Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 10:25

Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier (Bordeaux) - Pour ce jour de Pâques, notre pasteur nous a envoyé une prédication qui attire notre attention sur la scène relatée dans les évangiles synoptiques (Marc, Luc, Matthieu) et concernant les "deux larrons" qui furent crucifiés en même temps que Jésus au sommet du Golgotha.


Nous pensons aussi très fort aux membres de notre Eglise qui souffrent dans leur chair : Gallou, la soeur de Yohann qui est toujours en traitement (lien), et François qui vient de subir une opération au cerveau pour une tumeur qui handicapait sa jambe droite (lien), sans oublier Noëlle qui a fait une mauvaise chute au genoux (lien). Et puis aussi au prochain baptême de la petite Sara, dimanche prochain 11 avril, au Foyer de l'âme à Paris (lien) ; baptême qui lui sera donné par Pierre Jean Ruff, pasteur de l'ERF et par ailleurs conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU).

 

Union de prière avec l'Eglise unitarienne-universaliste de Tucson, en Arizona

message de Richard Brodesky : Bonnes Pâques !

 

Tucson_Arizona_Unitarian-Universalist-Church_8.jpgVoir le reportage photo de Richard B. sur le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF)

 

J’ai pensé à vous aujourd’hui à l’église parce qu’on fêtait Pâques d’une manière plus ou moins traditionnelle. On a présenté une petite scénette sur le problème qui existe lorsqu'on en veut à quelqu’un d’autre. Par cela, le ministre du culte et ses assistants nous ont exhorté au pardon. Pardonner aux autres est un travail dur mais fondamental pour vivre en communauté. 


Ensuite il y eut des chants et et de la musique. Les chants ont été des hymnes traditionnels composés au XIXe siècle par Samuel LongfellowLo the Day of Days Is Here » et « Lo the Earth Awakes Again »), qui fut ecclésiastique dans les environs de Boston et frère du poète Henry Wadsworth. Je me souviens que les œuvres de Longfellow furent, pour ma génération, ardues à comprendre et à apprendre à l'école primaire ! mais ce sont des chants bien connus et je les aime beaucoup. En outre on a chanté un chant attribué à saint François d’Assise. Toutes ces chansons expriment l’amour de la nature.


Et puis on a aussi parlé de Jésus sur la croix et sa prière pour le pardon des gens, ainsi que des significations possibles de la Résurrection. Et enfin, pour cette année, il y eut une communion avec un partage de pain d’azyme et de jus de raisin (du jus et non du vin car certains participants sont sous traitement anti-alcoolique).


En somme c’était très bien fait. Des gens maintenant me posent des tas de questions sur les unitariens français !

 

Union de prière avec l'Eglise presbytérienne évangélique libre (EPEL) *, au Cameroun


Cameroun--Jean-Mbang--portrait.jpgpasteur Jean Mang (Yaoundé) - Bonjour à tous et à toutes.Très content de vous faire savoir que notre culte mensuel de ce mois a été spécial. Nous l'avions préparé depuis trois mois. Il a eu lieu à Boum-Yebel. nous avons reçu plus de cinquante invités, soit une participation totale de cent douze personnes. Le culte a commencé à 10h 30 comme prévu par l'EUfr. Après la procession, nous avons enchainé par une prière d'invocation. Nous n'avions pas pu commencer par la prière du mois, parce que nous attendions l'arrivée de plusieurs retardataires. Nous l'avons récité après la prière d'intercession ; ont suivi des acclamations, la louange et l'adoration. Notre culte de ce mois a été clôturé par le partage du pain et du vin. Fraternellement (message reçu le jeudi 8 avril 2010).

* Le site de l'EPEL est hébergé par notre Eglise dans le cadre d'un partenariat.


 

R-gis-Pluchet--2009.jpgRégis Pluchet (Le Mans) - Pour ce premier dimanche d’avril, j’ai vécu ce culte de Pâques, dans son sens premier et symbolique de Passage, que nous y voyions seulement, à travers le symbole du passage de l’hiver au printemps, une allégorie du passage de la mort à une autre vie ou que nous commémorions le passage de la Mer rouge ou celui de la résurrection du Christ. C’est en fin de compte toujours le passage de la mort du moi, de nos attachements, conditionnements, idées et illusions, à une vie transformée intérieurement.

 

J’ai vécu ce culte en union particulièrement avec tous et toutes celles qui sont crucifiés à travers le monde pour leur engagement pour la paix, la justice, la solidarité et l’amour, ainsi qu’avec tous ceux et celles qui souffrent et particulièrement avec le frère de ma compagne qui est entre la vie et la mort depuis un mois et avec la fille de ma compagne qui est hospitalisée en psychiatrie dans un état de très grandes fragilité et détresse (mais qui a pu passer une bonne journée de Pâques avec sa mère).

 

Quant à moi, ayant passé deux fois deux heures dans le train pour retrouver une partie de ma famille, après avoir lu la prière unitarienne du mois, j’ai voulu relire dans chacun des quatre Evangiles le récit de la résurrection, en le reliant à la lecture des textes depuis la préparation de la Pâque (depuis l’onction de Jésus à Béthanie par Marie). Une lecture longue et ardue, mais le résultat, saisissant, ne peut en être résumé ici, ne serait-ce que parce qu’il doit faire l’objet d’une maturation. Je peux seulement souligner ici ce que j’en retire dans une première approche sur quelques points.

 

L’importance des différences (et même des contradictions) qui montrent à quel point les quatre récits ont un but théologique avant d’être historique. Le sacrement oublié : le lavement des pieds (présenté il est vrai uniquement par Jean). La mécompréhension du rôle de Judas, à cause de l’Evangile de Jean qui l’accable, alors que les autres Evangiles n’en font pas un traître mais un ami de Jésus qui commet une effroyable bévue sur le rôle de celui-ci, attitude lourde de conséquence (mais l’arrestation de Jésus était inéluctable) mais pas pire moralement que le reniement de Pierre (mais je ne peux m’expliquer plus longuement ici à ce sujet).

 

Le piège du mot résurrection auquel nous attribuons le sens de réanimation d’un corps, alors que les textes disent qu’il s’agit d’un relèvement ou d’un réveil. La sobriété du récit des « apparitions » de Jésus en Matthieu, Luc et Marc (et même leur absence dans le récit de Marc, le plus ancien, si l’on enlève la conclusion, à l’évidence postérieure et d’une autre main) et qui se passent toutes le jour de Pâques et ne durent pas plusieurs jours (comme dans Jean) ou quarante jours (dans les Actes des apôtres). Seul Luc parle de Jésus « enlevé au ciel » (ainsi que la conclusion postérieure ajoutée à Marc), ce qui est encore loin de l’Ascension dont parle le même Luc au début des Actes des apôtres, dans un texte dont, à mon avis, l’allégorie saute aux yeux. Ce qui est important, c’est en fait le mot séparation utilisé par Luc, mais éclipsé par l’« enlèvement au ciel ».

 

Je vois dans ces textes la description d’un processus de deuil, processus représenté de manière très émouvante avec les visions de Jésus par Marie-Madeleine et décrites par les seuls Matthieu et Jean. Tandis que le premier lui fait « saisir les pieds » de Jésus, le second lui interdit de le toucher, selon la traduction classique, ou plus exactement, selon l’intéressante traduction de Segond, lui dit « cesse de t’accrocher à moi ». C’est bien ainsi l’allégorie de ce processus de deuil qui se poursuit avec la prise de conscience progressive d’une victoire de l’amour sur la mort, d’un éveil de la conscience des disciples à la mission qui leur est donnée de faire vivre le message du Christ.

 

Je termine avec une prière personnelle, entre désespérance et espérance (lien).

 

 logo_GAIC.pngSaïd Ali Koussay (Paris), président musulman du Groupe d’amitié islamo–chrétienne (GAIC) - Pâques, c’est l’évènement au cœur de la vie des chrétiens et de la liturgie chrétienne. Il marque, pour le christianisme, la victoire définitive de la vie sur la mort et de l’amour sur le  mal. C’est le passage de la vie éphémère à la Vie éternelle, des ténèbres à la Lumière.  

 

Au nom de tous les membres du GAIC), je formule les vœux que Pâques 2010 aide l’humanité à passer de la souffrance à la joie et à l’amour, de l’enfermement à la libération, du conflit armé à la paix et à l’entente.   Et je souhaite tout particulièrement à nos amis chrétiens de vivre pieusement ce moment important dans l’amour et le partage de la Parole de Dieu.


Partager cet article

Repost 0
Published by Eglise unitarienne francophone - dans notre culte mensuel
commenter cet article

commentaires

Jean-Claude Barbier 14/04/2010 15:52


Cher Joël Bizimana. Nous avez une adresse pour le contact en entête de notre site, ainsi que dans la rubrique "présentation" dans la colonne latérale? Vous pouvez les utiliser si vous souhaitez une
réponse à vote demande. Bien à vous. JCB


BIZIMANA JOEL 14/04/2010 14:28


Je suis de la nationalité rwandaise qui vous demande de collaboration comme partainaire je suis charge le departement de développement qui voulez vouss demande comment vous travail dans cette
departement de projet comme moteur de l'église . que Dieu vous benisse Amen.


Garret Shuton 05/04/2010 12:59


Je me joins à vous ce lundi. je pense beaucoup à nos amis qui souffrent et à la petite sarah qui est en route sur le chemin de la foi. Bonne fête de Pâques à tous.
G.Sh.


Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
  • Contact

Recherche