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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 03:04

suite et fin

 

Les sacrements, pour les adultes, sont parfois administrés le même jour : baptême, confirmation, communion ; à savoir un raccourci d’une évolution catéchuménale. Mais, même dans ce cas, ils sont à étudiés séparément dans leur utilité bien spécifique. Ces trois rites sont les seuls sacrements considérés comme tels par l’Eglise unitarienne de Transylvanie. Ils sont toutefois à inscrire dans une histoire de vie dont ils constituent les étapes initiatiques comme autant de points d’orgue. Pour une meilleure lisibilité des actes rituels, nous proposons un seul rite par cérémonie (proposition de l'auteur de cette article).


1 - La présentation au temple : l’action de grâce des parents à suite de la naissance de leurs enfants. C’est à la famille concernée à organiser la cérémonie au sein de la communauté chrétienne. Ce rituel n’est pas programmé par notre Eglise historique, mais on peut le faire.


2 - La communion (le partage du pain et du vin, le Lord Supper pour les Anglo-saxons, l’eucharistie pour les catholiques, la Cène pour les protestants)  : les avis des Eglises chrétiennes varient pour savoir à quel âge les enfants peuvent être acceptés à ce repas sacré, mais dès lors que l’accent est mis sur le repas et non plus sur une théologie du sacrifice et de la rédemption à laquelle les unitariens n’adhèrent pas, on peut y convier un enfant dès qu’il a le désir d’y participer sérieusement. Peut-on en effet faire le partage sous son nez, le tenir à l’écart de ce qui est une fête communautaire ? Ce serait à l’encontre de la psychologie d’aujourd’hui.


3 - Le baptême * : il marque l’entrée volontaire d’une personne dans l’Eglise, sa volonté de « faire Eglise », ce qui implique l’engagement de sa part à une participation régulière, à une présence active. En période estivale, ne pourrait-on pas remettre en vigueur le rite par immersion à mi-corps dans un cours d’eau, avec versement d’eau sur la tête ? A défaut, bien entendu, le seul versement d’eau sur la tête comme cela se pratique couramment aujourd'hui. Le baptême est administré par un ministre du culte ou bien par un laïc ** au nom de Jésus et de la part d’une communauté chrétienne.

* voir notre article "le baptême pour unitariens et sympathisants"

** Pour enregistrement du baptême par l’Eglise unitarienne de Transylvanie, le laïc baptiseur devra avoir une délégation de la part d’un ministre de cette Eglise.


4 - La confirmation : elle est non seulement une confirmation du baptême du postulant, mais aussi, de la part de ce dernier, un acte d’engagement ecclésial (pour assumer des responsabilités au sein de l’Eglise), et/ou prosélyte (la mission universelle : "allez baptiser toutes les nations") et/ou temporel (construire le Royaume au cœur de la cité des hommes). Bref un sacrement de la militance ! Cher les unitariens, elle peut se faire par imposition des mains par un ministre du culte (ou par un laïc avec délégation).


5 - l’accès à des ministères au service de la communauté ou pour la représenter à l’extérieur. Le lavement des pieds de l’assistance (ou de représentants de l’assemblée réunie) par le postulant, en respect de la consigne donnée par Jésus : « vous êtes des serviteurs », serait appropriée. Le rituel des Eglises unitariennes de Transylvanie et de Hongrie prévoient seulement une imposition des mains par l’évêque (ou avec sa délégation) ; il n’y a donc pas d’onction. A noter que seuls les ministres du culte sont concernés, et non les autres ministères. Nous pouvons penser que les autres ministères méritent eux-aussi un signe d'approbation communautaire. Pour l'ordination de ministres du culte non chrétiens, ce sont les instances nationales unitariennes qui peuvent décider de la cérémonie adéquate.

 

6 – le mariage : dans la tradition laïque, c’est le mariage civil qui compte ; il n’y a donc pas de mariage religieux, mais seulement une action de grâce par le couple et son accompagnement spirituel de ce couple par la communauté (et, pour la plupart des congrégations, y compris si le couple est homosexuel).


7 – la fin de vie : les unitariens ne proposent pas de sacrement pour les mourants, mais un accompagnement spirituel du mourant et de sa famille.


8 – les funérailles : une action de grâce à l’initiative de la famille en deuil avec accompagnement spirituel de la communauté chrétienne. Voir le dossier de notre Eglise sur "le travail de deuil".


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Published by Jean-Claude Barbier - dans cérémonies et rituels
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  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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