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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:48
Vous trouverez une présentation de la révérende Maria Pap, Roumaine et ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie à notre rubrique "les piliers de l'Eglise", à la date du lundi 19 janvier 09.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:50

Voici la lettre qui fut envoyée à Maria Pap par les membres du Conseil de notre Eglise et à laquelle elle a bien voulu répondre positivement, devenant ainsi notre pasteur. C’est un moment fondateur de notre jeune Eglise et nous versons ce courrier en nos archives.


Eglise unitarienne francophone (EUfr)

une Eglise linguistique sur la Toile


Le Conseil de l’
Eglise unitarienne francophone
à Maria Pap, ministre de l’ Eglise unitarienne de Transylvanie

 

le samedi 22 novembre 2008

Chère Maria Pap.

A l’initiative du réseau de la Correspondance unitarienne en juin 2008, le site portail d’une Eglise unitarienne francophone a été ouvert à cette date.

Il comprend actuellement plusieurs rubriques (adresses unitariennes, les piliers de l’Eglise, croyants-non croyants, la sagesse des Anciens, un espace de prière, questions-réponses, la francophonie) et a déjà publié 41 textes.

Sont concernés les unitariens francophones d’Europe occidentale, les communautés chrétiennes unitariennes du Burundi, du Congo et de la RD Congo, ainsi que les groupes francophones du Québec (à Montréal et à Ottawa) qui eux sont de sensibilité unitarienne-universaliste – et d’une façon générale tous les unitariens francophones.

Il s’agit là d’une Eglise sur la Toile qui s’adresse en priorité à tous ceux qui sont isolés, et qui est aussi un espace partagé pour toutes les communautés déjà existantes.

Un
Conseil pour l'instant de 5 membres vient d’être mis sur place. 

[ndlr : 2 autres conseillers ont été élus par cooptation depuis, ce qui porte le nombre à 7 ]

Il a souhaité que l’Eglise ait un pasteur afin que celui-ci puisse y apporter sa présence, ses conseils et aussi des prédications. A cet effet, une rubrique sera ouverte sur le site où ces prédications pourront être publiées (rubrique restant ouverte également à des prédications éventuelles d’autres ministres).

Notre Eglise n’a pas de budget ; les contributions sont donc entièrement bénévoles. Jean-Claude Barbier (du réseau de la Correspondance unitarienne) assure le rôle de webmestre sur une plate-forme de blogs qui est gratuite (Over-blog) – et qui, par ailleurs, a l’avantage de ne pas insérer de publicité.

Nous serions très heureux que vous puissiez nous apporter votre présence officielle en votre qualité de ministre de notre Eglise. En souhaitant que cela soit possible, nous vous assurons de nos sentiments les plus cordiaux.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 11:32

L’Eglise unitarienne francophone (EUfr) ayant dorénavant un pasteur en la personne de Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, nous ouvrons sur ce site une nouvelle rubrique intitulée " la chaire du pasteur ", en quelque sorte une chaire sur la Toile pour nos temps post-modernes !

Dans la tradition chrétienne, cette chaire est réservée à l’enseignement. Le ministre qui en est titulaire n’y monte pas pour raconter ses propres opinions et narrer ses histoires personnelles, mais, délégué par l'Eglise, pour instruire le peuple de la Parole de Dieu révélée dans les Ecritures. C’est pour cela que les chaires étaient souvent surmontées d’une couronne en référence au Christ enseignant, lumière du Monde et roi d’un royaume spirituel (à commencer par son Eglise).

La tradition protestante a recentré l’exercice sur les seules Ecritures, et ceci en toute âme et conscience : c’est à la suite d’une lecture directe et personnelle de la Bible que le pasteur monte en chaire. Mieux, on ne peut pas l’obliger à parler de choses contraire à sa conscience, en quelque sorte le principe de l’objection de conscience. Aujourd’hui, nombre de pasteurs sont fidèles à ce principe en ne parlant pas par exemple ... de la Trinité !

Dans cette même tradition protestante, le pasteur n’est pas tenu à respecter le thème liturgique du jour, mais il choisit son sujet en toute liberté. A lui, bien entendu, de s’adapter à son auditoire et de voir ce qu’il peut dire sans trop fâcher !

L’Eglise wallonne (aux Pays-Bas), de tradition réformée française, a maintenu un rituel tout à fait significatif : c’est le président du conseil presbytéral qui ouvre le portillon qui donne accès à la chaire, puis la referme à clef ! Après sa prédication, le pasteur redescend et là, soit le président lui ouvre le portillon et lui sert la main en signe qu’il a bien prêché, soit, après concertation avec les autres membres du conseil, le laisse piteusement en bas de sa chaire et lui tourne le dos ! Eh oui, on ne rigolait pas avec les prêches. Du côté catholique, c’est l’évêque qui crossait ses jeunes abbés trop spontanés qui, lors d’un sermon, avaient franchi les bornes et avaient été dénoncés illico presto par les grenouilles de bénitier ! Je dis cela en souhaitant que cela ne se fasse plus …

Bien entendu, les unitariens ont un usage plus libre et spontané. En plus, les interventions peuvent se faire à partir d’autres Ecritures ou d’autres traditions religieuses, spirituelles ou philosophiques. Nous faisons donc pleinement confiance, a priori et a posteriori , au pasteur de notre Eglise et nous sommes tout ouïe.

Nous appliquerons aussi la tradition protestante qui consiste à inviter à sa chaire d’autres ministres. Vous trouverez donc dans cette rubrique des prédications d’autres pasteurs.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 20:06

Le désert

De sable, de pierre, de sel,

Vaste étendue sous le ciel,

Le désert sempiternellement nous appelle

A nous ressourcer tel Ismaël.

Du puits de son immensité :

L’apparence du néant, la vie en réalité.

Moïse y découvrit des tables ;

Jésus y connut la tentation ;

Mahomet s’y réfugia avec ses compagnons.

Le désert nous initie aux plus grandes fables.

Etendue glacée sous la voûte étoilée,

Fournière infernale sous l’égide de Râ,

Râ passe, la lune s’est manifestée.

Un peu de repos pour ces hommes là.

Le climat les a marqués.

Ils portent sur eux des traces d’éternité.

Leurs épouses donnent la vie.

Chacun selon sa vocation, grandit.

Le désert est un autre monde

Auquel nous ne pouvons accéder

Sans un zeste d’humilité.

Dans la nature, la Terre gronde ;

Elle nous murmure son désarroi

De ne pas respecter ses lois.

Un jour, à l’Orient éternel,

Peut-être connaîtrons - nous enfin

Une initiation nouvelle,

Digne des sables fins ?

 


Fabrice Beguin
(membre de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens
et du groupe unitarien de Paris)

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:25

Elle nous est présentée par l’European Unitarian Universalists (EUU) dans le cadre du programme "Global Chalice Lighting". Il s'agit d'un extrait du Second discours inaugural d'Abraham Lincoln. Elle a été traduite en français par Noëlle Colle (département du Var, France)


With malice toward none, with charity for all,
with firmness in the right,

as God gives us to see the right,

let us [...] achieve and cherish a just and lasting peace

among ourselves, and with all nations.

C
hassons de nous la méchanceté et soyons charitables envers tous,

soyons fermes pour défendre la justice

Que Dieu nous montre le droit chemin

et nous permette d'obtenir et de conserver une paix juste et durable
entre nous et avec toutes les nations

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Published by traduction Noëlle Colle et Jean Monod - dans la méditation du mois
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 12:33

A la demande du conseil de notre Eglise, Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Roumanie, a bien voulu être aussi la pasteur de notre Eglise.

Maria Pap est née en 1971 de père roumain et de mère hongroise. Son mari est professeur de hongrois et ethnographe, et directeur de l’école de Santionlunca. Ils ont une fille, Abigail, qui a maintenant 11 ans. Elle a effectué ses études de théologie à l’Institut théologique protestant de Cluj-Napoca (Kolozsvar en magyar), établissement inter-protestant réunissant dans un tronc commun (depuis le régime communiste et maintenu après) les luthériens, réformés et unitariens de Roumanie (confessions principalement installées en Transylvanie, laquelle région était hongroise avant 1919). Elle fut, en 1995, la première pasteur femme de son Eglise (1).

(1) durant la période communiste, le quota était fixé à deux pasteurs par an, si bien que le sexe masculin passait toujours avant les candidates féminines !

A la sortie de ses études, en 1995, elle fut affectée à la paroisse de Santionlunca (en hongrois : Szentivanlaborfalva), dans le canton de Covasna, au nord-est de la ville de Brasov. Depuis, elle dessert aussi la paroisse de la ville de Tirgu Secuiesc (en hongrois : Kezdivasarhely). Elle assure en plus la fonction de doyenne de son canton.

En 1998-99, elle passa 8 mois en Angleterre, à Manchester et à Oxford, pour y étudier la sociologie des religions. Puis, dans le cadre du partenariat (Francis Balázs Scholars Program) avec la Starr King, la faculté de théologie unitarienne à Berkeley, elle a fréquenté cet établissement durant l’année scolaire 2003-2004.


Le réseau de la Correspondance unitarienne est en contact avec Maria Pap depuis avril 2002. Photo prise par Jean-Claude Barbier lors de la pré-conférence de l’European liberal protestant network (ELPN) à Cluj-Napoca, en juillet 2005.

Maria Pap anime un groupe de discussion sur Yahoo qu’elle a fondé en mars 2001, en hongrois (avec 138 membres à la mi janvier 2009).

La révérende Maria Pap parle le roumain, le hongrois, l’anglais et le français.

Pour ses premiers pas dans la carrière pastorale, voir Cyril Dépraz, 1995 - "Maria Pap, unitarienne de Transylvanie", Vie Protestante, Genève, 28 avril ; reproduit dans "Approches unitarienne" (bulletin intérieur de l'Association unitarienne francophone), n° 25, nov. 1995 - mai 1996, p. 4 ; mis sur le site "Profils de liberté", dans sa rubrique "théologie" et sous le titre "
Sobriété unitarienne".

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:51

Alfred Loisy (1857-1940), prêtre catholique français, commença à publier des études d’exégèse biblique à partir de 1890. Protégé par les laïcs français contre la hiérarchie catholique qui lui était hostile, il enseigna à l’Ecole pratique des hautes études de 1890 à 1932. Il fut excommunié par Pie X en 1907 (avec interdiction à tout catholique de lui adresser la parole !). La plus célèbre citation de Loisy, qui fit scandale, est : " Le Christ a annoncé le Royaume, mais c'est l'Église qui est venue ".

source : encyclopédie en ligne Wikipedia


Une opinion de Loisy

Le croyant ancien est avant tout un homme qui se confesse, qui se confesse fréquemment, et d'autant plus souvent même qu'il se permet moins les actions que la morale catholique regarde comme des péchés. C'est un homme qui pratique l'obéissance intellectuelle, admettant en principe tout ce que l'Église enseigne, et acceptant sans examen tout ce qu'il connaît de cet enseignement ; ne discutant ni le sens ni la portée logique de ce qu'il croit ; se considérant dans l'Église comme un disciple qui apprend d'elle ce qu'il doit penser sur tous les grands sujets qui intéressent l'existence, ce qu'il doit faire pour être homme de bien, ce qu'il doit pratiquer pour être chrétien.

C'est un homme dont toute l'activité se trouve ainsi réglée par une autorité extérieure, et qui n'a pas souci de penser par lui-même, qui se croirait coupable de prendre cette hardiesse, qui regarde comme une vertu la timidité intellectuelle. Il se défend de penser sur les questions religieuses, par crainte de penser mal ; il s'instruit de la religion dans les bons livres que lui recommande son directeur, et il n'a pas d'autres idées que celles qui lui sont garanties comme très orthodoxes et très sûres.

Ce type de catholique existe, il ne faut pas le nier. Il n'est pas très répandu, tout au moins ceux qui le réalisent dans la perfection ne sont pas nombreux, quoi qu'on ait fait pour les multiplier. C'est que ce type n'est réalisable qu'au prix d'une abdication contre nature, à laquelle beaucoup résistent comme d'instinct, et que d'autres repoussent consciemment comme une violation de leur personnalité.

Uma opinião de Loisy

O crente antigo é antes de tudo um homem que se confessa, que se confessa frequentemente, e com mais frequência ainda quando a moral católica olha para as acções como pecados. É um homem que pratica a obediência intelectual, admitindo em principio tudo aquilo que a Igreja ensina, e aceitando sem examinar tudo aquilo que ele conhece deste ensinamento ; não discutindo nem o sentido nem o alcance lógico daquilo em que acredita ; considerando-se na Igreja como um discípulo que aprende dela o que deve pensar sobre todos os grande temas que têm a ver com a existência : o que ele deve fazer para ser um homem de bem, o que ele deve praticar para ser um cristão.

É um homem em que todas as actividades se encontram assim regulamentadas por uma autoridade exterior, e que não tem a preocupação de pensar por si mesmo, que acreditaria ser culpado dessa "ousadia" se pensasse o contrário ; que olha como uma virtude a timidez intelectual. Ele procura evitar as questões religiosas, com medo de pensar mal ; instrui-se a respeito da religião nos bons livros que o seu director lhe recomenda, e não tem outras ideias a não ser aquelas que lhe são garantidas como muito seguras e ortodoxas.

Este tipo de católico existe, não o podemos negar. Não são muito frequentes, aqueles que vivem na perfeição todas estas atitudes, apesar dos esforços para que sejam cada vez mais numerosos. É que este tipo de pessoas só existe quando ocorre uma negação da sua própria nauteza, à qual muitos resistem como por instincto, e que outros repudiam conscientemente como uma violação da sua personalidade

traduction en portugais par Jean Monod

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:32

ICUU Global Chalice Lightings for 2008, January, 2008

We light this chalice as a symbol of our faith.

By its light, may our vision be illumined

By its warmth, may our fellowship be encouraged

And by its flame, may our yearnings for peace, justice, and the life of the spirit be enkindled.

Nous allumons cette flamme en signe de foi :

Qu’elle éclaire notre vision,

Qu’elle réchauffe notre communauté,

Et qu’elle enflamme notre désir de paix, de justice, et de vie de l’esprit.

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Published by transmis par ICUU - dans la méditation du mois
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 11:53

Christiane Geisler et les jeunes américano-latines du comité de soutien de Philadelphie à Barack Obama lors des récentes élections présidentielles aux Etats-Unis.

Née en 1952 dans une vieille famille protestante (ERF) au cœur du Poitou (entre Niort et Melle), restée sensible à ses racines chrétiennes, Christiane Geisler est mariée à un Américain, Dan, qu’elle a connu au Togo, et mère de plusieurs enfants. Elle nous apporte son expérience d’Eglise puisque elle a fréquenté durant 10 ans l’Eglise All Souls de Washington, puis depuis un an l’Eglise unitarienne universaliste de Philadelphie. Elles pourra aussi nous aider dans nos relations avec les Américains francophiles (ils sont nombreux !) et les francophones de la Louisiane (à ne pas oublier ! c’est pour cela que le drapeau des Cajuns de Louisiane a été mis sur notre site). Vous pouvez voir une photo récente d’elle dans nos
Actualités unitariennes du 25 novembre 08.

bon ventNé en 1980, en Bretagne, Maël Strom a fait des études qui l’ont conduit dans la logistique des transports en région parisienne. Il fait partie d’une génération de jeunes Français non baptisés, mais qui s’intéresse à la dimension spirituelle de la Vie. Il a trouvé dans l’unitarisme-universalisme un milieu religieux qui respecte sa liberté de pensée et qui est en écho avec sa propre sensibilité humanitaire. Il participe activement aux activités unitariennes : membre du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), du réseau de la Correspondance unitarienne, du groupe de discussion Unitariens francophones, etc. Grâce à sa bonne connaissance de l’anglais, il suit attentivement les publications unitariennes anglophones.


Le conseil de l'Eglise est désormais composé de 7 membres lesquels représentent notre diversité géographique (3 Africains, 3 Européens et 1 Américain) et de sensibilité spirituelle (4 chrétiens unitariens, 2 unitariens-universalistes et 1 unitarien).

A défaut de réunion (notre Eglise s'étend sur trois continents et il faudrait un budget important pour envisager des rencontres), et en attendant la mise en place de vidéo-conférences (à envisager dans l'avenir avec les progrès des techniques !), le Conseil se concerte et prend ses décisions par courrier électronique.

Pour une présentation des autres membres du Conseil, voir notre message antérieur du mercredi 5 novembre 08

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 08:09

Traduction par Marie-Claire Lefeuvre (le 11 décembre 08), à partir de l’encyclopédie libre Wikipedia en version anglaise  (beaucoup plus développée que l'actuelle version française).

Karl Rudolf Bultmann (20 août 1884 - 30 juillet 1976) est un théologien
allemand de tradition luthérienne . Il a été pendant trois décennies, professeur d’études néo-testamentaires à l'Université de Marburg. Il a presque complètement établi la frontière entre l’histoire et la foi en écrivant que seule l’affirmation du Christ crucifié était nécessaire à la foi chrétienne.


Sa formation

Bultmann est né à Wiefelstede, près d’Oldenburg ; il est le fils d'un pasteur luthérien. Il passe son baccalauréat à l’ Altes Gymnasium d’Oldenbourg, ensuite il étudie la théologie à Tübingen pendant trois trimestres, puis il étudie durant deux trimestres à l’Université de Berlin, et enfin il va à Marbourg pour deux trimestres supplémentaires ; il soutient sa thèse de doctorat en 1910 sur les épîtres de saint Paul. Deux ans plus tard il est " habilité " et devient chargé de cours pour le Nouveau Testament à Marbourg, puis, brièvement, à Breslau et à Giessen ; il retourne ensuite à Marbourg en 1921 où il est nommé professeur ; il y restera jusqu’à sa retraite en 1951.

Bultmann a été l'élève de Hermann Gunkel,
Johannes Weiss, et Wilhelm Heitmüller.
Ernst Käsemann, Günter Bornkamm, Hannah Arendt et Helmut Koester ont été parmi ses élèves.

Ses convictions au sujet de Jésus

Son Histoire de la tradition synoptique (1921) est toujours très respectée aujourd’hui, et considérée comme un outil indispensable à la recherche sur les Evangiles, même par des chercheurs qui rejettent ses analyses sur les tropes (figures de style) de la rhétorique classique, ou sur les unités de narration qui constituent l’assemblage des Evangiles, ou encore sur la " Forme critique " [c’est à dire la superposition au cours du temps de strates (couches rédactionnelles) du texte par de nombreux utilisateurs, de la tradition orale jusqu’à la rédaction définitive des Evangiles,] : c’est là que Bultmann a été le plus influent.

Le but de la " critique de la forme " est de déterminer la forme originale d'un morceau de récit, d’un sermon dominical ou d'une parabole. Dans le processus nous apprenons à distinguer des ajouts et des formes secondaires, ce qui nous mène à d’importants résultats pour l’histoire de la tradition.

En 1941, il a appliqué cette méthode de la critique de la forme à " l'Evangile de Jean ", dans lequel il distingue la présence en filigrane d’un texte perdu, n’ayant alimenté que ce seul évangile de Jean ; on peut l’appeler : " l’Evangile des Signes ".

Cette monographie [L’Evangile de Jean], très controversée à l'époque, est une étape importante dans la recherche sur le Jésus historique. La même année, sa conférence : Le Nouveau Testament et la Mythologie : La question de la démythologisation du message du Nouveau Testament fait appel à des spécialistes pour replacer la théologie traditionnelle dans le cadre de la philosophie de Martin Heidegger - le collègue de Bultmann - et pour s’efforcer de rendre accessible à un public lettré moderne la réalité des enseignements de Jésus. Bultmann restait convaincu que les récits de la vie de Jésus offraient de la théologie sous forme de contes. Les leçons étaient enseignées par le langage familier du mythe. Elles ne devaient pas être exclues, mais expliquées, pour être encore comprises de nos jours. 

Bultmann pensait que la foi deviendrait notre réalité quotidienne. Pour Bultmann les peuples de la terre semblaient être toujours déçus et perturbés. La foi doit être un acte vital posé par la volonté, non pas un découpage et une extraction de " preuves anciennes ".

La démythologisation bultmanienne, avec plus d’acuité que le désenchantement du monde formulé par Max Weber, et, actuellement, par Marcel Gauchet, rend compte de la situation du fait religieux au sein même de la post-modernité. Elle soumet aux méthodes de l’histoire la plus rigoureuse l’ensemble du corpus scriptural néo-testamentaire et ne fait commencer la théologie chrétienne qu’après cette critique.

Une telle approche, indépendamment de tout présupposé confessionnel et même de toute lecture des textes croyante ou agnostique, réintègre le corpus chrétien à l’intérieur d’un savoir susceptible, tout comme un autre, d’une étude de nature scientifique. Il porte " la critique de la forme " si loin qu’il va jusqu’à s’interroger sur la valeur historique des Evangiles. Certains universitaires et d’autres critiquèrent le scepticisme trop poussé de Bultmann en ce qui concerne la fiabilité historique des récits évangéliques.

L’influence de Bultmann ne s’est pas vraiment fait sentir avant la publication de Kerygma and Mythos (le Kérygme * et les mythes) (1948). * Kérygme : étymologie grecque ; les fondements de la foi chrétienne ; les premières confessions de foi.

Walter Kunneth, luthérien conservateur de l’Eglise confessante, nous fournit quelques points de vue intéressants sur l’œuvre de Bultmann dans : Die Theologie der Auferstehung (La théologie de la Résurrection).

Bibliographie des oeuvres de l'auteur et sur l'auteur : voir l'article de Wikipedia

Pour un point de vue critique sur la sous-estimation de la valeur historique des évangiles par K. R. Bultmann, voir Michel Benoît : "Bultmann, le Jésus de l'histoire et le Christ de la foi".

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Published by traduit par Marie-Claire Lefeuvre - dans la bibliothèque de l'EUfr
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Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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