http://img.over-blog.com/191x213/0/50/96/12//Diane-Rollert.jpgpar la révérende Diane Rollert (Eglise unitarienne de Montréal), Canadian Unitarian (L’Unitarien canadien), vol. 49, n° 1, printemps 2008, rubrique " Du haut de la chaire ", traduit en français par Marie-Claire Weber-Lefeuvre *

Ce texte a été publié le lundi 10 mars 2008 sur le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) puis transféré ici.


ndlr. Ce sermon, qui évoque la pâque juive et l’islam, met l’accent sur l’exigence avec laquelle nous devons, selon notre tradition unitarienne, interroger nos corpus religieux.

 

Je n’oublierai jamais l’impression que j’eue en célébrant la Pâque juive (Seder) un jour et en desservant la communion pascale le jour suivant. J’étais une étudiante pasteur d’une Eglise unitarienne qui observait les deux traditions. Un bref instant, j’ai imaginé les foudres du ciel tombant sur moi, la manchette des journaux locaux : " Une gentille jeune fille juive unitarienne-universaliste frappée par la foudre après avoir mélangé les boulettes matzo et le pain de communion ".


L’époque peut être un défi pour plusieurs d’entre nous. La pression théologique est trop grande. Mais je pense que je dois faire vivre pleinement la foi que j’ai choisie. Pour moi, cela donne du sens à mes racines chrétiennes.


Quand on me demande si les unitariens croient en Jésus, je réponds que nous honorons son enseignement qui commença par son " Sermon sur la montagne " avec " les Béatitudes ".


Bénis soyez-vous, vous qui êtes pauvres, car le Royaume des Cieux est pour vous.

Bénis soyez-vous, vous qui avez faim et soif ; vous serez rassasiés.

Bénis soyez-vous, vous qui aujourd’hui pleurez. Vous serez remplis de joie.

Bénis soient les Miséricordieux : ils obtiendront le pardon.

Bénis soient les artisans de paix : Dieu les reconnaîtra comme ses enfants.


" Baruch Atah" (" bénis soyez-vous "), cela aurait pu être le commencement de bénédictions traditionnelles que n’importe quel prêtre ou prophète aurait dites lors d’une assemblée.


Toutefois quelle incitation à la révolte de la part de Jésus que de dire que ce sont les pauvres et les affamés qui sont bénis. Ce sont ces paroles-là, avec bien d’autres, qui menèrent Jésus à l’épreuve suprême, à la mort.


Selon ma perspective unitarienne, Jésus aurait pu ajouter une " béatitude " supplémentaire : " Bénis soient ceux qui questionnent ". C’était sa volonté : questionner, sonder sa propre tradition, pour la défier, la mettre en doute afin d’approfondir sa foi. Quand Jésus parlait du Royaume de Dieu, il ne parlait pas d’un lointain futur, mais de la véritable égalité sur terre : cette vision radicale lui venait de sa compréhension de la Torah, et il voulait demander des comptes à l’injustice qu’il constatait ici-bas.


Le printemps dernier, j’ai expérimenté quelque chose qui était d’une façon surprenante en résonance avec l’histoire de Pâques. Je suis allée entendre une journaliste et auteur, Ishrad Manji, qui se définit elle-même comme féministe, lesbienne et fidèle musulmane. Dans son livre " The trouble with Islam to-day " (le problème avec l’islam aujourd’hui), elle écrit une lettre ouverte à ses co-religionnaires dans laquelle elle critique son cher islam d’aujourd’hui.


" Que diriez-vous à une femme musulmane de Vancouver qui voudrait écrire un livre sur l’islam, livre qui pourrait la condamner à mort ? " demande-elle à Salman Rushdie, dont le livre " Les versets sataniques " l’a condamné à vivre caché. Celui-ci lui répondit qu’un livre était plus important que la vie.


Une fois qu’une pensée vous tient, quelque moyen que vous essayiez, rien à faire pour la supprimer, dit Manji à la foule rassemblée.


Le courage n’est pas l’absence de peur mais c’est reconnaître que quelque chose est plus important que la peur. Faire entendre sa voix est plus important. Poser une simple question est plus important. La foi est différente de la religion, dit-elle ; la religion, ce sont les dogmes. C’est étouffant. Mais la foi vous amène à un questionnement. En quoi cela vous lèse-t-il d’être assez courageux pour poser des questions ? pour poser des questions qui renversent l’ordre des choses ?


Depuis des années j’ai rencontré beaucoup d’unitariens qui ont osé remettre en question leurs propres racines religieuses et qui se sont trouvées rejetées par leurs familles ou par leurs communautés. J’ai rencontré des unitariens qui ont gardé pour eux-mêmes leur propre questionnement, comme des flammes à combustion lente sur le point de s’éteindre. Combien se sentirent-ils bénis, ceux qui finalement trouvèrent une communauté religieuse les accueillant à bras ouverts, eux qui cherchaient.


Nous pouvons plaisanter sur le fait que nos symboles ne sont ni l’étoile, ni la croix, ni même le calice. Nous pouvons rire et dire que notre symbole, c’est le questionnement. Toutefois nous pouvons nous réunir le dimanche de Pâques, ou tout autre dimanche, avec le courage de chercher le centre dans chaque chose qui est sans cesse changeante, en constante transformation. Ni la mort, ni la résurrection, mais le courage de questionner ce qui a besoin d’être changé : c’est ceci le message de Pâques que je veux transmettre.


Vous trouverez une sélection des sermons de Diane Rollert sur le site de l’Eglise unitarienne de Montréal


* Marie-Claire Weber-Lefeuvre, protestante libérale et unitarienne, est auteur d'une "Etude des évangiles" parue à l'Harmattan (Paris) en septembre 2006 (voir nos Actualités unitariennes du samedi 3 mars 07, "Une laïque nous parle des évangiles", recension du livre par Jacques Musset). Depuis le début de cette année, elle anime un blog qu'elle consacre à l'étude de l'évangile de Marc (lien)


Note de la traductrice : Les Béatitudes - une partie du " Sermon sur la montagne " chez Mathieu (V, 3-12) - se trouvent aussi chez Luc (VI, 20-26). Voir les différentes traductions qui en ont été faites (lien).


Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 18:18
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : Canada francophone - Communauté : Religions en toute liberté
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rumi_danse.jpg

Au nom de la Miséricorde et de la Compassion :

Suivant les traces d’Ibn Arabi, maître soufi,

nous laissons se dilater nos coeurs,

afin de les rendre capables d'étreindre

toute forme spirituelle ou existentielle.

Notre cœur, pour celles et ceux qui cherchent,

est devenu une église, un temple, une synagogue, une mosquée,

un sanctuaire, une citadelle pour les humbles, les souffrants

et les minorités d'où qu'elles viennent.

Nous croyons en la religion de l'Amour, qui n'a pas de genre,

vers laquelle se dirigent les histoires personnelles.

Car l'Amour est notre religion et notre foi.

 

In the name of compassion and loving-kindness,
Following the path of Sufi master Ibn 'Arabi, we open our hearts wide

so that they may grow to embrace all forms of spirit and existence.

For the seekers that we are, our heart has become a church,

a temple, a synagogue, a mosque, a sanctuary,

a citadel for those who are humble, those who are suffering,

those who come from and those who remain in the margins of minority.

We believe in the religion of Love : Love which has no gender;

Love in which all our own and unique stories shall one day converge.

Love is our religion ; Love is our faith.

 

  prière de Yohann Amal * (Fraternité unitarienne de Bordeaux),

présentée par le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF),

traduit en anglais par Jo-Anne Elder

(Congrégation de Fredericton, Nouveau-Brunswick, Canada)

Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 19:48
- Par Yohann Amal - Publié dans : la prière du mois - Communauté : Religions en toute liberté
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L’anglais est devenue la langue de communication pour toutes les rencontres internationales, y compris pour les unitariens du monde entier. En plus, chaque site a intérêt d’avoir une rubrique en anglais afin d’être accessible aux élites de tous les pays. C’est ce que notre Eglise s’est d’ailleurs empressée de faire en ouvrant une rubrique « English translation » afin que nos meilleurs articles soient universellement accessibles.

Ceci dit, les aires linguistiques constituent des espaces de communication plus intenses et plus populaires. Ils sont en plus appelés à devenir les nouvelles frontières de nos solidarités. Déjà les anciennes frontières politiques de la France d’avec les pays francophones voisins (Wallonie, Brabant, Suisse romane, Monaco, Andorre) ne sont pratiquement plus perceptibles. Langue et culture rimant de pair, les frontières linguistiques seront aussi des frontières culturelles. Ces dernières décennies, poètes, artistes et chanteurs ont été de véritables ponts entre le Québec, la France et la Belgique. Entre la France et l’Afrique noire francophone, ce sont les Eglises et les Ong qui ont été des tisseurs de liens. Etc.

l-internaute.jpg
Les unitariens de tous les pays ont pris conscience de l’importance de l’anglais plus facilement que d’autres mouvances car leur religion s’est développée très largement dans les pays anglo-saxons ; par contre des efforts restent à faire pour valoriser les autres langues. Quelques signes sont cependant à noter car ils nous encouragent : la prière envoyée chaque mois à toutes les congrégations locales par notre réseau mondial, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) est rédigée dans la langue de celui qui l’a proposée, puis doublée en anglais – et notre Eglise, à réception, la traduit en français et en portugais (plus en basque et en occitan pour le mois dernier !) ; la même instance a accepté comme membre associé le réseau unitarien-universaliste des espérantistes (UU Esperanto Network) ; au Canada, pays officiellement bilingue, le Conseil unitarien du Canada (CUC) à un forum d’information intitulé « CUC en français » et son site comporte une rubrique en français ; à Montréal, la pasteur qui est d’origine américaine, la révérende Diane Rollert, a fait l’effort d’apprendre le français ; à Philadelphie, aux Etats-Unis, un groupe francophone prie avec nous lors de nos cultes mensuels. Cela bouge ! Mais une politique linguistique plus volontariste et plus systématique serait souhaitable.

Nous rappelons que, en mai 2008, avec nos amis québécois, dans le cadre d’une rencontre nationale du CUC, nous avons lancé l’Appel d’Ottawa (lien). Le premier effet en fut la fondation de notre Eglise un mois après, en juin 2008 – la première Eglise "linguistique" existante sur la Toile. Mieux, en hébergeant un site portugais, notre Eglise francophone affirme plus largement encore le multiculturalisme qui doit permettre à notre Humanité de conserver toutes ses traditions.

Oui, après une mondialisation marquées par l’adoption de l’anglais comme langue utilitaire, nous avons à reconstruire la tour de Babel ! C’est en effet avec nos propres langues que nous louons le mieux l’Eternel et que nous aimons communiquer avec plaisir et humour avec nos semblables.
Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 04:27
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : l'Appel francophone d'Ottawa - Communauté : Religions en toute liberté
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L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a célébré, ce samedi 20 mars 2010, son 40ème anniversaire (l’OIF fut fondée le 20 mars 1970). Rappelons son importance : 1/3 des pays représentés à l’ONU, 200 millions d’habitants ... et les unitariens francophones, quelques 1 500 fidèles. Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est l’actuel président.

grammaire.jpg Son enjeu n’est pas seulement la défense de la langue française, mais aussi, face à l’internationalisation de l’anglais comme langue utilitaire – ce que les francophones ne contestent nullement – la défense de la Tour de Babel : le maintien de notre patrimoine linguistique, la diversité de nos cultures et de modes de penser.

Paris est la capitale de la francophonie. Le prochain siège de l’OIF, la « Maison de la Francophonie » regroupera les services qui étaient jusqu’alors disséminés en 5 sites dans le 7e arrondissement de Paris, au 19-21 de l’avenue Bosquet (deux immeubles de style haussmannien). On compte pas moins de 300 agents à ce siège. Les différents opérateurs de la Francophonie : l’Association internationale des maires francophones, l’Agence universitaire de la Francophonie ou encore l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, n’y auront pas leur siège, mais disposeront de bureaux de représentations.

Y-a-il un regain de l’attrait du français ? C’est ce que laisse entendre un récent article du journal La Croix : « Tous amoureux du français », par Denise AMOUN (au Caire), Sylvain DULAC (à Pékin), Stéphanie FONTENOY (à New York) et Delphine NERBOLLIER (à Istanbul), le 19 mars 2010 (lien).

Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 03:18
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : la francophonie - Communauté : Religions en toute liberté
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Noelle Colle Quiberonsur le bateau de Michel Jamet, à Quiberon, en septembre 2009

Noëlle Colle est conseillère de notre Eglise et traduit régulièrement les prières mensuelles, qui nous sopnt envoyées par l'ICUU, de l'anglais au français (lien). Elle a été présidente de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) durant un an, de mars 2009 à mars 2010. Malgré son âge, elle avait eu le courage d'accepter ce poste parce que nous manquions alors de candidats ; depuis mars, un nouveau bureau a pu se mettre en place et, tout aussi volontairement, elle a laissé place aux jeunes ! (lien). Le samedi 6 mars, elle est venue à Nantes pour l'assemblée générale de l'AFCU puis, toujours active, elle a aussitôt embrayé sur le congrès national d'Amnesty France, dont elle aide le secrétariat national, à la Cité des Congrès à Nantes.  Elle y a malencontreusement fait une chute qui a causé une hémorragie interne au genou. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 17:15
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : nos faire-part - Communauté : Unitariens
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Une Eglise, c'est un peu comme une famille, ou du moins une seconde famille pour nombre de ses fidèles, un cercle plus élargi mais qui reste de confiance, avec des gens que l’on connaît un peu et que l’on aime, avec qui on partage le meilleur de nous mêmes : ce qui transcende nos êtres, notre existence, notre soucis de grandir ensemble en nous encourageant mutuellement dans notre propre spiritualité. Ce second cercle de sociabilité reste un peu intime : on s’y confie, on partage ses joies, mais aussi ses peines.

François aime les hautes montagnes des Pyrénées béarnaises, les vallées aux pentes raides qui mènent vite aux sommets enneigés. Il aime chausser les skis, aller voir les chamois. Et puis, il se sent à l’aise dans cette culture locale où l’occitan n’a pas tout effacé du basque d’antan, où les accents se prononcent encore forts et fiers. Jeune ménage, il fait tout pour sa petite famille, Edith sa compagne et leurs deux enfants, Benoît (7 ans déjà) et la petite Céline.

Et puis, une brusque alerte de santé où il apprend que sa jambe droite risque d’être handicapée : une tumeur au cerveau, certes non cancérigène mais qui doit être ôtée dans les meilleurs délais. L’anxiété du lendemain : quand et comment pourra-t-il remarcher ? pourra-t-il conserver son emploi car il devra limiter la position debout ? et puis la fin des longues marches dans la nature ...

croix-de-fer-col-de-la.jpg
Dans tous les paysages de nos pays chrétiens, des croix de carrefour, de franchissement de col ou encore de cime nous rappellent combien notre vie est faite aussi de souffrance ; des chemins de travail et de peine, de joie parfois. Quand François pourra-t-il reprendre sa marche vers les cimes ?


Que François et sa petite famille trouve ici notre amitié, nos prières pour eux, l'espérance pour lui et les siens au-delà des obstacles présents.

 

Suite : Le 3 avril, la veille de Pâque, François nous a donné de ses nouvelles après son opération du vendredi 26 mars


"Salut à tous !  Oui, je suis enfin rentré à la maison et c'est bon pour le moral. C'est le matin au réveil que je suis le plus en forme. Le kiné vient vers 11h 00 pour des séances de 15mn qui m'épuisent littéralement. Au niveau des céphalées qui apparaissent souvent l'après-midi, on a trouvé avec mon médecin traitant un bon antalgique qui soulage bien la douleur ...". Trois mois d'arrêt de travail et, en perspective, un changement de poste au sein de son entreprise afin d'éviter la station debout.  "J'ai besoin d'une prothèse de cheville et d'une canne pour pouvoir me déplacer. Il me faudra plusieurs mois pour espérer récupérer ma jambe droite d'antan".


"je suis les décisions du bureau d'un oeil [François est trésorier au sein du bureau de l'AFCU] et je les approuve, quant au groupe de discussions [groupe Yahoo "Unitariens francophones"], je ne suis pas encore prêt à m'y rendre, trop fatiguant ; mais saluez bien les copains du groupe de ma part ! A très bientôt, je vous embrasse".

Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 17:14
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : nos faire-part - Communauté : Unitariens
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En 1961, les congrégations unitariennes des Etats-Unis et du Canada ont fusionné avec l'Eglise universaliste américaine pour former l'Association unitarienne-universaliste (Unitarian Universalist Association of Congregations, UUA). Celle-ci fonctionne comme un réseau de congrégations, du moins comme une fédération au fonctionnement très souple et dont le siège est à Boston.

Le Mouvement unitarien universaliste au Québec (MUUQ) reproduit sur son site les sept principes de l'UUisme (abréviation pour unitarisme-universalisme), en y ajoutant les sources. Ce sont là des textes de qualité qui ont été profondément réfléchis et qui ont fait l'objet de revisions lors d'assemblées générales successives en 1984, 1985 et 1995. Nous remercions nos amis québécois de les avoir mis à la disposition du public francophone dès l'ouverture de leur site, dans les années 2000 (lien).

Mouvement-universaliste-unitarien-au-Qu-bec.jpg logo du Mouvement unitarien universaliste au Québec (MUUQ)

Les principes de l'Association unitarienne universaliste

 

Nous, assemblées membres de l'Association unitarienne universaliste, sommes vouées à la reconnaissance et à la promotion des principes suivants :  1 -  La valeur et la dignité intrinsèques de toute personne. 2 -  La justice, l'équité et la compassion comme fondements des relations humaines. 3 -  L'acceptation mutuelle et l'encouragement à la croissance spirituelle au sein de nos assemblées. 4 -  La liberté et la responsabilité de chaque personne dans sa recherche de la vérité, du sens de la vie et de la signification des choses. 5 -  La liberté de conscience et le recours au processus démocratique aussi bien dans l'ensemble de la société qu'au sein de nos assemblées. 6 -  L'aspiration à une humanité où règneront la paix, la liberté et la justice pour tous. 7 -  Le respect du caractère interdépendant de toutes les formes d'existence qui constituent une trame dont nous faisons partie.

 

Les sources de l'Association unitarienne universaliste :  nous avons puisé à des sources diverses la vivante tradition que nous partageons :


* L'expérience directe du merveilleux et transcendant mystère, universellement reconnu, qui suscite un renouveau de l'âme et une attitude réceptive envers les forces qui sont à l'origine de la vie et veillent à son épanouissement.


*Les paroles et les actions de visionnaires, hommes et femmes, qui nous incitent à miser sur la justice, la compassion et le pouvoir de transformation de l'amour pour affronter le mal sous toutes ses formes.


*La part de sagesse de toutes les religions qui est, pour nous, une source d'inspiration morale et spirituelle.


* Les enseignements du christianisme et du judaïsme qui nous convient à aimer notre prochain comme nous-mêmes en reconnaissance de l'amour que Dieu nous manifeste.


*  Le message humaniste qui nous incite à utiliser notre raisonnement et à prendre en considération les résultats de la science, et qui met en garde notre âme et notre esprit contre toute forme d'endoctrinement et de fanatisme religieux


* Les enseignements spirituels des traditions nomades qui célèbrent le cycle sacré de la vie, nous invitant à vivre en harmonie avec les rythmes de la nature. Remplis de gratitude envers le pluralisme religieux qui enrichit et ennoblit notre foi, nous sommes animés par le désir d'approfondir notre compréhension et de développer notre perspicacité.

 

En tant qu'assemblées autonomes, nous souscrivons à cette déclaration de principes, nous engageant à nous témoigner mutuellement soutien et confiance.

 


Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 04:13
- Par Mouvement unitarien et universaliste au Québec - Publié dans : les piliers de l'Eglise - Communauté : Unitariens
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Le samedi soir 6 mars, l’Eglise réformée de Nantes et Loire-Atlantique présentait le chanteur congolais Marcel Boungou *, l’une des plus belles voix actuels du Gospel.
* BOUNGOU Marcel – 2008 – Du Gospel à l’Evangile, itinéraire d’un « gospel singer » africain ; entretiens avec Jacques Bonnadier, aux Editions Onésime 2000 (Allauch, département des Bouches-du-Rhône), 96 p. + un CD. Voir le site officiel de ce chanteur (lien), ainsi que, sur GoDieu.com, plusieurs de ses chants en accès libre (lien)


magnificat_gospel.jpg Il était soutenu par le Chœur Magnificat Gospel, une chorale nantaise montée en 2002 par le Congolais Hamez Sébastien Bayina, et dont le siège est l’adresse de l’ERF. La soirée fut introduite par la pasteur de l’Eglise, Mme
Caroline Schrumpf

Faisait partie de la qualité de ce spectacle, l’expression de la foi. Comme leur nom l’indique, le Gospel est une proclamation du kérygme de l’Evangile : aimer Jésus qui nous sauve. Avec les mêmes rythmes et les mêmes voix profondes, il prend le relais des Negro-Spirituals chantés par les esclaves dans les plantations d’Amérique, entre les années 1760 et 1865, une théologie de la libération avant l’heure, centrée sur la figure de Moses (= Moïse), libérateur de son peuple, une célébration de Jéricho et de la conquête de la Terre promise, une formidable espérance communautaire pour un peuple opprimé. Le Gospel en prend le relais avec des actions de grâce pour tout ce que l’Evangile, qui est "La Bonne nouvelle", nous apporte.

Et c’était bien cette expression de la foi que j’ai admirée dans cette jeune animatrice de chorale qui exhortait de la voix, des gestes, du regard ses compagnons de chants. Au-delà de sa beauté physique, il y avait celle de sa foi en Dieu. Comme l’a dit d’ailleurs lui-même Marcel Boungou, le Gospel sans la foi ni les paroles de l’Evangile, ce n’est plus du Gospel ! En dépit de sa jeunesse, elle était comme une véritable Pasionaria de la foi dans la lignée des filles de Jérusalem.

Louons ainsi Dieu de tout notre cœur et de toutes nos forces. Le lendemain matin, en notre culte de ce dimanche, c'est à sa force de conviction et d'expression que j'ai pensée (Jean-Claude Barbier, Bordeaux).

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 06:01
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Religions en toute liberté
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bistrot.JPG
François - Ce culte interactif a tenu ses promesses, même s'il n'y avait pas grand monde présent. Il n'y a pas à dire célébrer tous ensemble, c'est quand même autre chose. Je suis sûr que d'autres personnes feront des commentaires par la suite et que cette façon originale de célébrer est amenée à se développer.
ça me parait être une réussite.

Garret - Comme je l'ai dit, ce doit être une première mondiale et c'est aussi fabuleux. Merci à tous ceux qui ont rendu l'expérience possible. Bon dimanche,
Yohann - Merci pour tes encouragements, Garret, et bon dimanche également.
François- Tiens, tiens... Dans mon village aussi, quand j'étais gosse, beaucoup d'hommes se rendaient au café après la messe. Les unitariens ont donc les mêmes habitudes ! Bon, on se boit un Ricard ? Allez A +
Laurent : " Bon, on se boit un Ricard ? ". Un Ricard ? Tiens, tiens, on sent de suite le tropisme basque !
Yohann - OK, François, mais pour Benoît [7 ans], ce sera une menthe à l'eau ! Salutations à Edith, et bon dimanche à tous.
François à Yohann - Bravo et merci à toi Yohann.Tu as été un merveilleux chef d'orchestre [webmestre pour ce culte] et sans toi rien n'aurait été possible. Tu as eu raison de modifier le format et de le ramener à 1h 00. J'avais peur que ça traîne en longueur, mais ça n'a pas été le cas. Comment as tu vécu la chose d'un point de vue technique ?
Maël - merci beaucoup, c'était très sympa. bon dimanche à tous ...
François - Merci de vos encouragements. Personnellement, j'ai vécu ce culte en famille et il s'en ait dégagé beaucoup d'émotions. Nous avons une pensée émue pour C. qui a choisi de nous quitter cette semaine. J'espère que nous continuerons de célébrer de cette façon. Je souhaite bonne chance à Grégoire pour le mois prochain [car c’est lui qui animera le culte du mois prochain, dimanche 4 avril – qui sera les Pâques chrétiennes]. Bon dimanche à tous !
Yohann -
Je souhaite encore remercier celles et ceux qui ont participé à ce culte en partageant ce qu'ils vivaient. Merci également à celles et ceux qui ont vécu ce moment avec nous, sans pour autant s'exprimer.

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 12:41
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Unitariens
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Ont participé à ce culte en direct et inter-actif de 10h 30 à 11h 30 (heure de Paris) : François Arnault (Pau) en famille avec sa compagne Edith, leur fils Benoît (7 ans) et leur fille Céline ; Laurent Trouvé (Pau), Garret Shuton (Liège), Maël Strom (Paris), et Yohann Amal (Bordeaux)

Vous êtes fraternellement invités à notre culte du dimanche 7 mars 2010 qui commencera à 10h 30. Vous trouverez ici une vidéo, un texte du Nouveau testament et un autre de littérature profane, puis une proposition de la part de l'animateur de ce culte pour son déroulement.  Vous pouvez y participer en vous exprimant au moyen de commentaires.
Ce culte est en direct et il est interactif. vous pouvez laisser vos commentaires tout en bas de la page. Pour lire les nouveaux commentaires des autres, il vous faudra réactualiser de temps à autre la page.


Ouverture du culte (10h 30)

calice_flamme_et_ice.gif François - bonjour à tous et bienvenue sur le site de notre Eglise. Je m'appelle François et, aujourd'hui, c'est moi qui animerai notre premier culte en direct. J'invite chacun d'entre vous à allumer le calice ou une bougie. C'est un geste symbolique qu'accomplissent tous les unitariens du monde quand ils célèbrent ensemble. Vous pouvez nous signaler votre présence en nous faisant un petit signe (dans les commentaires ). Je vous propose à présent de dire la prière unitarienne du mois de mars dans la langue que vous aurez choisie.

Voici la version française : " Que toute toutes les nations s'unissent et prient Dieu ensemble, parlent d'une même voix, adorent et acceptent la parole divine. Que de l'amour jaillisse de magnifiques louanges à chanter à l'unisson par l'Humanité entière."

Maël - salut à tous !
François - salut à tous, ça y est c'est le grand jour. Tout à l'air de fonctionner pour le moment. Bon culte à tous.
Benoît (7 ans) - bonjour à tous ! Je fais le culte avec vous.
Yohann - C'est merveilleux Benoît ! Nous sommes très heureux de t'avoir avec nous !
Edith
- bonjour à tous. je ne sais pas trop où je mets les pieds, mais ça à l'air sympa.
Yohann - Bonjour Edith, ne vous inquiétez pas. Je vous souhaite un bon moment de recueillement.
Garret – Je pense que c'est une première mondiale, un culte sur le web ! Et oui, le christianisme évolue depuis l'invention de l'imprimerie et la bible de Luther. Je me réjouis de me joindre fraternellement, non seulement à vous, mais à tous les chrétiens de la terre qui ont pour but un monde fraternel, où tout le monde puisse vivre en paix.


2- Première lecture (10h 40)

jesus_samaritan_woman2.jpg Jean chapitre IV –
traduction Jean-Yves Leloup
« Il [Ieshoua] arrive dans une ville de Samarie appelée Soukhar, près de la terre jadis donnée par Iaaqôb à son fils Iosseph. Là se trouve le puits de Iaaquôb, Ieshoua fatigué par la route s'assied au bord du puits ; c'est environ la sixième heure. Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. - Jésus lui dit : Donne-moi à boire, [ses disciples sont allés à la ville pour y acheter des provisions].

"Jesus and the Samaritan Woman", par Stephen Broadbent, cathédrale de Chester, Angleterre.

- La Samaritaine lui dit : Comment ! Toi qui est Iehoudim [ndlr Judéen], tu me demandes à boire à moi une Samaritaine ? (Les Iehoudim, en effet, n'ont pas de relations avec les Shomronim [ndlr samaritains]
- Ieshoua lui dit : Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : donne-moi à boire ? c'est toi qui l'en aurais prié et il t'aurait donné de l'Eau Vive.
- La femme lui répond : Seigneur, tu n'as rien pour puiser et le puits est profond, d'où la tires-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Iaaquôb qui nous a donné ce puits ? Il s'y est abreuvé, lui, ses fils et ses bêtes.
- Ieshoua lui dit : Qui boit de cette eau aura soif à nouveau. Celui qui boira l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source, jaillissement de vie éternelle.
- La femme lui dit : Seigneur, donne-moi de cette eau que je n'aie plus jamais soif et que je vienne plus ici pour puiser.

  François - Chacun d'entre vous peut nous adresser à présent un commentaire s'il le désire. J'ai choisi cet extrait de Jean car c'est pour moi un des passages les plus importants de cet évangile. Jésus veut nous faire comprendre ici que chacun d'entre nous, qui que ce soit, contient au plus profond de son être les ressources nécessaires pour pouvoir être une source d'amour à l'image de Dieu. Cette loi d'Amour absolu est la loi qui selon Jésus doit abolir toutes les autres. C'est elle qui doit régir le monde. Même Dieu se nourrit de notre amour.
Garret - Judicieux le choix de Jean chapitre IV ; c'est la base de notre foi ouverte et compréhensive pour chacun.
Yohann - Merci, François, pour le choix de ce texte dans l'évangile de Jean. C'est bien vrai : seuls l'Amour et la Compassion sauveront notre monde, qui en manque cruellement.


3 - Chant (10h 55)

François - Chacun peut visionner le clip "Down to the river to pray" et lire sa traduction en français.

4 - Lecture d'un poème de Victor Hugo (11h 05)

La nichée sous le portail


Oui, va prier à l'église, / Va ; mais regarde en passant, / Sous la vieille voûte grise, / Ce petit nid innocent.
Aux grands temples où l'on prie, / Le martinet, frais et pur, / Suspend la maçonnerie / Qui contient le plus d'azur.
La couvée est dans la mousse / Du portail qui s'attendrit; / Elle sent la chaleur douce / Des ailes de Jésus-Christ.
L'église, où l'ombre flamboie, / Vibre, émue à ce doux bruit; / Les oiseaux sont pleins de joie, / La pierre est pleine de nuit.
Les saints, graves personnages / Sous les porches palpitants, / Aiment ces doux voisinages / Du baiser et du printemps.
Les vierges et les prophètes / Se penchent dans l'âpre tour, / Sur ces ruches d'oiseaux faites / Pour le divin miel d'amour.
L'oiseau se perche sur l'ange ; / L'apôtre rit sous l'arceau. / Bonjour, saint ! ? dit la mésange. / Le saint dit : Bonjour, oiseau !
Les cathédrales sont belles / Et hautes sous le ciel bleu ; / Mais le nid des hirondelles / Est l'édifice de Dieu.

Lagny, juin 1856 (Les Contemplations, Victor Hugo)
OiseauxEguillesAquaChristiane2006-11-07r720.jpg

François - Vous pouvez à présent nous envoyer un commentaire à propos de ce texte. Dans Les Contemplations, nombreux sont les textes qui font écho plus ou moins directement à La Samaritaine de Jean et à la Source qui représente Dieu. J'ai pourtant choisi la nichée sous le portail, un texte plus frais, plus léger sous la plume d'un des plus grand écrivains francophones. J'ai pensé qu'il plairait aux enfants qui partagent parfois notre culte. C'est aussi un clin d'oeil à notre Eglise francophone sans murs !
Edith - On peut distinguer dans ces Contemplations, les textes qui ont été écrits après que l'auteur perde sa fille Léopoldine. Ces derniers sont en général plus sombres et mélancoliques.


5- Communion inter-faith / partage de nos fois spirituelles et  religieuses (11h 15)

François - Chacun peut visionner le clip interfaith "Toward the One"
KIRTAN INTER-FAITH Shalom Tare Ram – par JaiMa James, mis sur YOUTUBE le 21 août 2007, ci-dessous. C'est un moment de communion avec tous les unitariens du monde, quelles que soient leurs origines. Pendant ce clip, chacun pourra également s'exprimer librement, comme nous avons l'habitude de le faire au sein de notre groupe Yahoo "Unitariens francophones" (lien).

si la vidéo ne s'ouvre pas sur cette page, utilisez le lien

6 - Conclusion du culte (11h30)

François - Nous nous disons "au-revoir". Il reste possible d'envoyer des commentaires.

Benoît (7 ans) - C'était très bien le culte. Ce que j'ai le plus aimé c'est faire des commentaires et allumer la bougie.
Garret - Et bon anniversaire à Benoît. Félicitation pour ton courage et ta foi, surtout, continue dans ta recherche spirituelle.
Yohann - Benoît, merci beaucoup pour tes commentaires. Nous t'embrassons bien fort et tu peux passer le bonjour de notre part à toute ta famille. Bon dimanche !

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 10:45
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Religions en toute liberté
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Vous êtes fraternellement invités à notre culte du dimanche 7 mars 2010 qui commencera à 10h 30. Vous trouverez ici une vidéo, un texte du Nouveau testament et un autre de littérature profane, puis une proposition de la part de l'animateur de ce culte pour son déroulement.  Vous pouvez y participer en vous exprimant au moyen de commentaires.

Par ce culte, relions nous les uns avec les autres et avec la Source de la Vie

hayley_westenra_forum.jpghayley_westenra_yeux_verts.jpghayley_westenra.jpgHayleyWestenra_1.jpg Hayley-Wenstera Chantons avec
Hayley Westerna,
jeune artiste new-zélandaise :
"Down in the river to pray"



Cette vidéo est d'Alisson Krauss ; voir la VO du film O'Brothers, quand ils se retrouvent au milieu d'un baptème par immersion totale. Si la vidéo ne s'ouvre pas, vous pouvez utiliser ce lien

Une autre version, avec un groupe de chanteurs 
si la vidéo ne s'ouvre pas, vous pouvez utiliser ce lien

hayley westenra arc en ciel R : As I went down in the river to pray

Studying about that good old way

And who shall wear the starry crown

Good Lord, show me the way !

 

O sisters let's go down,

Let's go down, come on down,

O sisters let's go down,

Down in the river to pray.

 

O brothers let's go down,

Let's go down, come on down,

Come on brothers let's go down,

Down in the river to pray.

 

O fathers let's go down,

Let's go down, come on down,

O fathers let's go down,

Down in the river to pray.

 

O mothers let's go down,

Let's go down, don't you want to go down,

Come on mothers let's go down,

Down in the river to pray.

 

O sinners let's go down, / Let's go down, come on down, / O sinners let's go down, / Down in the river to pray.

Down In The River To Pray / Descendons à la rivière pour prier

traduit en français par Garret Shuton (Liège)


R : Alors que je descendais à la rivière pour prier / En pensant à ce bon vieux chemin / Et à qui devrait porter la couronne étoilée / Seigneur, Toi qui est bon, montre moi le chemin.

 

Ô mes soeurs descendons, / Allez descendons, allons en bas / Ô mes soeurs descendons, / Descendons à la rivière pour prier. / R / Ô mes frères descendons, / Allez descendons, allons en bas / Venez mes frères, allons en bas / Descendons à la rivière pour prier / R / Ô mes pères descendons, / Allez descendons, allons en bas / O mes pères descendons, / Descendons à la rivière pour prier / R / Ô mes mères descendons, / Allez descendons, allons en bas / Venez mes mères allons en bas / Descendons à la rivière pour prier / R /  / Ô nous qui sommes pécheurs devant Dieu,  descendons, / Allez descendons, allons en bas / Ô nous qui sommes pécheurs devant Dieu, descendons, / Descendons à la rivière pour prier / R

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 02:37
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Unitariens
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Nigeria, OlodumareGbogbo Eda Dapo,

E Jo Yin Oluwa.

E Pa Ohun nyin po,

Lati Fe Oro Na;

K’ ife da orin ope nla,

Ki gbogbo eda k’o si gbe.

 

Let all nations live together in unison

And praise GOD together.

Speak with one voice

To LOVE and accept the Word.

Let LOVE create great songs of praise

For all living souls to sing together.

 

Que toutes les nations s'unissent et prient Dieu ensemble, parlent d'une même voix, adorent et acceptent la parole divine.

Que de l'amour jaillissent de magnifiques louanges à chanter à l'unisson par l'Humanité entière

 

en occitan : Poscan totas las nacions ligar-se e pregar Diu totas amassas, parlar d'ua medisha votz, adorar e acceptar la paraula divina. Que l'amor e posca inspirar magnificas laudadas de cantar amassas per l'umanitat sancèra.


en euskara (basque) :

Denok elkar bil dezagun, herri guzietatik

Denok otoiz egin dezagun

Onartu dezagun Zure elea, Jauna

Gure amodioari esker, munduko toki guzietatik, kantatuko ditugu, denok batean, goresmen ederrenak zuretzat Jauna.

 

prière proposée en yoruba et doublée en anglais par Olufemi Matimoju au nom de la First Unitarian Church of Nigeria, traduite en français par Noëlle Colle (Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, France), en occitan par Laurens Trobat (France), en basque par François Arnault (France).


Rendons grâce, en toutes nos langues et avec toutes nos richesses culturelles,  pour la Vie que nous avons reçue.

 

toutes les langues sont libres et égales en dignité et en droit !

"cante pèr nostro lengo mespresado, car cantan que pèr vautre, o pastre e gènt di mas"

(Frédéric Mistral, auteur provençal, Provence, France)

 

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 09:22
- Par Olufemi Matimoju - Publié dans : la prière du mois - Communauté : Unitariens
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Christiane-Geisler--Philadelphie.jpgChristiane Geisler (Philadelphie, Etats-Unis) - Une tempête de neige s'était abattue sur la ville, et nous n'étions que 4 (Stéphanie, Dane, Anne et moi) à nous retrouver ensemble ce dimanche.


Pour ce mois, nous avions décidé de lire et discuter la dernière prédication du pasteur James Woody, a l'Oratoire du Louvre (lien). Nous sommes tous à des étapes différentes dans notre cheminement spirituel, mais nous considérons serieusement le 3ème principe des unitariens-universalistes : accepter les autres et encourager la croissance spirituelle dans nos congrégations. Meme si le message de cette prédication était trop "déiste" pour certains d'entre nous, sa lecture et notre discussion nous ont nourris et ont renforcé notre sentiment d'appartenir a cette grande communauté unitarienne francophone. Nous en avons ressenti une immense gratitude.


Nous continuons aussi notre petite intervention de soutien à l'Eglise unitarienne de la République Démocratique du Congo.


Salutations à tous !

 

"Chaque jour vaut mille ans ! " (Psaume 90 ; Cantique des cantiques 3:1-4a ), prédication du pasteur James Woody * au culte du dimanche 31 janvier 2010 à l'Oratoire du Louvre (Eglise réformée de France ERF, Paris), publiée sur le site de cette Eglise
* le pasteur James Woody est pasteur de cette paroisse et a été élu président de l’association Evangile et liberté en octobre 2009, succédant ainsi à Michel Jas.


Oratoire-du-Louvre.jpg Résumé proposé par Jean-Claude Barbier : A l’encontre de certains textes de la Bible qui insistent sur ce qui semble être de l’ordre de la vanité humaine et des choses vaines, J. Woody n’hésite pas à critiquer ce qui lui paraît être des erreurs de lecture, voire des erreurs théologiques, comme celle qui consiste à minimiser l’homme au regard de l’éternité et de la toute puissance de Dieu : mille ans de notre vie humaine ne vaudraient rien en face d’un jour auprès de Dieu.

 

Le temple de l'Oratoire du Louvre, à Paris

En effet, cela conduit à une dévalorisation de l’action des hommes, à un anti-humanisme, et à un fatalisme face à nos souffrances. Tour à tour J. Woody évoque la femme adultère (devrait-elle donc attendre son pardon du Jugement dernier ? et alors n’être qu’un objet aux mains de Dieu), l’acceptation des castes par le bouddhisme, dès lors que « la vie n’est qu’une forme d’illusion, un état qu’il faut supprimer, éteindre (selon le sens du mot Nirvana) et l’un des principes fondamentaux est que la vie est impersonnelle », le report de l’œcuménisme à un « un au-delà de l’histoire, […] à… un jour : un jour où nous verrons… un jour où les esprits seront bien disposés… un jour… à la manière de celle qui chante qu’un jour son prince viendra… jour futur ".


Ors, face à cette théologie « extrêmement démobilisatrice et contradictoire avec ce que Dieu nous propose de vivre dès à présent », une lecture plus complète de la Bible nous donne une toute autre vision : « Contre une théologie qui réduit l’homme à néant car la durée de sa vie serait insignifiante au regard de l’éternité, la Bible nous propose une théologie qui développe la qualité comme mesure première de l’existence. » Le psaume 84, par exemple, qui, au verset 11, dit que « mieux vaut un jour dans tes parvis que mille [ailleurs] ». J. Woody y voit une théologie de l’intensification qui conduit à l’action.


« Oui, Dieu est celui qui est capable d’intensifier notre quotidien, celui qui peut donner de l’épaisseur à notre vie, celui qui peut nous enseigner une nouvelle manière de compter nos jours en cessant d’additionner les jours, les années pour savoir ce que vaut notre vie, car c’est l’intensité de ce qui est vécu qui compte vraiment. »

 

Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 08:41
- Par Christiane Geisler - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Religions en toute liberté
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L’oraison de Nostre Seigneur Jesus-Christ (traduction et versification : Clément Marot 1496-1544)

marot3.jpg Pere de nous, qui es là hault ès cieulx,
Sanctifié soit ton nom precieux ;
Advienne tost ton sainct regne parfaict ;
Ton vueil en terre, ainsi qu'au ciel, soit faict ;
A ce jourd'huy sois nous tant debonnaire,
De nous donner nostre pain ordinaire ;
Pardonne nous les maulx vers toy commis,
Comme faisons à tous nos ennemis,
Et ne permetz en ce bas territoire
Tentation sur nous avoir victoire ;
Mais du malin cauteleux et subtil
Delivre nous, ô Pere. Ainsi soit il.

le "Notre Père" remanié par Régis Pluchet (Le Mans) pour une lecture réactualisée à l'usage de nos contemporains : "Notre Père / Mère"

Notre Père qui es aux cieux
Notre Mère la Terre
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté  soit faite
Sur la terre comme au ciel
Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation.
Mais délivres-nous du Mal.
Amen.
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 14:27
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : un espace de prière et de méditation - Communauté : Religions en toute liberté
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sainte familleJe te salue Marie

Je te salue Marie, pleine de grâces.
Le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus, le fruit de tes entrailles,
est béni.

Je te salue Joseph

Je te salue Joseph,
plein de force et d’habileté.
Le Seigneur est avec toi.
Et ton fils Jésus,
à qui tu fis découvrir la Torah
et le travail du bois,
Est béni.

texte proposé par Régis Pluchet (Le Mans, France)


Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 14:13
- Par Régis Pluchet - Publié dans : un espace de prière et de méditation - Communauté : Religions en toute liberté
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Saintes--S-verine-Guillarme.jpgNotre fille ainée, Sara, 7 ans et demi, sera baptisée cette année. Le baptème aura lieu le dimanche 11 avril, au temple du Foyer de l'Ame à Paris, que Charles Wagner construisit, et sera effectué par le pasteur Pierre Jean Ruff (ndlr : pasteur de l'Eglise réformée de France et par ailleurs conseiller honoraire de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU).


Sara va donc rejoindre la famille protestante libérale, j'en suis heureuse et elle en est elle même très contente. Je continue à l'ouvrir autant que faire se peut à une spiritualité large, questionnante et accueillante.


Je suis sûre que vous penserez à nous ce jour-là, à elle surtout !

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 00:30
- Par Séverine - Publié dans : nos faire-part - Communauté : Unitariens
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cimerszPascal Acker (Alsace, France) - Deux fois par mois il y a culte en allemand dans ma paroisse. Comme je ne comprends pas bien cette langue, je reste chez moi et je m'occupe de ma famille. Cette semaine, j'ai mis au point un petit temps de culte. Pour cette célébration, je me suis servi de la liturgie de l'Église de Hongrie (lien).

1. Cantique - J'ai écouté " Gather the spirit " un cantique unitarien américain tiré du recueil de cantiques Singing the Living Tradition (lien

2. Cantique - J'ai écouté " Spirit of Life " un cantique unitarien américain tiré du même recueil (lien)

3. J'ai dit le credo de l'Église unitarienne de Hongrie (lien) :
Je crois en un Dieu, créateur de la terre et Père providentiel.
Je crois en Jésus, le meilleur fils de Dieu, notre véritable enseignant.
Je crois au Saint-Esprit.
Je crois à la mission de l'Église unitarienne.
Je crois au pardon des péchés et à la vie éternelle. Amen.

4. J'ai dit le "Notre Père".

5. Cantique. J'ai chanté "Morning has broken" (lien) qui, avant d'être une chanson de Cat Stevens, a été un cantique pour enfant d'inspiration écossaise repris par les unitariens (lien).

6. J'ai lu la Bible selon le plan de lecture annuel des Eglises de la Féfération protestante de France (FPF) (lien). Je n'ai pas introduit les lectures car j'étais seul.
Esaïe 6.1-8
1 Corinthiens 15.1-11
Luc 5.1-11

7. Sermon - J'ai lu le sermon "Saving Paradise" de Wayne B. Arnason sur le site de l'Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF) (lien)

8. J'ai lu la prière du mois.

9. J'ai prié en silence pour dire merci, pour l'Humanité, pour la Création, pour les pays du Sud, pour mes amis, pour ma famille, pour vous tous et pour nos Églises.

10. J'ai demandé la bénédiction de l'Éternel.

11. Cantique : j'ai écouté " The 23rd Psalm " (lien), un cantique unitarien américain tiré du recueil de cantiques déjà mentionné.

Voilà. Et ça m'a fait du bien et j'ai été heureux de prier et de louer l'Éternel. La semaine prochaine j'irai au culte français à l'Église réformée.

Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 03:16
- Par Pascal Acker - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Religions en toute liberté
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Jean-Claude-Barbier--portrait--mai-2008.jpgJean-Claude Barbier (Bordeaux, France), au groupe Yahoo Unitariens francophones le 5 février 2010 - En allumant notre calice, ce dimanche matin, nous nous relierons les uns aux autres par un rituel bien concret et non virtuel ; puis il en sera ainsi lorsque nous réciterons notre prière du mois. Que nous soyons unis en ce jour et que nous échangions ce que nous avons vécu au plus profond de nous mêmes. Pour les nouveaux venus, vous trouverez tout sur le site de notre Eglise. Très fraternellement.


YoMercan-Dede.jpghann Amal (Bordeaux, France) - Ce matin, je n'ai pas pu rejoindre Jean-Claude du fait que j'étais bloqué dans ma cité pour cause d'astreinte professionnelle. C'est donc seul, chez moi, mais en union de pensée avec vous toutes et tous, que j'ai allumé mon calice à 10h 20. J'ai ensuite lu le texte de la prière mensuelle. Cela m'a inspiré deux pensées : une action de grâces et un "repentir".


D'abord j'ai remercié ma Source (j'ai toujours quelques difficultés à utiliser le mot "Dieu" depuis quelques temps) d'être Elle-même la lumière du monde. Si nous pouvons être la lumière du monde, ç'est uniquement parce que nous reflèterons la Sienne, et à cause de notre union avec Elle.


Justement, je Lui ai exprimé ensuite mes regrets ( mon "repentir" ) de ne pas être plus "lumineux" et ma tristesse de ne plus ressentir ma foi comme je l'ai ressenti à une époque ... d'avoir perdu les repères que j'avais ... bon, sans s'étendre la-dessus, c'est plutôt le désert, mais l'espérance est toujours là, et le

sentiment d'une Présence transcendante (quel/lle qu'il/elle soit, ou quoi que ce soit) également. J'éprouve donc de la gratitude pour le sentiment de cette transcendance.

 

J'ai ensuite lu ma médiation matinale, qui reflète un sentiment plus précisément théiste.

 

Enfin, j'ai pensé à vous tou(te)s, compagnons et compagnes de ce forum [ndlr : Unitariens francophones] vous souhaitant d'être béni(e)s dans vos parcours de vie. J'ai pensé également à l'avenir de l'unitarisme en France, dans ses différentes composantes : chrétienne et/ou universaliste. J'ai terminé par une grosse pensée pour Gallou, ma "petite" soeur, qui doit subir une autre biopsie la semaine prochaine, pour le côté

gauche cette fois-ci [ndrl. un cancer aux seins]. C'est difficile ...

 

Hop ! J'ai soufflé sur la bougie avant de mettre le parka pour repartir sur une intervention.  Bien amicalement à toutes et tous.

 

livre--Marie-Claire-Weber-Lefeuvre.gifMarike (Rambouillet, France) - Ce matin la première idée qui me vient à l’esprit est un peu celle, soufflée par la rencontre entre l’Evangile selon Thomas, le Dictionnaire philosophique de Voltaire à l’article «Evangile», et un ami qui m’incite à reprendre ma lecture de cet Evangile :

" Saint Clément rapporte que Notre Seigneur, ayant été interrogé sur le temps où son royaume adviendrait, répondit : « Ce sera quand deux ne feront qu’un, quand le dehors ressemblera au dedans, et quand il n’y aura ni mâle ni femelle. » (Dictionnaire philosophique. En fait, Voltaire ignore que cette citation vient de l’Evangile selon Thomas, découvert à Nag Hammadi en 1945)

Je retiens donc l’idée : quand deux ne feront qu’un, en pensant ici à toutes les religions du monde. Je pense qu’elles n’ont qu’un seul but fondamental, commun entre elles, et je crois que tous se retrouvent en un seul Esprit ; mais que cet Esprit, on ne peut, nous les vivants, le concevoir dans sa réalité. Trop souvent nous ne voyons que ce qui nous divise, nous nous écartons les uns des autres, et nous n’allons pas à l’essentiel. Tel est le sens de ma prière : allons toujours, vous et moi, à l’essentiel : l’Esprit mystérieux.

 

Alfarange.jpgFabien Maisonneuve (Les Yvelines, France) - Mes chers frères et soeurs, Ma bougie et ma lampe accompagnent votre calice. Je vais devoir me plonger beaucoup plus dans le travail pour mon année d'études en cours. Je serai moins disponible. Je suis obligé de lever le pied. Mes prières vous accompagnent.  Votre frère Alfarange.

 

 

 garret shutonGarret Shuton (Liège, Belgique) - Voilà. Je viens de réciter quelques prières et de lire quelques passages de la Bible. Ce faisant, j'ai pensé à tous les chrétiens du monde qui marchent tous vers un même but qui est une société plus juste et plus respectueuse des hommes.


J'ai aussi pensé aux victimes de la catastrophe de la rue Léopold à Liège et à leur famille, ainsi qu'à Mathévos, mon élève atteint d'un cancer. Lors d'une première intervention, le chirurgien a endommagé le nerf optique, il est arrivé à l'école un peu plus tard (enseignement spécialisé). Puis, sa tumeur a repris et il s'est éteint il y a une semaine après deux ans de souffrances. Malgré la mort, Mathévos, ta joie de vivre nous éclaire. Il y aura toujours dans les moments difficiles un petit garçon qui chante de jolies chansons qui parlent de jeunes filles et de danses. Bon dimanche,

 

philippe François Arnault (Béarn, France) -Avec vous pour la première fois, je lis le passage d'un psaume afin que Dieu guide notre jeune Eglise :

"Ils erraient au désert, dans les solitudes, / sans trouver le chemin d'une ville habitée ; / ils avaient faim, surtout ils avaient soif, / leur âme en eux défaillait.

Et ils criaient vers l'Eternel dans la détresse, de leur angoisse il les a délivrés, / acheminés par un droit chemin / pour aller vers la ville habitée."

 

 

 

Saintes--S-verine-Guillarme.jpgSéverine G. (Saintes, France) - Après le culte de ce matin au temple de ma ville, les filles ( Esther et Sara) ont allumé notre grosse bougie.


Nous avons comme chaque fois d'abord lu les prières du cahier de Sara qui sont plus faciles pour toutes les deux. Ensuite nous avons récité le Notre Père, en l'expliquant ( à ma façon !). Nous avons eu une douce pensée pour ma tante et ma grand mère ; une pensée aussi pour tous ceux qui ont bien moins de chance que nous un peu partout.

Nous avons terminé par un chant ( "comme un souffle fragile...." que Sara aime bien) et puis Sara a parlé un peu de son baptème qui approche et nous avons éteint la bougie avant de lire une histoire de l'Ancien testament. J'ai terminé seule par un moment de silence où il m'est plus facile de penser à vous tous, dans nos diversités parfois grandes et avec nos bonnes volontés. Bonne semaine à tous.

 

R-gis-Pluchet--2009.jpgRégis Pluchet (Le Mans, France) - J'ai participé au culte de ma paroisse réformée ce dimanche 7 février. Je ne me suis donc pas joint directement à notre culte mensuel unitarien. Mais je voudrais à cette occasion partager avec vous des prières familières. Elles me sont familières parce qu'elles me viennent de mon enfance et de ceux qui m'ont précédé et que ce sont les plus employées par les catholiques, celles qui restent quand nous n'avons plus de mots pour prier.


Mais je les récite tour à tour selon leur formulation classique ou en les revisitant avec la spiritualité unitarienne. C'est ainsi que je reprends la salutation à Marie en ôtant la seconde partie et n'en gardant que la première qui est d'ailleurs la seule à se trouver dans l'Evangile. Cette salutation pourrait être ainsi utilisée comme prière, à mon avis sans difficulté, par les protestants, par les unitariens et même, me semble-t-il, dans toutes les religions. Je la complète parfois par une salutation à Joseph de ma composition (lien). Quant au " Notre Père ", j'y ajoute souvent un second verset qui pour moi explicite pour aujourd'hui le sens profond du premier auquel il est équivalent (lien). A ces prières, je joins aussi, pour sa saveur incomparable, la version du Notre Père, mise en vers, par le grand poète Clément Marot au XVIème siècle (lien). 

Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 11:40
- Par Eglise unitarienne francophone - Publié dans : notre culte mensuel - Communauté : Unitariens
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gertrude_giroux_portrait.jpg Par elle-même, lu sur son site

Munie d’un Baccalauréat ès arts de l’Université d’Ottawa, d’un Baccalauréat en pédagogie et d’une Licence en administration scolaire de l’Université de Montréal, Gertrude Giroux, originaire de l’Ontario, au Canada, œuvre à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) durant une vingtaine d’années, d’abord dans l’enseignement, puis à la direction d’école. Dans le milieu scolaire, elle s’implique surtout en catéchèse. Ce qui l’amène à un profond questionnement sur le plan religieux.

Désireuse d’aller aux sources de sa foi, sans sacrifier la raison ni la logique scientifique, et de trouver la place de Jésus de Nazareth dans sa vie spirituelle, elle quitte la CÉCM et un emploi avec pension assurée pour se spécialiser en études bibliques à la Faculté catholique de théologie de l’Université de Montréal où elle obtient un Baccalauréat et une Maîtrise en théologie-études bibliques. En même temps, elle dispense des cours d’introduction à la Bible aux collèges Saint-Jean-Vianney et Marie-Victorin. Après deux ans de scolarité au doctorat dans le même domaine, elle met fin à ses études pour œuvrer sur le terrain, sans cesser pour autant de poursuivre passionnément ses recherches sur Jésus dans sa réalité historique et spirituelle.

Elle anime alors des sessions bibliques pour la Société catholique de la Bible, à Montréal, sur place et à l’extérieur (commissions scolaires, communautés religieuses, diocèses, paroisses, organismes sociaux, groupes de femmes, milieux ouvriers, prisons, etc.), au Québec, en Ontario et au Nouveau Brunswick. Par ailleurs, elle s’implique dans le monde des marginalisés, à Halte la Ressource Inc., à Montréal, où elle les initie à la Bible. Parallèlement, elle est professeur d’exégèse biblique aux universités de Montréal et du Québec à Trois-Rivières.

Après dix ans d’enseignement universitaire, elle doit prendre sa retraite et cesser toute activité extérieure pour des raisons de santé. En apprenant aux participants des sessions et aux étudiants des universités comment interpréter la Bible à la lumière de la recherche contemporaine, elle les amenait à cheminer dans leur vie de foi en animant ses cours d’une dynamique spirituelle. Tout au long de sa carrière, elle écrit divers articles et brochures d’inspiration biblique.

Durant cette vie d’étude et d’enseignement, Gertrude Giroux participe à des activités de formation. Entre autres, elle fait un stage (un mois) d’entraînement aux méthodes actives (SEMÉA) organisé par le ministère de l’Éducation à Québec, et deux voyages (un mois chacun) d’études bibliques en Israël et en Turquie. Sur le plan spirituel, elle suit un mois de formation à l’accompagnement des Exercices de saint Ignace au Centre de spiritualité Manrèse, à Sainte-Foy, Exercices qu’elle entend interpréter à la lumière de la foi juive de Jésus de Nazareth. Enfin, elle est membre de l’Association catholique des études bibliques au Canada, et de la Catholic Biblical Association of America (où elle est retirée de la liste faute de payer sa cotisation !).

Retraitée, elle ne cesse de poursuivre ardemment sa recherche sur le Jésus de l’histoire, notamment son identité et sa spiritualité, sans oublier son éthique évangélique, unissant étude et quête spirituelle. Elle profite de ces années de repos académique pour la partager, en toute liberté, avec les personnes désireuses d’aller tout aussi librement aux sources de leur foi, en publiant livre après livre, depuis 1998.

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 11:21
- Par Gertrude Giroux - Publié dans : la bibliothèque de l'EUfr - Communauté : Religions en toute liberté
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gertrude_giroux_jesuseglise2.jpg Ouvrage de base qui démystifie le prophète de Nazareth en le situant dans sa réalité d’homme de Dieu.
Dans son premier volume d’une quarantaine de courts chapitres, Gertrude Giroux esquisse un portrait général du juif Jésus dans son histoire et son contexte par delà 2000 ans de christianisme, avant la naissance de l’Église et des évangiles, portrait passé au crible de la critique historico-critique des Premier et Deuxième Testaments.

L’auteur fait revivre le prophète dans son milieu à travers des dialogues où quatre intervieweurs (de la fin du XXe siècle) interrogent Jésus et ses contemporains, au cours d’une tournée dans la Palestine des années 29-30 du Ier siècle, sur ses faits et gestes et son Évangile en s’attardant sur des questions de fond comme ses origines, son identité, sa spiritualité, son message prophétique et son après-vie.

Ils accompagnent le maître depuis sa rencontre avec le Baptiseur jusqu’à la croix, s’entretiennent avec sa mère Marie et ses frères, ses disciples et ses adversaires. Tout ce beau monde discute aussi de certains récits d’évangiles bien connus qui font difficulté au point de vue historique : annonce de la naissance de Jésus, sa naissance, son baptême, la Cène, le tombeau vide, etc. Au cours de ces mises en scène fictives, on peut entendre les questions courantes sur Jésus dans la bouche des personnages d’aujourd’hui et les résultats des recherches dans les réponses du prophète et de ses concitoyens.

Cet ouvrage de base, rempli de renseignements appuyés sur des études exégétiques et inspiré de la dynamique évangélique éthique et spirituelle du prophète, prépare à la lecture des autres livres de Gertude Giroux. En dégageant sa personne de la christologie du Deuxième Testament et de la doctrine traditionnelle de l’Église, l’auteur fait connaître comme être humain le Galiléen de Nazareth de foi juive au Dieu unitaire et immédiat en relation directe avec chacun de nous.

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 11:13
- Par Gertrude Giroux - Publié dans : la bibliothèque de l'EUfr - Communauté : Religions en toute liberté
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