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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:46

Knowing we must die, we question what life means.

Final answers may elude us, but by living the questions, we create and discover meaning where we can.



Conscients de la mort inéluctable,
nous nous interrogeons sur le sens de la vie.

Il se peut que les réponses définitives nous échappent,
mais en vivant nos interrogations au quotidien,

nous créons et découvrons une signification là où nous le pouvons.

Rev. Forrest Church (1948-2009)

Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations
traduction en français par Noëlle Colle (France)

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 05:14

Mon Dieu, Toi qui sais tout, Tu sais ce qu'est la mort pour nous et quelle est notre détresse quand nous perdons un être cher.


Voici tous ceux que j'ai connus et qui s'en sont allés ...... et en particulier ........

Veuille les accueillir, tous ceux-là que j'ai aimés et que j'aime toujours, et prends-les dans l'endroit le plus doux de Ton coeur miséricordieux afin qu'ils soient paisibles, consolés et réconfortés, et que je le sois moi-même.


Maintenant, ils ne sont plus là et leur présence physique me manque. Je voudrais parfois les voir sourire, les toucher, caresser leur visage aimé. Fais-le pour moi, Dieu de toute consolation, et donne-moi la force de croire que nous nous retrouverons, que la vie se poursuit.



C'est Toi qui nous a menés les uns vers les autres et nous demeurons liés par l'amour.

Si leur coeur les condamne, montre-leur, s'il te plait, que Ton coeur est plus grand encore.

Ces bien-aimés sont en Toi, et moi aussi, je suis en Toi, car c'est en Toi que nous avons la vie, le mouvement et l'être. Si je crois en la résurrection de Jésus, je peux affirmer que Tu as vaincu la mort. De toute manière, Tu en restes le maître, et moi je Te fais confiance.


Je Te donne mon chagrin, ma révolte, ma colère, tout ce que ma vie a d'incomplet, d'inachevé. Je T'abandonne tout ce que je ressens.


Veuille prendre un tendre soin de ceux que j'aime et que j'ai perdus, et de moi aussi, je voudrais que Tu prennes soin. Je crois que Tu le fais, je l'affirme.

MA FOI EST ENTRE TES MAINS ...


D’après le numéro de novembre 2009 (p. 30) de la revue mensuelle Unité universelle éditée par le centre de Paris (lien), transmis au groupe Unitariens francophones par Yohann, le 1er novembre.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:06

Notre Eglise accompagne tous ceux qui sont dans la peine et le deuil et qui nous le disent.


Pour tous ceux qui ont un "travail" de deuil à faire, Régis Pluchet, dans le numéro de novembre 2009 d’Alternative santé (pp. 16-17), attire notre attention sur les travaux du psychiatre Christophe Fauré, spécialisé dans l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches. Celui-ci distingue 4 étapes du deuil :

1 - Le choc, la sidération – phase qui peut être accompagnée d’une sorte de déni avec anesthésie des émotions ;

2 - une fuite en avant, parfois dans une activité débordante et dans l’impression que l’on va retrouver le défunt à tout moment ;

3 - au bout de 6 à 10 mois, une déstructuration où l’on prend pleinement conscience que la personne décédée ne reviendra jamais plus. La douleur peut devenir beaucoup plus forte et être même accompagnée de colère, de révolte ou de culpabilité, ou se transformer en vécu dépressif.

4 - enfin, la restructuration qui est un nouvel équilibre.


L’accompagnement (qui implique la reconnaissance de l’endeuillé) par les proches, par l’entourage, par les communautés religieuses ou des associations, ou si nécessaire par des "psy" est important. Egalement les modes d’expression personnelle (écriture, peinture, silence, petits rituels).


Voir le site du Dr Christophe Fauré "traverserledeuil.com" et ses livres : Vivre le deuil au jour le jour (éd. Albin Michel), Après le suicide d’un proche, vivre le deuil et se reconstruire (éd. Albin Michel). Lire aussi le livre posthume de la grande pionnière de l’accompagnement des mourants que fut le Dr Elisabeth Kübler-Ross : Sur le chagrin et sur le deuil (en collaboration avec David Kessler ; aux éditions J.-C. Lattès).


Ce mois d’octobre, plusieurs membres de notre communauté unitarienne francophone ont vécu le deuil : plusieurs décès au sein des populations pygmées de République démocratique du Congo qui sont membres de l’Eglise unitarienne "Lisanga ya Bandimi Na Nzambe" (lien) ; au Québec, le décès de la mère de Danièle C. ; en France, ceux de la tante de Michel L. et des grands-mères maternelles de Séverine G. (lien) et de Fabien M., et puis tous ceux dont nous n’avons pas eu connaissance.

 

Face à la mort, les unitariens respectent les croyances personnelles et intimes : y a-t-il une vie après la mort ? une survie de l’âme ? une résurrection ? une réincarnation ? un espace des ancêtres ? du divin ? un Royaume de Dieu ? Conformément à leur tradition, les unitariens n’entendent imposer aucune certitude. D’une façon minimaliste certains peuvent dire qu’un défunt survit en tout cas dans le cœur de ses proches, de ceux qui l’ont connu, apprécié ou aimé, qu’il survit par ses œuvres, par le souvenir qu’il laisse derrière lui comme un sillage, par le chérissement dont il fait l’objet, par le fleurissement de sa tombe ou autres rituels de souvenir.


Voici le poème de Michel L. qui vient de perdre une tante dont il s’occupait avec attention puisqu’il en avait la curatelle et qui lui était chère. Son poème, écrit le jour de la Toussaint, pourrait s’intitulé de l’ascension de l’âme à la communion des saints, ce qu’illustre cette très belle illustration que nous a envoyée Yohann.


En souvenir de nos cher(e)s disparu(e)s et pour consoler notre cœur


Nos défunts nous manquent,

c'est la douleur de l'absence,

cruelle, parfois brûlante,

mais nous le savons,

ce n'est pas celle de l'anéantissement,

car, en vérité,

les défunts sont, à tout jamais,

plus vivants que nous,

et nous les reverrons quand l'heure

du départ aura sonné pour nous,

quand le Dieu qui nous aime

nous ouvrira ses bras.

Oui, il en est ainsi,

c'est cela que nous disent

l'immensité des cieux,

l'ordonnance de l'univers,

la sainteté des élus,

la bonté ineffable, presque inhumaine

de nombreux humains

et le sourire apaisé

du masque mortuaire

de tant d'aimés,

pour qui nous prions

et qui prient pour nous

dans la Communion des saints,

Amen !


par Michel Luciani. L’auteur aborde aussi ce thème de la communion des vivants et des morts sur l'un de ses sites "Le fils du prophète" (lien)

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:33

Régis (près du Mans) - Pour ce 1er novembre, jour de la Toussaint, qui est une fête catholique, en passe de devenir une fête laïque et, du moins je l'espère, une fête unitarienne, j'étais avec ma compagne et l'une de ses filles à la messe de la cathédrale du Mans. Plutôt qu'aller au Temple réformé que nous fréquentons habituellement, mais qui ne fête pas la Toussaint, ma compagne avait préféré proposer à sa fille, qui vit actuellement chez nous en raison des difficultés importantes qu'elle traverse actuellement, de participer à cette messe pour fêter ce jour où l'on célèbre les liens entre vivants et défunts et le faire de manière festive grâce aux chants de la maîtrise de la cathédrale (au sein de laquelle ma compagne a chanté plusieurs années).

C'est l'évangile des Béatitudes qui nous a été lu et, dans sa prédication, l'évêque, récemment nommé et choisi par Benoît XVI pour ses positions assez traditionnalistes, a su dire des choses belles et simples : la sainteté n'est pas la perfection, mais elle est la sainteté de Dieu, c'est à dire l'Amour qui est au fond de chacun de nous et que nous avons la liberté de laisser se déployer en nous (c'est somme toute ce que nous dit Thierry de son côté ! ). Et, même s'il a brièvement évoqué la notion désuète du Purgatoire, il a assuré que se retrouveraient auprès de Dieu tous ceux qui ont vécu l'amour proposé par le Christ, même s'ils ne sont pas chrétiens.

Pendant cette messe, j'étais donc en pensée avec mes amis unitariens et, en particulier, celles et ceux qui ont perdu récemment des proches, que ce soit en France ou chez nos frères et soeurs Pygmées de l'Eglise unitarienne "Lisanga ya Banfimi na Nzambe" de la République Démocratique du Congo (lien). J'étais aussi en union avec les défunts de ma famille et notamment avec mon père décédé à près de 86 ans en 2001 et que j'ai eu la chance de rencontrer en rêve il y a quelques nuits. Mais je ne prie jamais avec mes proches qui ont quitté cette Terre sans les unir simultanément avec ceux qui y vivent encore (lien)


Paul (Nantes) -
Comme beaucoup d'entre nous j'ai pensé à Séverine et à sa grand mère lors du culte de ce dimanche. Je leur ai dédié ce culte, encore sous les réflexions et les émotions que son témoignage a suscités. Alors j'ai lu les différentes versions du baptême de Jésus dans nos évangiles canoniques avec toujours une petite préférence pour le style direct de Marc (chapitre 1 versets 9 - 11).


"Et c’est en ces jours : Iéshoua’ vient de Nasèrèt en Galil. Il est immergé par Iohanân dans le Iardèn. Vite, en remontant de l’eau, il voit : les ciels se déchirent ; oui, le souffle essentiel descend sur lui comme une palombe. Et une voix des ciels : " C’est toi, mon fils aimé ; en toi j’ai mon gré".


Je porte depuis peu la médaille des Frères polonais et j'en suis vraiment heureux. Le texte en hébreu qui la compose en partie m'amène sans y avoir pensé avant à la plus belle prière que je connaisse : "Shma Israel , Ado Nai elo enou, Ado Nai ehad' " (traduction André Chouraqui, Desclée de Brower, 1989).

J'ai terminé par la prière du mois. Ensuite j'ai accompagné une amie parisienne à l'Eglise réformée évangélique libre de Paris, dans le 14ème arrondissement, pour le culte. Je me suis pris à rêver que dans un avenir proche les unitariens se réunissent également ainsi. Je crois que nous sommes sur la bonne voie.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 04:07

Fabien Issa (les Yvelines, en Région parisienne) - Ca y est, c'est dimanche ! J'ai pris ma bougie et l'ai allumée. Je prie avec vous pour la première fois. Merci à tous pour vos signes d'affection [ndlr. suite au décès de sa grand-mère, lien] et votre accueil pour mon article sur les inspirés (lien). Que la paix soit sur vous tous et toutes, ainsi que la grâce et la miséricorde.

Petite prière d'invocation :
Ô Seigneur ! Place une lumière dans mon coeur, une lumière dans mes mots, une lumière dans mes oreilles, et une lumière dans mon regard.
Place une lumière au-dessus et en dessous de moi, à ma droite et à ma gauche, devant moi et derrière moi.
Place en mon être une lumière et rends-la moi vive et intense. Fais de moi une lumière.
Ô Seigneur ! Fais-moi don d'une lumière et place dans mes nerfs, dans ma chair, dans mon sang, dans mes cheveux et dans ma peau, une lumière.
Ô Seigneur ! Place une lumière dans ma tombe et une lumière dans mes os.
Octroie-moi d'avantage de lumière. Octroie-moi d'avantage de lumière. Octroie-moi d'avantage de lumière, et accorde-moi lumière sur lumière. Amen.

Alain
(Courtenay, Orléanais) - Moi aussi j'ai prié avec vous, et de la plus simple manière : avec mon cœur. Une plus forte pensée pour vous qui avez été marqué par les décès et pour ceux qui souffrent dans leur chaire. Que la Paix soit dans les cœurs. Fraternellement. 

Yohann
(Bordeaux) - Cher(es) ami(e)s, cher(e)s frères et soeurs, je vous souhaite un excellent dimanche. C'est la journée de notre culte mensuel : Aujourd'hui, après avoir allumé notre calice ou notre bougie, immergeons nous dans l'amour inconditionnel de Dieu, ou du Mystère de la Vie . Nous pouvons lâcher prise, et nous abandonner à cette pluie bienfaisante dispensée par la Source de toute chose. Hallelujah, Alamdoul ilah, Gloire à Dieu et au Mystère de la Vie !

Séverine
(Saintes) - Quelle est belle ta prière Fabien Issa, je l'ai, de ce pas, imprimée. Merci. Moi j'avais même une grosse bougie parfumée aux épices ! Je viens de l’éteindre et j'ai été avec vous tous ce matin. Ma petite Sara n'était pas là, mais ce sera pour la prochaine fois. Je vous envoie à tous ma douceur et ma tendresse. fraternellement.

Ce matin j'ai été très émue d'allumer ma grosse bougie en pensant à vous tous. Je ne sais pas à quelle heure vous l'avez fait, moi il devait être 11 h. Merci vraiment de m'avoir ouvert cet horizon de fraternité. Notre Eglise a pris une place dans mon quotidien que je ne soupçonnais pas et cela m'apporte énormément. Puisse cette paix rejaillir sur tous les miens, sur ceux que je crois.

A Paris il fait un vrai temps de cochon, mais je regarde les feuilles voler, et c'est tout de même très agréable. Ma grand mère sera enterrée demain matin à onze heures et j'ai décidé de lire le poème de Jaques Musset "La vie est un mystère". J'espère que je ne bafouillerai pas trop.

Roger
(Blagnac, banlieue de Toulouse) - Je n'avais pas de bougie, mais j'étais avec Lui et avec vous. Fraternellement.

Thierry (Romans près de Valence) - Chers frères et sœurs, J'ai prié avec vous aujourd'hui pour la première fois. J'ai allumé ma bougie et pensant au calice historique des unitariens.

Pour commencer j'ai dit un verset tiré de l'évangile de Marc qui rapporte une parole de Yéshoua concernant le lien entre prière et pardon. Je me suis mis en état intérieur de pardon et j'ai dis :

Quand vous priez, remettez si vous avez quelque chose contre quelqu'un (11/25).

Ensuite, j'ai dit en arabe la sourate 112 du Coran : Al-Ikhlas (Le monothéisme pur). C'est une prière qui fonde mon unitarisme personnel, mon refus de la Trinité :

Qul huwa llahu ahad / Dis : LUI, Dieu, Unique.
Allahu ssamad / Dieu, Absolu/impénétrable/ indivisible.
Lam yalid walam yoolad / Il n'a ni enfanté, ni été enfanté.
Walam yakun lahu kufuwan ahad./ Nul n'est égal à Lui.

J'ai continué dans un même esprit en psalmodiant Shema Israël. Il s'agit de la prière principale quotidienne de mes frères Juifs qui proclame avec force l'unicité de Dieu. En disant ce passage du Deutéronome, je me sens particulièrement en communion avec mes frères Juifs :

Shma, Israël,Ado-nay Elo-henou, Ado-nay Ehad' / Écoute Israël, Adonaï, notre Dieu, Adonaï est UN.
Veahavta ett Ado-nay Elo-hekha, /
Tu aimeras l'Éternel ton Dieu,
bekhol levavekha, / de tout ton cœur, 
bekhol nafshekha, / de toute ton âme,
ou bekhol meodekha / et de tous ta force,
Les Paroles que je te donne aujourd'hui, moi-même, qu'elles soient dans ton cœur
Tu les enseignera à tes enfants,
tu leur en parleras dans ta maison ou en voyage,
en te couchant et en te levant.
Tu en feras un signe attaché à ta main,
une marque entre tes yeux.
Tu les écriras sur les poteaux (montants de portes) de ta maison et sur tes portes (de ville).

Dans la même perspective, je me mets en communion avec mes frères musulmans et je proclame Al Fathia, première sourate du Coran :

Au nom de Dieu. le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Louange à Dieu, Maître des Mondes.
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Maître du Jour de la rétribution.
C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le droit chemin,
le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Pour terminer j'ai psalmodié le Notre Père en me mettant en communion spirituelle avec tous mes frères chrétiens. Je dis cette prière majeure transmise par Yéshoua sous deux formes, la forme classique issue des évangiles, pour me relier avec mes frères chrétiens catholiques, protestants, Orthodoxes, Témoins de Jéhovah, Mormons, chrétiens unitariens, etc. Puis je la dis sous sa forme transmise par la Révélation d'Arès dans un esprit d'universalité englobant tous les hommes, sans discrimination, y compris les femmes et hommes de bien qui ne croient pas en l'Unique mais qui accomplissent son projet Créateur de justice et de bonheur :

Notre Père, qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite s
ur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. 
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
Et ne nous soumets pas à la tentation, m
ais délivre-nous du mal.
Père de l'univers,
Toi seul est Saint.
Que règne sur nous ta sainteté pour que nous fassions ta volonté ;
p
our que nous recevions notre nourriture ;
pour que nous puissions pardonner et recevoir pardon ;
p
our que nous résistions aux tentations ;
et que soit abattu le Malin ;
pour que règnent à jamais sur nous Ta Sainteté, Ta Puissance
Et Ta Lumière.

J'ai achevé cette prière par un court temps de recueillement en faisant vœux de vivre selon cette Parole, de la rendre vivante dans mon quotidien et j'ai éteint la bougie. En toute fraternité.

Marike
(Rambouillet) - Je m'associe à votre prière, à votre culte mensuel, et pense particulièrement en ce premier novembre 2009 à tous ceux qui ont été récemment endeuillés parmi les unitariens et les universalistes de France. Mes amitiés à tous

Yohann
(Bordeaux) - C'est la troisième fois que je vis cette célébration libre avec Jean-Claude et aussi Virginie, son épouse et Tiffany, leur fille. Nous nous sommes de nouveau retrouvés dans un moment de partage fraternel et convivial.

Après que Tiffany ait allumé la flamme du calice unitarien, nous avons lu la prière mensuelle. Nous avons ensuite apporté notre louange à Dieu.
Pour la Parole, nous avons échangé sur la méditation du jour de la " Parole quotidienne " :

" Aujourd'hui, je réclame mon droit de naissance divin. Je suis un enfant de Dieu, immergé dans l'énergie de la lumière, de l'amour et de la joie. Peu importe les apparences extérieures, je sais que toutes choses concourent à mon plus grand bien. J'ai foi que l'amour divin me soutient dans toutes les circonstances. Quand je me détends et j' accepte mes bénédictions, je progresse librement vers un bien encore plus grand. J'ai foi dans l'amour grandiose de Dieu pour moi. Avec une profonde gratitude, je prends conscience que l'amour de Dieu est inconditionnel, dispensé gratuitement et goûté librement. L'amour se répand dans tous les domaines de ma vie. Quelle joie que de vivre dans le courant divin de vie et d'amour !
Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein ..., comme dit l'Ecriture."

Nous avons pensé à la sœur de Yohann, qui va commencer ses séances de chimiothérapie. Egalement à un ostréiculteur à qui Jean-Claude achète souvent des huîtres sur la place de l’église de Gradignan et qui a dû prendre une retraite anticipée à cause d’une fragilité cardiaque ; son fils prend la relève. Puis, nous avons béni Dieu avec le vin du kiddouch et rompu le pain comme Jésus l’avait fait, avant de rendre grâces à Dieu et d’éteindre notre bougie.
Tout cela fait vraiment du bien !

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 02:03

Mes frères et sœurs de tous horizons,


Aujourd’hui, fête de la Toussaint, je vous souhaite du fond du cœur de devenir des saints ! Non pas des saints « canonisés », estampillés et formatés, mais des saints et des justes au sens biblique du terme : des femmes et des hommes de bien, d’amour et de pardon, vivant dans le Souffle du Père, en communion avec Lui et avec tous vos frères et sœurs de l’humanité, Ses enfants.

Devenir saint, ce n’est pas être parfait au regard d’une règle morale ou d’un loi religieuse ou civile, être saint c’est vivre en harmonie avec le Créateur et toute Sa Création, sentir vivre cette création dans son ventre, comme le père miséricordieux la sent dans ses entrailles selon le terme hébreux biblique.

Devenir saint, ce n’est pas être sans défaillance ni fragilité, s’est tendre sans cesse vers la perfection de Dieu – soyez saints comme Je Suis Saint, dit le Seigneur dans le Lévitique -, c’est combattre la médiocrité et la facilité, tout ce qui nous tire vers le bas et nous repli sur nous même car le Père n’est jamais replié sur Lui-même, il est Don et circulation de Vie.

Devenir saint, c’est se bagarrer au quotidien pour devenir sans cesse meilleur, toujours plus proche de l’Image et Ressemblance divine.

Devenir saint, ce n’est pas réciter une formule et se croire sauvé par elle, c’est accomplir dans notre chair et notre société la Parole d’amour dont nous nous réclamons, même lorsque notre inertie personnelle, la culture ambiante et les lois du monde nous tirent dans une autre direction.

Devenir saint, s’est vivre des Béatitudes proclamées par le Messie Yéshoua (lesquelles Béatitudes étaient la lecture d’évangile du jour pour mes frères catholiques).

Entraidons nous mes frères et sœurs, entraînons nous les uns les autres vers les Hauteurs ! Nous avons besoin les uns des autres ! Ayons ensemble l'audace de la sainteté !

Thierry est maraîcher à Romans, près de Valence (Sud-Est de la France)
 

Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu


Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! 

 

Je vous embrasse et je vous aime ! Thierry

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:57

You are welcome here visitor, friend or long time member.

You are welcome here.

With your family or partner

Or lover or alone

We joyfully welcome you here.

You are welcome here as believer

Or doubter, as joiner or loner.

You are welcome here feeling a part of us or not,

Full of energy or plain tired, seeking a vision or a rest.

You are welcome to join us as you are.


Que vous soyez visiteur, ami ou membre de longue date,

Vous êtes ici le bienvenu.

Que vous soyez avec votre famille ou avec votre conjoint

ou, encore, avec votre amant ou amante ou seul,

Nous vous accueillons ici avec joie.

Vous êtes le bienvenu ici, que vous soyez croyant ou cherchant,

Que vous partagiez facilement la vie du groupe

Ou que vous préfériez la solitude.

Vous êtes le bienvenu ici, que vous vous sentiez, ou non, à l’aise chez nous,

Plein d’énergie ou de fatigue, cherchant un nouvel horizon ou bien le repos.

Tel que vous êtes, vous êtes le bienvenu chez nous.

Rev. Ray Drennan

Canadian Unitarian Council / Conseil unitarien du Canada

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:34
La conclusion du livre  "L'Islam sans soumission" d'Abdennour Bidar, proposée ici par Yohann (Bordeaux), message au groupe Yahoo "Unitariens francophones" le mardi 13 octobre 09. Pour une présentation du livre, voir notre article antérieur.


" Avec l'idée islamique d'héritage se profile ainsi un modèle concurrent susceptible d'initier un mouvement de sortie de la religion non plus tragique, mais euphorique, parce qu'il ne nous contraint plus à une rupture avec Dieu, avec nos vieux rêves d'immortalité, mais à un dépassement qui soit en même temps une intégration de tout cela dans une vision renouvelée de notre condition humaine. Là réside toute la différence entre les deux voies de sortie de la religion, la voie occidentale et la voie islamique : dans le premier cas, la disparition tragique de Dieu (rejeté et "tué" comme illusion) laisse l'être seul avec sa vieille finitude; dans le second, sa disparition euphorique dans le don total de lui-même métamorphose notre condition humaine, mettant fin à la malédiction de cette finitude qu' on croyait éternelle ...

Nous voilà seuls également, mais seuls avec tout ce que Dieu était et possédait. Dans un cas nous nous retrouvons les mains vides, dans le second nous nous retrouvons seuls mais avec les mains, l'esprit, le coeur pleins de la puissance qui était autrefois à Dieu. C'est sur ce point que je dois hélas me séparer de Blaise Pascal, l'un de mes maîtres qui parlait de la " misère de l'homme sans Dieu " et de la " félicité de l'homme avec Dieu " parce qu'il ne concevait de salut pour l'être humain que dans la compagie et la grâce de Dieu, s'imaginant inversement  son éloignement comme nécessaire tragédie. Il me semble que je peux parler au contraire (grâce à la notion coranique d'héritage) de " félicité de l' homme sans Dieu ", parce que je sais que le Dieu qui nous a laissé est un Dieu qui nous a tout laissé.

Les religions sont-elles des mirages ou des héritages ?


La voie s'ouvre alors vers un existentialisme nouveau : un existentialisme au sens propre du terme, c'est-à-dire une situation ontologique ou l'homme se fait lui-même, se construit tout seul, sans l'aide ou la prédestination d'un Dieu, mais radicalement nouveau, parce qu'il se fait désormais lui-même avec une puissance d'agir infinie et sur l'horizon de l'immortalité.


La voie s'ouvre aussi vers un dépassement même de l'athéisme. " A-théisme ", vie sans Dieu. Notre vie d'héritiers sera bien d'une certaine façon une vie sans Dieu, mais plus du tout au sens qu'implique justement l'athéisme, qui est la négation de l' existence de Dieu. L'héritier certes ne se tourne plus vers Dieu parce qu'il a compris que désormais loge en lui-même toute la puissance spirituelle possible. Mais en même temps il se souvient de Dieu, et il n'oubliera jamais ce dont Dieu a été le nom. Loin donc de le nier, il lui vouera une gratitude éternelle. Il évoquera et invoquera avec la plus grande émotion cet être grâce auquel il a pu acquérir peu à peu une conscience de soi plénière, entrer en possession de tout son être et de toutes ses puissances. Cet être qui fut sa matrice millénaire. Pour une humanité qui lui doit son passage à l'infini, Dieu ne meurt pas, n'est ni rejeté ni tué. Son nom doit faire l'objet d'un culte nouveau qui est celui du souvenir et de la reconnaissance - Dieu comme objet d'un devoir de mémoire.


La voie s'ouvre enfin vers une réconciliation possible : à la place des croyants et des athées d'hier qui se contredisaient indéfiniment peuvent surgir des hommes nouveaux, unis par-delà la foi et l' incrédulité, unis dans le partage d' une jouissance de leur infinité. Des hommes devenus infinis et immortels comme héritiers de Dieu ne peuvent plus être ni croyants au sens ancien (espérant toujours en quelque chose qui n'arrive toujours pas) ni athées au sens ancien (refusant l'idée que la vie humaine puisse dépasser sa finitude). Bientôt peut-être nous verrons de tels hommes réunis dans une condition humaine nouvelle ou la croyance des uns et l'athéisme des autres auront été conduits au-delà de leur différence, puisque ceux qui croyaient au ciel l'auront trouvé sur la terre et ceux qui ne croyaient pas au ciel ... l'auront tout de même trouvé sur la terre .

Pour les uns comme pour les autres, l'infinie puissance d'agir ne sera plus un idéal - en quoi l'on espère ou que l'on rejette - , mais la réalité même d'un état humain nouveau : celui de cet être qui est fontaine de vie toujours jaillissante au centre du Jardin "


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Published by Abdennour Bidar - dans croyants-non croyants
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:24
Montrer à nos enfants ce dont nous avons rêvé,
mais que nous n'avons pas encore pu voir nous-mêmes,
Montrer à nos enfants les prémisses d'un monde que nous construisons pour eux.
Montrer à nos enfants l'avenir avec ce poème d'Eluard

fresque murale de Jean-Claude Campana, vue sur reveline, Over-blog

Je mènerai mon enfant
Partout où je n'ai pas été
Avec lui sur du marbre blanc
Dans des palais d'Orient
Je rirai aux gens de couleur.

Et aussi sous le soleil clair
Qui éclaire toute la terre
Pour ceux qui n'ont jamais pu faire
Tout ce que j'ai fait

Pour ceux qui n'ont pas vu
Tout ce que j'ai vu.

poème de Paul Eluard présenté par Séverine (Saintes), le jeudi 8 octobre 09, au
groupe Yahoo "Unitariens francophones"
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 19:47

Yohann, Virginie ma femme et moi nous avons allumé notre calice, lu la belle prière de ce mois-ci, et prier l'Eternel. Nous avons lu l'hommage de Régis à sa mère (lien), puis, d'un commun accord, nous avons partagé le pain et le vin au nom de Jésus.  Et puis nous étions si heureux que nous nous sommes spontanément donnés le baiser de paix. J'ai donné à Yohann la médaille de reconnaissance des Frères polonais où figure l'effigie de Jésus, cette médaille historique qui date du début du XVIIème siècle (lien). Ouf ! que d'émotions fraternelles. Jean-Claude (Bordeaux)

Christiane Geisler de la First Unitarian Church of Philadelphia : nous avions organisé un bref culte ce matin avant notre service de 11 heures. Nous étions quatre (Ann, Stephanie, Carl et moi), mais Ann et Carl ont du quitter avant la photo pour répéter avec la chorale. Nous nous organiserons un peu mieux le mois prochain pour permettre à tous de participer.

Nous avons d'abord allumé le calice et lu la prière du mois d'octobre. Puis Stephanie nous a lu quelques pensées existencielles qui avaient eu de l'importance pour elle dans son dévelopement spirituel. Ces pensées nous ont permis de réfléchir sur le sens de soi par rapport aux engagements que nous prenons.
J'ai lancé un appel d'aide à nos frères pygmées du Congo.

Puis nous avons terminé avec ces mots de Frère Roger de Taizé :
"La contemplation donne de prendre du recul jour après jour. Dans l'ordre de l'engagement politique, elle libère l'homme d'un projet qui l'intéresse. Elle lui permet de ne pas chercher à imposer ses propres idées, a ne pas désirer inconsciemmnet sa propre réussite, mais uniquement un service.
En politique, quelques-uns connaissent la tentation d'utiliser le Christ à des fins personnelles. A eux d'être lucides et de s'en dégager. La contemplation permet de prendre conscience de toutes nos pensées, de ne pas en avoir honte, de hiérarchiser les valeurs en face du Christ et, pour ce qui concerne l'engagement politique, de savoir si oui ou non le Christ y occupe une place
."

Nous espérons pouvoir inviter prochainement d'autres Francophones vivant à Philadelphie.
Nous nous sommes sentis très proches de tous les Francophones qui se sont réunis aujourd'hui.

"Et pour la première fois,
je devinais que la grandeur de la prière
réside d'abord en ce qu'il n'y est point répondu
et que n'entre point dans cet échange la laideur d'un commerce
."
(Saint-Exupéry,  Citadelle).
Message de Séverine (Saintes) envoyé au groupe
Yahoo "Unitariens francophones" le lundi 5 octobre 09.

Je n'ai pas trouvé de calice ni même une bougie dans l'appartement que j'occupais à Berlin ce dimanche de culte. Je ne me souvenais plus de la prière du mois mais qu'importe, j'ai prié pour la soeur de Yohann.
J'ai pensé (sans doute l'éloignement) à ces cohortes qui frappent aux portes de notre monde occidental , principal héritier du christianisme. J'ai pensé à ceux de Calais et d'ailleurs, à ses enfants à la porte des centres de rétention.
J'ai prié pour qu'ils s'en sortent, qu'ils puissent se développer sur cette terre. Et j'ai relu le second des commandements qui pour moi est tout autant le premier : "Tu aimeras ton prochain comme toi même". Quel défi Jésus nous a donné là et comme nous n'aurons pas assez de notre vie pour y parvenir.
Paul (Nantes)

Jean Mang (Eglise presbytérienne évangélique libre, Yaoundé, Cameroun) - Nous organisons nos cultes de mieux en mieux. Après la liturgie de notre Eglise, nous avons récité la prière unitarienne du mois par 3 fois, et à la fin nous avions prié pour toute l'Eglise unitarienne du monde.

Fabien Issa (Yvelines, France) - Ma grand-mère fait le grand voyage depuis Lundi. Seyyidina Muhammad a dit: "Vis en ce monde comme si tu allais vivre éternellement et vis pour l'autre monde comme si tu allais mourir demain"
Vendredi 9 octobre :  Je suis allé aux obsèques aujourd'hui, et vous savez quoi ? Je suis heureux pour elle. Je sais qu'elle a trouvé la félicité et qu'elle ne manque de rien. Je la sens à mes côtés, dans la lumière. Une personne qui transpire l'amour est éternelle. Les gens qui pensent qu'il s'agit d'être de telle ou telle religion n'ont pas saisi que c'est l'âme qui est pesée, non la signature qui est examinée. Que la paix soit sur vous.
Notre Eglise accompagne Fabien Issa dans son deuil.

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Published by Eglise unitarienne francophone - dans notre culte mensuel
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  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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