Seigneur , j'ai le temps,
j'ai tout mon temps à moi,
tout le temps que tu me donnes.

Les années de ma vie,
Les journées de ma vie,
Les journées de mes années,
Les heures de mes journées.

Elles sont toutes à moi,
à moi de les remplir.
Tranquillement, calmement, ...

Je ne te demande pas Seigneur,
le temps de faire ceci, et puis encore cela.

Je te demande simplement
la grâce de faire consciencieusement,
dans le temps que tu me donnes,
ce que tu veux que je fasse.

Michel Quoist (1921-1997), prêtre et écrivain français.
pour en savoir plus sur l'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/ Michel_Quoist

Cette prière a été envoyée par Henri de Vaucluse au groupe de discussion " Unitariens francophones ", le 8 juillet 2008

Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 07:29
- Par Michel Quoist - Publié dans : un espace de prière et de méditation - Communauté : Religions en toute liberté
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Quand la poésie rejoint les équations pourrait être le sous-titre caché du film documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier.

femme astronaute vue sur le blog de Colette, plate-forme d'Over-blog. Plus près du mystère de la Vie du fait de sa féminité et de son aventure spatiale ?

La réalisatrice, qui n'en est pas à son coup d'essai, avoue sa gratitude à Thierry Magnin de l'avoir emmenée sur ces chemins-là. Grâce à la finesse des transitions et d'une composition d'ensemble en touches impressionnistes, le spectateur avance à pas mesurés dans les théories des super cordes, touche du doigt les principes de non séparabilité, le principe anthropique, s'aventure sur les chemins des mystères insondables de la physique quantique, guettant au passage le moment où ces scientifiques-croyants ou croyants-scientifiques nous diraient voilà : Dieu est là !

Eh bien, non. "Le commencement dans le temps et l'espace nous échappe mais il s'agit de ne pas mettre Dieu comme une explication" explique Thierry Magnin, Monsieur Loyal très à l'aise pour faire le départ entre son costume cravate de scientifique et son aube de croyant. Chacun de ses amis scientifiques et croyants, embarqué dans l'aventure du film, s'exprime face-caméra. Dans L'homme entre science et religion, le spectateur touche sans cesse les limites du savoir scientifique sans jamais toucher "aux fruits interdits de l'arbre de la connaissance".

Au détour d'un plan, entrecoupées de pauses méditatives, les paroles que vont chercher nos plongeurs en eaux profondes sont nombreuses, des perles qui cassent nos schémas classiques -humains trop humains ?- de perception de la réalité comme ce concept de vide habité par les vibrations ou celui du mur de Planck autour de la singularité initiale "où toutes les lois de la physique explosent". On se prend de vertige devant l'enthousiasme communicatif de chacun, devant les questions soulevées qui restent avec des réponses comme en suspens sur l'infini de l'univers, les mystères de la conscience et de l'origine.

Alors quid des réponses apportées par la religion ? "Dieu n'est pas de l'ordre du savoir", résume à merveille Philippe Deterre, biologiste et prêtre à la Mission de France. "La science que peuvent faire les croyants est la même science qui part d'hypothèses et qui va vers de la cohérence. En revanche, c'est Dieu qui me pousse à faire de la science à travers la tradition biblique. Derrière le chaos il y a du cosmos, ordonné par le Logos. Derrière l'apparent silence, il y a de la parole".

Une question que Thierry Magnin reprend au vol : " La question pour le bibliste est : qu'est-ce qui nous fait exister ? Quelle est notre origine à tout instant : la parole et la relation à Dieu qui donne le sens. C'est le souffle de Dieu. L'homme ne serait-il pas lui-même habité par un infini ? "

compte-rendu de Jean-Pierre Jusselme, Eglise à St-Etienne (France), écrit en mai 08 et paru dans le bulletin "Quelques nouvelles", n° 213, juillet-août 2008, de la mouvance des Amis de Marcel Légaut.
Pour plus ample information sur cette mouvance : http://legaut.chez-alice.fr/ 

Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 18:37
- Par Jean-Pierre Jusselme - Publié dans : croyants-non croyants - Communauté : Religions en toute liberté
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par Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), " Réflexion " au culte francophone du dimanche 25 mai de l’Eglise unitarienne de Montréal (EUM) (2ère partie), publiée dans la Correspondance unitarienne, n° 81, juillet 08.

Ndlr : Contrairement aux Eglises historiques de l'unitarisme qui sont restées dans la sphère chrétienne, les congrégations unitariennes-universalistes se sont ouvertes aux croyants issus d'autres cultures religieuses et, d'une façon inclusive, aux agnostiques et aux athées. En cela, elles tiennent compte de la moindre pertinence actuelle de la distinction entre croyants et non croyants. L' "éloge" ci-dessous est prononcé par un chrétien unitarien, ce qui témoigne combien les unitariens de diverses sensibilités cohabitent très fraternellement au sein de la mouvance unitarienne contemporaine.

"L’unitarisme-universalisme n’est pas un refuge pour agnostiques et athées qui, aux Etats-Unis, sont sommés de déclarer une religion d’appartenance, ni une auberge espagnole où chacun amènerait sa religion, ni un supermarché des croyances, ni une religion à la carte, ni une dérive du christianisme, ni un laisser faire et un laisser aller au nom d’un libéralisme des convictions et des mœurs.

Il s’agit, avec l’unitarisme-universalisme, ni plus ni moins, de baliser, par des pratiques et des attitudes, une nouvelle approche du religieux par une sortie des religions particulières au bénéfice d’une appréhension d’emblée universelle du mystère de la Vie.

De même que le théisme du Siècle des lumières s’est détaché des religions révélées, au bénéfice d’une contemplation directe des lois de la Nature, de même l’unitarisme-universalisme s’est émancipé du christianisme pour mieux embrasser les valeurs universelles qu’il rappelle dans ses sept principes. 

calice de la First Unitarian Congregation of Ottawa, près d'un arbre vivant afin de mieux célébrer le mystère de la Vie et notre devoir de respecter l'environnement ; photo Jean-Claude Barbier, mai 2008

Larguez les amarres ", dit la Tribune libre unitarienne dans son premier éditorial du début de 2005. Projet certes ambitieux, que certains peuvent considérer comme utopique, mais je témoigne ici du début de sa réalisation.

Oui, les unitariens-universalistes constituent des communautés fraternelles où il fait bon vivre.

Oui, de leurs rassemblements, émane une conviviale fraternité faite de paroles d’accueil à l’adresse de tous ceux qui souffrent de discrimination, de gestes symboliques qui relient les Hommes entre eux, de bannières colorées brandies au nom de leur communauté.

Oui, ils vivent une spiritualité active que Lucie-Marie Castonguay-Bower nous a dit être l’Amour même, lors de ce rassemblement national d’Ottawa où elle nous présenta les groupes de " croissance spirituelle " qui sont promus au sein de votre mouvement.

Assurément, le pari de l’unitarisme-universalisme est en train d’être tenu. Une belle et forte tradition s’est déjà formée. Je ne peux que vous encourager dans votre religion, dans votre foi, dans la voie qui est la vôtre, que vous avez choisie et que vous aimez.

Nous nous retrouvons d’ailleurs tous, les uns les autres, au sein de l’unitarisme contemporain dont vous connaissez la dimension internationale en pleine expansion.

C’est dorénavant au sein de cet ensemble que nous pouvons situer notre culture francophone, dans une relation triangulaire entre unitariens du Québec, ceux de l’Afrique noire francophone, et ceux de l’Europe francophone. Dans cette relation chacun apporte ses talents, ses activités, son identité, son enthousiasme.

L’enthousiasme ! Je choisis volontiers ce dernier mot comme finale de ce rappel de notre historique qui nous est commun, où nous avons croisé nos chemins, réuni nos forces, noué des amitiés, car l’enthousiasme n’est-il pas la qualité première des pionniers ?"

Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 20:10
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : croyants-non croyants - Communauté : Religions en toute liberté
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L'Eglise unitarienne francophone (EUfr) se joint aux festivités qui marquent le 400ème anniversaire de la ville de Québec.

le programme des festivités :
http://monquebec2008.sympatico.msn.ca/MonQuebec2008/
http://fr.wikipedia.org/wiki/400e_anniversaire_de_Qu%C3%A9bec

Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 14:08
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : la francophonie - Communauté : Religions en toute liberté
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L’Eglise unitarienne francophone (Eufr) demandera-t-elle son adhésion à l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ?

Certainement pas !

une représentation par pays

La représentativité auprès de l’ICUU se fait pays par pays et non pas par aire linguistique. Les unitariens francophones du Canada sont représentés auprès de l’ICUU par le Conseil unitarien du Canada (CUC), ceux du Burundi et du Congo Brazzaville par leur association respective, et ceux de France par l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) *
* en attendant que le Conseil des unitariens et universalistes de France (CUUF) devienne fonctionnel

Lisanga ya bandimi na Nzambé, au Congo RDC, va demander sa reconnaissance comme groupe en émergence. Il reste la Belgique et la Suisse qui ne sont pas représentées à l’ICUU car elles ne disposent pas encore d’une communauté unitarienne. Les unitariens de ces pays se sont mis en relation avec l’AFCU ou le réseau de la Correspondance unitarienne.

Rappelons aussi que notre Eglise n'a pas vocation à se substituer aux communautés existantes dans l'espace francophone. Elle n'est nullement un relais vers le haut. Si elle constitue effectivement pour ces communautés un point de repère, elle n'est nullement englobante et se veut simplement un espace de rencontre, partagée, d'harmonie, sans plus ni moins.

le cas particulier de l’EUU

Seule exception à la règle, l’European Unitarian Universalists * (EUU), qui regroupe les communautés anglophones en Europe (à Paris, Genève, Amsterdam, région de Bonn), est membre à part entière à l’ICUU. Elle est aussi, par ailleurs membre de l’importante association américaine, l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations.

* les deux termes unitarian et universalist sont généralement mis à égalité puisque résultant d’une fusion en 1961 entre deux partenaires confessionnels, l’Eglise universaliste américaine et l’Association unitarienne américaine. Les unitariens qui se réfèrent à cette fusion historique sont dits et se disent unitariens-universalistes, le trait d’union (en français) spécifiant l’égalité des deux termes et leur association. L’EUU rompe cet équilibre en mettant un pluriel à " universalists " et en faisant d' " unitarian " un qualificatif, ce qui donne le sens suivant : " les unitariens européens qui sont universalistes ".

l’appel d’Ottawa

Toutefois, suite à l’internationalisation de l’unitarisme et de l’universalisme, il faudra bien que l’ICUU, à plus ou moins long terme, accorde une place aux aires linguistiques. Celles-ci, en effet, facilitent les relations en leur sein. Notre mouvance comporte des élites qui savent manier l’anglais, même si ce n’est pas toujours performant au niveau de l’oral, mais aussi des milieux populaires qui en sont plus éloignés.

Respectons les identités nationales, respectons les langues des peuples, respectons leur histoire et leurs coutumes.

Une embrassade dans les rues de Turin, photo Jean-Claude Barbier, juin 2007.

L’Appel francophone d’Ottawa * (mentionné sur ce site dans la rubrique "les piliers de l'Eglise") demande précisément que les sites, celui de l’ICUU et ceux des congrégations comportant des minorités linguistiques, ouvrent des pages en conséquence.

Il ne s’agit pas seulement d’exigence, pour le respect des identités, mais aussi d’efficacité afin que notre mouvance devienne vraiment internationale et touche davantage les milieux populaires.

Nous appelons à ce que chaque grande aire linguistique s’organise. Notre Eglise, dont la base est linguistique, se veut en cela un prototype.


Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 08:14
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : questions-réponses - Communauté : Religions en toute liberté
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Un poème de Marcel Perrier, évêque de Pamiers (depuis 2000), en Ariège (dont le chef-lieu départemental est Foix), intitulé "Quel Dieu ?" * et publié en 2002 dans Paroles et paraboles, aux éditions L’édelweiss, Bourg Saint-Maurice, France
* dieu est écrit avec une mininuscule pour les dieux en général et un dieu en particulier, mais avec une majuscule lorsqu'il s'agit du dieu des monothéistes, pour eux unique et seul existant : Dieu.

Je ne crois pas au dieu qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies.
Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins.

Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant.
Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie.

Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure.
Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie.

Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes.
Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ * partager notre vie

Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements.
Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs.

* référence au dogme de l’Incarnation auquel les chrétiens unitariens n’adhèrent pas 

Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 09:05
- Par Marcel Perrier - Publié dans : un espace de prière et de méditation - Communauté : Religions en toute liberté
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Let this flame symbolize the divine spark of light
embedded in all living beings.
May its flame lead us to greater knowledge and tolerance.
May its warmth lead us to deeper love and compassion.
And may its light lead us toward greater wisdom and understanding.
Yes, each of us is but a tiny flame.
But together we can enlighten the world!

Que cette flamme soit le symbole
de la divine étincelle de lumière au cœur de tout être humain
que sa flamme nous conduise vers une plus grande connaissance et tolérance
que sa chaleur nous fasse découvrir un plus profond amour et compassion
que sa lumière nous mène vers davantage de sagesse et d'entendement.
Oui chacun de nous n'est qu'une flamme minuscule,
mais, ensemble, nous pouvons éclairer le monde !

Prière du mois de juin proposée par Lene Lund Shoemaker, de l’Eglise unitarienne danoise (
www.unitarisme.dk), à toutes les congrégations unitariennes du monde entier, dans le cadre du programme Global Chalice Lightings. Elle a été traduite en français par Noëlle Colle et adaptée par Jean-Claude Barbier

Fondée en 1900 par des unitariens britanniques et norvégiens, l’Eglise unitarienne danoise est restée inféodée à la British General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches. Elle en est toujours membre à part entière avec droit de vote. Le cordon ombilical n’a donc pas été coupé. L’assemblée fonctionne d’ailleurs avec un simple ministre laïc et n’a pas encore un pasteur.

Elle annonce une centaine de familles comme membres auxquels s’ajoutent des sympathisants. Elle est membre fondatrice de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), donc depuis 1994. Elle est aussi membre de l’International Association of Religious Freedom (IARF).


lieu de culte érigé en 1927 grâce à une donation de Nina Grieg, veuve du célèbre compositeur Edvard Grieg.

Dans le contexte de déchristianisation, mais aussi de désaffection vis-à-vis des religions en général, elle a opté pour une orientation "humaniste". Ce choix est aussi celui des unitariens finlandais
http://www.netlife.fi/~nl02067/uu  mais cette fois-ci avec une référence directe à l'unitarisme-universalisme. Par contre, la Norvège et la Suède ont des Eglises unitariennes qui sont chrétiennes http://www.unitarforbundet.org

Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 08:47
- Par Lene Lund Shoemaker pour la prière - Publié dans : la prière du mois - Communauté : Religions en toute liberté
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André Gounelle, pasteur de l’Eglise réformée de France (ERF), théologien protestant libéral, professeur honoraire à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, a écrit, entre autres nombreux ouvrages, " Parler de Dieu " en 1998 (Paris, Le Foyer de l'Âme), texte réédité en 2004 aux éditions Van Dierens, 166 p. Collection "Foyer de l'Âme" (en vente à 22 euros TTC à la librairie par correspondance L’Arrêt aux pages).

Il s'exprime de nouveau sur ce sujet dans un article d' Evangile et Liberté (n° 220, juin-juillet 2008, p. 4) avec un article tout simplement intitulé "Dieu". Nous en reproduisons ici un passage concernant plus directement la thématique de notre série.



Dieu

Ce que Dieu est en lui-même, nous l’ignorons ; nous sommes incapables d’en parler justement et complètement. Par contre, nous pouvons dire ce qu’il représente pour nous, comment il nous touche ou nous affecte. Pour ma part, quand on m’interroge, je mets l’accent sur quatre points [ndlr : voir l'article en entier], en soulignant que mes propos, fondés sur une expérience partielle et défectueuse de Dieu, ne prétendent pas le définir... (…)

Dieu d’Abraham et Dieu des philosophes

On oppose souvent le " Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob " (une personne vivante avec qui on a une relation de type " je-tu ") au " Dieu de philosophes et des savants " (un " élan vital " ou une réalité " océanique ", quelque chose d’impersonnel et d’abstrait).

Cette opposition ne me convainc pas ; Dieu n’est pas seulement une personne. Il est aussi autre chose et bien davantage, non pas infra mais supra personnel. " Il y a une sorte de profanation, écrit Emerson (pasteur et philosophe américain, 1803-1882), à dire que Dieu est personnel. Il n’est plus alors qu’un grand homme, c’est trop peu ". De même Charles Wagner affirme : " Dieu est infiniment plus qu’une personne ".

Dans la rencontre de personne à personne avec Dieu, nous percevons un aspect ou une face de son être, mais pas l’ensemble ou la totalité. Aussi, loin d’exclure le Dieu des philosophes, le croyant en a besoin pour comprendre un peu mieux (ou un peu moins mal) Celui à qui dans la foi il s’adresse en lui disant " tu ".

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 12:07
- Par André Gounelle - Publié dans : croyants-non croyants - Communauté : Religions en toute liberté
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Dieu à la place d’un point d’interrogation

"Une religion, qu'est-ce d'autre qu'une doctrine qui explique quelque chose que l'on ne comprend pas (l'existence de l'univers, de la vie, de la pensée ...) par quelque chose que l'on comprend encore moins (Dieu) ?"
Présentation de la philosophie, 2000, Paris : Albin Michel, 217 p.

croyants et incroyants, nous ne sommes séparés que par ce que nous ignorons.

" Au fond, à la lecture des évangiles, ce qui fait la valeur d’une vie humaine, est-ce le fait que la personne en question croit ou pas en Dieu,
qu’elle croit ou pas en une vie après la mort ? S’agissant de ces deux questions, la seule vérité, pour vous comme pour moi, c’est que nous n’en savons rien ! Croyants et incroyants, nous ne sommes séparés que par ce que nous ignorons. Il serait paradoxal d’attacher plus d’importance à ce que nous ignorons, qui peut sembler nous séparer, qu’à ce que nous connaissons très bien, d’expérience, et qui nous rapproche : ce qui fait la valeur d’une vie humaine, ce n’est pas la foi, ce n’est pas l’espérance, c’est la quantité d’amour et de courage dont on est capable. " A-t-on encore besoin d'une religion ?  2003, sous la direction d'Alain Houziaux, avec André Comte-Sponville, Bernard Feillet et Alain Rémond, Paris, Les Editions de l'Atelier, 94 pages.

La religion est-elle nécessaire aux valeurs ?

"Avez-vous besoin de croire en Dieu pour penser que la sincérité vaut mieux que le mensonge, que la générosité vaut mieux que l'égoïsme, que le courage vaut mieux que la lâcheté, que la douceur et la compassion valent mieux que la violence et la cruauté, que l'amour vaut mieux que la haine ?" (idem)


intégrisme et spiritualité

"Le retour à la religion a pris, ces dernières années, une dimension spectaculaire, parfois inquiétante. On pense d’abord aux pays musulmans. Mais tout indique que l’Occident, dans des formes certes différentes, n’est pas à l’abri du phénomène. Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s’en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l’obscurantisme, et l’intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c’est un combat pour la liberté.

Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d’adversaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d’in-croyance. L’esprit n’appartient à personne. La liberté non plus.

(…) J’ai horreur de l’obscurantisme, du fanatisme, de la superstition. Je n’aime pas davantage le nihilisme et la veulerie. La spiritualité est une chose trop importante pour qu’on l’abandonne aux fondamentalistes. La tolérance, un bien trop précieux pour qu’on la confonde avec l’indifférence ou la mollesse. Rien ne serait pire que de nous laisser enfermer dans un face à face mortifère entre le fanatisme des uns – quelle que soit la religion dont ils se réclament - et le nihilisme des autres. Mieux vaut les combattre tous, sans les confondre et sans tomber dans leurs travers respectifs. La laïcité est le nom de ce combat. Reste, pour les athées, à inventer la spiritualité qui va avec".
L’esprit de l’athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu, 2006, Paris, Albin Michel.

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 10:17
- Par André Comte-Sponville - Publié dans : croyants-non croyants - Communauté : Religions en toute liberté
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Note inédite de Jean-Claude Barbier en date du 3 mai 2004, "Croyants - non croyants". Nous reprenons ce titre pour lancer, avec cette note, une série sur ce site.

S'il existe des Eglises, des associations et des mouvements identitaires au sein de l'unitarisme contemporain, par contre l'acceuil des agnostiques et des athées en recherche spirituelle est de mise pour les services et la participation aux activités. En cela, nous sommes inclusifs.  D'une façon plus radicale, au-delà de cet accueil, les congrégations unitariennes-universalistes ouvrent leurs portes indistinctement aux croyances et il arrive souvent que les "humanistes" deviennent majoritaires en leur sein.

Pour un débat en ce qui concerne le christianisme unitarien, voir le Manifeste d'Avignon sur le site de l'AFCU et l'article à la Une de la Correspondance unitarienne "Christianisme d'ouverture et post-christianisme : faut-il inviter les autres à faire partie de nos communautés chrétiennes ?", n° 65, mars 2007.

la fin d'un clivage

La déchristianisation qui touche l’Europe occidentale entraîne une recomposition du religieux dont l’un des effets est d’atténuer, voir même de gommer le clivage croyants - non croyants. Des mouvements, et parfois des Eglises locales, pratiquent désormais un christianisme d’ouverture en accueillant toute personne en recherche spirituelle, sans que soit exigé au préalable une profession de foi au terme d’un catéchuménat.

Inversement, l’athéisme militant a su composer avec la plupart des croyants, dès lors que ces derniers ont pleinement accepté les valeurs d’une société laïque et démocratique.

Un climat d’indifférence théologique s’est d'ailleurs instauré et peu de croyants s’adonnent encore aux polémiques orales ou écrites entre religions et confessions différentes. La plupart des familles sont touchées par le pluralisme religieux, spirituel, philosophique de nos sociétés modernes, et les changements d’appartenance sont désormais admis.

Sur ce fond sociologique, divers mouvements remettent en cause les dogmatiques chrétiennes au nom de la raison (en cela ils sont les héritiers du socinianisme du XVIème siècle), des progrès des sciences naturelles (la terre est ronde et non plus plate, tourne autour du soleil, les espèces animales et humaines sont apparues progressivement et en interaction les unes des autres, etc.) et des sciences des religions (recentrage sur le Jésus historique, meilleure connaissance du judaïsme et du christianisme naissant, etc.). Les croyants disposent désormais d’une exégèse des textes qui fait largement appel aux scientifiques.

Dès lors, des dogmes tombent : le Péché originel, c’est quoi dans le contexte de l’émergence des hominidés ? Et alors que fait-on de l’Immaculée conception s’il n’y a pas eu de Chute à partir d’un paradis ? Et quel rôle attribuer au Christ s’il n’y a plus besoin de rédempteur ? Qu’en est-il aujourd’hui de la représentation anthropomorphique d’un Dieu "père" qui dérangerait ponctuellement les lois de la Nature pour que passe son action providentielle en faveur de tel ou tel dévot ? L’interrogation et le doute, naguère taxés de manque de foi, ne sont plus rejetés ; au contraire, une foi sans doute est celle du " charbonnier " et devient même suspecte d’aveuglement ...

De plus en plus de croyants vivent leur foi comme un engagement personnel, comme un choix de vie, et témoignent des valeurs qu’ils vivent, mais ne considèrent plus leur foi comme une référence universelle et absolue que tout le monde devrait adopter. Ils admettent que d’autres options soient faites et que toutes les sagesses du monde se valent dès lors qu’elles ne sont pas totalitaires et manipulées par des gourous pervers ou des forces politiques. Le prosélytisme apparaît comme un comportement archaïque, un harcèlement déplacé violant notre liberté de conscience et de choix.

Nous avons à réfléchir à l’évolution des mentalités et des comportements dans un contexte citoyen où les sagesses, athéisme inclus, doivent apprendre à cohabiter pacifiquement, à dialoguer sans polémique et à agir ensemble.

quelques enjeux pratiques


Les communautés religieuses doivent-elles ou non s’ouvrir à des personnes agnostiques, voire athées, qui se disent en recherche spirituelle ? L’adhésion aux dogmes, la conversion, le baptême, la situation matrimoniale, sont-ils encore des conditions préalables pour entrer dans une communauté ? Doivent-ils être encore mis en avant ou bien ne sont-ils pas dorénavant inscrits dans des itinéraires spirituels ?


Certains questions morales et éthiques et les débats de société relèvent-ils encore des religions ou bien du politique ? Le christianisme devenant une sagesse parmi d’autres se doit de susciter des débats ouverts, avec d’autres courants religieux ou philosophiques et non plus traiter certaines questions en intra muros. La réflexion doit se faire de plus en plus au niveau de la cité, entre tous les acteurs concernés, renouant ainsi avec l’Agora des villes antiques.

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 08:57
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : croyants-non croyants - Communauté : Religions en toute liberté
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 source : documents de la First Unitarian Church of San Jose (Californie, États-Unis), traduits et adaptés par le Rassemblement francophone unitarien universaliste d’Ottawa, présentés à l’atelier en français " Groupe de croissance spirituel ", lors de la Rencontre annuelle du Conseil unitarien du Canada (CUC) en mai 2008 à Ottawa, par Lucie-Marie Castonguay-Bower et Elaine Hartman, envoyés le 11 juin à l'Eglise unitarienne francophone (EUfr). Résumé sur ce site par Jean-Claude Barbier.

Pour plus amples informations :
lucie.marie@rogers.com



Lucie-Marie Castonguay-Bower à la rencontre nationale du CUC, à Ottawa en mai 2008. Photo J.-C. Barbier


que vous apportera votre participation ?

Le Groupe vous apportera une expérience différente des groupes d’éducation religieuse pour adultes, d’étude, de soutien ou de toute autre chose que vous faites dans votre communauté ou congrégation, de même que des réseaux amicaux. Par son cadre ouvert, protecteur, enrichissant, par une attention mutuelle, interactive les un(e)s pour les autres, le Groupe facilitera votre croissance spirituelle. Il vous aidera :

- à chercher votre voie et à évoluer selon votre propre rythme, à votre façon, en parlant de votre histoire, en apprenant, en respectant et en aimant les autres, en contribuant au groupe selon votre temps disponible et vos moyens.

- à découvrir quelles sont vos vraies valeurs et à les exprimer dans vos actions et votre vie quotidienne ;
- à mieux reconnaître et à apprendre à utiliser vos talents spirituels ;
- à vous affirmer davantage et à vous sentir accepté(e) ;
- à faire l’expérience de l’attention aux autres et d’échanges dans la confiance et l’intimité

Par leur contenu et leur déroulement, on veut que les réunions encouragent l’intimité, un engagement sérieux par rapport aux sujets religieux et spirituels et qu’elles mènent à l’expression de nos principes et valeurs dans nos actions ... Le coeur du contenu est l’histoire de vie partagée des membres du groupe en réponse à des thèmes d’orientation qui portent à réflexion, et les enseignements que nous en tirons

le déroulement d’une séance

Chaque réunion a été préparée par une note qui a été distribuée par l’animateur(trice) 15 jours à l’avance. Cette note contient une explication du sujet, accompagnée de questions, exercices, et citations parmi lesquels vous pourrez choisir.

La séance s’ouvre comme lors d'une assemblée dominicale : la flamme du calice est allumée, une prière dite, suivie d’un moment de silence.

Un tour de table des participants est effectué ; chacun, en une ou deux minutes partage une bonne ou moins bonne chose de sa semaine. Chacun écoute sans réagir. Pour les premières réunions, un tel tour de table sert de brise glace.

La prise de parole n’est pas obligée et quelqu’un peut très bien ne pas intervenir, mais chacun y est invité avec douceur puisque le groupe valorise précisément l’expression et donne l’occasion d’être écouté avec attention et emphatie. A défaut de prise de parole ou en supplément à ses propos, quelqu’un peut apporter un ou des objets, une image, etc., qui font sens pour lui et dont il veut partager la valeur.

Un participant peut requérir la confidentialité s'il le juge nécessaire.

Ce premier contact se poursuit par des lectures apportées par les uns et les autres ; ou bien c’est la lecture d’un même texte lu à tour de rôle, ou encore d'une même voix.

A propos du sujet du jour, chacun donne librement son opinion. Les autres écoutent attentivement ; il n’y a pas de réplique, ni de discussion ; les autres membres écoutent. Chaque personne parle lorsqu’elle est prête ; il n’y a pas d’ordre préétabli ; parfois, il peut y avoir une pause entre deux personnes afin de pouvoir absorber les idées de celui ou celle qui vient de parler.

Il peut s’ensuivre un temps d’échange une fois que tout le monde a parlé ; toutefois ce n’est pas un débat. Cela donne une occasion de faire part d’idées qui ont pu surgir pendant le partage. On demande alors que les interventions soient brèves et positives.

Il convient bien entendu d’éviter les apartés car le groupe doit être uni dans l’écoute de celui qui parle.

À l’occasion, un événement ou une situation particulière concernant un membre du groupe a besoin d’être souligné par ce qu’on appelle un rituel de vie. Cela se fait habituellement à la fin d’une réunion régulière. Il existe divers rituels, tant pour les événements heureux que malheureux. L’animatrice(teur) expliquera le rituel au besoin.

En fin de séance : un chant simple et l’extinction de la flamme.

l'organisation du groupe

Le groupe discute de sa propre organisation et il est demandé à chacun d’en respecter les décisions. Il est de règle d’avertir l’animateur(trice) en cas d’absence.

Les séances ne doivent pas dépasser les 90 minutes (une heure et demi) afin de ne pas lasser l’attention.

L’animateur(trice) prépare et anime les réunions. Il facilite l’expression des uns et des autres, notamment pour les nouveaux venus. Son style est non directif, mais il doit faire respecter le bon déroulement et le timing.

Suivant la fréquence des rencontres, les participant(e)s aiment rester ensemble au moins un an, après quoi, ils (elles) peuvent choisir de se joindre à un autre groupe ou peut-être d'en former un nouveau.

Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 10:28
- Par Lucie-Marie Castonguay-Bower - Publié dans : les piliers de l'Eglise - Communauté : Religions en toute liberté
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Question juridique : le fait de se dire " Eglise " n’impose-t-il pas un statut juridique et une déclaration en bonne et due forme ?

Sur la toile, il existe déjà des blogs et des sites qui s’intitulent " Eglise " sans qu’il y ait pour autant, derrière, un lieu de culte ou une Eglise correspondante organisée concrètement. Pour ceux que j’ai pu consulter, il s’agissait très probablement de lancer une Eglise sur la toile afin de faire connaître une nouvelle dénomination, en attendant mieux, à savoir sa concrétisation sur le terrain à plus ou moins long terme en un lieu donné.

Notre cas est tout à fait différent puisque les communautés unitariennes existent déjà sur le terrain et que notre Eglise n’a nullement vocation à les chapeauter ou à les englober. Il s’agit d’un site portail qui renvoie principalement aux uns et aux autres et qui propose un espace commun d’information, de prière, etc.  C’est dire que l’Eglise unitarienne francophone restera sur la toile, sera un point de référence, mais ne générera pas de nouvelles communautés locales qui dépendrait directement d'elle. Les services cultuels, par exemple, sont l’affaire des communautés concrètes et non de notre ressort. Nous pourrons seulement guider un demandeur vers l’adresse la plus adéquate.

Pour reprendre l’expression amusante d’un ami, elle n’aura donc jamais de toit !

Elle n’en sera pas moins concrète avec des textes, des documents, des photos, des adresses, des références mis à la portée de tous, ainsi qu’une équipe de responsables (un conseil d’Eglise) pour seconder et encadrer les efforts du fondateur et gestionnaire (en l’occurrence la Correspondance unitarienne). D’une Eglise, elle n’aura pas le ou les lieux de culte, mais elle en aura la visibilité (sur la toile) et la communauté des coeurs (au niveau de notre francophonie).

A ce niveau, on ne voit pas ce qu’apporterait une déclaration juridique.

Si un jour celle-ci s’avérait nécessaire, ce serait, pour la France, la loi 1901 des associations non lucratives qui serait la plus adéquate. Celle de 1905 portant sur les associations cultuelles exige en effet que l’Eglise ait ou moins un lieu de culte réunissant régulièrement un minimum de 20 fidèles. Elles ont alors comme avantages la possibilité de recevoir des legs, de percevoir des dîmes et de faire des quêtes, de bénéficier aussi d’une remise de la TVA, etc. (toutefois en échange d’un contrôle annuel des comptes). On peut d’ailleurs penser que, par suite de la baisse drastique de la pratique religieuse, certaines ecclésioles qui se sont inscrites sous cette loi - et tiennent à ces avantages - auront bien de la difficulté pour atteindre le seuil minimal !


En effet, d'’une façon plus générale, on assiste à une mutation globale de la vie relationnelle dans le domaine religieux :

La pratique se fait beaucoup plus épisodique et ne sera plus aussi régulière, les rassemblements évènementiels (des Journées, des pèlerinages, des AG et synodes, etc.) sont privilégiés au détriment de la fréquentation dominicale (le week-end est devenu pour beaucoup une période de loisirs et de déplacement), les évènements familiaux (naissance, mariage, obsèques) continuent certes à mobiliser les gens mais leur rapide sécularisation font que les lieux de culte sont de plus en plus court-circuités.

Dans un tel contexte, les Eglises sur le Net auront le grand avantage de ne pas avoir à exercer des pressions sur les derniers fidèles (de plus en plus fuyants !) en termes de budget, de fréquentation, d'encadrement, tout en rendant néanmoins un certain nombre de services. Elles représentent une dématérialisation opportune, un allègement considérable des charges, tout en offrant un cadre communautaire aux isolés et une référence identitaire et solidaire pour les autres.

A nous de rendre ce cadre chaleureux malgré les distances géographiques, en sachant bien entendu que les contacts de face à face restent à privilégier comme autant de temps forts et précieux .

Jean-Claude Barbier

Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 20:13
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : questions-réponses - Communauté : Religions en toute liberté
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Grégoire Maury (France), le 8 juin 2008, au sein du groupe de discussion "Unitariens francophones" :
Merci Jean-Claude pour ce magnifique texte de Voltaire. L'idée de l'Eglise unitarienne francophone est excellente. Par contre juste une précision, cette Eglise sera -t elle exclusivement chrétienne ou ouverte plus largement aux autres spiritualités ? Grégoire

Cher Grégoire – Toutes nos initiatives sont signées (dans le cas présent l’initiative et la gestion relèvent précisément de la Correspondance unitarienne), mais elles sont ouvertes à tout le monde sans aucune discrimination. Ceci signifie que la Correspondance unitarienne garantit le bon fonctionnement de ce site et l’expression libre des identités y compris celle des chrétiens et des autres composantes de cette Eglise. La référence est celle de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) où nous avons nos Eglises historiques (toujours chrétiennes), des associations chrétiennes unitariennes, des congrégations unitariennes-universalistes, des unitariens (au sens désormais multiple, sinon éclaté), des universalistes, etc.

Dans le cas de la prière de Voltaire, l’orientation est théiste. D’autres prières pourront être de tonalité juive, chrétienne, soufi, bouddhiste, orientale, "humaniste" (athéisme spirituel), etc. Les identités seront respectées en tant que telles et non affadies, la liberté correspondant à une identité clairement et nettement dite, à une expression entière, ni censurée, ni amoindrie, ni aseptisée, ni sécularisée. Mais ce seront des prières à valeur universelle qui s’adresseront à tous et seront comprises par tout un chacun dans une ambiance de partage général et de respect des différences.

Dans la rubrique " adresses unitariennes ", tu pourras constater la grande diversité de nos communautés et mouvements. Un conseil de direction de cette Eglise est en cours de constitution (eh oui ! ce sera une vraie Eglise sur la toile) et reflètera cette diversité.  Jean-Claude Barbier.

Alain Patrice Yengué, président de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC), le 9 juin 08 :
Cher Jean-Claude, Le projet a été examiné puis adopté en communauté hier dimanche. Mais la participation de ma communauté sera très faible car la majorité des membres n'ont pas accès à l'Internet. Très fraternellement. Alain.

Cher Alain  - Vous avez déjà une communauté locale qui tient des cultes réguliers, si bien que cette Eglise sur la toile sera pour vous seulement un point de repère. Elle n'est d'ailleurs pas là pour remplacer votre propre assemblée, ni l'englober. Par contre pour les isolés, elle sera fort utile.

Enfin pour nous tous, elle est un lieu d'affirmation de notre désormais forte minorité au sein de l'unitarisme contemporain, de notre cohérence, de notre amitié et entraide mutuelles, de notre coordination harmonieuse. Elle est un gage sur l'avenir puisque, avec elle, nous misons sur le développement de notre foi dans les pays francophones.

Nous y apportons en effet un langage spécifique, original, et qui a sa force ; une voie libérale et non dogmatique, ouverte aux autres religions et sagesses, y compris aux religions coutumières. Ceci, nous le disons haut et fort.

Et puis, de plus en plus, les gens auront accès à l’ADSL, y compris en Afrique. Cette Eglise prendra toute son importance d’ici 5 ou 10 ans. C’est avec une vision à moyen et long terme que nous devons nous organiser et nous situer dans cette dimension importante qu’est la Francophonie. Nous sommes pionniers. Notre Eglise est la première Eglise sur la toile (en dehors des lieux de culte de la Second Life) et c’est aussi la première Eglise à l’échelle d’une même aire linguistique. On peut imaginer qu’elle sera suivie par d’autres Eglises " linguistiques ". A ce niveau, c’est effectivement l’Internet qui permet une telle réalisation. Jean-Claude Barbier

Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 11:06
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : questions-réponses - Communauté : Religions en toute liberté
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Voltaire, "Prière à Dieu", Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763), chapitre XXIII.

Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ;

c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels,

Daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités.

Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ;

fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau dune vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ;

que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil;
que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ;
qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ;
que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s’enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes ; comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix,

et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu’à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.


"La chapelle du château" de Ferney-voltaire fut construite en 1761 à l'arrivée de Voltaire à Ferney, presque entièrement à ses frais puisqu'il était le seigneur de ce petit village. On voit encore sur la façade quand on passe à Ferney : DEO EREXIT VOLTAIRE. MDCCLXI. Voltaire, en vivant et en écrivant à Ferney après 1761 et jusqu'à la fin de sa vie, eut toujours à l’esprit une sorte de prière publique insérée dans le Traité sur la tolérance.

Malheureusement, au cours de la Révolution, en 1794. les deux clochetons coiffant les deux petites tours de la façade furent abattus, supprimant ainsi le caractère purement voltairien de l’église. Grossièrement relevée et consolidée dans sa forme ainsi dégradée (1801), elle fut sécularisée en 1826, sous la Restauration, au moment de la construction d'une église neuve au centre du village. Abandonnée alors et vouée à la destruction, la bâtisse fut enfin rachetée au diocèse par les propriétaires privés du château et en devint une simple dépendance, tantôt remise, tantôt hangar, tantôt atelier au gré de cinq générations de châtelains.

L'État français ayant fait l'acquisition en 1999 du château de Ferney, du parc et de ses dépendances, l'ancienne église paroissiale, souvent nommée (à tort) "chapelle de Voltaire", est aujourd'hui entrée dans le domaine public. Une campagne de travaux est prévue pour 2008.

Pour plus d’information
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 11:59
- Par Voltaire - Publié dans : un espace de prière et de méditation - Communauté : Religions en toute liberté
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Le chemin de Dieu passe par l'homme ...

On dit que tu nous parles
mais je n'ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles.
Les seules voix que j'entende
ce sont des voix fraternelles
qui me disent les paroles essentielles.

On dit que tu te manifestes
mais je n'ai jamais vu ton visage de mes propres yeux.
Les seuls visages que je vois
ce sont les visages fraternels
qui rient, qui pleurent et qui chantent.

On dit que tu t'assois à notre table
mais je n'ai jamais rompu avec toi le pain de mes propres mains.
Les seules tables que je fréquente
ce sont les tables fraternelles
où il fait bon se restaurer de joie et d'amitié.

On dit que tu fais route avec nous
mais je ne t'ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre marche.
Les seuls compagnons que je connaisse
ce sont des êtres fraternels
qui partagent le vent, la pluie et le soleil.

On dit que tu nous aimes
mais je n'ai jamais senti ta main sur mes propres épaules.
Les seules mains que j'éprouve
ce sont des mains fraternelles
qui étreignent, consolent et accompagnent.

On dit que tu nous sauves
mais je ne t'ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs.
Les seuls sauveurs que je rencontre
ce sont des cœurs fraternels
qui écoutent, encouragent et stimulent.

Mais si c'est toi, ô mon Dieu, qui m'offres
ces voix, ces visages, ces tables, ces compagnons,
ces mains et ces cœurs fraternels,
alors, du cœur du silence et de l'absence,
tu deviens, par tous ces frères, parole et présence.

Illustration : calligramme de IHVH vu sur le site www.hermetics.org/images/gif/Ihvh.gif 

Après L'Enfant d'où je viens, et Ma traversée des séminaires (1947-1962), Jacques Musset, qui signe ce poème, raconte dans Une vie en chemin sa vie d'homme et de prêtre, évoquant ses relations avec l'Église et l'adoption d'une vie laïque après la rencontre de celle qui deviendra sa compagne. Ed. Siloé, Coll. Vécu, 2007.

Information parue dans "Echos ... de ce qu’ils disent ... Petite chronique" par Jean-Marie Culot, p
ublié dans le bulletin de Hors-les-murs (HLM), n° 110 (décembre 2007). HLM est membre de la fédération belge Pavés ("Pour un autre visage d'Eglise et de société").
Beginning Meditation vue sur le site www.ihvh.co.uk

Beaucoup de croyants d’adhèrent plus au Dieu providentiel qui répondrait à nos sollicitations, à nos demandes ponctuelles. Par contre, pour eux, Dieu est présent parmi les hommes conformément à l’invitation de Jésus d’être auprès des plus pauvres et des plus souffrants.

Ce faisant, ils renouent avec le Dieu Inconnaissable et Imprononçable du tétragramme de l’Exode, IHVH, se contenant de dire à Moïse : " je suis celui qui suis " et d’ajouter : " Voici en quels termes tu t’adresseras aux enfants d’Israël : ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous " (Exode, 3, 14, traduction de la Bible de Jérusalem, Cerf, 1956),

Elohîm dit à Moshè : Ehiè ashèr èhiè ! – Je serai qui je serai. Il dit : Ainsi diras-tu aux Benéi Israël : Je serai, Ehiè, m’a envoyé vers vous " (Noms, 3, 14, traduction André Chouraqui 1982-1985).

Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 12:01
- Par Jacques Musset pour le poème - Publié dans : un espace de prière et de méditation
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Partage du pain de seigle ou de campagne
Pain dur et sec des jours de solitude
Pain d’épice des jours de fêtes
Pain rassis de nos non-dits et de nos silences
Pain insipide de nos échecs et de nos désespoirs
Pain brûlé de nos vies stressées
Pain cuit et recuit au feu de nos braises,
Aux flammes de nos enthousiasmes et de nos coups de cœur
Pain savoureux de nos créations collectives…

par Gisèle Vandercammen
(Mouvement chrétien pour la paix, lequel fait partie de la fédération belge Pavés : " Pour un autre visage d’Eglise et de société "), Publié dans le bulletin PAVÉS n° 13 (décembre 2007).

Rompre le pain est un rituel juif fait à domicile par chaque père de famille afin de " bénir "* Dieu. Jésus faisait ce geste avec ses disciples, jusqu’au dernier repas connu sous le nom de Cène. Les familles chrétiennes ont repris cette tradition, souvent en marquant d’une croix la croûte du pain avec le couteau, lors du bénédicité. Selon la Didachée (60-90 après J.-C.), le pain est " le fruit de la Terre et du Travail des hommes ".

* dire du bien, remercier Dieu pour ses bienfaits, lui rendre grâces, le louer.

Aujourd’hui notre alimentation de nantis s’est considérablement diversifiée, mais le pain a nourri des générations entières et a évité la famine à bien des gens. Beaucoup de familles, en respect pour cet aliment, s’abstiennent de jeter le pain à la poubelle et reconvertissent les vieilles miches par des recettes appropriées ; à défaut, nos amis les animaux s’en régalent.



les disciples d'Emmaüs, tableau de Jean-marie Pirot-Arcabas

Le dimanche de Pâques de l’an 30, Céphas (un autre que le Pierre que nous connaissons) et un autre disciple se rendent à Emmaüs, village proche de Jérusalem. Le matin, le tombeau où avait été déposé Jésus à la veille du sabbat, a été retrouvé vide et ils sont en pleine expectative. Un voyageur inconnu fait route avec eux et leur explique les Ecritures, puis, le soir venu, à l’auberge, rompe le pain. Les deux disciples ressentent alors fortement la présence de Jésus ... une présence au niveau de la mémoire d’un être cher qu’on vient de perdre et qui nous a marqué pour la vie

Et c’est, quand il s’installe à table avec eux, il prend le pain, bénit, partage et leur donne. Leurs yeux s’ouvrent. Ils le reconnaissent. Puis il devient invisible et leur échappe. Ils se disent entre eux : " Notre cœur ne brûlait-il pas en nous-mêmes, quand il nous parlait sur la route et ouvrait pour nous les Ecrits   " (selon Luc, 30-32) .

Un partage du pain a été fait par Diane Rollert, pasteur de l’Eglise unitarienne de Montréal, lors du culte en français le 25 mai 2008. D. Rollert est unitarienne-universaliste, de culture juive. Ce partage du pain s’est fait en toute simplicité, chacun donnant à ce rituel le sens qui lui sied, selon ses propres convictions.

Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 10:49
- Par Gisèle Vandercammen pour le poème - Publié dans : un espace de prière et de méditation
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 Les enfants de l'Eglise unitarienne de Montréal ont rempli leur calice de symboles religieux, de dessins, de textes, de toutes les couleurs, de toute les formes.

Le calice en déborde même !

C'est leur vie à eux qu'ils ont mis dans ce calice. C'est la Vie que celui-ci contient.

photo Jean-Claude Barbier, mai 2008

Le vin, habituellement mis dans un calice, n'est-il pas, selon les termes de la Didachée*, le fruit de la Terre et du travail des hommes ?

* écrit apostolique datant des années 60-90 après Jésus-Christ

Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 10:20
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : la prière du mois
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le loup et l'enfant, dans le film "Survivre avec les loups" * ;
n'est-ce pas une forme de prière (non conventionnelle) au sein de la Nature ?

par quel divin secret la prière spirituelle nous met-elle ainsi en résonnance avec la Vie ?

* il s'agit d'un film de fiction et non d'un film historique comme il avait été initialement présenté par une auteur affabulatrice.

Même si tous les unitariens ne s’adressent pas directement à Dieu pour des louanges ou des actions de grâce, tous ont profondément conscience du mystère de la Vie que ni nos religions, ni nos philosophies ne résolvent, tous ont conscience d’une dimension spirituelle irréductible de l’existence. C’est donc en termes de révérence qu’ils en parlent.

Nous vous recommandons le livre bilingue " Vers un rêve à bâtir ; si on tissait ensemble / Side by side, Fulfilling a Dream " qui a été publié par le Mouvement unitariste unitarien au Québec, lien

Et sur les sites des chrétiens unitariens :

- la prière des chrétiens unitariens sur le site de l’AFCU à la rubrique " le calice des unitariens ", lien  
- sur le même site de l’AFCU, à la rubrique " nos chants et prières ", lien
- dans les Actualités unitariennes, à la rubrique " louanges à Dieu ", lien  

Pour une étude des Ecritures chrétiennes, voir la rubrique " le temps des évangiles " dans les Actualités unitariennes,
lien et le commentaire de l’évangile de Marc par Marie-Claire Lefeuvre, lien

L’Eglise unitarienne francophone ouvre ici un espace de méditation et de prière où chacun pourra dire sa foi en Dieu, en la Vie, en l’Avenir, selon ses convictions intimes, sa propre culture, son langage à lui. A chacun d’écouter les sentiments et les émotions des autres, d’être attentif à leur expérience et à leur sagesse, à aimer avec le coeur et à s’entraider avec intelligence.

Il s’agit ici d’accueillir, en partage, les paroles des autres. Il ne s’agit aucunement de discuter et d’échanger des considérations théologiques, encore moins de réagir aux propos des autres pour dire son accord ou son désaccord.
Pour cela nous renvoyons au groupe de discussion " Unitariens francophones " qui a été conçu pour le débat d’idées, lien

Et puis nous nous adressons aux poètes et aux musiciens. Lors d’un atelier en français de la Rencontre annuelle du CUC (à Ottawa en mai 2008), animé par Lucie-Marie Castonguay-Bower (membre de l'UU Fellowship of Ottawa), le désir sinon l'urgence de composer nous mêmes des chants en français ont été exprimés. Ici, passons à leur réalisation.

Envoyez-nous aussi vos photos qui, pour vous, contiennent une émotion toute spirituelle que vous voulez faire partager.

Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 09:47
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : un espace de prière et de méditation
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Les Eglises confessionnelles sont identitaires et ont des credo. Les fidèles y adhèrent car ils pensent la même chose, du moins sur des croyances de dénominateur commun. Mais dès lors que l’unitarisme a adhéré pleinement à la liberté de pensée, il fallait s’attendre à ce qu’il y ait diversification des croyances et hétérogénéité des assemblées. C’est effectivement ce qu’il s’est produit à partir de la fin du XIXème siècle, sur héritage entre autres d’un Théodore Parker (1810-1860), lorsque les congrégations unitariennes américaines commencèrent à s’ouvrir les unes après les autres aux agnostiques et aux athées, en mettant en avant la morale altruiste, et ont largué les derniers dogmes restant.

Plus qu’ailleurs, l’unitarisme contemporain est un lieu de gestion de la diversité des croyances, l’éventail allant du christianisme de nos Eglises historiques (Transylvanie, Hongrie, Boston) aux " humanistes " agnostiques et athées qui, s’ils croient en une dimension spirituelle de l’Homme, ne veulent pas pour autant avoir foi en un Dieu créateur.

First Unitarian Congrégation of Ottawa, l'un des deux panneaux du mémorial. Photo Jean-Claude Barbier, mai 2008

Ce qui nous relie les uns aux autres, à défaut d’une plate-forme de croyances, ce sont des valeurs partagées (ceux du préambule de l’ICUU) et aussi une histoire partagée.

Pour prendre connaissance de celle-ci, nous conseillons les sites des sociétés historiques
américaine (Unitarian Universalist Historical Society UUHS *,
http://www25.uua.org/uuhs )
et britannique (Unitarian Historical Society, fondée en 1915, (
http://www.unitariansocieties.org.uk/historical/hsindex.html)
ainsi que le site de l’Eglise unitarienne de Hongrie (
http://www.unitarius.hu/uch.htm).

* l’UUHS s’est constituée en 1978. Elle est l’héritière à la fois de l’Universalist Historical Society (fondée en 1834) et de l’Unitarian Historical Society (1901), suite à la fusion en 1961 entre l’Eglise universaliste d’Amérique et l’Association unitarienne américaine (AUA).


à gauche, la société historique des universalistes
à droite, celle des unitariens 





En français, vous trouverez des documents sur le site de " Profils de libertés " à la rubrique " Histoire " (
http://prolib.net/pierre_bailleux/204.histoire.htm),
et dans La Besace des unitariens (
http://labesacedesunitariens.over-blog.com).

Relions nous à cette histoire qui est notre souche commune, nous qui en sommes les diverses branches.

Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 20:25
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : les piliers de l'Eglise
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participants à la rencontre internationale de l'ICUU à Oberwesel, en Allemagne, en novembre 2007 (photo Matt Fick).

S’inspirant des principes de l’unitarisme-universalisme Etats-uniens, l’ICUU a rédigé un préambule que le site de l’AFCU a publié dans la traduction qui en a été faite par John Eichrodt,
http://afcu.over-blog.org/article-13155050.html.

Contrairement à ce que certains peuvent penser, il s’agit d’un texte rédigé au niveau mondial et qui ne concerne pas seulement les unitariens de sensibilité unitarienne-universaliste, mais bel et bien tous les unitariens qui participent à cette instance internationale, donc y compris nos Eglises historiques et les associations chrétiennes qui s’y trouvent

Plus largement voir la rubrique " ICUU " de ce site :

http://afcu.over-blog.org/categorie-10209966.html  

Il s’agit d’une charte éthique qui se réfère à l’Esprit éternel de vie (en anglais :
infinite spririt of life) que les croyants appelleront tout simplement Dieu, mais que d’autres voudront dire d’une façon moins précise par refus des monothéismes révélés et du providentialisme professé par le théisme.

Nombre de chrétiens unitariens pensent d’ailleurs que Dieu est l’Innommable, le IHVH du Premier Testament qui refuse de révéler son nom à Moïse, " Celui qui est " tout simplement. Cette interrogation sur le nom de Dieu n’est plus dès lors une opposition entre croyants et non croyants, mais plutôt une attitude moderne vis-à-vis du mystère de la Vie.

Ces principes ont été mis en exergue au groupe de discussion " Unitariens francophones "  (http://fr.groups.yahoo.com/group/unitariens_francophones/) car, par leur soucis de l’ouverture aux autres, ils conviennent au respect des autres, à leur écoute et au dialogue.

Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 16:29
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : les piliers de l'Eglise
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