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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 14:56

Afin d’éviter la concentration de tout entre les mains d’un « leader », fut-il un excellent chef d’orchestre, il est recommandé – par soucis de bon fonctionnement démocratique de la communauté - de répartir les rôles et fonctions. Comme par exemple : 


Un président en exercice
Le groupe, la communauté, l’association, la congrégation ou l’Eglise est représentée par un président élu pour un mandat limité dans le temps. Il est à la tête d’un conseil dont les membres sont eux mêmes élus. Dans le cas d’une association légale, il faut obligatoirement un bureau avec un président, un secrétaire et un trésorier. Le président convoque et préside les réunions. Des assemblées générales sont prévues pour renouveler le bureau, conseil d’administration, ou conseil d’Eglise ; elles sont alors présidées par un président de séance (si possible distinct du président en exercice, un secrétaire et un scrutateur pour les votes). Les décisions importantes sont prises en AG ; le bureau ou conseil gère en conséquence et prépare la prochaine AG. En cas d’urgence, le président et le conseil doivent faire preuve de prudence et agir avec le plus large consensus possible ; ils doivent en rendre compte lors de la prochaine AG.


Un ministre du culte
Au sein d’une communauté chrétienne de tradition protestante, il est chargé de transmettre l’enseignement de Jésus ; d’où l’importance de la chaire dont il est titulaire. Il peut inviter d’autres ministres du culte de passage ou encore, en cas d’absence, faire appel à des prédicants laïcs de sa communauté à faire la prédication à sa place. Il préside les offices, mais il ne dirige pas la communauté, celle-ci étant sous la responsabilité d’un conseil et de son président.

Cela lui permet de ne pas s’exposer de trop dans la gestion de la communauté, d’être un peu l’écart et  au-dessus de la mêlée, lorsque mêlée il y a ! A lui d'ailleurs de ne pas s’ingérer dans les conflits, mais d’être un facteur d’apaisement et d’inviter au consensus.

Il peut porter des signes distinctifs de sa fonction comme une robe pastorale et/ou une étole et recevoir le titre de révérend. Il est agréé par sa communauté et reçoit l’ordination par imposition des mains (des professeurs en théologie qui l’ont formé, de ministres du culte d’autres communautés voisines, de responsables de sa propre communauté, etc.).

S’il dispose d’une formation théologique agréée par une faculté de théologie, il peut exercer son ministère pastoral dans d’autres communautés que la sienne, sinon – s’il est simplement élu par sa communauté locale – il ne dessert que celle-ci.


Le fondateur
Il peut bien entendu être élu comme président en exercice, mais il peut aussi devenir le président d’honneur de sa communauté – ce qui est plus intéressant comme fonction puisque celle-ci n’est pas limitée par un mandat. La fonction n’est pas seulement honorifique, mais elle peut être garante contre d’éventuelles dérives au regard des objectifs initiaux, des entrismes qui peuvent à terme changer les orientations (le danger du coucouisme), etc. Il est en quelque sorte chargé du respect de la constitution et son avis doit être pris en considération. Dans le cas de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), il préside le conseil d’administration, lequel avalise ou non les décisions prises en AG. Au décès du fondateur, un autre président d’honneur peut être choisi parmi les plus anciens de la communauté.


Un conseiller
Un regard extérieur à la communauté de la part d’un ami et sympathisant peut apporter un avis intéressant en cas de nouvelles activités à décider, de choix à discuter, d’éventuels conflits à désamorcer. L’AFCU a ainsi fait appel aux pasteurs Pierre Bailleux de l’Eglise protestante unie de Belgique EPUB (décédé en janvier 2008) et à Pierre-Jean Ruff, pasteur de l’Eglise réformée de France (ERF)


Un membre au conseil de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr)
Toutes les communautés francophones sont invitées à proposer l’un de leurs membres pour participer au conseil de cette Eglise. Il n'y représente pas sa communauté, mais est désigné par elle. Il faut que cette personne dispose d’une messagerie électronique car cette Eglise fonctionne sur la Toile ; il est souhaitable aussi qu’elle aime prier ou méditer et participe activement aux cultes mensuels qui y sont organisés (lien). http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10948853.html

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Published by Jean-Claude Barbier - dans Sem. (III) - modules
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  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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