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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:03

Notre Eglise organise un culte mensuel le premier dimanche de chaque mois, sur la base de l'expression libre et du partage. 


1 – allumons notre calice ( lien), ou une simple bougie, et que sa lumière brille
Vous pouvez lire la prière mondiale des unitariens pour ce mois d'avril (lien).

 

Roger_Gau.jpgRoger Gau - chrétien unitarien, agglomération de Toulouse - Comme à chaque fois, j’allumerai ma bougie pendant une heure pour célébrer le culte du mois, mais je me sens un peu seul. Je lance un appel aux unitariens de la région toulousaine pour qu’ils se fassent connaître.


2 – louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée, louons le mystère de la Vie. Dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre

 

 

Hommage à la Vie, et pour les croyants louange à Dieu, avec cette magnifique collection de fleurs présentée par "alanizkm" le 28 févr. 2009 sur Youtube pour accompagner le « Flower Duet » / le duo des fleurs dans l’opéra « Lakmé » (1883) de Léo Delibes, compositeur français.
En cette période printanière pour tous, pascale pour les juifs et les chrétiens, avec la sève qui commence à re-circuler dans les plantes, avec les bourgeons qui pointent et s’ouvrent, avec les fleurs qui explosent de couleurs, retrouvons vite un second souffle ! Merci à Christian Collard membre du groupe « Unitariens francophones », sur Facebook (lien) de nous avoir fait connaître cette très belle vidéo.


3 – partageons avec nos Frères et Sœurs ce qui est important à nos yeux, à nos cœurs, ce qui est essentiel à notre intelligence des choses et à notre conscience, que ce soit un texte ou autre chose, et trouvons les mots ou les gestes pour le dire.

 

giacomo tessaro portrait 2011Giacomo Tessaro - chrétien unitarien, Piémont, Italie - Je voudrais remercier le mensuel Évangile et Liberté, dont je suis un des traducteurs depuis deux ans. J'aime cette revue avec laquelle j'ai l'honneur de travailler, et qui me fait sentir fier d'être un chrétien libéral.

J'ajoute un grand merci à Sam pour son engagement à faire connaître sur son site (lien) le lectionnaire évangélique du révérend Roberto Rosso utilisé par nous autres unitariens italiens.


forêt lumiere samantha aout 2011Sam - protestante libéral et unitarienne-universaliste, France -

A Giacomo : merci à vous et à la communauté chrétienne unitarienne d’Italie d’avoir fait de mon lectionnaire un véritable lectionnaire, au sens d’une lecture en communion avec d’autres.
Au moment où j’écris c’est Marie de Béthanie qui est à l’honneur, mais j’ai envie de retourner vers une autre femme, Esther, dont le livre était relu le 8 mars pour la fête juive de Pourim (équivalent du carnaval). Pour exprimer ce que cette fête peut avoir d’universel, j’ai eu le bonheur de traduire les paroles de Danny Raphael Silverstein, futur rabbin qui a monté en Angleterre le groupe hip hop Lines of Faith avec Mohammed Yahya, musulman (lien). En voici un extrait (pour le texte intégral et la musique,  lien)

[...] A Pourim porter un masque c'est enlever

Le masque que nous portons dans la vie de tous les jours [...]
[...] Que ça nous plaise ou non nous sommes interdépendants
- ça veut dire que ton voisin est plus qu'un patron ou un client
Ou que quelqu'un qui te vend ce que tu veux acheter
Pourim enseigne que la vraie célébration
Consiste à réparer notre fragmentation
- Partager nos cadeaux en portant un déguisement
Donner nous permet d'être ce que nous voulons être
Je sais que nous nous ressemblons
Nous avons besoin les uns des autres pour être accomplis"

jean pierre babin facebookJean Pierre Babin - chrétien unitarien de sensibilité panthéiste, agglomération nantaise - Mes Sœurs, mes Frères, je viens « d’assister » à mon premier culte sur la Toile. J'ai allumé ma bougie - elle m’avait été offerte par Noëlle Colle qui fut présidente de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens. Aidé par la musique du bouquet, et la si belle voie de Constance Aman lors du culte du mois précédent, on se sent vite en communion d’esprit avec vous tous. N’hésitez pas si vous ne pouvez assister à un culte suivant vos églises, à vivre cette expérience.


4 – partageons aussi nos souffrances et nos peines, nos deuils et nos chagrins

jean_pierre_babin_facebook.jpgJean Pierre Babin -  Je suis atteint d’un cancer (mielome multiple) et apporterai volontiers mon soutien psychologique à toute personne touchée par le même mal. Rassurez-vous, les chimio disponibles apportent souvent un confort de vie acceptable. Courage, battez-vous ! (lu sur sa page Facebook). 

 

Samantha Fink : " Cher Jean Pierre, que votre courage soit contagieux ! Et merci pour vos participations sur le forum des Unitariens francophones ( lien) qui nous aident à mieux nous connaître ".

 

giacomo tessaro portrait 2011Giacomo Tessaro -  Il y a deux semaines, j'ai visité mon ancien camarade d'école, Alessandro. Il mourut la nuit de noël 1997 à l'âge de 16 ans dans un accident de la route. Bien que son pays soit près de chez moi, je n'étais jamais allé à visiter son tombeau. Un camarade commun me l'a proposé et j'ai été joyeux de le revoir après si longtemps.

 

 

Jean-Claude Barbier - chrétien unitarien, agglomération bordelaise - Aimer et fonder un Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgcouple, puis donner la vie, éduquer des enfants, les siens et ceux d'autrui, offrir un cadre de vie qui est la famille, ou encore une famille  recomposée ; c'est là un beau projet qui est à la base de nos sociétés. Nous y mettons beaucoup d'énergie, souvent dans la joie, mais parfois dans la souffrance des difficultés, du vécu de nos fragilités, de nos qualités et de nos défauts, et puis parfois des déceptions amoureuses. Aidons-nous les uns les autres pour faire vivre nos familles, et, s'il faut procéder à des changements nécessaires, essayons de le faire si possible en évitant les drames.


forêt lumiere samantha aout 2011Sam - à Jean-Claude : tes mots sur la famille recomposée me touchent. Quand les difficultés me pèsent, il est bon de lire “Aidons-nous les uns les autres pour faire vivre nos familles”. Plutôt qu’un conseil, une présence. Qui n’enlève pas les difficultés de la vie quotidienne mais les fait voir autrement, comme une occasion de revisiter “mon vécu et mes fragilités, mes qualités et mes défauts” afin de ne les faire peser sur personne. Nous t’embrassons tous les trois.


5 – partageons nos gestes de fraternité et nos rites de communion qui ont valeur universelle


6 – partageons aussi nos autres gestes de solidarité et de fraternité


7 – encourageons nous mutuellement pour aller vers les autres, « proches », « prochains » ou « lointains »

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:49

Un culte innovant sur le thème de l'humour et du rire dans la Bible à la paroisse de l'Eglise réformée de Saint-Laurent de Lausanne avec les pasteurs Jean Chollet et Daniel Fatzer, le dimanche 4 mars 2012, retransmis en entier (lien).

 

saint-laurent_de_lausanne.jpg

 

Les deux officiants sont accompagnés de l’orchestre de jazz "Swiss Yerba Buena Creole Rice Jazz Band", de la chanteuse Flavie Crisinel, de Daniel Favez au piano et de Carlo Bounous à la contrebasse. "Ce culte décalé explore et appréhende notre monde avec humour et en musique, pour être témoin d’un ailleurs et d’un Autre" (RTS.ch, rubrique Culte et Messe).

 

Au milieu, les jeunes enfants parterre sur le tapis rouge s'amusent en silence. Ils firent un lâcher des ballons que l'on voit afin d'agrémenter de couleurs le plafond de l'église !

 

Ce culte était ouvert à tous, croyants ou non croyants, et retransmis par la télévision suisse.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 03:46

" Le serment de Sibaud "

en voici la version originelle en français.

 

L’histoire vaudoise est marquée par de nombreux massacres comme ceux de 1545 dans le Lubéron ou de 1561 dans le Piémont et des accords qui garantissent une fragile tolérance de cette minorité religieuse comme le traité de Cavour en 1561. Le plus sanglant des massacres en 1655 est connu sous le nom de Pâques piémontaises et en janvier 1686, les mesures de la Révocation française s’appliquent dans le Piémont : des dragonnades frappent les vallées vaudoises jusqu’en 1690.


Une partie des Vaudois exilés en Suisse reviennent dans les vallées : c’est la « glorieuse rentrée », scellée par le Serment de Sibaud (le 11 septembre 1689), et perçue comme une victoire contre l'occupation française. La rupture de l’alliance entre la France et la Savoie assure aux communautés vaudoises une paix, bien que strictement réglementée, pendant un siècle et demi. Il faudra attendre jusqu'en 1848, les Lettres patentes du roi Charles-Albert (duc de Savoie et roi d'Italie), pour que les Vaudois soient reconnus dans leurs droits civils et politiques. Cette date donne lieu à une importante commémoration chaque année à Torre Pellice (lien).

 

Sibaud est une localité de la commune de Bobbio Pellice (haute vallée du torrent Pellice, à l'ouest de Pinerolo. De simples blocs de pierre assemblés, inaugurés  en 1889 lors des célébrations du deuxième centenaire de la “Glorieuse Rentrée", dans un minuscule pré de montagne, rappelle le serment qui eut lieu à l'instigation d'Henri Arnaud, aumônier de l’expédition, qui voyant que les Vaudois retournaient tranquillement chez eux alors qu'une contre offensive franco-piémontaise était possible, sut rassembler la troupe et contraindre soldats et officiers à maintenir l’unité par un serment de fidélité réciproque. Le chant, quant à lui, fut composé à la fin du XIXème siècle.


vaudois_trajet-glorieuse-rentree.gifLevez vos mains au Ciel !
C'est ici que vos pères
ont juré devant Dieu
de ne point le trahir,
de rendre leur autel
à ces grands sanctuaires,
où pour la cause sainte
ils sont venus mourir !


O Dieu du Sinaï, Dieu des premiers chrétiens,
Dieu des martyrs, Dieu de nos pères !
Comme autrefois Jacob,
tu ramènes les tiens
au sein des champs héréditaires.
Ne nous laisse jamais abandonner ta loi,
et combats avec nous,
qui combattons pour Toi !

 

itinéraire de la "Glorieuse rentrée" des Vaudois (1689)

 

Vaudois, par ce serment
le Ciel bénit nos pères,
et dans ces jours encore
est prêt à nous bénir.
Ecrions nous aussi,
joignant nos mains de frères :
aux autels de mon Dieu
je veux vivre et mourir !

" Le prisonnier de Saluces "
Voici un autre hymne, la complainte d'un prisonnier. Il existe plusieurs versions de ce chant ; voir par exemple sur le site de la vallée de la Valdesi (au nord-ouest de Saluces),  lien. Saluces en français, Saluzzo en italien, au sud-ouest de Turin.


vaudois_AnnaCharboniereTortured.jpgA travers le grillage,
je vois de ma prison
reverdir le feuillage,
fleurir le vert gazon

Je vois de ma fenêtre
l’hirondelle accourir.
Le printemps va renaître
Et moi je vais mourir
Et moi je [me] vois mourir

Philomène plaintive
est-ce toi que j'entends ?
Violette craintive
Est-ce toi que je sens ?
La rose aussi peut-être
Déjà songe à s’ouvrir
Le printemps va renaître
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Malgré la double porte,
pour moi close à jamais,
l’écho lointain m’apporte
ce refrain que j’aimais.
La flûte champêtre
déjà songe à s’ouvrir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir

Sur ce lit de souffrances,
où je suis retombé,
couronné d’espérance,
enfin j’ai succombé.
Un froid mortel pénètre
jusqu'à mes souvenirs.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.
 

Le martyre d'Anna, fille de Giovanni Charboniere de La Tour.

Illustration datant de 1658, publiée par Samuel Moreland's dans son livre "History of the Evangelical Churches of the Valleys of Piedmont" (p. 345) où il dénonce les atrocités commises contre les vaudois dans le Piémont en 1655. Vue sur Wikipedia (article "Eglise vaudoise").

La nature s’éveille
à la voix de son Dieu ;
présente ses merveilles
à l’aspect de son Dieu.
La vie de tout être
semble se rajeunir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Sur le bord de la tombe,
je dirige mes pas.
Il faut que je succombe.
A la mort au trépas,
l’agneau content va paraître ;
l’autre se réjouit.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Amis que je regrette
vivez encore longtemps.
Ce que je vous souhaite,
c’est un cœur bien content.
Soyez ce qu’il faut être,
espoir et souvenirs
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

Prisonnier dans les chaînes
aue mon sort est affreux.
Je sens ma mort prochaine,
adieu, adieu, adieu.
Je m’en vais disparaître
pour ne plus revenir.
Le printemps va renaître,
et moi je vais mourir,
et moi je [me] vois mourir.

 

ndlr. Nous remercions Giacomo Tessaro, chrétien unitarien italien, de nous avoir transmis ces chants vaudois.

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Published by transmis par Giacomo Tessaro - dans un espace de prière et de méditation
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:48

Jacques Musset a été successivement aumônier de lycée, animateur de groupes bibliques et formateur à l'accompagnement des malades en milieu hospitalier. Ancien prêtre, marié, il a écrit plusieurs livres sur son itinéraire spirituelle. Il anime des sessions de l'Association culturelle des amis de Marcel Légaut. Nos sites unitariens ont eu l’occasion de recommander plusieurs de ses récents ouvrages dès leur sortie.


Bibliographie


jacques_musset_modernite.jpgLe Livre De La Bible Tome 2 - Le Nouveau Testament, Gallimard, février 1987, collection « Découverte Cadet ».
L’Enfant d’où je viens, Siloë, juillet 2005, 244 p.

Ma traversée des séminaires (1947-1962), Siloë, juillet 2004, 275 p.
Une vie en chemin, Siloë, 2007, coll. « Vécu ».

Présentation d’un poème « Le chemin de Dieu passe par l’homme » dans la bibliothèque de l’Eglise unitarienne francophone le 7 juin 2008 ( lien).
Les chemins de la naissance à soi-même : un itinéraire spirituel, Karthala, juillet 2007, 182 p., collection " chrétiens en liberté "),

extrait publié dans la bibliothèque de l’Eglise unitarienne francophone, « L’humain chez un être, que devient-il à la mort ? » le 1er novembre 2008 (lien).
Sentiers d’humanité, collectif, recueil de 40 poèmes recueillis par la communauté de base « La Traversière » (Loire-Atlantique), éditions de la Coopérative régionale de l’enseignement religieux (CERC), présenté dans les Actualités unitariennes du 6 mai 2008 (lien).
Le potager, école d'humanité, Presses Goubault, 2008, 75 p.
« La vie est un mystère », poème paru dans Quelques Nouvelles (bulletin mensuel de la mouvance Marcel Légaut), n° 214, septembre 2008, reproduit dans la bibliothèque de l’Eglise unitarienne francophone le 19 août 2008 (lien).
Le livre de la Bible : les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament, Gallimard-Jeunesse, avril 2009, 505 p. , collection « hors série documentaire »
S’approprier l’évangile selon Saint Matthieu ; Comprendre le texte, Risquer sa propre parole, à commander chez l’auteur, présenté dans les Actualités unitariennes du 11 octobre 2009 (lien).
Le trésor caché ; quand la maladie ramène à l'essentiel, Siloë, octobre 2010, 184 p. , préface de Charles Juliet
Être chrétien dans la modernité, Un christianisme pour le 21ème siècle, Réinterpréter l'héritage pour qu'il soit crédible, Golias, février 2012, 200 p., présenté dans les Actualités unitariennes du 19 janvier 2012 (lien).

Les mots-compagnons de mes chemins, à paraître fin 2012-début 2013

 

pour contact avec l'auteur, courriel

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 19:45

Pour libérer l'Evangile de Paul Tihon, octobre 2009, 130 pages, éd. du Cerf, collection Théologies, 17 € -

paul tihon
 Lu dans le bulletin de la mouvance des Amis de Marcel Légaut du mois de mars 2012, "Quelques nouvelles" n° 253, cette note de Jacques Musset :


Ce livre d'un théologien belge, disciple de J. Moingt, est une réflexion qui me paraît très en connivence avec celle de Marcel Légaut sur la crise de l'Eglise et du christianisme dans le monde actuel. L'auteur ne se contente pas de l'analyser : il propose des pistes de rénovation et invite les chrétiens personnellement et communautairement à les promouvoir. Voici la présentation qu'en fait l'éditeur :

 

Pour des catholiques contemporains qui ont découvert ce qu'est vraiment l'Evangile, l'image publique de leur Eglise est à cent lieux de ce qu'ils vivent. En même temps, le christianisme, religion de l'Occident qui a en partie colonisé la planète, se trouve aujourd'hui en concurrence avec les autres grandes religions universalistes, et quasiment stoppé dans son expansion, y compris dans sa branche la plus nombreuse, le catholicisme romain.


D'où la question : l'Evangile n'est-il pas prisonnier de son passé de chrétienté ? Est-il pensable de le débarrasser des formes stéréotypées prises par son langage officiel et par les institutions dont il s'est doté au cours des siècles ? Ou au moins de faire voir que, même dans des cadres strictement contrôlés, de larges marges de liberté existent pour la recherche, la créativité, l'invention de nouvelles formes d'expression et de pratiques ? Peut-on parler de Jésus de Nazareth d'une manière autre que les conciles des IVème et Vème siècles ? Peut-on multiplier les pratiques démocratiques dans l'Eglise ? Peut-on cesser d'être culturellement décalé ?


L'enjeu, c'est la possibilité pour la « joyeuse nouvelle » qu'est l'Evangile de rejoindre vraiment « toutes les nations » auxquelles il est en principe destiné. A la limite, est-il pensable aujourd'hui d'être non seulement un juif chrétien ( ce qui n'a rien de neuf), mais également un hindou chrétien, un musulman chrétien, voire même un agnostique chrétien ? Et ce message est-il, aujourd'hui encore, capable de transformer la vie des individus, et aussi d'influencer la marche des sociétés ? Peut-on libérer l'Evangile ?

 

En juin 2000, Paul Tihon avait publié déjà au Cerf (dans la même collection) « Changer la papauté ? », 176 p., qui était les actes d’un colloque sous l’égide de l’Association européenne de théologie catholique.

 

Ndlr - Jusqu'à présent, seule la tradition chrétienne unitarienne a été capable de s'ouvrir à toutes les sagesses du monde entier. Elle l'a faite à l'instigation de l'unitarisme américain, à partir de la fin du XIXème siècle, dont les congrégations locales ont commencé à accepter les agnostiques et les humanistes non-théistes, puis d'autres croyants pour, finalement, pratiquer l'interfaith. Sur cette tradition voir notre dossier sur l'unitarisme-universalisme dans "nos récapitulatifs" sur le site Unitariens français (lien).

 

Notre Eglise ici présente pratique elle aussi cet interfaith lors de ses cultes (lien), tout en maintenant l'importance de la tradition chrétienne en pleine continuité avec ses racines (la réforme anti-trinitaire du XVIème siècle) ; sa chaire est confiée à une ministre du culte de l'Eglise unitarienne de Transylvanie (qui fut fondée en 1568), la révérende Maria Pap.

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Published by éditions du Cerf pour Paul Tihon - dans la bibliothèque de l'EUfr
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 15:27

Notre Eglise organise un culte mensuel le premier dimanche de chaque mois.


1 – allumons notre calice ( lien), ou une simple bougie, et que sa lumière brille

 Vous pouvez lire la prière mondiale des unitariens pour ce mois de mars qui nous a été envoyée par nos amis allemands ( lien).


2 – louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée, louons le mystère de la Vie ; dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre

Louons Dieu avec Constance Aman, l’une des meilleure chanteuse chrétienne d’Afrique francophone : « Je lève les yeux » ; conseillé par le pasteur Michel Jas sur la page sur Facebook de l’Eglise réformée de France, le 31 janvier 2012

 

   
Louons Dieu aussi avec la musique de Bach

 
marie claire lefeuvre portraitMarie-Claire Lefeuvreprotestante libérale et unitarienne, Rambouillet
Après un témoignage par les yeux, témoignage par l’oreille : Entrée dans l’église. Les grandes orgues. On entre dans l’allée paisible et royale du divin. Le hérault l’annonce en grande pompe. Changement subit de monde. Bach ? Merveilleuse réalité.

 

3 – partageons avec nos Frères et Sœurs ce qui est important à nos yeux, à nos cœurs, ce qui est essentiel à notre intelligence des choses et à notre conscience, que ce soit un texte ou autre chose, et trouvons les mots ou les gestes pour le dire.

 

forêt lumiere samantha aout 2011Sam - protestante de l'Eglise réformée de France (ERF), France - Cela fait plaisir de lire à nouveau Marie-Claire. Aujourd’hui je n’ai ni photo ni prière, j’ai envie de vous dire tout simplement ma joie de vous avoir croisés sur ma route. Pour moi il y a un avant et un après cette rencontre : avant je n’écrivais plus, je ne me sentais plus “inspirée” – maintenant c’est comme un second souffle. Merci à vous tous et à Jean-Claude si encourageant ! Et aussi pour mon compagnon, athée, qui me voit enfin à l’aise dans une spiritualité qui le respecte poisson-rouge--en-bocal.JPGréellement.

 - Un mot sur le deuil de mon petit bonhomme qui a perdu son premier poisson rouge. Il a ainsi fait connaissance avec le deuil, nous l’avons remis à la rivière et nous avons décidé qu’il ne serait pas “perdu” mais “transformé”, et qu’il en irait de même pour nous un jour ...

Toutes mes amitiés.

 

Jean-Claude Barbier - chrétien unitarien, BorJean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgdeaux - Voici un beau poisson rouge pour consoler le petit bonhomme de Samantha.

 

Giacomo Tessaro, chrétien unitarien italien, Piémont -

Je voudrais rappeler mon voyage à Torre Pellice, la capitale de l'Eglise Vaudoise, pour le giacomo tessaro portrait 2011Jour de la Liberté du 17 février (en commémoration  du 17 février 1848 où le duc de Savoie et roi d'Italie leur accorda la liverté civique et religieuse). La soirée du 16 il y a eut la retraite aux flambeaux, qui va du Temple Central au Temple des Coppieri, dans l'ancien ghetto des Vaudois avant 1848. Là on allume le feu de bois en chantant des hymnes traditionnels comme "Le serment de Sibaud" ( lien). Avec le culte du jour suivant, ce fut un moment de profonde émotion et de fraternité, et pour ma vie spirituelle un vrai pèlerinage, d'autant plus que je suis isolé, sans communauté locale. Ndlr - des photos de Giacomo Tessaro prises à cette occasion sont visibles dans les Actualités unitariennes (lien).

 

forêt lumiere samantha aout 2011Sam - Merci pour ces chants en français, une fois j'ai eu la chance d'assister à un culte vaudois, à Rome, mais je n'avais rien compris car je ne parle pas un mot d'italien !


4 – partageons aussi nos souffrances et nos peines, nos deuils et nos chagrins


5 – partageons nos gestes de fraternité et nos rites de communion qui ont valeur universelle


6 – partageons aussi nos autres gestes de solidarité et de fraternité


7 – encourageons nous mutuellement pour aller vers les autres, « proches », « prochains » ou « lointains »

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:54

"L’invention du christianisme ; et Jésus devint Dieu" par Didier long vient de paraître ; il est la suite de "Jésus de Nazareth, juif de Galilée", il retrace, à la lumière des dernières connaissances du judaïsme antique, la longue et fascinante histoire que fut la naissance du christianisme.

 

Présentation par l'auteur :

 

didier_long_invention_du_christianisme.jpg« Jacques, Pierre ou Paul de Tarse n’étaient pas chrétiens, mais juifs. Leur projet n’était pas de remplacer la Loi juive (Torah) par une autre religion, mais de convertir les païens et de délivrer leur peuple du joug romain – qui conduira à la destruction du Temple en 70 puis à l’anéantissement de Jérusalem en 135. Il faudra près de quatre siècles pour que, de ce premier mouvement messianique juif aux multiples visages, naisse le christianisme.


Au cours du Ier siècle, Paul et les apôtres vont transmettre l’enseignement reçu de Jésus dans les synagogues de la diaspora de langue araméenne – Palestine, Syrie, Mésopotamie, Babylonie…–, et dans la diaspora juive hellénisée – Asie Mineure, Égypte, Rome…– au coeur de laquelle « s’inventera » le christianisme.


À partir du IIe siècle, le judéo-christianisme et le judaïsme rabbinique commenceront à se séparer. Une rupture qui sera consommée au IVe siècle avec la conversion de l’empereur Constantin et la tenue des grands conciles qui fixeront l’orthodoxie chrétienne : l’Empire abandonnera les cultes païens pour se tourner vers le Dieu UN d’Israël via le culte chrétien. Naîtront alors véritablement les deux religions que nous connaissons, toujours jumelles. »


Pour en savoir plus : voir le site de l'auteur ( lien)

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 03:23

en allemand

 

Ein Licht, das in mir wirket still,

lässt mich die ganze Welt erkennen.

Ich weiß nicht, was es ist und will,

in Ehrfurcht will ich’s göttlich nennen.

 

méditation proposée par H. Thoma,

membre de la Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR,  lien).

en anglais

 

A light that silently works in me,

Allows me to know the world in its entirety.

I don’t know what it is or what it wants;

With awe I’ll call it divine.


DivineTranscendence_Mysticalartist_sur_Photobucket.jpg

DivineTranscendence par Mysticalartist, vu sur Photobucket

 

en français (traduction Jean-Claude Barbier)

 

Une lumière agit en moi en silence

et  me permet de voir le monde entier.

Je ne sais pas ce qu'elle est ni ce qu'elle veut.

Avec révérence, je vais l'appeler divine.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 19:10

manifeste_ferdinand_buisson_et_amis.JPG

 

MANIFESTE DU CHRISTIANISME LIBERAL, 1869 à Neuchâtel (Suisse), IMPRIMERIE G. GUILLAUME FILS. Ce document a été numérisé par Google (lien) et reproduit ici.


La question religieuse se pose actuellement avec éclat devant le pays. Il n'est plus possible, et d'ailleurs il ne serait pas digne d'un peuple républicain, de l'ajourner par indifférence ou de l'éluder par timidité. Deux grands mouvements distincts se sont produits spontanément dans l'opinion publique.


D'une part le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat rallie tous les jours des partisans nouveaux et paraît décidément soutenu, sinon par la totalité des citoyens, du moins par une minorité très considérable et qui grossit continuellement.


D'autre part, de récents débats religieux ont inauguré au sein de nos populations un mouvement réformiste tout semblable à celui de la Suisse allemande. L'intérêt profondément sérieux et les vives sympathies qui ont accueilli les « Conférences du christianisme libéral », non seulement à la Chaux-de-Fonds, à Neuchâtel et au Locle, mais jusque dans les villages, dont plusieurs avides de s'éclairer par eux-mêmes, ont offert ou offrent leurs temples pour des conférences analogues à celles des grands centres, enfin le retentissement qu'ont eu dans les cantons voisins, les discussions religieuses, auxquelles nous venons d'assister, tout concourt à prouver que le canton de Neuchâtel et avec lui peut-être la Suisse romande en général, bien loin de vouloir s'isoler dans l'immobilisme ecclésiastique, se prépare à avoir aussi son Reform-Verein [ndlr – le nom du mouvement libéral en Suisse allemande] et veut encourager à son tour la grande révolution religieuse qui triomphe en ce moment même sur tant de points à la fois dans la Suisse allemande.


Dans ces graves circonstances, une société provisoire s'est formée sous le nom d'Union du christianisme libéral, sans distinction de nationalité, de culte ou d'opinion politique. Cette société croit de son devoir de livrer immédiatement au public un exposé populaire de ses principes. Ne pouvant faire connaître en quelques mots le détail des réformes qu'elle cherchera graduellement à réaliser, - soit au sein même de l'Eglise nationale, soit en dehors de toute Eglise officielle - elle veut du moins déclarer ses tendances générales et indiquer l'esprit dans lequel elle se met à l'œuvre.


En principe, au nom de la liberté absolue des consciences et de l'égalité des diverses communautés religieuses devant la loi, nous proclamons comme le seul état de choses conforme à la démocratie la séparation entière de l'Eglise et de l'Etat. En fait et pour le canton de Neuchâtel en particulier, nous souhaitons que ce principe reçoive la sanction légale et une application définitive, aussi promptement que les circonstances le permettront.


Mais, en demandant énergiquement la séparation, nous n'ignorons pas quels devoirs nouveaux elle entraîne pour nous tous. Ce n'est pas pour amener une recrudescence d'esprit piétiste que nous la désirons, c'est au contraire en vue de faciliter l'émancipation des consciences et le développement du libéralisme religieux. C'est pourquoi nous ne croyons pas qu'il suffise de revendiquer purement et simplement la séparation des Eglises et de l'Etat. Nous considérons comme solidaires le devoir de proclamer ce grand principe de la séparation, et le devoir plus grave encore de nous préparer aux conséquences qui en résulteront immédiatement. En contribuant à hâter le moment de la séparation, nous nous sentons par là même obligés de prendre en même temps toutes les mesures nécessaires pour organiser un centre de ralliement et de résistance, où viennent se grouper tous ceux qui comme nous, tout en voulant la séparation, ne voudraient point qu'elle tournât au profit exclusif des Eglises autoritaires.


C'est par la diffusion du christianisme libéral et par l'institution d'une Eglise libérale, que nous espérons voir ce problème résolu définitivement dans un avenir plus ou moins éloigné. Aujourd'hui, nous ne pouvons encore qu'indiquer ce but idéal comme le terme dernier, peut-être encore lointain, de nos efforts, et nous ne le posons que pour montrer sans nulle équivoque la direction dans laquelle nous marchons : c'est dans ce sens et non avec l'espoir chimérique d'une réalisation immédiate que nous allons décrire à grands traits le christianisme et l'Eglise tels que nous les concevons.
 

à suivre ...

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 19:06

suite des pages précédentes.


Sous le nom de christianisme libéral, nous entendons une religion ayant pour but unique le perfectionnement spirituel de l'Homme et de l'Humanité. Sous le nom d'Eglise libérale, nous entendons une association volontaire d'hommes qui s'appliquent ensemble à la poursuite d'un idéal moral supérieur à la stricte justice. Cet idéal, - qui suppose la soumission constante et sans réserve à une autorité unique, celle de la conscience, - peut se définir: dévouement absolu au bien absolu. Le culte du bien, qui est l'essence de cette religion, s'exprime principalement par l'amour de Dieu et l'amour des hommes.


L'amour de Dieu est la subordination volontaire de nos actes, de nos pensées et de nos intentions à cette puissance supérieure que tous les hommes sentent plus : ou moins confusément sous le nom de Dieu, et qui apparaît aux uns comme cause première, aux autres comme substance absolue, à ceux-ci comme loi immuable, à ceux-là comme volonté libre. De quelque façon que chacun définisse en théorie la notion de Dieu, dans la pratique tous reconnaissent que l'amour de Dieu consiste à mettre toujours au-dessus de nos intérêts et de nos personnes l'obéissance à l'ordre universel. Aussi, quelque système qu'on adopte sur la nature de Dieu et au milieu même des plus graves erreurs théoriques, celui-là aime Dieu de tout son cœur, qui est profondément pénétré de l'idée et du sentiment du devoir. La loi du devoir, gravée dans la conscience morale, est de toutes les révélations de Dieu la seule qui soit commune à tous les hommes, universellement reconnue, sinon suivie, claire et certaine pour tous et pour tous obligatoire: c'est aussi la seule forme de la foi en Dieu qui puisse servir de lien à des hommes d'opinion diverse, sans leur rien faire abdiquer de leur liberté et de leur dignité individuelles.


L'amour des hommes est la subordination volontaire de nos propres intérêts à ceux de l'humanité. Aimer son prochain comme soi-même, c'est s'imposer non seulement la répression de l'égoïsme, mais le dévouement, l'abnégation et le sacrifice pour travailler au bien de nos semblables.


Quelque opinion qu'ils professent sur l'origine, la nature et la destinée de l'espèce humaine, tous les hommes désireux de concourir au progrès individuel et collectif de la société peuvent entrer, s'ils le veulent, dans une association tendant à établir le règne de la fraternité et de la solidarité humaines. Il suffit, pour cela, qu'ils combattent résolument tout ce qui réduirait leur activité, soit à la satisfaction de leurs besoins terrestres, soit à la recherche égoïste de leur salut personnel dans un autre monde.
 

à suivre ...

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  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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