Béatitudes ".


Bénis soyez-vous, vous qui êtes pauvres, car le Royaume des Cieux est pour vous.

Bénis soyez-vous, vous qui avez faim et soif ; vous serez rassasiés.

Bénis soyez-vous, vous qui aujourd’hui pleurez. Vous serez remplis de joie.

Bénis soient les Miséricordieux : ils obtiendront le pardon.

Bénis soient les artisans de paix : Dieu les reconnaîtra comme ses enfants.


" Baruch Atah" (" bénis soyez-vous "), cela aurait pu être le commencement de bénédictions traditionnelles que n’importe quel prêtre ou prophète aurait dites lors d’une assemblée.


Toutefois quelle incitation à la révolte de la part de Jésus que de dire que ce sont les pauvres et les affamés qui sont bénis. Ce sont ces paroles-là, avec bien d’autres, qui menèrent Jésus à l’épreuve suprême, à la mort.


Selon ma perspective unitarienne, Jésus aurait pu ajouter une " béatitude " supplémentaire : " Bénis soient ceux qui questionnent ". C’était sa volonté : questionner, sonder sa propre tradition, pour la défier, la mettre en doute afin d’approfondir sa foi. Quand Jésus parlait du Royaume de Dieu, il ne parlait pas d’un lointain futur, mais de la véritable égalité sur terre : cette vision radicale lui venait de sa compréhension de la Torah, et il voulait demander des comptes à l’injustice qu’il constatait ici-bas.


Le printemps dernier, j’ai expérimenté quelque chose qui était d’une façon surprenante en résonance avec l’histoire de Pâques. Je suis allée entendre une journaliste et auteur, Ishrad Manji, qui se définit elle-même comme féministe, lesbienne et fidèle musulmane. Dans son livre " The trouble with Islam to-day " (le problème avec l’islam aujourd’hui), elle écrit une lettre ouverte à ses co-religionnaires dans laquelle elle critique son cher islam d’aujourd’hui.


" Que diriez-vous à une femme musulmane de Vancouver qui voudrait écrire un livre sur l’islam, livre qui pourrait la condamner à mort ? " demande-elle à Salman Rushdie, dont le livre " Les versets sataniques " l’a condamné à vivre caché. Celui-ci lui répondit qu’un livre était plus important que la vie.


Une fois qu’une pensée vous tient, quelque moyen que vous essayiez, rien à faire pour la supprimer, dit Manji à la foule rassemblée.


Le courage n’est pas l’absence de peur mais c’est reconnaître que quelque chose est plus important que la peur. Faire entendre sa voix est plus important. Poser une simple question est plus important. La foi est différente de la religion, dit-elle ; la religion, ce sont les dogmes. C’est étouffant. Mais la foi vous amène à un questionnement. En quoi cela vous lèse-t-il d’être assez courageux pour poser des questions ? pour poser des questions qui renversent l’ordre des choses ?


Depuis des années j’ai rencontré beaucoup d’unitariens qui ont osé remettre en question leurs propres racines religieuses et qui se sont trouvées rejetées par leurs familles ou par leurs communautés. J’ai rencontré des unitariens qui ont gardé pour eux-mêmes leur propre questionnement, comme des flammes à combustion lente sur le point de s’éteindre. Combien se sentirent-ils bénis, ceux qui finalement trouvèrent une communauté religieuse les accueillant à bras ouverts, eux qui cherchaient.


Nous pouvons plaisanter sur le fait que nos symboles ne sont ni l’étoile, ni la croix, ni même le calice. Nous pouvons rire et dire que notre symbole, c’est le questionnement. Toutefois nous pouvons nous réunir le dimanche de Pâques, ou tout autre dimanche, avec le courage de chercher le centre dans chaque chose qui est sans cesse changeante, en constante transformation. Ni la mort, ni la résurrection, mais le courage de questionner ce qui a besoin d’être changé : c’est ceci le message de Pâques que je veux transmettre.


Vous trouverez une sélection des sermons de Diane Rollert sur le site de l’Eglise unitarienne de Montréal


* Marie-Claire Weber-Lefeuvre, protestante libérale et unitarienne, est auteur d'une "Etude des évangiles" parue à l'Harmattan (Paris) en septembre 2006 (voir nos Actualités unitariennes du samedi 3 mars 07, "Une laïque nous parle des évangiles", recension du livre par Jacques Musset). Depuis le début de cette année, elle anime un blog qu'elle consacre à l'étude de l'évangile de Marc (lien)


Note de la traductrice : Les Béatitudes - une partie du " Sermon sur la montagne " chez Mathieu (V, 3-12) - se trouvent aussi chez Luc (VI, 20-26). Voir les différentes traductions qui en ont été faites (lien).


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  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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