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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:29

Help.jpgJe vous dérange avec une question urgente : la fille de mes amis, une jeune athlète de 14 ans, a reçu une invitation pour une semaine à Paris, pour se familiariser avec la préparation des jeunes athlètes en France. Les frais de séjour sont payés mais sans logement. Ma question est s'il y a des unitariens ou symphatisants à Paris qui pourraient les héberger ou fournir des adresses. Il s'agit de 5 personnes, les parents de la fillette et les deux professeurs. La durée de leur séjour est d'une semaine, du 21 au 27 avril. je sais que c'est une demande assez difficile, mais notre situation économique est assez précaire. Pouvez-vous me donner un avis le plus vite possible ? Merci.

 

Révérende Mária Pap, ministre de l'Eglise unitarienne de Transylvanie, pasteur de l'Eglise unitarienne francophone. Contact : Correspondance unitarienne (lien)

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 22:27

La prière de ce mois nous est proposée par Andreas Bolhar-Nordenkampf, membre du Unitarisch-Universalistisches Forum, l'Unitarian Universalist Forum of Vienna, en Autriche.

en allemand

Wir leben in einer Zeit der Wissenschaft, wir versuchen angestrengt die Welt um uns herum zu verstehen und so das Rätsel an der Wurzel unserer Existenz zu lösen. Jetzt, wo die Menschheit nach den fernsten Sternen greift, sollten wir da nicht auch nach etwas greifen, das uns so nahe scheint und doch in unseren Leben oft ferner ist als der fernste Fleck am Firmament: nach den Herzen unserer Mitmenschen? Die Flamme, die wir nun entzünden, soll uns ein Leuchtfeuer sein in der Dunkelheit, die uns trennt. Es soll uns nicht nur unterstützen in der weltweiten Vereinigung der Unitarier und Universalisten sondern das wertvolle, wundervolle Band stärken, das alle Menschen von jeher verbindet.


en anglais

We live in a time of science, we try very hard to understand the world around us and think that by doing so we can solve the miracle at the root of our existence. As humanity reaches out for the farthest stars should we not reach out as well for something very near and still in our life often farther than the farthest speck on the firmament: to the heart of our fellow human beings? The flame we are lighting now shall be a beacon in the darkness that separates us. It shall not only help us in uniting Unitarian-Universalists across the world but strengthen the treasured, miraculous bond between all people that exists since the beginning of time.

 en français par Jean-Claude Barbier (Bordeaux, France, chrétien unitarien)

calice_unitarien-copie-1.jpgNous vivons à l’époque de la science ; nous nous efforçons le plus possible à comprendre le monde autour de nous et nous pensons que nous sommes entrain de résoudre le miracle de nos origines. Alors que l’Humanité atteint les étoiles les plus lointaines, ne devrions nous pas atteindre aussi des choses très proches et encore dans nos vies bien qu’elles nous semblent parfois aussi éloignées qu’une tâche dans le ciel, mais touchant au cœur du devenir de nos frères humains ? La flamme que nous sommes maintenant entrain d’allumer doit être un phare dans les ténèbres qui nous séparent. Elle doit non seulement nous aider à nous unir entre unitariens et universalistes du monde entier, mais – renforçant ce qui est un trésor - établir un lien miraculeux entre toutes personnes qui ont existé depuis la nuit des temps.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 19:06

Elle nous est proposée en anglais par le Reverend Maud Robinson, de l'Association unitarienne écossaise (Scottish Unitarian Association / SUA) (lien)


To celebrate our gathering together this morning we light our chalice
as we do each time we meet for worship.
It is good to embrace this familiar ritual.
It is good to know that through this action we are united with Unitarian and Universalist sisters and brothers throughout the world.
But let us try to ensure that our understanding of this familiar and comforting ritual does not become dulled through repetition.
The symbol of a flaming chalice stood initially for a life of service.
Its designer had never seen a Unitarian church or heard a sermon.
What he had seen was faith in action in the form of the Unitarian Service Committee.
As we reflect upon our flaming chalice let us remember this commitment to service – which comes in many forms.
But let us also remember that the flaming chalice,  like our faith, stands open to receive new truths that pass the tests of reason, justice, and compassion.
Let us take a moment to call to mind what special meaning this symbol of fire, of light and of warmth might have for each of us this morning, and for our lives in the week ahead.

Scotland-124c.jpg

 

Traduction en français par Jean-Claude Barbier (Bordeaux, chrétien unitarien)

 

Pour célébrer notre rassemblement, ce matin, nous allumons notre calice
comme nous le faisons chaque fois que nous rencontrons pour le culte.
Il est bon d'embrasser ce rituel qui nous est familier.
Il est bon de savoir que, par ce geste, nous voilà unis avec tous les sœurs et frères unitariens et universalistes à travers le monde.
Mais essayons de faire en sorte que notre compréhension de ce rituel familier et réconfortant ne s'émousse pas par la répétition.
Le symbole d'un calice à la flamme était initialement pour une vie de service.
Son concepteur n'avait jamais vu une église unitarienne ni entendu un sermon.
Ce qu'il vit alors était la foi en action dans le cadre de l'Unitarian Service Committee.
Alors que nous réfléchissons sur notre calice, rappelons-nous cet engagement au service des autres – lequel peut prendre de nombreuses formes.
Mais n'oublions pas que ce calice, comme notre foi, est ouvert pour recevoir de nouvelles vérités qui sont conformes à la raison, à la justice et à la compassion.
Prenons un moment pour nous rappeler le sens particulier de ce symbole fait de feu, de lumière et de chaleur pour chacun d’entre nous ce matin et pour nos vies durant la semaine à venir.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 06:53

FredericLenoir_s.jpgaux éditions Plon, 2010, 201 p.


Ce nouveau livre de Frédéric Lenoir commence par cette phrase : " Exister est un fait, vivre est un art ". En exergue, une citation de saint Augustin : " Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède ". Dans ce livre, l'auteur nous fait part de ses lectures éclectiques qui, très tôt,lui ont fait découvrir les grandes sagesses de l'Humanité.

 

" Pendant des millénaires, la religion a rempli ce rôle d'éducation de la vie intérieure. Force est de constater qu'elle le remplit de moins en moins. Non seulement parce qu'elle a, au moins en Europe, beaucoup moins d'influence sur les consciences, mais aussi parce qu'elle s'est rigidifiée. Elle offre le plus souvent du dogme et de la norme quand les individus sont en quête de sens. Elle édicte des credo et des règles qui ne parlent plus qu'à une minorité de fidèles et elle ne parvient pas à renouveler son regard, son langage, ses méthodes, pour toucher l'âme de nos contemporains qui continuent pourtant de s'interroger sur l'énigme de leur existence et sur la manière de mener une vie bonne. Pris en tenaille entre une idéologie consumériste déshumanisante et une religion dogmatique étouffante, nous nous tournons vers la philosophie et les grands courants de sagesse de l'humanité. Car les sages du monde entier - de Confucius à Spinoza en passant par Epicure, Plotin ou Montaigne - nous ont légué des clés permettant de nourrir et de développer notre vie intérieure : accepter la vie comme elle est, se connaître et apprendre à discerner, vivre dans l' "ici et maintenant", se maîtriser, faire le silence en soi, savoir choisir et pardonner. Ces clés de sagesse universlle n'ont rien perdu de leur pertinence. Elles nous aide toujours à vivre, car si notre monde a beaucoup changé, le coeur de l'être humain est toujours le même ..." (p. 10)

 

Jeune adolescent dévorant les livres ...

 

frederic_lenoir.jpg" Dans mon cheminement personnel, mes lectures m'ont confronté dès l'adolescence à ces maîtres de sagesse de l'humanité. Ce sont eux qui m'ont donné le goût du beau, du vrai, du bien, pour reprendre les grands archétypes de Platon. Mes études de philosophie m'ont ensuite permis d'approfondir mes connaissances, mais j'ai aussi enrichi mon propre parcours intérieur de deux autres sources de nature assez différentes : la spiritualité et la psychologie des profondeurs. J'ai découvert le bouddhisme à l'âge de seize ans et les enseignements du Bouddha m'ont tout de suite touché par leur justesse et leur caractère pragmatique. Je les ai approfondis lors d'un long séjour en Inde par des rencontres avec des lamas tibétains auprès desquels j'ai appris les bases de la méditation. A l'âge de dix-neuf ans, la lecture des Evangiles a été également un choc profond. Ma découverte du Christ, non seulement comme enseignant du passé, mais aussi comme personne vivante à laquelle on peut se relier par la prière, a marqué ma vie et m'a fait accéder à une compréhension du christianisme fort différente des souvenirs du catéchisme de mon enfance. La découverte, ensuite, de la psychanalyse freudienne et jungienne ainsi que de diverses méthodes thérapeutiques issues du développement personnel (sophrologie, Gestalt, Rebirth ...) m'a aidé à prendre davantage conscience de mes failles et à guérir de certaines blessures profondes qui parasitaient ma vie et me faisaient retomber dans des scénarios névrotiques récurrents." (p. 11-12).

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:38

Les chrétiens judaïsants de Transylvanie furent dans un premier temps hébergés par l’Eglise unitarienne de Transylvanie, mais la pression politique étant trop forte, les judaïsants ne purent continués à être ainsi couverts. Leur Eglise n’étant pas reconnue, ils furent persécutés. Deux livres viennent de sortir sur leur histoire martyr

Les sabbataires de Transylvanie, par Bernard Le Calloc'h, publié en juillet 2009 aux éditions Armeline, dans la collection Peuples en péril, 184 pages, vendu sur Amazon (lien) ; présentation dans les Actualités unitariennes du 28 février 2011 « Une Jérusalem en Transylvanie (2) » (lien).

La Jérusalem sicule, par Géza SZÁVAI, Essai-roman sur l’identité, publié par Pont, traduit de l’hongrois en français en février 2011 ; présentation dans les Actualités unitariennes du 27 février 2011 « Une Jérusalem en Transylvanie (1) » (lien). Ce livre hongrois nous a été conseillé par notre pasteur, la révérende Maria Pap, ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie ( lien). 

 

transylvanie sabbatairesjerusalem_sicule.jpg

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 10:53

Une année nouvelle, c’est d’abord la clôture de la précédente ? Non, je me suis réveillé ce matin, comme hier, appelé à continuer : je ne ressens pas de clôture. Mais toute personne rencontrée me souhaite tellement de choses pour cette nouvelle année que je me pose la question de savoir ce que j’ai vécu dans la précédente.


Ces douze derniers mois sont effectivement chargés de joies et de peines… Non, je ne peux pas qualifier ainsi les divers évènements qui m’ont touché. En effet, quand je regarde comment j’ai vécu, ce que je qualifierais de peines fut pour moi « épreuve », l’au-delà des souffrances ou des douleurs m’a apporté un supplément de vie, de dynamisme, de sens de l’existence ; et donc une avancée dans l’accomplissement de mon être.


metamorphose.jpg

 

Je n’ose pas le dire trop fort quand je vois autour de moi  ceux qui sont enfermés dans leur souffrance ou les malheurs qui les atteignent. J’ai conscience d’être privilégié… Est-ce une grâce que Dieu me fait ? Vivre quand même, ce n’est pas évident ...


Il me semble qu’il faut d’abord « nommer » ce que l’on souffre, comme si on le posait devant soi pour l’évaluer. Quand je demande à quelqu’un « comment ça va ? » et qu’il me répond « on fait aller », je ressens cette réaction comme une soumission à une fatigue, à une douleur, à une perte de capacités de vivre : on ne peut pas faire autrement… Il est important de voir les moyens que l’on a d’avancer malgré les difficultés rencontrées, on n’est pas fini. Ne pas baisser les bras,  pas facile, mais je suis convaincu que toute personne a en elle des moyens de lutter, de rebondire et que l’on peut l’aider à les utiliser. Etre réaliste c’est tenir compte en même temps des causes et des conséquences de nos épreuves et des moyens que l’on a de les dépasser.


Je considère la vie que j’ ai aujourd’hui comme un don que j’ai à cultiver avec tout ce qui vit et se développe autour de moi. Je suis là pour quoi, pour qui, avec qui pour quoi. Comme je suis et comme ils sont.


Année nouvelle ? Des projets ? Non je suis projeté dans un monde bien déterminé à moi d’entrer dans ce grand mouvement de la vie. Et ça commence dans ma chambre où télévision et internet m’interpellent . Mais ma porte est ouverte : on entre et je sors , toute rencontre a un sens. Tout à l’heure une voisine a frappé chez moi : « j’ai besoin de parler », et j’ai écouté ce qu’elle m'a déjà dit souvent… mais c’était l’an dernier. Aujourd’hui pour elle, c’est une autre réalité, c’est actuellement qu’elle souffre. 

 

Pour moi vivre, c’est être dans le présent et comme, quand je perçois le présent, il est déjà passé je suis appelé à aller de l’avant. C’est peut-être pourquoi j’ ai souvent cette invitation de Jésus à Pierre qui me poursuit : « Avance au large ».


Etre présent à la vie, plus difficile quand on atteint un certain âge, car on rencontre des difficultés de perception. Une année de plus, c’est un petit coup de vieux : on entend plus mal, on y voit moins bien…Pourtant, faire comprendre à quelqu’un que c’est par égard aussi pour les autres que l’on doit voir son ophtalmo ou se faire équiper d’ une prothèse auditive, ce n’est pas évident… La perte de ces acuités est bel et bien une cause d’absence au quotidien…


Une année de plus va nous demander plus d’attention, de disponibilité, de curiosité, de sensibilité à ce qui est nouveau pour être présent à ce que la Providence nous appelle à vivre…


C’est mon vœu pour aborder cette nouvelle année. Yves Hibou (prêtre catholique à la retraite, Paris)

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:04

EUfr_bonne-annee-2011.jpg

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 19:12

A propos du film « Des hommes et des dieux » : foi et religion, un débat à ré-ouvrir ?, réflexions de Pierre Locher.

des-hommes-et-des-dieux « Une rencontre avec de vrais hommes, sans les oripeaux de la religion », cette phrase un peu abrupte entendue sur France-Culture à propos du film de Xavier BEAUVOIS pose une question de fond : quel rapport ces hommes de foi, qualifiés de « vrais hommes », ont-ils avec la religion ? Pourquoi des millions de spectateurs y ont-ils vu de vrais hommes, et non les représentants d'une religion, encore moins ceux d'une institution ?

On a beaucoup parlé de ces moines, de leur vie, de leur « sacrifice » (rapprochement un peu rapide ? ...), de leur témoignage, mais je n'ai pas lu beaucoup de commentaires sur ceux qui sont le plus souvent absents de l'image, mais terriblement présents par la peur qu'ils instillent en permanence, je veux parler de ceux que l'on nomme les terroristes, le GIA, les extrémistes, les fondamentalistes, les islamistes, bref les auteurs du mal qui survient dans ce monastère et ce village algérien ( à noter que deux des termes utilisés ont une forte consonance religieuse : fondamentaliste, islamiste).

On a souvent parlé à leur propos - en dehors du film - de « fous d'Allah » ou de fous de Dieu, terme terriblement ambiguë puisqu'il a été aussi utilisé pour qualifier certains mystiques – au bon sens du mot – chrétiens. On s'est empressé de dire que le fanatisme (de fanum = le temple) religieux n'avait rien à voir avec la religion des musulmans « modérés » (qu'est-ce qu'une foi modérée ? J'avoue mon étonnement devant cette expression…). Ne faut-il pas plutôt poser ou reposer la question de la religion et de son rapport à la foi ? Ne faut-il pas se demander si toute religion n'est pas portée au fanatisme dès qu'elle confond son temple - ou sa doctrine - avec Dieu , en un mot dès qu'elle abandonne la foi pour le temple ? « Fous de Dieu », les fondamentalistes ? (de toutes religions, je m'empresse de préciser) ? ou hystériques du temple ? drogués à un texte sacralisé ? ivres de religion ?

Les prophètes d'Israël mettaient déjà leurs contemporains en garde contre cette confusion entre le religieux et la foi dans le Dieu unique : « Je déteste, je méprise vos pèlerinages, […] dans vos offrandes, rien qui me plaise, […] éloigne de moi le brouhaha de tes cantiques... ». C'est ce que le prophète Amos lit sur les lèvres du Dieu de la Bible, et Isaïe, Osée ou Michée diront la même chose. Et c'est aussi ce que dit sous une autre forme le prophète contemporain qu'a été Dietrich BONHOEFFER, assassiné par les nazis : « Ce n'est pas l'acte religieux qui fait le chrétien, mais sa participation à la souffrance de Dieu dans le  vie de l'homme ».

Jésus de Nazareth, héritier de la tradition prophétique, a souvent renvoyé les scribes et pharisiens  à leurs chères études en leur précisant qu'il n'y avait que deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton être... »  et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » et qu'ils n'en faisaient qu'un. Aucune prescription cultuelle, ni religieuse, ni morale.

Pourquoi les apôtres ont-ils si peu compris le message de leur maitre ? parce qu'ils étaient enfermés dans leur croyance religieuse, dans leur représentation de Dieu qu'ils tenaient de l'institution religieuse juive ( « pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ? »). Qui sera à l'origine de la condamnation à mort de Jésus ? Les chefs religieux de son temps, les Saducéens, les gardiens du temple, au sens propre comme au sens figuré. Et, faut-il le répéter, Jésus n'a jamais cherché à fonder une nouvelle religion, il a juste essayé de nous révéler qui était celui qu'il appelait son Père, qui était celui en qui il avait mis toute sa foi .
 
Pour reprendre quelques phrases du théologien Joseph MOINGT : « La religion, ce sont des obligations et des traditions religieuses, avec lesquelles on croit qu'on a accès à Dieu ou qu'on contente Dieu. C'est avec une telle conception religieuse que Jésus a rompu [...] On en a toujours besoin, mais l'essentiel n'est pas là. [...] La foi refuse les garanties, alors que la religion en donne. Cette dernière attire même le croyant en lui garantissant le salut. » Les choses sont claires pour Joseph MOINGT : il nous faut sans cesse reprendre la distinction entre foi et religion.

Un agnostique comme Marcel GAUCHER a bien vu et montré que le christianisme était la « religion de la sortie de la religion », selon son expression. Pourquoi sommes-nous dans l'incapacité de le voir ?

Pour en revenir à Tibhirine, les vrais « fous de Dieu » , ceux qui ont foi en l'amour fou de Dieu pour les hommes et en témoignent, n'ont-ils pas été les victimes innocentes des fanatiques du temple (pléonasme ?) , des drogués de la religion ?

Foi et religion : le sujet mérite d'être ouvert ou ré-ouvert, il me semble que les groupes de chrétiens « critiques » qui se sont manifestés depuis plusieurs mois ne l'ont que très peu abordé.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:50

1 – louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée, louons le mystère de la Vie

 

 

marie_claire_lefeuvre_portrait.jpegMarie-Claire Lefeuvre (protestante libérale et unitarienne, Rambouillet) - Ne sachant quoi ni comment prier - c’était de la veille - je me réveille avec cette phrase : מְנַצֵּחַ מִזְמֹור לְדָוִד׃ הַשָּׁמַיִם מְסַפְּרִים כְּבֹוד־אֵל וּמַעֲשֵׂה יָדָיו מַגִּיד הָרָקִיעַ. Les cieux racontent la gloire de Dieu (psaume 19. 1). Cantata BWV 76. S. Bach. « Die Schöpfung » : « La Création », de Joseph Haydn : oratorio écrit entre 1796 et 1798 : n° 14. Terzett und Chor. Die Himmel erzählen die Ehre Gottes. Los cielos proclaman la gloria de Dios. The heavens are singing, or painting, or talking of… the glory of God. En fait, c’était tout simple : il n’y avait qu’à ouvrir les yeux ! et pour les œuvres musicales, ouvrir les oreilles !

 

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier (chrétien unitarien, Bordeaux) - Louons Dieu avec nos pas de danse et nos chorégraphies de groupe à l'exemple de ces jeunes catholiques français (de 7 à 25 ans) qui se sont réunis à Quimper en 2010 dans le cadre du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ - France) ( lien). Cette vidéo a été reproduite par Estelle, du collège Saint-François, sur son mur de Facebook, vidéo qu'elle a vue sur Paroisse.net



2 – allumons notre calice et que sa lumière brille

 

La prière mondiale pour ce mois nous a été envoyée par le révérend David Usher (lien)

 

3 – partageons avec nos Frères et Sœurs ce qui est important à nos yeux, à nos cœurs, ce qui est essentiel à notre intelligence des choses et à notre conscience, que ce soit un texte ou autre chose, et trouvons les mots ou les gestes pour le dire.

 

marie claire lefeuvre portraitMarie-Claire Lefeuvre - Seigneur, en ce début d'année, pour un autre commencement, je prie pour que tu redonnes au judéo-christianisme un nouveau souffle dans la créativité d'une nouvelle théologie, dans l'unité des juifs, des catholiques et des protestants. Le monde, qui s'enlise dans le matérialisme, en a bien besoin.


4 – partageons aussi nos souffrances et nos peines


5 – partageons nos gestes de fraternité et nos rites de communion qui ont valeur universelle

 

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier - Soyons créatifs en ce début d'année. Pour la Saint-Syvestre, dans le cadre d'un réveilon avec mes enfants et des amis, j'ai mis un petit houx au milieu de la piste de danse afin de rappeler la révérence dont il faisait l'objet de la part de nos ancêtres du fait de ses feuilles résisantes à l'hiver et de ses fruits rouges en boule, preuves de sa bonne santé. Autre geste : à la place des cadeaux "habituels" achetés dans nos commerces de loisirs, j'ai donné à chacun une plante verte qu'il pourra mettre dans sa chambre avec de s'oxygéner les poumons. Enfin, en s'inspirant du festival des fleurs de nos amis unitariens tchèques (lien), chacun, en arrivant a été invité à remplir une carte de voeux, puis, sur les douze coups de minuit, chacun a pris une carte autre que celle qu'il avait rédigée ; puis chacun a lu la carte qu'il avait prise. En final, avant que les voisins de ma cage d'escalier ne se réveillent au Nouvel An, une petite plante enrubannée sur leur paillasson pour leur souhaiter la bonne année.


6 – nos autres gestes de solidarité et de fraternité

 

tournesol_2011.JPGHassan et Rachel, animateurs de l'Orange bleue en Afrique (lien) et de l'Aurovillage au Burkina Faso (lien), nous envoient leur meilleurs voeux pour ce Nouvel An : " Tous nos amis d'Afrique se joignent à nous pour vous transmettre les milliers de pétales multicolores de tous nos voeux solidaires et fraternels : qu'il en soit pour vous personnellement  et tous vos proches selon vos désirs et vos aspirations ! Que nos voeux à tous convergent à l'avènement d'un monde moins injuste et plus inspirant ! ".

 

7 – envoi vers les autres, « prochains » ou « lointains »


La spiritualité relie la personne à Dieu ou à l'entité surnaturelle de son choix, et le culte réunit l'assemblée des participants dans cette même transcendance. C'est le culte qui permet ce passage d'une spiritualité individuelle à une spiritualité AVEC LES AUTRES. Soyons assidus au culte de notre Eglise (lien)

Nous vous invitons très fraternellement à participer à nos échanges spirituelles au sein de notre groupe « Croissance spirituelle » (lien)

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 06:01

"Ta religion n'a aucune importance" par le dalaï lama, interrogé par le théologien de la libération brésilien Leonardo Boff


« Sa Sainteté, selon vous, quelle est la meilleure religion ? » (je pensais qu’il dirait : « le bouddhisme tibétain », ou « les religions orientales beaucoup plus vieilles que le christianisme »). Le dalaï lama m’a souri et, en me regardant droit dans les yeux, me répondit : « La meilleure religion, c’est celle qui te rapproche de Dieu. C’est celle qui fait de toi une meilleure personne ».


groupe_coeurs.jpgJ’ai alors demandé : « Qu’est-ce qui nous rend meilleurs ? ». Il a alors répondu :
« Tout ce qui te remplit de compassion,
Te rend plus sensible,
Plus détaché,
Plus aimable,
Plus humain,
Plus responsable,
Plus respectueux de l’éthique.
La religion qui fera tout ça pour toi, c’est la meilleure religion ».

Je suis encore émerveillé aujourd'hui en pensant à sa réponse pleine de sagesse et tellement irréfutable : « Mon ami, je ne suis pas intéressé de savoir quelle est ta religion ou si tu es croyant ou pas… Pour moi, ce qui est important, c’est la façon dont tu agis avec les autres, ta famille, tes collègues de travail, ta communauté, et avec tout le monde…

La loi de l’action et de la réaction n’est pas seulement propre à la physique, il s’agit aussi de nos relations humaines :
Si j’agis avec bonté, je recevrai de la bonté ;
Si j’agis avec méchanceté, je recevrai de la méchanceté.
Tu recevras toujours ce que tu souhaites aux autres.
Être heureux n’est pas une affaire de destin, c’est une affaire de choix ».

Finalement il a dit :

« Prends soin de tes pensées, parce qu’elles deviendront des Paroles,
Prends soin de tes paroles, parce qu’elles deviendront des Actions,
Prends soin de tes actions, parce qu’elles deviendront des Habitudes,
Prends soin de tes habitudes, parce qu’elles deviendront ton Caractère,
Prends soin de ton caractère, parce qu’il deviendra ton Destin,
Et ton destin sera ta vie et …
Il n'y a pas de religion plus grande que la vérité de ta vie ».

Texte reproduit par Philippe de Briey (contact) à partir d’un diaporama

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  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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