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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:27
L’oraison de Nostre Seigneur Jesus-Christ (traduction et versification : Clément Marot 1496-1544)

marot3.jpgPere de nous, qui es là hault ès cieulx,
Sanctifié soit ton nom precieux ;
Advienne tost ton sainct regne parfaict ;
Ton vueil en terre, ainsi qu'au ciel, soit faict ;
A ce jourd'huy sois nous tant debonnaire,
De nous donner nostre pain ordinaire ;
Pardonne nous les maulx vers toy commis,
Comme faisons à tous nos ennemis,
Et ne permetz en ce bas territoire
Tentation sur nous avoir victoire ;
Mais du malin cauteleux et subtil
Delivre nous, ô Pere. Ainsi soit il.

le "Notre Père" remanié par Régis Pluchet (Le Mans) pour une lecture réactualisée à l'usage de nos contemporains : "Notre Père / Mère"

Notre Père qui es aux cieux
Notre Mère la Terre
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté  soit faite
Sur la terre comme au ciel
Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation.
Mais délivres-nous du Mal.
Amen.
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Published by Eglise unitarienne francophone - dans un espace de prière et de méditation
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:13
sainte familleJe te salue Marie

Je te salue Marie, pleine de grâces.
Le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus, le fruit de tes entrailles,
est béni.

Je te salue Joseph

Je te salue Joseph,
plein de force et d’habileté.
Le Seigneur est avec toi.
Et ton fils Jésus,
à qui tu fis découvrir la Torah
et le travail du bois,
Est béni.

texte proposé par Régis Pluchet (Le Mans, France)


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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:30

Saintes--S-verine-Guillarme.jpgNotre fille ainée, Sara, 7 ans et demi, sera baptisée cette année. Le baptème aura lieu le dimanche 11 avril, au temple du Foyer de l'Ame à Paris, que Charles Wagner construisit, et sera effectué par le pasteur Pierre Jean Ruff (ndlr : pasteur de l'Eglise réformée de France et par ailleurs conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU).


Sara va donc rejoindre la famille protestante libérale, j'en suis heureuse et elle en est elle même très contente. Je continue à l'ouvrir autant que faire se peut à une spiritualité large, questionnante et accueillante.


Je suis sûre que vous penserez à nous ce jour-là, à elle surtout !

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Published by Séverine - dans nos faire-part
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 03:16
cimerszPascal Acker (Alsace, France) - Deux fois par mois il y a culte en allemand dans ma paroisse. Comme je ne comprends pas bien cette langue, je reste chez moi et je m'occupe de ma famille. Cette semaine, j'ai mis au point un petit temps de culte. Pour cette célébration, je me suis servi de la liturgie de l'Église de Hongrie (lien).

1. Cantique - J'ai écouté " Gather the spirit " un cantique unitarien américain tiré du recueil de cantiques Singing the Living Tradition (lien

2. Cantique - J'ai écouté " Spirit of Life " un cantique unitarien américain tiré du même recueil (lien)

3. J'ai dit le credo de l'Église unitarienne de Hongrie (lien) :
Je crois en un Dieu, créateur de la terre et Père providentiel.
Je crois en Jésus, le meilleur fils de Dieu, notre véritable enseignant.
Je crois au Saint-Esprit.
Je crois à la mission de l'Église unitarienne.
Je crois au pardon des péchés et à la vie éternelle. Amen.

4. J'ai dit le "Notre Père".

5. Cantique. J'ai chanté "Morning has broken" (lien) qui, avant d'être une chanson de Cat Stevens, a été un cantique pour enfant d'inspiration écossaise repris par les unitariens (lien).

6. J'ai lu la Bible selon le plan de lecture annuel des Eglises de la Féfération protestante de France (FPF) (lien). Je n'ai pas introduit les lectures car j'étais seul.
Esaïe 6.1-8
1 Corinthiens 15.1-11
Luc 5.1-11

7. Sermon - J'ai lu le sermon "Saving Paradise" de Wayne B. Arnason sur le site de l'Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF) (lien)

8. J'ai lu la prière du mois.

9. J'ai prié en silence pour dire merci, pour l'Humanité, pour la Création, pour les pays du Sud, pour mes amis, pour ma famille, pour vous tous et pour nos Églises.

10. J'ai demandé la bénédiction de l'Éternel.

11. Cantique : j'ai écouté " The 23rd Psalm " (lien), un cantique unitarien américain tiré du recueil de cantiques déjà mentionné.

Voilà. Et ça m'a fait du bien et j'ai été heureux de prier et de louer l'Éternel. La semaine prochaine j'irai au culte français à l'Église réformée.

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Published by Pascal Acker - dans notre culte mensuel
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 11:40

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier (Bordeaux, France), au groupe Yahoo Unitariens francophones le 5 février 2010 - En allumant notre calice, ce dimanche matin, nous nous relierons les uns aux autres par un rituel bien concret et non virtuel ; puis il en sera ainsi lorsque nous réciterons notre prière du mois. Que nous soyons unis en ce jour et que nous échangions ce que nous avons vécu au plus profond de nous mêmes. Pour les nouveaux venus, vous trouverez tout sur le site de notre Eglise. Très fraternellement.


YoMercan-Dede.jpghann Amal (Bordeaux, France) - Ce matin, je n'ai pas pu rejoindre Jean-Claude du fait que j'étais bloqué dans ma cité pour cause d'astreinte professionnelle. C'est donc seul, chez moi, mais en union de pensée avec vous toutes et tous, que j'ai allumé mon calice à 10h 20. J'ai ensuite lu le texte de la prière mensuelle. Cela m'a inspiré deux pensées : une action de grâces et un "repentir".


D'abord j'ai remercié ma Source (j'ai toujours quelques difficultés à utiliser le mot "Dieu" depuis quelques temps) d'être Elle-même la lumière du monde. Si nous pouvons être la lumière du monde, ç'est uniquement parce que nous reflèterons la Sienne, et à cause de notre union avec Elle.


Justement, je Lui ai exprimé ensuite mes regrets ( mon "repentir" ) de ne pas être plus "lumineux" et ma tristesse de ne plus ressentir ma foi comme je l'ai ressenti à une époque ... d'avoir perdu les repères que j'avais ... bon, sans s'étendre la-dessus, c'est plutôt le désert, mais l'espérance est toujours là, et le

sentiment d'une Présence transcendante (quel/lle qu'il/elle soit, ou quoi que ce soit) également. J'éprouve donc de la gratitude pour le sentiment de cette transcendance.

 

J'ai ensuite lu ma médiation matinale, qui reflète un sentiment plus précisément théiste.

 

Enfin, j'ai pensé à vous tou(te)s, compagnons et compagnes de ce forum [ndlr : Unitariens francophones] vous souhaitant d'être béni(e)s dans vos parcours de vie. J'ai pensé également à l'avenir de l'unitarisme en France, dans ses différentes composantes : chrétienne et/ou universaliste. J'ai terminé par une grosse pensée pour Gallou, ma "petite" soeur, qui doit subir une autre biopsie la semaine prochaine, pour le côté

gauche cette fois-ci [ndrl. un cancer aux seins]. C'est difficile ...

 

Hop ! J'ai soufflé sur la bougie avant de mettre le parka pour repartir sur une intervention.  Bien amicalement à toutes et tous.

 

livre--Marie-Claire-Weber-Lefeuvre.gifMarike (Rambouillet, France) - Ce matin la première idée qui me vient à l’esprit est un peu celle, soufflée par la rencontre entre l’Evangile selon Thomas, le Dictionnaire philosophique de Voltaire à l’article «Evangile», et un ami qui m’incite à reprendre ma lecture de cet Evangile :

" Saint Clément rapporte que Notre Seigneur, ayant été interrogé sur le temps où son royaume adviendrait, répondit : « Ce sera quand deux ne feront qu’un, quand le dehors ressemblera au dedans, et quand il n’y aura ni mâle ni femelle. » (Dictionnaire philosophique. En fait, Voltaire ignore que cette citation vient de l’Evangile selon Thomas, découvert à Nag Hammadi en 1945)

Je retiens donc l’idée : quand deux ne feront qu’un, en pensant ici à toutes les religions du monde. Je pense qu’elles n’ont qu’un seul but fondamental, commun entre elles, et je crois que tous se retrouvent en un seul Esprit ; mais que cet Esprit, on ne peut, nous les vivants, le concevoir dans sa réalité. Trop souvent nous ne voyons que ce qui nous divise, nous nous écartons les uns des autres, et nous n’allons pas à l’essentiel. Tel est le sens de ma prière : allons toujours, vous et moi, à l’essentiel : l’Esprit mystérieux.

 

Alfarange.jpgFabien Maisonneuve (Les Yvelines, France) - Mes chers frères et soeurs, Ma bougie et ma lampe accompagnent votre calice. Je vais devoir me plonger beaucoup plus dans le travail pour mon année d'études en cours. Je serai moins disponible. Je suis obligé de lever le pied. Mes prières vous accompagnent.  Votre frère Alfarange.

 

 

 garret shutonGarret Shuton (Liège, Belgique) - Voilà. Je viens de réciter quelques prières et de lire quelques passages de la Bible. Ce faisant, j'ai pensé à tous les chrétiens du monde qui marchent tous vers un même but qui est une société plus juste et plus respectueuse des hommes.


J'ai aussi pensé aux victimes de la catastrophe de la rue Léopold à Liège et à leur famille, ainsi qu'à Mathévos, mon élève atteint d'un cancer. Lors d'une première intervention, le chirurgien a endommagé le nerf optique, il est arrivé à l'école un peu plus tard (enseignement spécialisé). Puis, sa tumeur a repris et il s'est éteint il y a une semaine après deux ans de souffrances. Malgré la mort, Mathévos, ta joie de vivre nous éclaire. Il y aura toujours dans les moments difficiles un petit garçon qui chante de jolies chansons qui parlent de jeunes filles et de danses. Bon dimanche,

 

philippeFrançois Arnault (Béarn, France) -Avec vous pour la première fois, je lis le passage d'un psaume afin que Dieu guide notre jeune Eglise :

"Ils erraient au désert, dans les solitudes, / sans trouver le chemin d'une ville habitée ; / ils avaient faim, surtout ils avaient soif, / leur âme en eux défaillait.

Et ils criaient vers l'Eternel dans la détresse, de leur angoisse il les a délivrés, / acheminés par un droit chemin / pour aller vers la ville habitée."

 

 

 

Saintes--S-verine-Guillarme.jpgSéverine G. (Saintes, France) - Après le culte de ce matin au temple de ma ville, les filles ( Esther et Sara) ont allumé notre grosse bougie.


Nous avons comme chaque fois d'abord lu les prières du cahier de Sara qui sont plus faciles pour toutes les deux. Ensuite nous avons récité le Notre Père, en l'expliquant ( à ma façon !). Nous avons eu une douce pensée pour ma tante et ma grand mère ; une pensée aussi pour tous ceux qui ont bien moins de chance que nous un peu partout.

Nous avons terminé par un chant ( "comme un souffle fragile...." que Sara aime bien) et puis Sara a parlé un peu de son baptème qui approche et nous avons éteint la bougie avant de lire une histoire de l'Ancien testament. J'ai terminé seule par un moment de silence où il m'est plus facile de penser à vous tous, dans nos diversités parfois grandes et avec nos bonnes volontés. Bonne semaine à tous.

 

R-gis-Pluchet--2009.jpgRégis Pluchet (Le Mans, France) - J'ai participé au culte de ma paroisse réformée ce dimanche 7 février. Je ne me suis donc pas joint directement à notre culte mensuel unitarien. Mais je voudrais à cette occasion partager avec vous des prières familières. Elles me sont familières parce qu'elles me viennent de mon enfance et de ceux qui m'ont précédé et que ce sont les plus employées par les catholiques, celles qui restent quand nous n'avons plus de mots pour prier.


Mais je les récite tour à tour selon leur formulation classique ou en les revisitant avec la spiritualité unitarienne. C'est ainsi que je reprends la salutation à Marie en ôtant la seconde partie et n'en gardant que la première qui est d'ailleurs la seule à se trouver dans l'Evangile. Cette salutation pourrait être ainsi utilisée comme prière, à mon avis sans difficulté, par les protestants, par les unitariens et même, me semble-t-il, dans toutes les religions. Je la complète parfois par une salutation à Joseph de ma composition (lien). Quant au " Notre Père ", j'y ajoute souvent un second verset qui pour moi explicite pour aujourd'hui le sens profond du premier auquel il est équivalent (lien). A ces prières, je joins aussi, pour sa saveur incomparable, la version du Notre Père, mise en vers, par le grand poète Clément Marot au XVIème siècle (lien). 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:21
gertrude_giroux_portrait.jpgPar elle-même, lu sur son site

Munie d’un Baccalauréat ès arts de l’Université d’Ottawa, d’un Baccalauréat en pédagogie et d’une Licence en administration scolaire de l’Université de Montréal, Gertrude Giroux, originaire de l’Ontario, au Canada, œuvre à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) durant une vingtaine d’années, d’abord dans l’enseignement, puis à la direction d’école. Dans le milieu scolaire, elle s’implique surtout en catéchèse. Ce qui l’amène à un profond questionnement sur le plan religieux.

Désireuse d’aller aux sources de sa foi, sans sacrifier la raison ni la logique scientifique, et de trouver la place de Jésus de Nazareth dans sa vie spirituelle, elle quitte la CÉCM et un emploi avec pension assurée pour se spécialiser en études bibliques à la Faculté catholique de théologie de l’Université de Montréal où elle obtient un Baccalauréat et une Maîtrise en théologie-études bibliques. En même temps, elle dispense des cours d’introduction à la Bible aux collèges Saint-Jean-Vianney et Marie-Victorin. Après deux ans de scolarité au doctorat dans le même domaine, elle met fin à ses études pour œuvrer sur le terrain, sans cesser pour autant de poursuivre passionnément ses recherches sur Jésus dans sa réalité historique et spirituelle.

Elle anime alors des sessions bibliques pour la Société catholique de la Bible, à Montréal, sur place et à l’extérieur (commissions scolaires, communautés religieuses, diocèses, paroisses, organismes sociaux, groupes de femmes, milieux ouvriers, prisons, etc.), au Québec, en Ontario et au Nouveau Brunswick. Par ailleurs, elle s’implique dans le monde des marginalisés, à Halte la Ressource Inc., à Montréal, où elle les initie à la Bible. Parallèlement, elle est professeur d’exégèse biblique aux universités de Montréal et du Québec à Trois-Rivières.

Après dix ans d’enseignement universitaire, elle doit prendre sa retraite et cesser toute activité extérieure pour des raisons de santé. En apprenant aux participants des sessions et aux étudiants des universités comment interpréter la Bible à la lumière de la recherche contemporaine, elle les amenait à cheminer dans leur vie de foi en animant ses cours d’une dynamique spirituelle. Tout au long de sa carrière, elle écrit divers articles et brochures d’inspiration biblique.

Durant cette vie d’étude et d’enseignement, Gertrude Giroux participe à des activités de formation. Entre autres, elle fait un stage (un mois) d’entraînement aux méthodes actives (SEMÉA) organisé par le ministère de l’Éducation à Québec, et deux voyages (un mois chacun) d’études bibliques en Israël et en Turquie. Sur le plan spirituel, elle suit un mois de formation à l’accompagnement des Exercices de saint Ignace au Centre de spiritualité Manrèse, à Sainte-Foy, Exercices qu’elle entend interpréter à la lumière de la foi juive de Jésus de Nazareth. Enfin, elle est membre de l’Association catholique des études bibliques au Canada, et de la Catholic Biblical Association of America (où elle est retirée de la liste faute de payer sa cotisation !).

Retraitée, elle ne cesse de poursuivre ardemment sa recherche sur le Jésus de l’histoire, notamment son identité et sa spiritualité, sans oublier son éthique évangélique, unissant étude et quête spirituelle. Elle profite de ces années de repos académique pour la partager, en toute liberté, avec les personnes désireuses d’aller tout aussi librement aux sources de leur foi, en publiant livre après livre, depuis 1998.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:13
gertrude_giroux_jesuseglise2.jpgOuvrage de base qui démystifie le prophète de Nazareth en le situant dans sa réalité d’homme de Dieu.
Dans son premier volume d’une quarantaine de courts chapitres, Gertrude Giroux esquisse un portrait général du juif Jésus dans son histoire et son contexte par delà 2000 ans de christianisme, avant la naissance de l’Église et des évangiles, portrait passé au crible de la critique historico-critique des Premier et Deuxième Testaments.

L’auteur fait revivre le prophète dans son milieu à travers des dialogues où quatre intervieweurs (de la fin du XXe siècle) interrogent Jésus et ses contemporains, au cours d’une tournée dans la Palestine des années 29-30 du Ier siècle, sur ses faits et gestes et son Évangile en s’attardant sur des questions de fond comme ses origines, son identité, sa spiritualité, son message prophétique et son après-vie.

Ils accompagnent le maître depuis sa rencontre avec le Baptiseur jusqu’à la croix, s’entretiennent avec sa mère Marie et ses frères, ses disciples et ses adversaires. Tout ce beau monde discute aussi de certains récits d’évangiles bien connus qui font difficulté au point de vue historique : annonce de la naissance de Jésus, sa naissance, son baptême, la Cène, le tombeau vide, etc. Au cours de ces mises en scène fictives, on peut entendre les questions courantes sur Jésus dans la bouche des personnages d’aujourd’hui et les résultats des recherches dans les réponses du prophète et de ses concitoyens.

Cet ouvrage de base, rempli de renseignements appuyés sur des études exégétiques et inspiré de la dynamique évangélique éthique et spirituelle du prophète, prépare à la lecture des autres livres de Gertude Giroux. En dégageant sa personne de la christologie du Deuxième Testament et de la doctrine traditionnelle de l’Église, l’auteur fait connaître comme être humain le Galiléen de Nazareth de foi juive au Dieu unitaire et immédiat en relation directe avec chacun de nous.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:01
Communiqué de l’auteur, reçu le lundi 4 janvier 09 par la Correspondance unitarienne et présentant son site : «Jésus avant la christologie»

Vous trouverez la présentation et les textes complets de cinq ouvrages téléchargeables gratuitement sur Jésus de Nazareth, publiés par les Éditions Carte blanche à Montréal. Ces livres, basés sur les études historico-critiques libérales de la Bible, entendent le faire connaître dans sa réalité historique d'homme et de croyant. S’il y est largement question de son éthique radicale de la solidarité et de la liberté, ils mettent en valeur ses caractéristiques essentielles, méconnues même chez les chrétiens: son identité d’être humain et sa foi juive unitaire et immédiate au-delà de la christologie du Deuxième/Nouveau Testament et de la doctrine du christ Dieu élaborée et enseignée par les Églises. Un tel site pourrait intéresser les membres de votre fraternité.

Jésus, l'homme avant l'Église, 1998
Jésus, maître spirituel, 2000
La spiritualité de Jésus perdue et retrouvée, 2002
Méditer comme Jésus, 2004
Jésus et l’au-delà, 2007
Identité de Jésus et dialogue religieux, à paraître en 2010

Lu sur ce site :

gertrude_giroux_jesus_maitre-spiituel.jpgCe site présente les ouvrages de Gertrude Giroux sur Jésus de Nazareth, basés sur les études historico-critiques de la Bible, qui entendent le faire connaître dans sa réalité historique d’homme et de croyant. Si elle explore largement son éthique radicale de la solidarité et de la liberté, d’ailleurs bien connue même si peu pratiquée, elle s’attarde surtout à mettre en valeur ses caractéristiques essentielles, méconnues même chez les chrétiens: son identité d’être humain et sa foi juive unitaire et immédiate au-delà de la christologie du Deuxième/Nouveau Testament et de la doctrine du christ Dieu élaborée et enseignée par les Églises.

Jésus ne se reconnaîtrait pas lui-même dans cette christologie et cette doctrine qui ne viennent pas de lui. Si on pouvait lui demander: «Qui êtes-vous? Un être humain ou Dieu incarné? Êtes-vous de foi juive au Dieu unipersonnel ou de croyance chrétienne à la Trinité? Vous présentez-vous comme médiateur universel entre les croyants et Dieu?», ses réponses, d’importance capitale pour notre vie spirituelle, surprendraient sans doute plus d’un chrétien tellement elles mettraient en cause les dogmes proclamés par les officiels de sa religion et exprimés au cours des liturgies.

Or, ces questions font aujourd’hui l’objet d’acquis irréversibles des études sur le prophète de Nazareth. De nombreux chercheurs du Jésus de l’histoire ont retrouvé son identité d’être humain et sa foi juive dans les traditions historiques enfouies dans les couches souterraines des évangiles. Ils ont cerné et approfondi sa spiritualité en explorant la théologie du Premier/Ancien Testament, Bible juive qui nourrissait sa vie de relation avec Dieu. Cette source s’avère on ne peut plus riche d’indices qui permettent de le rejoindre dans sa foi, inspirée de celle de ses ancêtres qu’il évangélise et porte à un sommet inégalé.

Malheureusement, peu d’exégètes et de théologiens mettent ces données clairement en lumière pour les rendre accessibles à tout le monde, notamment dans la francophonie, malgré la profusion d’études spécialisées sur le Jésus originel en Europe et en Amérique depuis quatre décades, où il est présenté comme personne humaine de culture religieuse juive. Réhabillant le Galiléen de christologie, ils obnubilent la judéité de ce non-chrétien qui se tenait normalement pour un être humain, croyait au Dieu unipersonnel et témoignait de la relation directe de Dieu avec les croyants. On dirait une sorte de conjuration, ou d’imposition, du silence pour laisser dans l’ombre l’identité et la foi du prophète, sous l’influence des Églises, souvent sous prétexte des limites de la recherche. Il est pourtant indispensable de savoir qui il était en réalité et quel était son rapport à Dieu pour le comprendre.

Une telle conjoncture démontre l’urgence d’informer le plus grand nombre possible d’individus sur les données bibliques et historiques concernant la personne de Jésus et sa spiritualité dans sa fraîcheur originelle, données essentiellement liées à notre vie de relation avec Dieu. D’où cette série d’ouvrages rédigés par une bibliste qui, habitée par la question de l’identité et de la foi du juif de Nazareth et de sa place dans sa vie spirituelle, a cherché passionnément et à tâtons le chemin du retour aux sources de sa tradition religieuse.

Aujourd’hui retraitée, Gertrude Giroux partage avec les personnes désireuses de connaître le Jésus des origines le fruit de cette longue quête à la fois universitaire et spirituelle, à travers ses livres maintenant lancés dans la mer quasi infinie de l’Internet ...

Pour rejoindre nos contemporains qui, au sein de notre culture moderne favorisant la pensée critique à l’égard des mythes religieux, questionnent la christologie traditionnelle et pressentent que Jésus est l’homme de Dieu, notre concitoyen originaire de notre planète, et non cet autre, le mythique homme-Dieu descendu du ciel… Pour rejoindre qui, en Amérique, en Europe, en Afrique et en Asie, cherche le prophète dans sa réalité d’homme de notre histoire, celui qui témoignait de sa foi unitaire et immédiate et de son Évangile sur les routes de sa Galilée natale avant la naissance de la christologie ...

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 05:04
Afin d’éviter tout confusionnisme et de rendre nos rites lisibles, nous devons distinguer les 3 étapes suivantes : la présentation au temple, le baptême, la confirmation.

La présentation au Temple.

Elle se fait à l’initiative des parents. Elle reprend la tradition juive (à l’âge de 12 ans), mais, pour nous, elle peut se faire plus tôt, lorsque l’enfant vient de naître ou lorsqu’il est encore bébé . Cette présentation est une action de Grâce, afin de remercier Dieu pour l’enfant donné, pour la Vie transmise.

Certains parents pourront en rester là, ne souhaitant pas faire baptiser l’enfant, lui en laissant le libre choix lorsqu’il sera plus grand.

Le baptême

Il fait entrer l’enfant au sein de l’Eglise et comme membre de plein droit, priant, communiant et délibérant ; mais, pour cela, il vaut mieux attendre qu’il soit plus grand, capable de comprendre et – surtout - qu’il en exprime le désir. C’est l’Eglise de Jésus ; c’est donc pour suivre l’enseignement de Jésus, entendre ses paroles, le récit de ses faits et gestes, se retrouver avec d’autres coreligionnaires que l’enfant fait ce pas.

jesus_bapteme_bis.jpg

Faut-il fixer un âge minimal ? Les anabaptistes du XVIème siècle, non sans raison, condamnaient formellement le pédo-baptême. Notre Eglise historique ne les a pas suivi sur ce point et pratique le baptême des enfants.
Soyons clairs et nets : le baptême est un acte personnel et volontaire et ne peut donc pas être imposé à un enfant qui n’a pas conscience de ce qui est un engagement de sa part. C’est donc aux parents de savoir attendre et de témoigner le moment venu que leur enfant aime Jésus et veut être son ami, son compagnon de route. Laissons donc à la famille le soin de décider du moment du baptême, sans légaliser l’âge de raison, ne serait-ce parce qu’il ne s’agit pas seulement de raison, mais aussi de cœur !

Faut-il maintenir l’idée d’une « purification » par le baptême ? Un Péché originel qui se transmettrait de génération en génération depuis la Chute d’Adam et Eve ? La théologie unitarienne n’y adhère absolument pas. Nos péchés ? Il vaudrait-il pas mieux parler d’une façon moderne de nos bêtises, de nos mauvaises actions, des torts que nous causons à autrui, de nos manquement à la charité, etc., plutôt que de ramener une notion métaphysique qui risque de culpabiliser le jeune. Le lavement de nos impuretés, de nos souillures ? Comme si nous étions des moins que rien ; hier le vécu dans les Ténèbres et maintenant c’est la Lumière … Ce genre de discours, ultra perfectionniste comme si nous étions des anges, s’appuie sur la nécessité d’une conversion de coeur et d'esprit mais elle risque AUSSI de rejeter notre passé, de refouler notre histoire personnelle déjà commencée, de condamner nos appartenances antérieures, de mépriser notre culture d’origine. Bref, la « purification » fait partie de ces mots-piège à éviter ou à manier avec circonscription.

Qui peut baptiser ? tout chrétien peut le faire. Le canon catholique le reconnaît lui même, même s’il réserve cet acte aux cas d’urgence, de danger de mort.

Avec quelles paroles ? Les paroles qui sortent du cœur sont les meilleures ! Elles peuvent donc être spontanées. Le mieux c’est qu’il y ait entente entre celui qui fait le geste et celui qui le reçoit afin qu’il n’y ait pas ambiguïté, ni tromperie. En aucun cas, il ne s’agit d’une formule « magique » : ce n’est pas une initiation dans l’ésotérisme !

Certains peuvent opter pour une formule qui était celle des tout premiers temps : « au nom de Jésus » (c’est le baptême que pratiquait Apollos, venu d’Alexandrie et que Paul croise à Ephèse), ou encore « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », formule mise en pratique très tôt au sein des premières communautés chrétiennes et qui est une formule ternaire (celle des évangiles, de Paul, et que l’on trouve plus tard énoncée dans le Symbole des Apôtres au début du IIème siècle). Elle n’est pas encore trinitaire (les trois personnes citées restant distinctes et ne fusionnant pas).

Attention : ces paroles accompagnent le geste et l’explique ; elles ne sont nullement un acte magique, un « sacrement » au sens catholique du terme, un marquage qui serait incrusté comme une marque indélébile, à vie, dont l’individu ne pourrait plus s’en débarrasser.

Avec quel produit ? tout simplement de l’eau ordinaire (non forcément bénite !), versée sur le front ; ou bien, si le climat s’y prête, par immersion jusqu’au buste dans un cours d’eau pour rappeler le Jourdain !

Quelle Eglise choisir ? Dans nombre d’Eglises, la formule ternaire que nous venons de citer a un sens trinitaire. Toutefois, au sein de l’Eglise réformée de France (ERF), des pasteurs libéraux peuvent accepter le sens seulement ternaire de la formule et baptiser en conséquence un unitarien. L’ERF reconnaît les baptêmes des autres et donc, y compris, le nôtre.

Il arrive que des baptisés aient besoin de faire valoir leur baptême par un certificat. Dans ce cas, il est important que le baptême soit fait au sein d’une paroisse ou Eglise habilitée à le faire. C’est le cas pour une Eglise locale de l’ERF. Par contre, notre Eglise unitarienne francophone, étant une Eglise sur la Toile pour l’instant sans statut juridique, il ne lui est pas possible de le faire. Il faut pour cela que le baptême soit avalisé par notre pasteur, la révérende Maria Pap, au niveau de sa paroisse en Transylvanie. En conséquence, dans ce cas, le rituel doit être celui de l’Eglise unitarienne de Transylvanie et effectué par un ministre du culte habilité à le faire (le plus proche, pour l’instant, est le révérend Roberto Rosso, à Turin) ou encore par délégation pouvant être accordée par notre pasteur, au cas par cas, à un laïc.

Le rituel hongrois utilise la formule suivante : "Je te baptise au nom du seul vrai Dieu existant, et je te considère désormais comme membre de l'Eglise chrétienne unitarienne, pour suivre Jésus. Ainsi soit-il". Cette formule, donnée en anglais sur le site de
l’Eglise unitarienne de Hongrie, a été traduite et elle a fait l’objet de discussion au sein de la communauté unitarienne française ; elle a reçu l’approbation de notre pasteur.

La confirmation

Elle est pratiquée par notre Eglise historique. Serait-elle seulement une répétition du baptême ? une « confirmation » ? Les Actes des Apôtres et l’Evangile de Jean insistent sur le baptême non seulement dans l’eau (celui de Jean ; celui que Jésus reçut), mais aussi le baptême dans l’Esprit, qui, lui, fait référence aux langues de feu de la Pentecôte. C’est donc non seulement l’affirmation de la foi, mais aussi la prise de responsabilité, l’envoi en mission auprès de ceux qui ne connaissent pas encore la Bonne nouvelle.

Quelles paroles ? Là aussi cela peut aller de la spontanéité à la formule rituelle de notre Eglise historique.

Quel produit utiliser ? toute huile, la plus noble possible, trouvée dans la production locale. Elle n’a pas besoin d’être spécialement bénite car tous les produits de la terre et du travail de l’homme sont sous le regard de Dieu, Notre Créateur, à l’origine de toute vie.

note de synthèse présentée par Jean-Claude Barbier
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Published by Jean-Claude Barbier - dans cérémonies et rituels
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 18:56
L’athéisme n’est pas forcément une perception seulement matérialiste de l’univers, ni le déni de toute dimension spirituelle. Pour certains, il est d’abord, fondamentalement, le rejet du théisme, à savoir d’un Dieu personne qui serait providentiel. En cela, il est d’abord a-théiste. Ceci correspond au terme anglo-saxon des Américains : les "humanistes", pris donc dans un sens différent des humanistes européens du XVIème siècle lesquels étaient des érudits pour la plupart restés chrétiens.

En fait, il y a, au départ, un rejet des représentations de Dieu que se font les hommes, la dénonciation d’une projection anthropomorphique de notre part. Si Dieu existe, il est effectivement bien au-delà de ce que nous pouvons penser.

En Europe, ce sont les protestants libéraux qui les premiers remirent en cause les représentations humaines de Dieu, en quelque sorte une idolâtrie faite non plus d’objets comme dans les polythéismes, mais de mots et de concepts. Marie-Claire Lefeuvre, dans un message au forum des Unitariens francophones, le 15 janvier 2010 (lien), nous rappelle les propos que le pasteur Charles Wagner (1852-1916), fondateur en 1907 d’une paroisse libérale indépendante Le Foyer de l’âme sise dans le quartier de la Bastille à Paris, écrivait en 1902 dans son livre «L’Ami, dialogues intérieurs » (ce terme désignant Dieu)*, livre inspiré après la mort de son fils en 1899. Ces paroles restent toujours d’actualité.
* paru aux éd. Fischbacher à Paris entre 1890 et 1895, réédité en 1950, puis republié aux éditions Ampelos en 2008 (lien)

charles-wagner-l-ami.jpg" Ces sortes d'athéisme supérieur existent. En regardant de près le Dieu officiel, on est obligé d'avouer qu'il n'a que ce qu'il mérite ... nous ne surprenons que trop souvent, dans l'enseignement religieux courant, des doctrines sur Dieu injusticiables devant la conscience ... sa mentalité rappelle celle du despote oriental qui n'a de compte à rendre à personne. Il exige une justice qu'il ne pratique pas, impose des douleurs dont il est lui-même exempt. Sa partialité tient du prodige ; son inaltérable sérénité fait un scandaleux contraste avec la misère humaine ... Qui sait si le vrai Dieu n'a pas rompu avec ses champions attitrés, pour aller habiter incognito le coeur de ceux qui ne le nomment pas, mais qui vivent de sa vie ? En tout cas, la situation est grave."

Pour en savoir plus sur Charles Wagner, voir entre autres sur le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) :
- Charles Wagner une grande figure du protestantisme libéral français (lien) http://afcu.over-blog.org/article-5979826.html
- Hommage à Charles Wagner par Pierre-Jean Ruff (lien)
- Hommage à Charles Wagner par Marie-Claire Weber-Lefeuvre (lien)
Voir aussi dans les Actualités unitariennes
- Charles Wagner et le foyer de l'âme (lien)
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Published by Eglise unitarienne francophone - dans croyants-non croyants
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