Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 15:45

Au XVIème siècle, les Eglises anti-trinitaires en Pologne-Lituanie et en Transylvanie dérivent des réformes luthériennes et calvinistes et héritent tout naturellement de leurs formes ecclésiales. En Pologne, l’Eglise fonctionne avec des synodes et a des surintendants. En Transylvanie, c’est un évêque qui est à sa tête, en tout premier lieu Ferencz David son fondateur, évêque de 1568 à 1579 (année de son emprisonnement et de sa mort à Deva). C’est un évêque dans la tradition luthérienne, c’est-à-dire élu par un synode réunissant les pasteurs et assisté d’un collège épiscopal où sont prises les décisions.

 

Attention ! il n’est pas appelé "Monseigneur" comme dans la tradition catholique, mais tout simplement « Révérend » et son attitude reste celui d’un ministre du culte parmi d’autres. Il s’agit seulement d’une fonction et nullement d’un titre lié à un rang supérieur. L’évêque prend sa retraite comme tout autre clerc de son Eglise. Les Eglises locales sont des paroisses et les ministres du culte s’y trouvent affectés par décision de l’évêque. Les traitements sont pris en charge directement par l’administration de l’Eglise.


Dans les pays anglo-saxons, au Royaume Uni, aux Etats-Unis, et autres pays de colonisation anglaise, c’est au contraire la forme congrégationaliste (dans la tradition calviniste) qui a été adoptée à savoir que chaque communauté locale se gère elle-même et choisit son ministre du culte dont elle assure pleinement la charge. Au conseil presbytéral des Réformés correspond pour les unitariens un conseil d’Eglise ; un « président » s’en trouve à la tête et y exerce une fonction de représentation officielle. Le ministre du culte s’occupe de l’enseignement et de l’organisation des offices ; ce n’est pas lui qui dirige la communauté et il n’en a pas la gestion (contrairement à la tradition catholique).

 

Jusqu’au XXème siècle, les communautés locales se dénommaient chacune « Eglise » (en anglais Church), mais, depuis, certaines ont opté pour la dénomination plus neutre de Société religieuse surtout dans les cas où les chrétiens y sont devenus très minoritaires – mais elles n’en continuent pas pour autant à fonctionner selon le modèle protestant avec des ministres du culte et des sermons ! A noter que cette appellation de Société religieuse a été adoptée par le révérend tchèque Norbert Capek en 1930 (Religious society of Czech Unitarians), pour sa communauté fondée à Prague en 1922 et qui était jusqu'alors une « Religious Liberal Fellowship ».


Les communautés qui n’ont pas de ministre de culte, sont appelées des « fellowship ». Elles font venir des ministres du culte pour leurs propres offices, comme dans le cas des « fellowships » qui composent l’European Unitarian Universalists (EUU), une association membre de l’UUA américaine et qui regroupe les anglophones unitariens en séjour dans les grandes villes européennes (à Paris, Genève, Bâle, Kaiserlautern en Rhénanie, Bruxelles et Amsterdam).


Au niveau national, il existe une « association » dont les Eglises locales sont membres et qui est une instance de coordination mais non de commandement. Au Royaume Uni, ce fut la « British and Foreign Unitarian Association » fondée en 1825 et devenue, depuis 1928, la « General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches » après avoir coopté des Eglises « libres » dont la Non-Subscribing Presbyterian Church of Ireland. Aux Etats-Unis, c’est l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations (depuis 1961 – et qui est héritière de l’American Unitarian Association AUA constituée en 1825). L’UUA résulte de la fusion de l’AUA et de l’Eglise universaliste américaine (une Eglise fondée aux Etats-Unis à la fin du XVIIIème siècle et qui prônait le salut pour tous). Le Canadian Unitarian Council / Conseil unitarien canadien (CUC) est une division nationale issue de l’UUA et fonctionne sur les mêmes principes et orientations.


Avec la sécularisation, qui rend quelque peu caduque la distinction entre clercs et laïcs, les laïcs pouvant désormais acquérir le même niveau de connaissance (y compris en théologie et en exégèse) que les premiers, des communautés peuvent très bien s’organiser sans ministre du culte. Le culte peut alors être présidé par un simple président de séance et le sermon n’est plus une nécessité. C’est le cas des célébrations libres pratiquées sans prêtre et sans sermon par les communautés catholiques de base (CCB) qui, par exemple, ont été choisies comme modèle par l’Eglise unitarienne francophone pour ses cultes « on line » (lien). Dans ce dernier cas, la révérende Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, est titulaire d’une chaire pastorale où elle peut enseigner (lien), mais elle n’intervient pas obligatoirement par un sermon lors des cultes.


Autre cas de sécularisation, mais selon une logique toute différente : la Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft (DUR) n’a pas de ministre du culte car il n’y a tout simplement plus de culte, mais seulement des réunions et des rencontres.

à suivre ...

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 15:19

L’unitarisme contemporain disposent de plusieurs lieux de formation de niveau universitaire : en Transylvanie, à Cluj-Napoca / Kolozsvar (avec tronc commun avec les luthériens et les calvinistes), en Grande-Bretagne, à Manchester (le Unitarian College) et à Oxford (le Harris Collège, qui est l’ancien Manchester College) enfin aux Etats-Unis, à Boston, avec la Divinity School de Harvard (laquelle est ouverte à toutes les confessions chrétiennes, mais qui est de tradition libérale et souvent dirigée par théologiens unitariens ), à Berkeley (près de San Francisco) avec la Starr King, et à Chicago avec la Meadville Theological School (fondée en 1844 par Harm Jan Huidekoper).


A ces facultés de théologie unitariennes s’ajoutent des formations entièrement “on line”, directement sur Internet : la Church of the Larger Fellowship (CLF) fondée en 1944 pour desservir les unitariens isolés aux Etats-Unis (elle avait pris le relais de la Church of All Souls créée en 1903 au sein de l’American Unitarian Association, AUA), puis dans le monde entier ; et plus récemment l’Unitarian Christian Ministries International (UCMI), fondée à l’initiative de la révérende Maurisa Brown en 2009. A noter que la Starr King propose elle aussi une formation « on line », et sans doute d’autres facultés de théologie précédemment citées.


Le Séminaire en Transylvanie utilise le hongrois comme langue principale. Pour tous les autres établissements, c’est l’anglais ; mais si celle-ci est la langue mondiale dominante nécessaire pour les échanges internationaux, elle peut présenter une difficulté d’accès pour les locuteurs d’autres aires linguistiques. Encore plus, dès lors que l’on souhaite des programmes de formation ouverte au plus grand nombre, au-delà des seuls candidats à un ministère pastorale. Dans la logique de l’Appel lancé par les francophones canadiens et français à Ottawa en mai 2008 (lien), nous pensons que des séminaires « on line » pourraient être organisés, par aire linguistique, pour les non anglophones. Ils formeront les ministres du culte et plus largement les élites (leaders) dont nous avons besoin.


Dans cette perspectives, deux programmes sont d’ores et déjà en cours d’élaboration :
 

 

a) en langue italienne, sous la responsabilité du révérend Roberto Rosso et dans le cadre de la Communione Unitaria Italiana (CUI), projet présenté lors de la rencontre unitarienne européenne organisée par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) les 31 août – 4 septembre 2012 à Cluj-Napoca / Kolozsvar (en hongrois)
 

 

b) en langue française, sous la responsabilité de Jean-Claude Barbier, dans le cadre de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) et en relation avec la précédente initiative, voir nos rubriques : Séminaire de formation (1) - présentation (lien), Sém. (2) - programme (lien), Sém. (3) - modules (lien).

Pour une formation pastorale proprement dite, elle pourra se faire en français, dans ce cadre, mais avec la supervision du révérend Roberto Rosso pour l'obtention du diplôme de théologie.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 14:56

Afin d’éviter la concentration de tout entre les mains d’un « leader », fut-il un excellent chef d’orchestre, il est recommandé – par soucis de bon fonctionnement démocratique de la communauté - de répartir les rôles et fonctions. Comme par exemple : 


Un président en exercice
Le groupe, la communauté, l’association, la congrégation ou l’Eglise est représentée par un président élu pour un mandat limité dans le temps. Il est à la tête d’un conseil dont les membres sont eux mêmes élus. Dans le cas d’une association légale, il faut obligatoirement un bureau avec un président, un secrétaire et un trésorier. Le président convoque et préside les réunions. Des assemblées générales sont prévues pour renouveler le bureau, conseil d’administration, ou conseil d’Eglise ; elles sont alors présidées par un président de séance (si possible distinct du président en exercice, un secrétaire et un scrutateur pour les votes). Les décisions importantes sont prises en AG ; le bureau ou conseil gère en conséquence et prépare la prochaine AG. En cas d’urgence, le président et le conseil doivent faire preuve de prudence et agir avec le plus large consensus possible ; ils doivent en rendre compte lors de la prochaine AG.


Un ministre du culte
Au sein d’une communauté chrétienne de tradition protestante, il est chargé de transmettre l’enseignement de Jésus ; d’où l’importance de la chaire dont il est titulaire. Il peut inviter d’autres ministres du culte de passage ou encore, en cas d’absence, faire appel à des prédicants laïcs de sa communauté à faire la prédication à sa place. Il préside les offices, mais il ne dirige pas la communauté, celle-ci étant sous la responsabilité d’un conseil et de son président.

Cela lui permet de ne pas s’exposer de trop dans la gestion de la communauté, d’être un peu l’écart et  au-dessus de la mêlée, lorsque mêlée il y a ! A lui d'ailleurs de ne pas s’ingérer dans les conflits, mais d’être un facteur d’apaisement et d’inviter au consensus.

Il peut porter des signes distinctifs de sa fonction comme une robe pastorale et/ou une étole et recevoir le titre de révérend. Il est agréé par sa communauté et reçoit l’ordination par imposition des mains (des professeurs en théologie qui l’ont formé, de ministres du culte d’autres communautés voisines, de responsables de sa propre communauté, etc.).

S’il dispose d’une formation théologique agréée par une faculté de théologie, il peut exercer son ministère pastoral dans d’autres communautés que la sienne, sinon – s’il est simplement élu par sa communauté locale – il ne dessert que celle-ci.


Le fondateur
Il peut bien entendu être élu comme président en exercice, mais il peut aussi devenir le président d’honneur de sa communauté – ce qui est plus intéressant comme fonction puisque celle-ci n’est pas limitée par un mandat. La fonction n’est pas seulement honorifique, mais elle peut être garante contre d’éventuelles dérives au regard des objectifs initiaux, des entrismes qui peuvent à terme changer les orientations (le danger du coucouisme), etc. Il est en quelque sorte chargé du respect de la constitution et son avis doit être pris en considération. Dans le cas de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), il préside le conseil d’administration, lequel avalise ou non les décisions prises en AG. Au décès du fondateur, un autre président d’honneur peut être choisi parmi les plus anciens de la communauté.


Un conseiller
Un regard extérieur à la communauté de la part d’un ami et sympathisant peut apporter un avis intéressant en cas de nouvelles activités à décider, de choix à discuter, d’éventuels conflits à désamorcer. L’AFCU a ainsi fait appel aux pasteurs Pierre Bailleux de l’Eglise protestante unie de Belgique EPUB (décédé en janvier 2008) et à Pierre-Jean Ruff, pasteur de l’Eglise réformée de France (ERF)


Un membre au conseil de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr)
Toutes les communautés francophones sont invitées à proposer l’un de leurs membres pour participer au conseil de cette Eglise. Il n'y représente pas sa communauté, mais est désigné par elle. Il faut que cette personne dispose d’une messagerie électronique car cette Eglise fonctionne sur la Toile ; il est souhaitable aussi qu’elle aime prier ou méditer et participe activement aux cultes mensuels qui y sont organisés (lien). http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10948853.html

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:59

Dans les années 50, dans le cadre de l'Action catholique, des mouvements de jeunesse se sont organisés hors paroisse, en fonction des milieux socio-professionnels : Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Jeunesse agricole chrétienne (JAC), Jeunesse étudiante chrétienne (JEC). Ceci parallèlement aux mouvements correspondant pour adultes (Action catholique ouvrière ACO, idem pour les milieux ruraux et les milieux "indépendants"). Ces mouvements ont fonctionné avec succès et fonctionnent encore avec des aumôniers nommés par l'évêque du diocèse ; tout en jouissant d'une large autonomie et disposant d'instances nationales. Les militants sont "envoyés" pour évangéliser les milieux socio-professionnels où ils travaillent et sont donc encouragés à y prendre des engagements temporels.


Nous reprenons ici, mais d'une façon élargie à toute autre communauté religieuse, la méthodologie "Voir Juger Agir" que ces mouvements ont mis au point afin d'aider leurs militants. Je m'inspire de mon expérience personnelle, car je fus "jéciste" durant ma scolarité au lycée, dans la présentation suivante qui n'engage bien entendu que moi-même


Voir :
humour homme du moisa) J’ai vu moi-même un fait. J’étais seul(e) ou bien d’autre personnes l’ont vu également ?
Voir, c’est direct, ce n’est pas entendre des faits relatés par d’autres – fussent-ils mes ami(e)s -, encore moins des rumeurs plus ou moins vagues (il paraît que …), ni lire dans un journal des évènements relatés (plus ou moins bien) fussent-ils de grands médias (du moins attendre que ces faits soient dûment établis, après enquête). J’en suis témoin oculaire au niveau de mon vécu quotidien, dans mon entourage (là où je peux éventuellement agir concrètement).
b) Est-ce un cas isolé ? ou bien un fait courant, répétitif, généralisable ? Si oui, qu’en disent les autres ? autour de moi ? dans les médias ?
c) Je me documente sur des faits similaires qui ont pu être déjà étudiés : livres sur la question, recherches sur Internet, etc. , en privilégiant les sources les plus fiables (d’où l’importance d’une culture générale). Je fais l’inventaire des analyses et des points de vue qui en résultent : diversité qui est celle d’un éventail, mais aussi débats contradictoires entre des analyses et des prises de position opposées, etc.


Juger :
a) Je suis chrétien(ne), je me réfère à l’Evangile : qu’est-ce que Jésus aurait pensé ? Mais Jésus a vécu au Ier siècle (vers – 7 avant J.-C. – à la Pâque de l’an 30 … ou 33) et le contexte était très différent. Ai-je une connaissance suffisante des textes évangéliques et de leur contexte ? de la date où ils ont été rédigés  ? des lecteurs à qui ils s’adressaient ? de leur élaboration  ? de leurs différences théologiques ?
Je me réfère aussi aux autres textes du Nouveau testament : qu’est-ce que ses disciples (apôtres, prêcheurs comme Paul, frères / cousins comme Jacques et Jude, évangélistes et auteurs divers, etc.) auraient pensé ? Ai-je une connaissance suffisante des textes du Nouveau Testament ? Je me réfère aussi à la Bible hébraïque : ai-je une culture biblique pour comprendre ces textes ?
Après avoir bien compris ces textes afin d’éviter les contresens et les anachronismes (liés à une lecture seulement littérale), et en évitant aussi d’instrumentaliser ces textes en en tirant un argumentaire qui me serait favorable (cf. la démarche des fondamentalistes), qu’est-ce qui m’interpelle à leur lecture ? En quoi me nourrissent-ils dans ma façon de mieux voir, de mieux juger, de mieux agir ?
b) Je suis membre d’une Eglise, et je me réfère à son enseignement :
Que dit à ce sujet le magister de ma communauté religieuse (clercs, évêques, chef spirituel) ? Voir la définition du rôle des évêques au IIème siècle dans les épîtres de l’évêque Ignace d’Antioche (ministère de rassemblement et de transmission de la tradition, lien). Attention ! entre responsables religieux, il peut y avoir des différences de sensibilité, de langage, et même de conseil !
Que disent à ce sujet d’autres sources catholiques : journaux, médias, auteurs, etc.
c) Je suis citoyen(ne) d’une société. Quelles sont les valeurs humaines qui sont en jeux ?
d) Je me juge moi-même : quelles sont mes motivations, mes intentions ... ?


Agir :
a) Je veux agir pour changer la situation, apporter mon soutien à une victime, faire un geste de solidarité, de fraternité, faire entendre une voix chrétienne, porter témoignage de ma foi, etc., mais comment ?
b) Puis-je agir au nom de mon Eglise ? au nom de ma communauté ou du mouvement chrétien auquel j’appartiens ? Oui au niveau des valeurs à défendre, à rappeler. Je rédige alors un tract, un communiqué de presse, un manifeste à publier, etc.
c) Puis-je aller plus loin ? Oui, mais alors c’est un engagement personnel, en mon propre nom, dès lors que plusieurs options sont possibles pour un chrétien. Par exemple, je peux choisir de militer au sein d’un syndicat, d’un parti politique, etc., en sachant que d’autres chrétiens – tout aussi chrétiens que moi  – puissent faire d’autres options. Dans un texte d’auteur (qui n’engage donc que moi), je peux dire que je suis chrétien(ne), mais sans engager mon mouvement en citant les fonctions ou responsabilités que j’y exerce.
d) Je m’engage personnellement pour quelque chose, pour une cause, voire même contre d’autres choix qui me paraissent négatifs, dangereux. Je m’engage à fond puisque c’est mon choix, mais je le fais sans haine des autres. Je peux lutter contre des idées, polémiquer, m’affronter, mais sans jamais porter atteinte aux droits des personnes à être respectées dans leur vie privée et dans leurs propres engagements. Aimez vous les uns les autres, y compris vos ennemis a dit Jésus (et surtout vos ennemis car c’est facile d’aimer ses amis !).
e) Je suis en démocratie, c’est un droit au débat, à s’exprimer publiquement et à manifester ses opinions. Mais je reste dans la légalité de mon pays car j’en suis citoyen(ne). Puis-je entreprendre toutefois des actions illégales en tant qu’actes prophétiques ? Mais alors je risque de mettre en cause l’existence légale du mouvement auquel j’appartiens car il sera accusé avec moi par l’opinion publique, voire par la Justice s’il y a dépôt d’une plainte. Le prophétisme fait partie de la tradition chrétienne, mais c’est une voie solitaire ; il peut être reconnu, valorisé, encouragé par les Eglises, ou au contraire soumis à discipline ! Les « saintes » colères, les coups de gueule ont-ils leur place dans nos bulletins, nos publications ? quitte à les distinguer du reste dans des rubriques spéciales …
f) Je suis heureux(se) d’agir avec d’autres, selon mes convictions religieuses et les valeurs humaines qui me sont chères, pour le progrès de l’Humanité, pour un monde plus fraternel. J’aime le christianisme et mon Eglise qui m’encouragent à agir en ce sens. Je vis ma religion dans la foi et dans la joie. Je suis souriant(e) et décontracté(e) ; j’ai pleinement confiance dans ce que je fais et je vis l’espérance du devenir humain.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 02:17

This light originated in the brilliant spark
that created our universe 15 billion years ago.
Later, our ancestors treasured the light of their campfires --
even before we were fully human.
Today, may it illuminate our spirits as we gather
to share its warmth with our congregation.
 

Candace Lindquist et Richard Sonnenfeld, Unitarian Universalist Association (UUA), lien

 

paul_klee_bing_bang.jpg

tableau de Paul Klee (1929)

 

Cette lumière, provenant de l'étincelle brillante

ayant créé notre univers il y a 15 milliards d'années,

et qui, plus tard, fut si précieusement entretenue par nos ancêtres,

dans leurs feux de camp, avant même que nous ne soyons pleinement humains,

aujourd'hui, puisse-t-elle éclairer nos esprits

pendant que nous voilà tous réunis autour d'elle, en congrégation,

afin d'en partager la chaleur.

traduit en français par Jean-Claude Barbier,  

Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), lien

Repost 0
Published by Candace Lindquist et Richard Sommenfeld - dans la méditation du mois
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 05:57

1 – allumons notre calice ( lien), ou une simple bougie, et que sa lumière brille.

Méditons avec la prière mondiale des unitariens pour ce mois-ci (lien).

2 – louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée ; contemplons le mystère de la Vie. Dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre


3 – partageons avec nos Frères et Sœurs ce qui est important à nos yeux, à nos cœurs, ce qui est essentiel à notre intelligence des choses et à notre conscience, que ce soit un texte ou autre chose, et trouvons les mots ou les gestes pour le dire.

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbierchrétien unitarien, Bordeaux. Chaque début de décembre fait tout de suite penser à la fête de Noël ; toute proche, dans quelques semaines d’attente (d’avent pour ceux qui suivent la liturgie catholique ou orthodoxe). Chantons les chants traditionnels puisqu’il s’agit d’une fête populaire pour tous et que beaucoup fêtent avec leurs enfants et petits enfants dans une ambiance de large famille réunie. Je vous invite à le faire avec la belle voix de Susan Boyle qui seconde une chorale d'enfants, pour un "Christmas" au Rockefeller Center en 2010, en chantant Away in a manger / Loin de nous dans une crèche.

 


Et puis, aussi, relisons les textes des évangiles nous parlant de la naissance de Jésus en des termes tout à fait légendaires, mais qui continuent à faire sens si on les lit avec intelligence et cœur, sans vouloir faire de la théologie, et surtout en sachant les adapter à notre vie actuelle ; j’ai écrit un poème en ce sens : « Nuit de Noël, à Bethléem ou ailleurs » (lien).


4 – partageons aussi nos souffrances et nos peines, nos deuils et nos chagrins

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier – Je pense à Grégoire et à ses amis unitariens du Congo RDC (lien) dont le pays est la proie de la guerre dans sa partie Est et qui vivent chaque jour dans l’incertitude du lendemain.


5 – partageons nos gestes de fraternité et nos rites de communion qui ont valeur universelle


6 – partageons aussi nos autres gestes de solidarité et de fraternité

giacomo tessaro portrait 2011En conversant avec des soeurs et frères croyants, en les rencontrant de temps en temps, je me rends compte combien c'est merveilleux d'avoir des personnes autour de soi qui vivent de l'espérance dans le monde et te poussent à faire de bonnes choses et à avoir de bonnes pensées, surtout dans les moments d'angoisse et de solitude. Malgré ce qu'on a pu dire sur ce sujet, Internet se révèle un très précieux outil pour développer sa vie de foi, ouvrir de nouveaux horizons, sans nier bien entendu l'importance du vis-à-vis.


7 – encourageons nous mutuellement pour aller vers les autres, « proches », « prochains » ou « lointains »

Repost 0
Published by Eglise unitarienne francophone - dans notre culte mensuel
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 04:43

Lors d’une de ses émissions, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. « C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination ». La Bible le dit. Un point c’est tout », affirma-t-elle.

integrisme_religieux.jpg

Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :


« Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.


Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?

Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux Mexicains, mais pas aux Canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?

J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?

Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?

Un de mes amis pense que même si c’est abominable de manger des fruits de mer (Lévitique 11:10), l’homosexualité est encore plus abominable. Je ne suis pas d’accord. Pouvez-vous régler notre différend ?

La plupart de mes amis de sexe masculin se font couper les cheveux, y compris autour des tempes, alors que c’est expressément interdit par Le Lévitique (19:27). Comment doivent-ils mourir ?

Je sais que l’on ne me permet aucun contact avec une femme tant qu’elle est dans sa période de règles (Lévitique. 15:19-24). Le problème est : comment le dire ? J’ai essayé de demander, mais la plupart des femmes s’en offusquent…

Quand je brûle un taureau sur l’autel du sacrifice, je sais que l’odeur qui se dégage est apaisante pour le Seigneur (Lévitique. 1:9). Le problème, c’est mes voisins : ils trouvent que cette odeur n’est pas apaisante pour eux. Dois-je les châtier en les frappant ?


Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, versets 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?


Je sais que vous avez étudié à fond tous ces cas, aussi ai-je confiance en votre aide. Merci encore de nous rappeler que la loi de Dieu est éternelle et inaltérable.


Ce texte circule sur la Toile * et a été publié dans la dernière livraison du Monde des Religions. A faire circuler sans modération !

* ajout du 29 novembre 2012 : Roger Gau nous signale qu'il avait placé déjà ce texte en 2009 dans son essai "Chrétien unitarien ; Jésus n'est pas Dieu, Dieu merci" au chapitre "Ancien testament" (lien).

Repost 0
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 02:29

Thomas Christian Römer, né en 1955, est un théologien allemand, naturalisé suisse. Il effectue des études de théologie à Heidelberg, Tübingen et Paris. Il obtient une licence en théologie à l'université de Heidelberg en 1980, puis un doctorat en théologie de l'université de Genève en 1988 intitulé « Israels Väter » - une thèse sur les Patriarches dans la tradition deutéronomique.


thomas_romer_portrait.jpgA Genève - Il est assistant en Ancien Testament à la Faculté de théologie de l'université , où il est chargé de l’enseignement de l’hébreu biblique et de l’ougaritique (1984–1989). Il continue d'y enseigner jusqu'en 1993, d’abord comme maître d’enseignement et de recherche (1989-1991), puis comme professeur adjoint de philologie biblique et d’exégèse biblique (1991-1993).


Puis à Lausanne - où il se déplace ensuite à partir de 1993, comme professeur à la Faculté de théologie et des sciences des religions de l’université de Lausanne (UNIL) – dont il en sera le doyen (1999-2003) - ainsi qu'à l'Institut romand des sciences bibliques (IRSB) qui est rattaché à cette université.


Il est invité à l’étranger, dans les facultés de théologie de Montpellier, Neuchâtel, Paris (1999-2000), Zurich, Mexico, Managua (au Nicaragua, à la CIEETS, en 2000). A Paris, il est directeur d’études invité à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), à la Vème section (1999-2000), puis nommé professeur au Collège de France en 2007 où il occupe la chaire intitulée « Milieux bibliques ».

 

ajout du 29 novembre 2012 - Thomas Römer connaît bien la France. Il a été pasteur stagiaire de l'Eglise Réformée de France à Nancy pendant cinq ans, de 1984 à 1989 (information transmise par Jean-Paul Yves Le Goff au sein du groupe Protestantisme libéral sur Facebook).


Il participe à de nombreux comités de rédaction :
« Études théologiques et religieuses » (Montpellier)
« Transeuphratène » (Paris)
« Review of Biblical Literature » (Atlanta)
« Orbis biblicus et orientalis » (Fribourg, CH)
et au comité édtiorial de la « Encyclopedia of the Bible and its Reception », de Gruyter, Berlin-New York
Il est firecteur des collections « Le Monde de la Bible », « Essais bibliques » aux éditions Labor et Fides, à Genève.


… et à des sociétés savantes :
Comité de la Société suisse pour l’étude du Proche-Orient ancien (SSPOA-SGOA),
« Steering Committee » de la « Deuteronomistic History Section » de la Society of Biblical Literature, Atlanta (de 2000 à 2006 « Chair »)
Society for the Study of the Old Testament (Grande Bretagne)
Société suisse de théologie
Société suisse pour la science des religions
Fachgruppe Altes Testament (Allemagne). 

 

Sa bibliographie - Dans le cadre de notre cycle de formation, nous recommandons très vivement ses écrits à tous ceux qui souhaitent acquérir une culture biblique scientifique. Vous trouverez une présentation bibliographique de ses multiples travaux dans les pages suivantes. Nous n'avons retenu que les références en français et nous nous sommes appuyés sur la bibliographie présentée dans l'article de Wikipedia à son nom ( lien) et complétée par nos soins, soit 6 pages. Pour une bibliographie plus complète, exhaustive, il faut se rapporter à celle, tenue à jour et classée année par année, de l'Institut romand des sciences bibliques (IRSB, Lausanne,  lien).

 

Nous avons classé la bibliographie que nous présentons par les livres de la Bible qui ont été étudiés par l'auteur : ses écrits sur la Bible hébraïque (2), sur le Pentateuque (3), sur le cycle d'Abraham (4), sur Moïse et la Révélation mosaïque (5), sur l'histoire deutéronomique d'Israël (6), enfin sur les prophètes (il a particulièrement écrit sur Jérémie) et les livres sapientaux (7).

 

Ses activités au Collège de France sont sur le site (lien) qui lui est consacré par cette instance universitaire. Ses cours donnent lieu à des "résumés" fort copieux et qui sont téléchargeables (lien). Ils sont accompagnés de "supports de cours" très richement illustrés de photos, d'illustrations et de cartes (lien). Il s'agit là d'une recherche de pointe, conforme à la vocation de cet établissement prestigieux qui fut fondé en 1530. La lecture des "résumés" de ses cours peut s'avérer un peu difficile à certains. Dans le cadre de notre cycle de formation, nous essaierons d'en faire "des résumés" plus succintes !

à suivre ...


Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 02:11

suite de la page précédante


Sur les études bibliques en général
2012Entretien avec Thomas Römer : Renan, père des études bibliques, Colloque de rentrée du Collège de France des 11-12 octobre 2012 « Hommage à Ernest Renan », vidéo YouTube ( lien).


thomas_romer_dieu_obscur.jpgLa Bible hébraïque
1994 - avec J.D. Macchi, Guide de la Bible hébraïque. La critique textuelle dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia (BHS), Genève, Labor et Fides.
1996, 1998 - Dieu obscur. Le sexe, la cruauté et la violence dans l’Ancien Testament, Genève, Labor et Fides (Essais bibliques, n° 27).
1997 - Le peuple élu et les autres. L’Ancien Testament entre exclusion et ouverture, Éditions du Moulin, Poliez-le-Grand,
2005 - avec L. Bonjour, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Genève, Labor et Fides (Essais bibliques 37).
2006 - a participé au film La Bible dévoilée (DVD aux Éditions Montparnasse en).
2011 - Le jeune héros édité par Jean-Marie Durand, Thomas Römer, Michael Langlois, publié par les presses universitaires de Fribourg (Academic Press Fribourg), 370 p., 82 euros, lien

Le colloque international organisé par le Collège de France les 6 et 7 avril 2009 s'est attaché à un grand thème, propre à l'idéologie proche-orientale, celui du « jeune héros » : autre que ces « aînés » auxquels les civilisations traditionalistes du Proche-Orient réservaient généralement le pouvoir et dont l'anthroponymie proclament fièrement l'aînesse, il réussit pourtant la plupart du temps, ou au moins pour un  temps, à s'imposer, tant par ses dons personnels que par l'inconstance des dieux qui n'accordent pas leur faveur toujours aux mêmes. Les illustrations en sont multiformes. On a choisi de montrer que la typologie du thème répondait à des critères précis selon les époques. Sur une durée d'un millénaire et demi les différentes façons d'appréhender cette figure correspondent en fait, chacune, à un mode particulier d'attestation. Il n'était pas possible, même en en restant à un niveau régional, d'établir une typologie complète du « jeune héros ». Diverses formes qui tiennent au mythe romancé, le plus souvent sous forme épique, mais aussi au discours historique, ont été étudiées par nos différents contributeurs.
Après une introduction générale (Liverani), la première partie est consacrée aux récits historiques et littéraires de l'ascension réussie ou non du jeune héros à la royauté : Samsî-Êrah, Idrimi, David, Saül et Assarhaddon (par Guichard, Durand, McKenzie, Edelman, Marti). Ensuite on trouvera une section sur des jeunes héros non-royaux et pourtant dépeints à l'aide des catégories royales : Samson, Moïse et Daniel (par Lemardelé, Römer, Langlois). Deux contributions consacrées à Athalie et Esther (par Lemaire, Macchi) abordent le thème de l'héroïsme féminin, et une dernière section s'intéresse aux amitiés héroïques : Gilgameš et Enkidu, David et Jonathan, Achille et Patrocle (par Ziegler, Nihan, Jaillard).

2012-2013La condition humaine : Proche-Orient ancien et Bible hébraïque, cours au Collège de France. Voir par exemple son séminaire « Colères et repentirs divins » des 24-25 avril 2013

à suivre ...

Repost 0
Published by dans bibliographies de Thomas Römer - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:07

Le Pentateuque comprend les livres suivants : Genèse, Exode, Lévitique, Nombre, Deutéronome. Thomas Römer en est l'un des plus éminents spécialistes.


thomas_romer_introduction_a_l_ancien_testament.jpg1989 - avec A. de Pury, « Le Pentateuque en question : position du problème et brève histoire de la recherche », dans A. de Pury (dir.), Le Pentateuque en question, Genève, Labor et Fides (Le Monde de la Bible, n° 19), pp. 9-80
1996 - avec A. de Pury, « L'historiographie deutéronomiste (HD). Histoire de la recherche et enjeux du débat », p. 9-120 ; « Y a-t-il une rédaction deutéronomiste dans le livre de Jérémie ? », p. 419-441, dans livre co-dirigé avec A. de Pury et J.-D. Macchi, Israël construit son histoire. L’historiographie deutéronomiste à la lumière des recherches récentes, Genève, Labor et Fides (Le Monde de la Bible 34).
2001 - « Genèse 32,2-22 : préparations d'une rencontre », p. 181 à 196 ; dans  un ouvrage co-dirigé avec J.-D. Macchi, Jacob. Commentaire à plusieurs voix de Gen. 25-36, mélanges offerts à Albert de Pury, Genève, Labor et Fides (Le Monde de la Bible, n° 44),
2004 - « La formation du Pentateuque : histoire de la recherche », pp. 67-84 ; avec C. Nihan, « Le débat actuel sur la formation du Pentateuque », pp. 85-113 ; « Nombres », pp. 196-210 ; « L'histoire deutéronomiste (Deutéronome-2 Rois) », pp. 234-250 ; dans un livre co-dirigé avec Jean-Daniel Macchi et Christophe Nihan, Introduction à l’Ancien Testament, Genève, Labor et Fides (Le Monde de la Bible, n° 49), 902 p., 45,70 €

Réédité en 2009, 904 p., 45.70 - Cinq ans après sa première édition, cette désormais incontournable Introduction à l’Ancien Testament reparaît dans une nouvelle version entièrement révisée et substantiellement augmentée. Organisée sur le principe d’une présentation de chaque livre de l’Ancien Testament (plan, contenu, milieux producteurs, enjeux et orientations bibliographiques), ce manuel accueille aussi des contributions plus générales qui se voient ici largement complétées par des textes sur l’histoire d’Israël, les lois du Pentateuque, la littérature sapientiale, les Apocalypses juives et l’Ancien Testament des Eglises d’Orient. Avec cette nouvelle édition, la perspective initiale s’élargit vers une introduction plus large à l’Ancien Testament, au-delà de ses inscriptions protestantes et catholiques.

Repost 0
Published by d'après bibliographies de Thomas Römer - dans Sem. (III) - modules
commenter cet article

Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
  • Contact

Recherche