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Le samedi soir 6 mars, l’Eglise réformée de Nantes et Loire-Atlantique
présentait le chanteur congolais Marcel Boungou *, l’une des plus belles voix actuels du Gospel.
* BOUNGOU Marcel – 2008 – Du Gospel à l’Evangile, itinéraire d’un « gospel singer » africain ; entretiens avec Jacques Bonnadier, aux Editions Onésime 2000 (Allauch,
département des Bouches-du-Rhône), 96 p. + un CD. Voir le site officiel de ce chanteur (lien), ainsi que, sur
GoDieu.com, plusieurs de ses chants en accès libre (lien)
Il était
soutenu par le Chœur Magnificat Gospel, une chorale nantaise montée en 2002 par le Congolais Hamez Sébastien Bayina, et dont le
siège est l’adresse de l’ERF. La soirée fut introduite par la pasteur de l’Eglise, Mme Caroline Schrumpf
Faisait partie de la qualité de ce spectacle, l’expression de la foi. Comme leur nom l’indique, le Gospel est une proclamation du kérygme de l’Evangile : aimer
Jésus qui nous sauve. Avec les mêmes rythmes et les mêmes voix profondes, il prend le relais des Negro-Spirituals chantés par les esclaves dans les plantations d’Amérique, entre les années 1760
et 1865, une théologie de la libération avant l’heure, centrée sur la figure de Moses (= Moïse), libérateur de son peuple, une célébration de Jéricho et de la conquête de la Terre promise, une
formidable espérance communautaire pour un peuple opprimé. Le Gospel en prend le relais avec des actions de grâce pour tout ce que l’Evangile, qui est "La Bonne nouvelle", nous
apporte.
Et c’était bien cette expression de la foi que j’ai admirée dans cette jeune animatrice de chorale qui exhortait de la voix, des gestes, du regard ses compagnons de
chants. Au-delà de sa beauté physique, il y avait celle de sa foi en Dieu. Comme l’a dit d’ailleurs lui-même Marcel Boungou, le Gospel sans la foi ni les paroles de l’Evangile,
ce n’est plus du Gospel ! En dépit de sa jeunesse, elle était comme une véritable Pasionaria de la foi dans la lignée des filles de Jérusalem.
Louons ainsi Dieu de tout notre cœur et de toutes nos forces. Le lendemain matin, en notre culte de ce dimanche, c'est à sa force de conviction et d'expression que j'ai pensée (Jean-Claude Barbier, Bordeaux).