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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:28
livre--Marie-Claire-Weber-Lefeuvre.gifMarike (Rambouillet, France)  – "Comment faire de votre enfant un « bon délinquant » : les douze conseils de la police de Houston", article n° 357 de son blog, Le blog de Marike, chrétienne protestante, unitarienne.

01 - Dès l'enfance donnez-lui tout ce qu'il désire. Il grandira ainsi en pensant que le monde entier lui doit tout.
02 - S'il dit des grossièretés, riez, il se croira très malin.
03 - Ne lui donnez aucune formation spirituelle. Quand il aura l'âge de la majorité, "il choisira lui-même".
04 - Ne lui dites jamais : "c'est mal" : il pourrait faire un complexe de culpabilité, et plus tard, lorsqu'il sera arrêté pour vol d'autos, il sera persuadé que c'est la société qui le persécute.
05 - Ramassez ce qu'il laisse traîner. Ainsi il sera sûr que ce sont toujours les autres qui sont responsables.
06 - Laissez-lui tout lire. Stérilisez sa vaisselle, mais laissez son esprit se nourrir d'ordures.
07 - disputez-vous toujours devant lui. quand votre ménage craquera, il ne sera pas choqué.
08 - Donnez-lui tout l'argent qu'il réclame. Qu'il n'ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu'il ait les mêmes difficultés que vous.
09 - Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boisson, confort, sinon il sera "frustré".
10 - prenez toujours son parti. Les professeurs, la police lui en veulent, à ce pauvre petit.
11- Quand il sera un vaurien, proclamez vite que vous n'avez jamais pu rien en faire.
12 - Préparez-vous une vie de douleur. Vous l'aurez.

Mercan-Dede.jpgYohann (Bordeaux, France) – En contre point et dans un tout autre style, Yohann nous propose un texte de Khalil Gibran : le "Prophète" nous dit :

Larbredevie" Et une femme tenant un nouveau-né contre son sein dit : Parle nous des enfants.

Et il répondit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de la Vie qui soupire après elle-même. Ils passent par vous mais ne viennent pas de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées. Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez abriter leurs corps mais non leurs âmes. Car leurs âmes habitent la demeure de demain que vous ne pouvez visiter même en rêve. Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous. Car la vie ne va pas à reculons ni ne s'attarde dans le passé.

Vous êtes les arcs par lesquels sont lancés vos enfants, telles des flèches vivantes. L'Archer vise sa cible sur le chemin de l'infini et vous courbe de toute Sa puissance pour que ses flèches partent vite et loin. Et laissez la main de l'Archer vous ployer pour votre plus grande joie. Car de même qu'Il aime la rapidité de la flèche, Il aime la subtilité de l'arc"

l'illustration, "L'arbre de la vie", est tirée du blog de Yohann Amal : Spiritualités unitariennes, plurielles et universelles (lien)

C'était un écho d’un débat au sein du forum des « Unitariens francophones » (lien)

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:06

Ti vagytok a világ világossága. Nem rejtethetik el a hegyen épített város. Gyertyát sem azért gyújtanak, hogy a véka alá, hanem hogy a gyertyatartóba tegyék és fényljék mindazoknak, a kik a házban vannak. Úgy fényljék a ti világosságtok az emberek előtt, hogy lássák a ti jó cselekedeteiteket, és dicsőítsék a ti mennyei Atyátokat.
 
You are the light of the world. A city set on a hill cannot be hidden ; nor does anyone light a lamp and put it under a basket, but on the lampstand, and it gives light to all who are in the house. Let your light shine before men in such a way that they may see your good works, and glorify your Father who is in heaven.

Vous, vous êtes la lumière du monde ; une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; personne ne fait brûler une lampe en la mettant sous le boisseau, mais sur le lampadaire, où elle resplendit pour tous dans la maison. Ainsi que votre lumière resplendisse en face des hommes ; ils verront vos oeuvres belles, et ils glorifieront votre Père des ciels (Matthieu, 5, 14-16, traduction André Chouraqui, 1989)

prière envoyée par l'Eglise unitarienne de Transylvanie (lien), en hongrois et en anglais

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 14:28

Nous sommes tous passants et pèlerins.

Allumons donc un feu au carrefour, à l’adresse de l’Eternel.Lanza del Vasto par Mareuil

Fermons le cercle et faisons un temple dans le vent,

Faisons de ce lieu quelconque un temple,

Car le temps est venu d’adorer en esprit et en vérité,

De rendre grâce en tous lieux et en tous temps.

 

Mettons un terme au temps,

un centre aux ténèbres extérieures,
et rendons-nous présents au présent.
Ce présent que nous avons en vain poursuivi dans nos journées,

Car il était loin de nous au moment où il était.

Le voici devant nos yeux et dans nos cœurs, le présent.

Le feu, c’est le présent qui brûle et brille,

c’est le présent qui prie,

Le feu est le sacrifice de ce qui brûle,

La chaleur de vie et la joie des yeux.

Il est la mort des choses mortes et leur retour à la lumière.

 

Feu de joie ! Souffrance et joie l’une dans l’autre.

L’amour, c’est la joie de souffrir.

Le feu est la vie et la mort l’une dans l’autre,
l’apparence qui se consume et la substance qui paraît.

Chantons gloire dans la langue du feu, évidente et claire à tous les hommes.

 

Et vous, gens qui passez sur la route des Quatre-Vents,

Entrez dans la ronde et donnez-nous la main.

Souffle sur nous, Seigneur, pour que notre prière monte en flamme,

Pour que notre cœur de bois mort et d’épines et son bref et vacillant éclat de vie

Servent à nourrir un peu ta gloire.

Cette prière nous a été transmise par Régis (Le Mans, France)

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 13:47

Mercan-Dede.jpgYohann (Bordeaux, France) - Cher(e)s ami(e)s, je vous souhaite à toutes et à tous un bon dimanche et un bon moment de culte.

Thierry_Moral-s.jpgThierry
(Romans, Isère, France) - Après la messe, où je me relie à mes frères catholiques, j'ai allumé une bougie dans l'après midi et j'ai psalmodié les trois prières abrahamiques, Shéma Israël, Al Fathia, Notre Père. Puis je me suis uni en pensée avec vous tous en vous envoyant mon affection. Puis je me suis réjoui en Dieu de vous connaître et de m'enrichir de votre diversité (unitariens-universalistes, chrétiens unitariens, musulmans unitariens, unitariens mystiques et unitariens agnostiques, unitariens gnostiques, unitariens fondamentalistes, unitariens protestants, unitariens bouddhistes, unitariens communistes, unitariens unitariens, témoins de Jéhovah, aumistes, frères et soeurs en recherche de vérité et d'amour ...). Je vous embrasse fraternellement.

Mercan-Dede.jpgYohann - Merci à toi, pour cette volonté d'attirer l'attention sur ce qui rapproche les croyants monothéistes et non pas sur ce qui les divise, ou sur ce qui pourrait les inciter à la méfiance et la séparation dans les divers médias.

Saintes--S-verine-Guillarme.jpgSéverine (Saintes, France) - En ce matin de rentrée, je prends un peu de temps pour partager avec vous notre culte à la maison, hier avec mes deux filles Sara et la petite Esther (5 ans et demi).


Après avoir allumé la bougie nous avons récité le Notre Père, puis sa deuxième version transmise sur notre site, puis cette prière que j'aime tant "A l'aube de ce jour naissant... " que je récite chaque jour. Sara ensuite a lu une des prières que nous avons écrites ensemble ; nous avons remercié Dieu pour son amour, et Jésus pour ses paroles libératrices (évidemment je ne l'ai pas formulé ainsi), et le modèle qu'il nous donne à vivre. Nous avons ensuite promis d'essayer de ne plus avoir peur, d'avoir confiance et d'essayer d'être plus compréhensives toutes les trois dans nos journées.

Ma petite Esther était un peu chamboulée par l'évocation de la peur, car elle est dans une période où le noir l'effraie, surtout depuis la disparition de ma grand mère. Mais après les larmes un énorme câlin à trois et elle a soufflé la bougie, très fière. J'ai bien pensé à vous tous. Bonne semaine à chacun d'entre vous. Fraternellement.

Mercan-Dede.jpgYohann - Après avoir allumé la bougie dans mon petit calice, j'ai lu la prière mondiale des unitariens pour ce mois de janvier. Ensuite, j'ai loué la Présence à partir du texte de ma méditation matinale (lien).  Puis, pendant une dizaine de minute, j'ai récité mon "dhikr" à l'aide de mon chapelet soufi. Enfin, je vous ai toutes et tous confié à cette Présence, source de toute compassion. J'ai prié en particulier pour cette famille dont nous avait parlé Régis, ainsi que pour ma soeur. Enfin, j'ai relu ce texte de Ibn Arabi : " Vers l'union " (lien), avant de souffler sur ma bougie.

R-gis-Pluchet--2009.jpgRégis (Le Mans, France) - L’étoile de Noël et le message d’espérance


Pour la première fois, j’ai partagé ce culte mensuel avec ma compagne Marie et Anne l’une de ses filles qui vit chez nous depuis près d’un an (en alternance avec des séjours en clinique), en raison d’une dépression profonde, sans savoir si elle pourra retourner chez elle (à 200 km de chez nous) et reprendre son activité professionnelle.

J’ai allumé deux bougies et suggéré que nous vivions ce temps de prière comme un culte domestique en relation avec les chrétiens qui célébraient ce dimanche dans les temples et les églises, avec les unitariens francophones qui partageaient le même jour un culte aux quatre coins de la France et à travers le monde, avec nos familles qui ont été rassemblées en différents lieux en ces temps de fête et aussi avec nous-mêmes, tous les trois.

Enfin, j’ai tenu à ce que nous soyons aussi en union avec des causes qui nous sont chères :

- Avec ce couple de la région du Mans séparé par la force publique au mépris de leurs droits et de leur dignité, elle française prête à accoucher, lui placé dans un centre de rétention et en instance d’expulsion vers l’Ukraine, d’où il serait dans l’impossibilité de reconnaître son enfant et risquerait de se retrouver en butte aux mêmes persécutions en raison de sa religion juive qui lui ont fait quitter son pays il y a 5 ans.

- Nous étions aussi en union avec les marcheurs de la paix qui sont aux portes de Gaza : 1 300 marcheurs venus de 43 pays (
lien). 

- Et aussi (mais j’ai oublié de le mentionner explicitement), avec les 370 moines et moniales bouddhistes de Bat Nha au Vietnam. Ces disciples du maître zen non-violent Thich Nhat Hanh (qui vit en France) ont été mis à la porte de leur monastère en cette fin d’année, après plusieurs mois de persécutions de la part des pouvoirs publics vietnamiens (
lien).


J’ai lu la prière unitarienne du mois, puis, après un moment de silence, nous avons médité sur le texte de l’Evangile du jour, celui de l’Epiphanie. Marie (ma compagne) nous a invités, comme les mages venus d’Orient, à suivre l’étoile de Noël, l’étoile qui nous conduit vers Jésus dont le message repose sur l’espérance et le partage. Cette étoile, a-t-elle ajouté, nous pouvons la trouver dans nos cœurs, étoile dont je voyais une belle allégorie extérieure avec la pleine lune qui nous éclaire actuellement et avec les trois étoiles qui scintillent au centre de la constellation d’Orion et qui symbolisent les trois mages.

Après un nouveau temps de silence, j’ai lu l'une des prières de Lanza del Vasto : "Nous sommes tous passants et pèlerins" (lien), qui est toujours l’une des prières quotidiennes des communautés non-violentes de l’Arche. Nouveau temps de silence et nous avons terminé avec une nouvelle lecture de la prière unitarienne du mois. Bonne année à toutes et à tous.


ajout du 6 janvier 2010 - épilogue heureux pour Viktor l'Ukrainien :


Viktor Ketsman, cet Ukrainien de religion juive pour qui Régis a prié, a 38 ans et vit en France depuis près de dix ans. Sa compagne, Natalia, doit accoucher dans les prochains jours. En situation de séjour illégal, il était en rétention à Rennes depuis la semaine dernière, quelques jours avant Noël, en vue d’une expulsion vers son pays d’origine. Les Réseaux Education sans frontière de la Sarthe (où habite Natalia) et d’Ile-et-Vilaine (où Viktor était en rétention) se sont mobilisés pour s’opposer à cette expulsion. Viktor a eu une promesse écrite d'embauche qui devrait lui permettre de régulariser sa situation et, au dernier moment, la préfecture de la Sarthe a accepté de le libérer.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 05:31

Is French Unitarianism specific ?

by Jean-Claude Barbier *, translate by Kelly Kilmer Hall **


* founder in 2002 of the French-speaking network "unitarian Correspondence", General Secretary of the Fraternal Assembly of the Unitarian Christians (AFCU) of 2004 to 2009, then permanent administrative member of this association, founder in 2008 of the French-speaking Unitarian Church, editors of several sites and the copy-books Michel Servet


**
Degree in journalism and writer, seminarian at Meadville Lombard Theological School (Chicago) for a Master Divinity, member and assistant to First Unitarian Church of Rochester (New-York State)


An internationalized Christian movement


From the anti-trinitarian Churches of European Protestantism of the 16th century, which developed in Central and Eastern Europe, Poland (1565-1658) and Transylvania (since 1568), and thanks to the publication of works of the Italian theologist Faust Socin by Remonstrants of Holland (the "Library of the Polish Brothers" published in Amsterdam in 1665), Unitarian Christianity developed in Great Britain during 17th and 18th with Arians, Socinians, then Unitarians, while being based then on the ideas of the Age of Enlightenment, then in the20th century in the United States within the congregationalism (which was from Calvinist theology) of New England.


Later, Unitarianism continued its international development, initially within the Anglo-Saxon geographic area (in the 19th century in Canada, in South Africa, in Australia, and in India, with appearances in Denmark and in Norway, etc.), then in Central Europe with Czechoslovakia and Germany in the 20th century, finally, at the beginning of this century, within other geographic areas : French-speaking people in Western Europe (1) and Africa (2), Hispanics in Spain, Latin America and in Cuba ; Portuguese-speaking in Portugal and Brazil ; Italy ; countries of Far East like Japan and the Philippines, etc.  The creation in 1995 of an international network, the International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), devoted to this global growth.

(1) France, Wallonia and French-speaking community of Brussels, French-speaking Switzerland, and the Andorra and principality of Monaco (2) Burundi, Congo-Brazzaville, Congo RDC, Togo


… and opened with all the religious and philosophical traditions


Meanwhile, from US American transcendentalism starting in 1830, US American congregations at the end of the 19th century implemented liberal Christianity (acceptance in their faith agnostics and non believers who practice moral virtues) ; then straightforwardly, especially in the year 1960 (3), became "interfaith" in their communities by accepting all religious and philosophical beliefs. Unitarianism thus diversified well beyond its historical Christian roots. Chritian Churches remained in Transylvania, Hungary, Norway and in Boston (King's Chapel).

What today we call "contemporary Unitarianism" (4) is a large range including the Unitarian sensitivities around Unitarians Christian, Universalists (within the meaning of the Christian doctrines of the universality of the faith) (5), Unitarians with beliefs in reference to revealed monotheists (6) or to theism (7), Unitarians-Universalists, and Universalists without more traditional reference (8)
 

(3) in 1961, the American Unitarian Association (AUA) merged with the American Universalist Church to create the Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations

(4) to see our article of August 28, 2008, published by the French-speaking Unitarian Church (EUfr), in its rubric "The Pillars of the Church": "A theology for the use of Contemporary Unitarianism" http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10451416.html  
translated into English: "Theology Adaptable to Present Day Unitarianism ",

http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10451416.html  

(5) which was that of the Universalist Church, mainly developed in the United States, but also in its missions in the Far East (Filipino and Japan)

(6) case of the Unitarian community of Nancy in France, http://www.unitariens.org  

(7) case of the Unitarian communities of the Kashi country in India of the North-East,
http://afcu.over-blog.org/categorie-10389850.html
 

(8) case of Unitarian German of Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR) http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-cu-97-novembre-09-manifeste-des-unitariens-allemands-en-1995-38796090.html  


Emerging


Owing to the fact that contemporary Unitarianism accepts this broad diversity in its faith, and also that the Protestant heritage wants that each community is a local Church, and more particularly of the congregationalist tradition which affirms full sovereignty with each one of these local Churches, one can wonder whether there is a global specificity of Unitarianism, according to the countries, geography, linguistic areas, etc.


We will answer here with regard to France.

Although France was the residence country, from 1531 to 1553, for the Spanish anti-trinitarian Michel Servet, Unitarianism is very recent here. It was in July 1986, at the time of a European meeting of the International Association for Religious Freedom (IARF, attended by the Free Faculty of Protestant theology of Montpellier), that a French Unitarian Association (AUF) was formed by ten people.


Until now, only one local Church (in Nancy)


We do not have in France and French-speaking countries a history of Unitarian churches. Our American friends are often surprised, because they expect to find many Unitarian churches in France. Admittedly, there were tests to constitute local communities which, in the American vocabulary could have been "fellowships" as much : in Paris, Marseille, Digne-les-bains, Bordeaux, Nantes. Only a small community of ten people constituted Nancy, since 1990, within the framework of an association law 1905, Unitarian Fraternity. This association was entitled in vain as from 1997, Unitarian Church of France/Unitarian Fraternity, it remained only in Nancy except some external members.


It should be noted that the Unitarian english-speaking stay in France, founded in the years 1980 (recognized juridicially in 1986 like association law 1901) a community in Paris, Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) (9), which is a member of the European Unitarian Universalists (EUU),a federation which gathers the english-speaking who are the same in stay in the principal capitals of Western Europe (Paris, Geneva, Frankfurt, Brussels and Amsterdam). A monthly worship is practised in a place of rented worship (at present, the protestant temple of Pentemont-Luxembourg). The ministers of religion come from Great Britain and United States.

(9) http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu034.epstein.htm  


… but a French Church online


It is finally a Church on the Web ("Church online") and on the level of the linguistic area of the Francophonie (thus it is not only French), the French-speaking Unitarian Church (EUfr), which was born in June 2008 with my initiative (10). It obtained since the institutions worthy of any Church : an executive council (of 7 members for the moment) (11), a titular minister of religion for the chair (reverend Maria Pap, Minister for the Unitarian Church of Transylvania) (12), a space of prayer and meditation (13), a monthly worship (14), a spiritual accompaniment of particular cases (15), the beginnings of a choral society (16), a library (17), humanitarian activities (18), without counting a framework of formation to the pastoral ministry (19), etc


(10) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr
 

(11) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10814425.html  

(12) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10746634.html  

(13) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10451492.html  

(14) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10948853.html  

(15) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10805895.html  

(16) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10777339.html  

(17) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10728015.html  

(18) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10834592.html  

(19) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10814419.html  


It is an innovation since it is the first Unitarian Church which functions thus, entirely online. It takes again the experiment, with the means which the Internet places today at our disposal, of the Churches by American correspondence (Unitarian Church off All Souls in 1903 and, since 1944, Church of Larger Fellowship (CLF) (20), charged to connect isolated, except local congregation, in the United States then in the whole world.

(20) to see our article "a Church by correspondence in the United States" in the bulletin n° 37 of November 2004 of the Unitarian Correspondence. http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu037.info.htm#document  


The affirmation of a Christian component


The first president was Mrs. Lucienne Kirk who, after been student at Manchester College in Oxford, came to make a report with the Free Faculty of Protestant theology of Montpellier under the direction of professor André Gounelle about the Christian American theologist was James Luther Adams (1901-1994) (21). She was ordered minister of religion in December 1986, with the Unitarian Church of Kolozsvar (Cluj-Napoca), in Transylvania. She served a parish of the Reformed Church of France (ERF) in the Cevennes. On its return to the United States, in 1990, she is invested within Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF), an national association launched in 1938 to defend and maintain the Christian version of the American Unitarianism (22) which was then threatened by a humanistic wave (see humanistic Proclamation of 1933).

(21) http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-10427785.html  

(22) http://www.uuchristian.org  


The scientist naturalist Theodore Monod (1902-2000) brought his sponsorship to this new association. He was a liberal Protestant, member of the Reformed Church (ERF) of the Oratory of Louvre, and he liked to say himself "Christian preceding-nicean", i.e. of before the first council which, in 325, ratified the Trinitarian dogma.


The mainstay of French Unitarianism was Albert Blanchard-Gaillard, teaching in history at Marseilles, as a Christian freemason. He was general secretary of the AUF to his foundation, then president in 1990 at the time of the departure of Lucienne Kirk. Whereas the first statutes of the AUF envisaged an association only mainly Christian, it made register in the statutes, in 1992, the reference to God and the teaching and the person of Jesus. Then, when a circumstantial majority, at the time of the general assembly of 1996, wanted to give up this explicitly Christian reference to allow a broader reference to God alone, it merged, with the other cofounders of the AUF and always with the patronage of Theodore Monod, a new association, this time under Christian articles, the Fraternal Assembly of the Unitarian Christians (AFCU). He is the honorary president of this association. See its bibliography (23).

(23) http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131169.html  


Contrary to American Unitarianism-Universalism, then European (for example in Great Britain as from the years 1950), French Unitarianism affirms its full and total legitimacy in the Christian sphere. By its Christian component, the AFCU, it is in trade-guild with the liberal Protestants (association and the Evangile and Freedom review, liberal Protestant Unions UPL of Strasbourg and Geneva, association and Théolib review) and with emergent liberal catholic mobility since the end of the 20th century (basic Christian communities CCB, Friends of Marcel Légaut, the Federation of the networks of the parvis, association and review Christian freethinking based in Brussels, etc). Since 2002, the French Unitarian Christians are in contact with this liberal catholic place and, in May 2006, the AFCU was accepted as member by the Federation of the networks of the parvis (24).

(24) http://afcu.over-blog.org/categorie-10162759.html  


At the European level, the French Unitarian Christians are in contact with European Liberal Protestant Network (ELPN), a network of the IARF, where one finds, in addition to the liberal Protestants (of which Remonstrants in the Netherlands and Non-Subscribing Irish), our historical Churches in Transylvania and Romania and the General Assembly of Unitarians and Free Christian Churches. (25)

(25) http://afcu.over-blog.org/categorie-10136976.html 

It is precisely this role of the Churches or Unitarian Christian associations, which exist in several European countries (Great Britain, France, Italy, Norway) and Africa, to maintain this Unitarian presence for a non-creedal and liberal Christianity, which was reaffirmed at the time of the meeting of Avignon in August 2007 by a proclamation which was translated into several languages (26)

(26) http://afcu.over-blog.org/categorie-10148421.html  


A pluralist democracy based on the identities


Is it possible to put all the Unitarians in the same association or the same Church ?


Unitarian French knew to learn the lessons from the failure of their first association, the French Unitarian Association (AUF), founded in 1986, become "French-speaking" (French-speaking Unitarian Association) in 1992 and which was dissolved in January 2006. The conflicts of orientation and people were there indeed very numerous. In spite of a "unified" start in November 2006 with the foundation of A Fraternal Unitarian whose attempt was to join together liberal Protestants members of Théolib (a twenty people), the Unitarian ones of the community of Nancy and the Unitarian Christians of the AFCU, but which finally failed as of the following year, it is the pluralism which was concretized little by little with the installation of networks (Unitarian Correspondence since October 2002, the participation of French in the French-speaking Unitarian Universalist Regrouping RFUU), the opening of forums (French-speaking Unitarians   since April 2005, on the initiative of the Unitarian Christians, and The Family of U which functioned in 2006-2007), the launching of individual websites, the foundation of associations of which, in November 2009, a French-speaking Unitarian Universalist Association (AUUF).

The "address book" the French-speaking Unitarian Church (EUfr) testifies to this wealth of initiatives of the French Unitarian landscape (27). It corresponds, in the United States, with the flowering of Unitarian-Universalist associations at the national level.

(27) http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10451415.html  


Except for the community of Nancy which practises isolationism compared to the others, the majority of French Unitarians are in relation and good agreement: they contribute to the network of the Unitarian Correspondence and with the drafting of its bulletin (many authors, 250 recipients), exchange within the Yahoo group "French-speaking Unitarians " (more than 100 members, more than 800 messages per month), are registered on the website, take part in the monthly worship of the French-speaking Unitarian Church, etc. Unitarian French can be evaluated, starting from their participation in these various activities, with nearly 200 people.


They are represented by a national instance which was installated in March 2008, the Council of Unitarians and Universalists French (CUUF) (28). It is this one which represents them at the ICUU and it intends to develop the various initiatives in France by her website (29). It is only a relational institution and not some federation. Associations, groups or persons in charge of websites and forums send each a delegate (30), but remain completely free and independent to it in their activities. Generally, the activities of the ones are opened to all the others for text-editing, forums, occasional meetings, meetings, worships, etc.


(28) It was installation on the initiative of the Unitarian Christians of the AFCU in order to take over their association which had been accepted like emergent groups by the ICUU in April 2006
http://afcu.over-blog.org/categorie-10121264.html
 

(29) http://unitariens.francais.over-blog.fr  

(30) for the moment, the Fraternal Assembly of the Unitarian Christians (AFCU), French-speaking Unitarian-Universalist Association (AUUF), the network of the Unitarian Correspondence, the forum French-speaking Unitarian, and soon the Islamo-Unitarian Friendships.


This same catch in consideration of the identities exists on the level of our linguistic Church. The faithful ones are invited to be expressed there with their own culture and tradition, without any reserve nor taboo. The Christians can there speak about their attachment to the person of Jesus, practise the sharing of the bread and the wine, give the baptism and the confirmation to faithful which wish it ; believers to address itself directly to God, without euphemism ; the unbelievers speech of their convictions, etc. It is not a question to round the angles in order not to obstruct the others, even less folklore the religious times in a insipid interfaith and made general stereotypes, if not images of Epinal, but to affirm high and strong our own spiritual convictions and our precise engagements and to propose them in sharing by releasing some the universal values.


The community is not then established in any common denominator or a soft consensus, but in the expression, the listening of the others, the sharing of spiritualities and ritual, osmosis and not fusion, the liberal practice of the religion being of course at the base of such an operation. The particular religions thus are fully accepted since they can share. In that our Church is not only "Unitarian Christian" (because it practises the interfaith), but it is not either only "unitarian-universalist" because it admits that each one can live the universal values within the religious corpus of his choice.


A critical reflection on religious heritages


It is precisely with liberal mobilities that we can practise interfaith relations and not with all the Christians or Christianity in general, and the same for all the religions. French Unitarian has relation only with the other liberals and the non dogmatic ones. It is not a religion which is important, but the way in which one practises it. That is accompanied by a necessary critical spirit with respect to the religious movements whatever they are and, from there, by a selection in our foreign relations.


Compared to the Anglo-Saxon tradition which accepts in a way with laxity all the religious movements in the name of the freedom of conscience and tolerates the communautarisms, we think that the religious actors are subject to the rules which govern our modern and laic societies and must conform to them as well as all the other actors of the civil society.


Just as Unitarian Christianity did not cease to think of the religious corpus which ithad inherited, in the same way, we invite all the other religions to make in the same way in order to release what has universal value for everyone. It is this effort, demanding, which we can call "the unitarian work" and which must be the engine of our interfaith.

Gandhi heard it thus which required of each one to live his own religion with excellence or Theodore Monod who perceived each one walking according to his own route towards the same top of mountain. There is a call, not for a simplification or a secularization of the religious, nor for a universalist syncretism, but with the deepening of each way in order to allow a sharing which, is carrying for its universality. In other words, that each one keeps his faith but can from now on share it, inviting the others with the communion of the word and the rites, to celebrate God and/or Life with several voices.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans English translation
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 15:09

"L’unitarisme français est-il spécifique ?" par Jean-Claude Barbier *, article à la une du bulletin n° 99, janvier 2010, de la Correspondance unitarienne
* fondateur en 2002 du réseau francophone "Correspondance unitarienne", secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) de 2004 à 2009, puis membre administratif permanent de cette association, fondateur en 2008 de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), éditeur de plusieurs sites et des Cahiers Michel Servet, membre fondateur du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF).

Un mouvement chrétien qui s’est internationalisé

A partir des Eglises anti-trinitaires du protestantisme européen du XVIème siècle, qui ont pu de développer en Europe de l’Est, en Pologne (1565-1658) et en Transylvanie (depuis 1568), et grâce à la publication des œuvres du théologien italien Faust Socin par les Remonstrants de Hollande (la "Bibliothèque des Frères polonais" édités à Amsterdam à partir de 1665), le christianisme unitarien s’est développé en Grande-Bretagne aux XVII°et XVIII° sous des formes ariennes, sociniennes puis unitariennes, en s’appuyant alors sur les idées du Siècle des Lumières, puis au XIX° siècle aux Etats-Unis au sein du congrégationalisme (qui était de théologie calviniste) de la Nouvelle-Angleterre.

Depuis, l’unitarisme a poursuivi sa diffusion internationale, d’abord au sein de l’aire linguistique anglo-saxonne (au XIX° siècle au Canada, en Afrique du Sud, en Australie, en Inde, avec des appendices au Danemark et en Norvège, etc.), puis en Europe centrale avec la Tchécoslovaquie et l’Allemagne au XX° siècle, enfin, en ce début de siècle, au sein d’autres aires linguistiques : francophones en Europe occidentale (1) et en Afrique (2), hispanisants en Espagne, en Amérique latine et à Cuba ; pays portugais avec le Portugal et le Brésil ; Italie ; pays de l’Extrême orient comme le Japon et les Philippines, etc.

(1) France, Wallonie et la communauté francophone de Bruxelles, Suisse romande, et les principautés de Monaco et d’Andorre. (2) Burundi, Congo-Brazzaville, Congo RDC, Togo


La mise sur pied en 1995 d’un réseau mondial, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), consacre cette dimension mondiale.


... et ouvert à toutes les traditions religieuses et philosophiques

Entre temps, à partir du transcendantalisme américain des années 1830, les congrégations américaines de la fin du XIXème siècle ont mis en œuvre un christianisme d’ouverture (acceptation en leur sein des agnostiques et des non croyants qui pratiquent les vertus évangéliques), puis carrément, surtout à partir des années 1960 (1), un "interfaith" au sein même de leurs communautés en acceptant toutes les croyances, religieuses ou philosophiques.

L’unitarisme s’est donc diversifié bien au-delà de ses Eglises historiques demeurées chrétiennes en Transylvanie, en Hongrie, en Norvège et à Boston (la King’s Chapel). Ce que l’on peut appeler aujourd’hui l’"unitarisme contemporain" (2) est un large éventail comprenant les sensibilités chrétienne unitarienne, universaliste (au sens de la doctrine chrétienne de l’universalité du salut) (3), unitarienne croyante en référence aux religions monothéistes révélées (4) ou au théisme (5), unitarienne-universaliste, et universaliste sans plus de référence traditionnelle (6).

(1) en 1961, l’Association unitarienne américaine (AUA) fusionne avec l’Eglise universaliste américaine pour constituer l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations

(2) voir notre article du 28 août 2008, publié par l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) dans sa rubrique "les piliers de l’Eglise" : " une théologie à l’usage de l’unitarisme contemporain ", traduit en anglais : "A theology Adaptable to Present Day Unitarianism",
(3) qui était celle de l’Eglise universaliste, principalement développée aux Etats-Unis, mais aussi dans ses missions en Extrême-Orient (Philippines et Japon)

(4) cas de la communauté unitarienne de Nancy en France (lien),

(5) cas des communautés unitariennes du pays Kashi en Inde du Nord-Est (lien)
(6) cas des unitariens allemands de la Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR) (lien).

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 14:26

suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010)

Du fait que l’unitarisme contemporain accepte en son sein cette large diversité, et du fait aussi de l’héritage protestant qui veut que chaque assemblée cultuelle vaut Eglise locale, et plus particulièrement de la tradition congrégationaliste qui affirme la pleine souveraineté à chacune de ces Eglises locales, on peut se demander s’il y a une spécificité de l’unitarisme dans l’espace, selon les pays, les aires linguistiques, etc.
Nous répondrons ici en ce qui concerne la France.


Bien que la France ait été le pays de séjour, de 1531 à 1553, de l’anti-trinitaire d’origine aragonaise Michel Servet, l’unitarisme y est très récent. C’est en juillet 1986, à l’occasion d’une rencontre européenne de l’International Association for Religious Freedom (IARF) tenue à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, qu’une Association unitarienne française (AUF) est fondée par une dizaine de personnes.

Jusqu’à présent, une seule Eglise locale (à Nancy)

Nous n’avons pas, en France et pays francophones voisins, d’Eglise historique. Nos amis américains sont souvent surpris, croyant trouver en France des Eglises unitariennes. Certes, il y a eu des essais pour constituer des communautés locales qui, dans le vocabulaire américain auraient pu être autant de "fellowships" : à Paris, Marseille, Digne-les-bains, Bordeaux, Nantes. Seule une petite communauté d’une dizaine de personnes s’est constituée à Nancy, à partir de 1990, dans le cadre d’une association loi 1905, la Fraternité unitarienne. Mais cette association a eu beau s’intituler à partir de 1997, Eglise unitarienne de France / Fraternité unitarienne, elle est restée circonscrite à Nancy hormis quelques rares adhérents extérieurs.

A noter que les unitariens anglophones en séjour en France, ont fondé dans les années 1980 (reconnue juridiquement en 1986 comme association loi 1901) une communauté à Paris, l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) (
lien
), laquelle est membre de l’European Unitarian Universalists (EUU), fédération qui regroupe les anglophones qui sont de même en séjour dans les principales capitales d’Europe de l’Ouest (avec Paris, Genève, Francfort, Bruxelles et Amsterdam). Un culte mensuel est pratiqué dans un lieu de culte loué (présentement, le temple protestant de Pentemont-Luxembourg). Les ministres du culte viennent de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.


… mais une Eglise linguistique sur la Toile

C’est finalement une Eglise sur la Toile ("Church on line") et au niveau de l’aire linguistique de la Francophonie (donc pas seulement français), l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), qui a vu le jour en juin 2008 à mon initiative (lien
). Elle s’est dotée depuis des institutions dignes de toute Eglise : un conseil exécutif (de 7 membres pour l’instant) (lien), un ministre du culte titulaire de la chaire (la révérende Maria Pap, ministre de l’Eglise unitarienne de Transylvanie) (lien), un espace de prière et de méditation (lien), un culte mensuel (lien), un accompagnement spirituel de cas particuliers (lien), un projet de chorale (lien), une bibliothèque (lien), des activités humanitaires (lien), sans compter un cadre de formation au ministère pastoral (lien), etc.


Il s’agit d’une innovation puisque c’est la première Eglise unitarienne qui fonctionne ainsi, entièrement sur la Toile. Elle reprend l’expérience, avec les moyens que l’Internet met aujourd’hui à notre disposition, des Eglises par correspondance américaine (la Unitarian Church of All Souls en 1903 et, depuis 1944, la Church of Larger Fellowship (CLF) *
, chargées d’encadrer les isolés, hors congrégation locale, aux Etats-Unis puis dans le monde entier.
* voir notre article "Une Eglise par correspondance aux Etats-Unis" dans le bulletin n° 37 de novembre 2004 de la Correspondance unitarienne (lien).

à suivre ...

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:44

suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance française, n° 99, janvier 2010).

La première présidente [de l'Association unitarienne française] en fut Mme Lucienne Kirk qui, après avoir suivi l’enseignement du Manchester College à Oxford, venait de soutenir un mémoire à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, sous la direction du professeur André Gounelle, sur le théologien américain chrétien que fut James Luther Adams (1901-1994) (lien). Elle fut ordonnée ministre du culte en décembre 1986, à l’Eglise unitarienne de Kolozsvar (Cluj-Napoca), en Transylvanie. Elle desservit une paroisse de l’Eglise réformée de France (ERF) dans les Cévennes. A son retour aux Etats-Unis, en 1990, elle s’investit au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF), une association nationale lancée en 1938 pour défendre et maintenir la version chrétienne de l’unitarisme américain (lien
) qui était alors menacée par une vague humaniste (voir le Manifeste humaniste de 1933).

Le savant naturaliste Théodore Monod (1902-2000) apporta son parrainage à cette nouvelle association. Il était protestant libéral, membre de l’Eglise réformée (ERF) de l’Oratoire du Louvre, et il aimait se dire "chrétien pré-nicéen", c’est-à-dire d’avant le premier concile qui, en 325, entérina le dogme trinitaire.

La cheville ouvrière de l’unitarisme français fut Albert Blanchard-Gaillard, enseignant en histoire à Marseille, franc-maçon chrétien. Il fut secrétaire général de l’AUF à sa fondation, puis président en 1990 lors du départ de Lucienne Kirk. Alors que les premiers statuts de l’AUF prévoyaient une association seulement majoritairement chrétienne, il fit inscrire dans les statuts, en 1992, la référence à Dieu et à l’enseignement et à la personne de Jésus. Puis, lorsqu’une majorité circonstancielle, lors de l’assemblée générale de 1996, voulut abandonner cette référence explicitement chrétienne pour en rester à une référence plus large à Dieu seul, il fonda avec les autres cofondateurs de l’AUF et toujours avec le patronage de Théodore Monod, une nouvelle association, cette fois ci statutairement chrétienne, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Il est toujours président d’honneur de cette association. Voir sa bibliographie (lien
).

Contrairement à l’unitarisme-universalisme américain, puis européen (par exemple en Grande-Bretagne à partir des années 1950), l’unitarisme français, par sa composante chrétienne, affirme sa pleine et totale légitimité dans la sphère du christianisme libéral. Par l’AFCU, il est en compagnonnage avec les protestants libéraux (l’association et la revue Evangile et Liberté, les Unions protestantes libérales de Strasbourg et de Genève, l’association et revue Théolib) et avec la mouvance catholique libérale émergente depuis la fin du XX° siècle (les communautés chrétiennes de base CCB, les Amis de Marcel Légaut, la Fédération des réseaux des parvis, l’association et revue Libre pensée chrétienne basée à Bruxelles, etc.). Depuis 2002, les chrétiens unitariens français sont en contact avec cette mouvance catholique libérale et, en mai 2006, l’AFCU fut accepté comme membre par la Fédération des réseaux des parvis (lien).

Au niveau européen, les chrétiens unitariens français sont en contact avec l’European Liberal Protestant Network (ELPN), un réseau de l’IARF, où l’on retrouve, en plus des protestants libéraux (dont les Remonstrants aux Pays-Bas et les Non-Subscribing irlandais), nos Eglises historiques de Transylvanie et de Hongrie et la General Assembly of Unitarians and Free Christian Churches (lien).

C’est précisément ce rôle des Eglises ou associations chrétiennes unitariennes, qui existent dans plusieurs pays européens (Grande-Bretagne, France, Italie, Norvège) et africains, de maintenir cette présence unitarienne pour un christianisme non dogmatique et libéral, qui a été réaffirmée lors de la rencontre d’Avignon en août 2007 par un manifeste, lequel a été traduit en plusieurs langues (lien
).

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:08
suite de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010).

Est-il possible de mettre tous les unitariens dans une même association ou une même Eglise ?

Les unitariens français ont su tirer les leçons de l’échec de leur première association, l’Association unitarienne française (AUF), fondée en 1986, devenue "francophone" (Association unitarienne francophone) en 1992 et qui fut dissoute en janvier 2006. Les conflits d’orientation et de personnes y furent en effet très nombreux. En dépit d’un sursaut "unitaire" en novembre 2006 avec la fondation d’une Fraternelle unitarienne dont la tentative fut de réunir les non trinitaires de la mouvance protestante libérale de Théolib (soit une vingtaine de personnes), les unitariens de la communauté de Nancy et les chrétiens unitariens de l’AFCU, mais qui finalement échoua dès l’année suivante, c’est le pluralisme qui s’est peu à peu concrétisé avec la mise en place de réseaux (La Correspondance unitarienne depuis octobre 2002, la participation de Français au Regroupement francophone unitarien et universalistes RFUU), l’ouverture de forums (Unitariens francophones depuis avril 2005 à l’initiative des chrétiens unitariens, et La famille des U qui fonctionna en 2006-2007), le lancement de sites individuels, la fondation d’associations dont une dernière en novembre 2009, l'Association unitarienne universaliste francophone (AUUF).

Le "carnet d’adresses" de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) témoigne de cette richesse en initiatives du paysage unitarien français (lien
). Elle correspond, aux Etats-Unis, à la floraison d’associations unitariennes-universalistes au niveau national.

Hormis la communauté de Nancy qui n'est pas en lien avec les autres associations, la plupart des unitariens français sont en relation mutuelle et en bonne entente : ils contribuent au réseau de la Correspondance unitarienne et à la rédaction de son bulletin (nombreux auteurs, 250 destinataires), échangent au sein du groupe Yahoo Unitariens francophones (plus de 100 membres, plus de 800 messages par mois), s’inscrivent aux Newsletters des sites, participent au culte mensuel de l’Eglise unitarienne francophone, etc. Les unitariens français peuvent être évalués, à partir de leur participation à ces diverses activités, à près de 200 personnes.

Ils sont représentés par une instance nationale qui a été fondée en mars 2008, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) (lien). Elle a été mise en place à l’initiative des chrétiens unitariens de l’AFCU afin de prendre le relais de leur association qui avait été acceptée comme groupe émergent par l’ICUU en avril 2006. 
C’est désormais le CUUF qui représente tous les unitariens français auprès de l’ICUU et il entend valoriser les diverses initiatives en France par son site portail, mais ses membres (qui y envoient des "délégués") restent tout à fait libres et indépendants dans leurs activités. D’une façon générale, les activités des uns sont ouvertes à tous les autres : édition de textes, forums, rencontres occasionnelles, réunions, cultes, etc.
* pour l’instant, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), l’Association unitarienne-universaliste francophone (AUUF), le réseau de la Correspondance unitarienne, le forum Unitariens francophones, et prochainement les Amitiés islamo-francophones.

Cette même prise en considération des identités existe au niveau de notre Eglise linguistique. Les fidèles sont invités à s’y exprimer avec leur propre culture et tradition, sans aucune réserve ni tabou. Les chrétiens peuvent y parler de leur attachement à la personne de Jésus, pratiquer le partage du pain et du vin, donner le baptême et la confirmation aux fidèles qui le désirent ; les croyants s’adresser directement à Dieu, sans euphémisme ; les non-croyants parler de leurs convictions, etc. Il ne s’agit pas d’arrondir les angles afin de ne pas gêner les autres, encore moins de folkloriser les fois religieuses dans un "interfaith" affadi et fait de clichés généraux, sinon d’images d’Epinal, mais d’affirmer haut et fort nos propres convictions spirituelles et nos engagements précis et de les proposer en partage en en dégageant les valeurs universelles.

La communauté s’établit alors non point dans un quelconque dénominateur commun ou un consensus mou, mais dans l’expression, l’écoute des autres, le partage des spiritualités et des rituels, l’osmose et non la fusion, la pratique libérale de la religion étant bien entendu à la base d’un tel fonctionnement. Les religions particulières sont donc pleinement acceptées dès lors qu’elles savent partager. En cela notre Eglise n’est pas que "chrétienne" (car elle pratique l’interfaith), mais elle n’est pas non plus que "unitarienne-universaliste" car elle admet que chacun puisse vivre les valeurs universelles au sein du corpus religieux de son choix.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 11:49

suite et fin de l'article de Jean-Claude Barbier (Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010) 

C’est précisément avec les mouvances libérales, et elles seules, que nous pouvons pratiquer les relations inter-religieuses et non pas avec tous les chrétiens ou le christianisme en général, et de même pour toutes les religions. Les unitariens français n’ont de relation qu’avec les autres libéraux et les non dogmatiques. Ce n’est pas une religion donnée qui est importante, mais la façon dont on la pratique. Cela s’accompagne d’un nécessaire esprit critique vis-à-vis des mouvements religieux quels qu’ils soient, à commencer par la sienne, et, de là, d’une sélection dans nos relations extérieures.

Par rapport à la tradition anglo-saxonne qui accepte d’une façon laxiste tous les mouvements religieux au nom de la liberté de conscience et tolère les communautarismes, nous pensons que les acteurs religieux sont soumis aux règles qui régissent nos sociétés modernes et laïques et doivent s’y conformer au même titre que tous les autres acteurs de la société civile.

De même que le christianisme unitarien n’a eu de cesse de réfléchir au corpus religieux dont il avait hérité, de même, nous invitons toutes les autres religions à faire de même afin de dégager ce qui a valeur universelle pour tout le monde. C’est cet effort, exigeant, que nous pouvons appeler "le travail unitarien" et qui doit être le moteur de notre "interfaith".

Gandhi
l’entendait ainsi qui demandait à chacun de vivre sa propre religion avec excellence ou encore Théodore Monod qui percevait chacun cheminant selon son propre itinéraire vers le même sommet de montagne. Il y a là appel, non pas à une simplification ou à une sécularisation du religieux, ni à un syncrétisme universaliste, mais à l’approfondissement de chaque voie afin de permettre un partage qui, lui, est porteur d’universalité. En d’autres termes, que chacun garde sa foi mais sache désormais la partager, inviter les autres à la communion de la parole et des rites, célébrer Dieu et/ou la Vie à plusieurs voix.

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Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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